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 Les sacrifices (néo)druidiques

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Auetos
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MessageSujet: Les sacrifices (néo)druidiques   Lun 9 Jan 2006 - 21:30

Dans les offices druidiques tel que les pratique aujourd’hui la Celtiacon Certocredaron Credima, l’acte rituel par excellence est le sacrifice : une offrande est abandonnée, tout ou en partie, au dieu dédicataire. Elle est végétale et animale, faite de beurre clarifié ou d’huile, de fleurs, d’encens, de brochettes de viande, de céréales et « d’eau-de-vie ». Crue ou cuite. Normalement, on la jette avec la main, pour les uns, et on la verse avec les louches rituelles, pour les autres, dans le feu qui brûle dans des foyers carrés creusés au sommet de l’autel ; mais on peut aussi la répandre sur le sol ou la lancer en l’air.

N’ayant plus (pour l’instant) ni temples, ni espaces sacrés, le sacrifice s’accomplit à ciel ouvert, sur un autel en apparence très simple fait de briques empilées (la brique cuite étant le symbole de la terre purifiée par le feu). Parfois il s’agit d’une aire tapissée d’herbe et excavée en son centre pour former un autel-réceptacle.

Lorsqu’il s’agit de célébrer nous avons recours à la très ancienne pratique de nos aïeuls ; un terrain est choisi, délimité par un simple trait sur le sol, apprêté, consacré. Deux ou trois feux y sont installés que l’on nomme : le Dominical, Domon, parce qu’il est le foyer du maître de maison, le feu-Père, situé au Nord, l’Offertoire, Tennia, parce que les offrandes y sont versées, situé au centre de l’aire, le Méridional, Dexsiteros, enfin, qui est établi au Sud. L’espace entre les deux premiers feux constitue la jonchée où les dieux viennent prendre place.

La structure temporaire et provisoire des autels est au service de techniques sacrificielles très élaborées. Les rites et célébrations, dont la justesse est requise, nécessitent la présence de prêtres détenteurs et spécialistes de la science liturgique, car les mondes invisibles sont nombreux et variés et l’effet des rites n’est pas directement vérifiable. Ils peuvent donc créer des contacts autres que ceux qui sont recherchés et avoir des résultats contraires à ceux qui sont désirés. Ils sont donc des instruments dangereux et seuls des techniciens compétents peuvent en altérer la forme. Ces prêtres sont traditionnellement au nombre de cinq bien qu’ils soient, dans la plupart des cas, seulement trois.
« Cinq prêtres gardent le foyer où repose le dieu. Ils s’approchent avec bonheur, répandent la libation, et accomplissent les rites en l’honneur des dieux célestes. » (Rig Veda)

Le Gutuater, vIn. Hotir « Invocateur », face à l’Est, au nord de l’autel, invoque les dieux et dispose les offrandes. Il est loué en tant que « Douce-Langue », « Langue-de-Miel » dans les textes irlandais et de « Belle-Langue » dans les Veda-s. Il est aidé par l’Adbertomaros, vIn. Adhvaryu « Sacrificateur », chargé de toutes les manipulations, d’effectuer ou de superviser les sacrifices. C’est pour cela qu’il est qualifié de « Main-d’Argent » dans les textes irlandais et de « Belles-Mains » dans les Veda-s. Il y a aussi l’Udcantarios, vIn. Udgatri « Chantre », préposé aux hymnes chantés. Un peu à l’écart, au Nord, se tiennent les deux officiants les plus importants, sans qui aucun rituel ne peut être accompli ; le Rexstarios et l’Ollamos.

Le rôle du Rexstarios « Vérificateur », est de réparer physiquement les éventuelles erreurs qui pourraient se glisser lors du rituel, en procédant à des oblations dans les différents feux (Dominical, Offertoire ou Méridional) selon que l’erreur est été produite dans les mètres (les récitations), les contenus (les rites) ou les développements (les chants).
« [Dans le Sacrifice] si un défaut survient dans les mètres, on doit faire une oblation dans le feu Dominical en prononçant le mot-magique : ’’A la Terre, Salut !’’ Par l’essence des mètres, par la nature du Rig Veda on répare ainsi le dommage fait au sacrifice. S’il survient un défaut dans les contenus, on doit faire une oblation dans le feu Méridional en prononçant : ’’A l’Espace, Salut !’’ Par l’essence des contenus, par la nature du Yajur Veda, on répare le dommage fait au sacrifice. S’il survient un défaut dans les développements, on doit offrir une oblation dans le feu Offertoire en prononçant : ’’Au Ciel, Salut !’’ Par l’essence des développements, par la nature du Sama Veda, on répare le dommage fait au sacrifice. » (Chândogya-Upanishad)

L’Ollamos, vIn. Brahman « Docte », lui, se tient assis, immobile et muet. Voué au silence extérieurement, ce prêtre contrôle et rectifie mentalement les erreurs qui pourraient être commises dans l’énoncé des strophes, des hymnes et des chants. Son silence n’est pas absence de parole, mais une intense perception de la puissance impalpable et irrésistible qui se dégage du rapprochement des combinaisons savantes d’actes rituels et de paroles sacrées.
« Le conducteur du sacrifice accomplit mentalement toute la cérémonie tandis que les officiants, le sacrificateur, le chantre et autres, prononcent actuellement les paroles. » (Chândogya-Upanishad)

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Dernière édition par le Dim 23 Avr 2006 - 17:30, édité 2 fois
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AnaLama
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Lun 16 Jan 2006 - 14:38

extremement interressant drunken
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 17 Jan 2006 - 17:23

Le sacrifice "extérieur" est une ordalie imaginée par les religieux voulant communiquer le sens de l'Esprit dans le social. Le véritable sacrifice est intérieur, l'on se coupe d'une "chose" que l'on sait (ou que l'on croit savoir) pernicieuse à la finesse des sentiments que l'on souhaite.
En s'accordant au Vrai, même sans manifestation extérieure, l'on accorde le tout de "ce" monde. L'accordeur n'est pas joueur, mais ainsi va ce monde grâce à lui, la vie peut jouer de justes notes et permettre aux vivants d'y accéder...
Le son juste dans l'acte juste, le Soi où "ce" monde et les autres sont un.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 31 Jan 2006 - 10:54

Il est certes vrai que certaines formes d’illuminations intérieures peuvent permettre des contacts avec les dieux, par la seule force d’un désir intérieur, mais de tels contacts ne sont pas à la portée de tous.

Il n’y a donc aucune raison de ne pas utiliser la technique des rites qui facilite considérablement ces contacts. Les rites des sacrifices mettent l’homme en contact avec les plus hauts aspects de l’être, avec les dieux. Ils constituent les actes les plus importants de l’homme. Nous ne pouvons pas vivre sans participer au rituel cosmique.

C’est par le rituel des sacrifices volontairement accomplis que l’homme prend sa place dans la symphonie cosmique.

Lorsque le Progéniteur créa le rituel des sacrifices, il créa en même temps l’homme. Et lui dit : « Tu progresseras par ce rituel et tes désirs seront accomplis. Par lui, tu te rendras agréable aux dieux et les dieux te protégeront en retour. Ainsi vous aidant les uns les autres vous atteindrez la félicité … »

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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 31 Jan 2006 - 17:25

Lorsque l'on cherche le pôle il faut être attentif aux déclinaisons, aux "couches" du Sens.
Dans cette optique, le plus grand sacrifice est celui de nos connaissances pour parvenir à LA connaissance, ce lieu en nous étouffé par notre "bruit" mental où se trouve la "connaissance directe" et la pacification du Savoir.
J'ai déjà dit que "les dieux" étaient des déclinaisons, des égrégores de pré-sens, la conscience humaine étant le lieu de la révélation que pèsent certaines étoiles disjointes face à une constellation ?
Et que pèse une constellation, un égrégore, un hiéroglyphe, un nom, face au Dit global qui dit l'Etre et l'univers ?
Choisir le juste sacrifice...
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Ven 3 Fév 2006 - 10:14

Malheureusement, en tant qu’être de matière nous ne pouvons pas voir, recevoir et concevoir les rayons incandescents de « Dieu », seul les dieux, hypostases de « l’Incréé », nous sont accessibles. Même les formes mentales du culte doivent suivre un ordre systématique, car l’homme, par son seul pouvoir mental, n’est pas capable d’atteindre le divin. Le pont des rites extérieurs est essentiel pour établir un contact et pour le maintenir.

Nous recherchons aussi LA connaissance mais pas, comme vous le préconisez, en niant les dieux et les rites car les rites extérieurs ont pour but de créer des contacts entre ce monde et les autres mondes. C’est par les rites que l’homme obtient l’aide des dieux qui le guident dans ses efforts vers un progrès spirituel ou matériel.
C’est par ces relations d’harmonie, par l’action des rites, que l’on provoque entre les mondes des résonances. Les rites deviennent ainsi l’application de la science des correspondances subtiles.

Nous savons que toutes les formes de la manifestation mènent à « Dieu » mais en passant par des voies distinctes. Ces voies sont classées en trois catégories : la voie du non-agir, la voie de droite et la voie de gauche.
- La voie du non-agir rejette toute notion de bien et de mal et toute forme de religion ou d’irréligion.
- La voie de droite cherche à libérer l’homme des liens de la Nature, des chaînes de ses instincts.
- La voie de gauche utilise, qu’en à elle, le pouvoir de la Nature, les passions et les instincts de l’homme pour conquérir, avec leur aide, le monde des sens.

Choisir sa voie, c’est choisir son juste sacrifice …

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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mer 15 Fév 2006 - 16:16

C'est un peu agaçant car tu réponds toujours par un crédo à mes propositions philosophiques.
Serais-tu si rigide ?
Tes dieux sont des hypostases similaires dans le "monde" à ce que sont dans notre corps les grandes fonctions vitales ( sens,respiration, digestion, circulation, etc...), de même que tu recherches la conscience unifiée de ton corps et l'harmonie entre ses différents "aspects" ; recherche dans le "monde" et dans la conscience Celui qui harmonise.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 16 Fév 2006 - 8:40

« Celui-qui-harmonise » est ce que l’on appelle l’Etre-cosmique c’est-à-dire la totalité des principes universels.

Je crois qu’il existe une vie intérieure, une conscience cachée qui régit chaque aspect de l’existence, chaque forme de la nature. Des divinités, qui sont des aspects de la Conscience cosmique, gouvernent les mouvements des astres aussi bien que les fonctions de notre corps.

Emprisonné dans son corps, l’homme ne possède pas d’autre système de référence que les impressions que ses sens et son cerveau lui communiquent. Seul son univers intérieur est réellement accessible à l’homme. C’est seulement par analogie avec ses propres formes que l’esprit peut décrire ce qui s’étend au-delà de ses limites.

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers.

A cause de cette limitation, il semble qu’il y ait, à chaque niveau de la connaissance, une équivalence absolue entre la structure de l’homme lui-même et la structure de l’univers tel que l’homme le perçoit ou le conçoit. Il est donc légitime de comparer l’univers à un homme immense avec un corps, des facultés et un esprit qui le dirige. Ceci n’est qu’une analogie mais nous n’avons aucun moyen d’en établir une plus justifiée. Nous pouvons décrire notre propre forme vivante comme un univers minuscule et trouver en nous-même le soleil, la lune, la terre, les éléments. Toute conception que nous pouvons avoir de l’homme et de l’univers n’est qu’un reflet mutuel de l’un sur l’autre.

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Alanon
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Dim 19 Fév 2006 - 21:34

ttout d'abord bonjour à tous car je viens tout juste de m'inscrire sur cet espace d'échange.
Comme Witisa, j'ai trouvé vos échanges à ce sujet tres interessants.

il y a un point que je trouve primordial à propos des sacrifices sur lequel j'aurais vraiment aimé qu'/|\Auetos donne son avis car je suis sur qu'il sera enrichissant. Ton explication sur la forme que prennent les sacrifices était passionante, mais sur le fond, à quoi servent les sacrifices fondamentalement ?
Car vous avez ensuite évoqué le fait que les rites permettent de se sentir plus proche du Divin et donc de l'intégrer plus facilement intérieurement. Mais un rite n'est pas systématiquement un sacrifice, au sens auquel tu l'entendais dans ton premier message en tout cas.
Car il est vrai que je me rapproche grandement de la vision de Suibhne à propos du sacrifice; à mon sens les sacrifices extérieures permettent de nous rappeler et d'intégrer que le véritable sacrifice est celui de nos Corps.
Une fois le sacrifice extérieur proclamé et réalisé, il est enseignement à part entière pour nous, il est Rappel. Rappel de la notion de sacrifice, rappel de ce que nous sommes, des Serviteurs de la Vie en Quête.
Nul besoin alors d'extérioriser de nouveau cette notion de sacrifice, une fois qu'elle a été integré par nos Corps, le sens du véritable sascrifice est compris.
c'est en tout cas la thèse qui est soutenue dans le manuscrit des paroles du druide de monsieur Monin; réalise le feu du dehors pour comprendre l'existence du dedans en chaque instant, ensuite à quoi bon allumer un autre feu du dehors ?
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 14:32

Bienvenu ici, /l\ Alanon !

Je suis très attaché à la notion de sacrifices « extérieurs ». Car, selon moi, c’est à travers ces rites que nous pouvons communiquer avec les états d’êtres supérieurs, avec les dieux et les sphères célestes, c’est grâce à ces rites que nous pouvons participer à la vie cosmique, coopérer avec les dieux que nous nourrissons par cette entrefaite.

Pour moi, la vie implique l’action. Et donc les actions telles que les rites des sacrifices constituent les actes les plus importants.
« Le Progéniteur créa en même temps le rituel des sacrifices et l’homme. Il dit à l’homme : « Tu progresseras par ce rituel et tes désirs seront accomplis. Par lui, tu te rendras agréable aux dieux et les dieux te protègeront en retour […] Celui qui jouit de leurs dons sans leur payer leur dû est un voleur. » » (Bhagavad-Gîtâ)

Peut-être que le rituel « intérieur », l’inaction, est la voie du mystique, moi, je n’en suis pas un, j’ai besoin de ce Rappel constant.

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 15:04

Auetos a écrit:

« Le Progéniteur créa en même temps le rituel des sacrifices et l’homme. Il dit à l’homme : « Tu progresseras par ce rituel et tes désirs seront accomplis. Par lui, tu te rendras agréable aux dieux et les dieux te protègeront en retour […] Celui qui jouit de leurs dons sans leur payer leur dû est un voleur. » » (Bhagavad-Gîtâ)

Peut-être que le rituel « intérieur », l’inaction, est la voie du mystique, moi, je n’en suis pas un, j’ai besoin de ce Rappel constant.

Le texte de la Gîtâ comme tous les textes traditionnels a plusieurs niveaux de lecture.
S'il est nécessaire dans le contexte d'une religion d'opérer des sacrifices extérieurs (le jeûne collectif en est un), c'est que les religieux trouvent bon de rappeller aux profanes que le sacrifice est nécessaire à l'équilibre du monde, le rite en fait, le sacrifice n'est qu'une partie du rite.
Un sens de lecture plus "profond" suggère une attitude personnelle, non extérieure en ne transférant plus ses responsabilités sur les religieux.

Dire que la voie mystique est "l'inaction" témoigne d'une profonde méconnaissance. Il n'y a pas d'action plus difficile que l'individuation.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 17:24

Décidément ...

Toutes les formes de la manifestation mènent à la divnité mais en passant par des voies distinctes. Ces voies sont : la voie de l'immobilisme ou du non-agir, la voie de droite et la voie de gauche.

La voie du non-agir, dont il est question ici, rejette toute notion de bien et de mal, toute forme de religion ou d'irreligion. C'est la voie des yogi-s qui ont maîtrisé leur propre nature.

"Renonçant à toute religion, prends refuge en moi seul" (BHagavad-Gîtâ)

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 17:42

Auetos a écrit:


"Renonçant à toute religion, prends refuge en moi seul" (BHagavad-Gîtâ)
Il n'y a rien de plus vrai au delà du mabinog.

Pour note, les yogi n'ont pas maîtrisé leur propre nature mais ils le tentent par des techniques traditionnelles qui leur ont été enseignées par leur Guide. Qu'ils le montrent à tout un chacun est leur problème et leur chemin.
Citation :
Toutes les formes de la manifestation mènent à la divnité mais en passant par des voies distinctes. Ces voies sont : la voie de l'immobilisme ou du non-agir, la voie de droite et la voie de gauche.
Là tu rabâche un catéchisme, il n'y a pas 3 voies, il y a des milliers de voies. Autant de chemins que ceux de ceux qui "frémissent" à l'appel du divin et acceptent cette alliance et agissent pour se "rapprocher".
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Fergus



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 18:05

Il est très nécessaire qu'Auetos apprenne le "lâcher-prise"... Se crisper sur des apparences extérieures ne fait pas progresser.
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Alanon
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 19:00

Suibhne a écrit:
Dire que la voie mystique est "l'inaction" témoigne d'une profonde méconnaissance. Il n'y a pas d'action plus difficile que l'individuation.

je ne comprend pas également pourquoi vous attacher mystique et immobilisme.
Mystique provient du grec et signifie "etre silencieux".
je ne vois pas en quoi le fait d'être silencieux implique l'immobilisme.
Quand vous ne parlez pas et que vous vous tournez vers ce qui est à l'intérieur de vous, votre corps ne cesse pas pourtant d'évoluer, bien au contraire, il s'élève, non ?

ceci dit, je comprend également tout à fait la réponse d'/|\Auetos à propos de la nécéssité des rites, je suis à d'accord avec le fait que c'est un moyen à part entière de communiquer avec le Divin.
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mar 21 Fév 2006 - 19:09

Le sacrifice "extérieur" vécu comme une ordalie est juste, il n'y a pas de blâme.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Mer 22 Fév 2006 - 11:31

Suibhne a écrit:
Là tu rabâche un catéchisme

Dueisoseo ategarietica bodiont
"les choses répétés deux fois plaisent"  Twisted Evil

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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 12:11

Les Voies - Par le Druide /l\ Calbidos

Dans cette fin de l’Age du Fer, où le monde perd de plus en plus le contact avec la tradition primordiale, la confusion règne et les hommes ne parlent plus la même langue. Les tenants même d’une tradition oublient progressivement le pourquoi et le comment des spécialités de leur voie, et au terme de la dégénérescence, les qualifications nécessaires à une voie, finissent par perdre leur raison d’être, car la voie n’existe plus. Ainsi arrive-t-on à confondre initiation et voie de réalisation spirituelle, et certains trouvent qu’un livre est mystique lorsqu’ils veulent dire ésotérique.

Définir son vocabulaire est donc essentiel, surtout lorsque vos interlocuteurs cherchent à découvrir dans ce que vous avez dit, l’inverse de ce que vous avez voulu exprimer. Voyons donc quelles sont les différentes voies de réalisations spirituelles et leurs spécificités.

Traditionnellement, l’humanité possède trois voies qui lui permettent de renouer le contact avec la divinité, de se réaliser spirituellement, et de vivre en harmonie avec ce qui l’entoure. Ces trois voies s’adressent chacune à l’un des trois niveaux que sont le corps, la matérialité, le sensible ; puis l’âme, les mondes intermédiaires, le subtil ; enfin l’Esprit, une certaine manifestation supérieure de la divinité, le Spirituel. Aucun de ces règnes n’est plus important que l’autre car l’homme n’existe plus si l’un vient à manquer. Cependant, un certain ordre les régit du plus dense au plus subtil.

- La première voie est la voie initiatique à proprement parler, c’est-à-dire celle de la transmission dune influence spirituelle au moyen du rituel. Le rituel établit un cadre, un microcosme juste et parfait, où la divinité doit se manifester. Dans ce système, des qualifications strictes sont imposées, car le rituel fonctionne comme un modus operandi, comme une recette de cuisine où toute improvisation fait varier le résultat final. Rater un rituel, c’est devoir, éventuellement, être conduit à le recommencer.
Le rituel existe par sa spécificité d’action, garant de son efficacité. Cette voie initiatique répond à celle du sacerdote. Les qualifications sont celles de l’intégrité corporelle, de la virilité, et de la libre disposition de ses qualités physique et intellectuelle, croire au Principe Divin. Le rituel met essentiellement en œuvre des rites de passage. Certains éléments sont généraux à toute voie initiatique, d’autres sont spécifiques à telle ou telle spiritualité.

Mais toutes les sociétés initiatiques de caractère ésotériques fonctionnent sur les mêmes principes. La divinité ne peut se manifester que dans un corps ou un cadre parfait, où tout est conforme au rite. Le moindre manquement aux critères de qualification vous ferme cette voie … à moins que cette voie n’ait elle-même déchu de son fondement ésotérique et traditionnel auquel cas toutes les adaptations sont possibles.

- La seconde voie est la voie mystique. Dans cette voie, l’Homme n’est pas conscient ni volontaire de l’attention dont il fait l’objet de la part de la divinité qui l’a choisi pour se manifester de façon plus ou moins visible, ou simplement pour exprimer sa volonté. L’esprit souffle où il veut, quand il veut, et rien ne saurait y changer. Aucune qualification n’est nécessaire, le rituel n’existe pas. Il n’y a pas d’école ni de société mystique. On peut s’y préparer, mais sans rien en attendre. Là sévissent beaucoup de charlatans, car ce terrain des mondes intermédiaires (inconnus dans la voie initiatique) est leur champs d’action favori pour faire miroiter de fausses lumières et perdre le voyageur qui se laisse hypnotiser. Cette voie se rapporte à la dignité prophétique, et comme nul n’est prophète en son pays, elle peut souvent mener au bûcher. On reconnaît l’arbre à ses fruits.

- La troisième voie est la voie héroïque, où le héros ne suit aucun sentier classique et trace sa propre voie. C’est une philosophie de l’action où l’on prouve sa qualification par la réussite de l’œuvre entreprise. Cette voie individuelle s’adresse à des gens déjà éveillés et conscients des plans supérieurs de l’Etre et mène à la dignité royale. C’est parce qu’il est Roi que l’action juste et parfaite qu’il pratique devient un rite pour les autres hommes. Le rituel met alors en œuvre des rites de reconnaissance, de réception, éventuellement de redescente, mais essentiellement de maintenance. Il n’y a pas de qualification corporelle. Le Chevalier est fait chevalier sur le champ de bataille, parce qu’il s’est bien battu. Perceval est fait chevalier par la Roi Arthur parce qu’il a tué le chevalier aux armes de vermeil et qu’il s’est emparé de celles-ci.

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Alanon
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 13:36

Auetos a écrit:

Traditionnellement, l’humanité possède trois voies qui lui permettent de renouer le contact avec la divinité, de se réaliser spirituellement, et de vivre en harmonie avec ce qui l’entoure. Ces trois voies s’adressent chacune à l’un des trois niveaux que sont le corps, la matérialité, le sensible ; puis l’âme, les mondes intermédiaires, le subtil ; enfin l’Esprit, une certaine manifestation supérieure de la divinité, le Spirituel. Aucun de ces règnes n’est plus important que l’autre car l’homme n’existe plus si l’un vient à manquer. Cependant, un certain ordre les régit du plus dense au plus subtil.

je n'ai pas bien saisi ta vision de la tripartition de nos Corps.
Le Corps physique (Korf) auquel est attaché le mental, on est d'accord il n'y a pas d'ambiguité la dessus.
ensuite, je ne comprend plus tres bien, pour moi l'Ame (Ene), c'est l'Essence de nous-même eternelle et vouée à retourner à la Source. Je ne l'associe pas aux mondes intermédiaires comme tu dis mais bien au "Divin en nous", au feu du dedans ou feu secret, Essence de nous-même dont la (re)découverte est le but ultime de toute quête spirituelle.
En revanche, l'Esprit (Spered), c'est ce qui relève des Corps subtils et non pas de la matière, ce sont donc l'ensemble des Corps intermédiaires composés principalement de Nwyre et qui constituent une sorte de médiateur entre la partie divine de nous-même, l'Ene, reliée à l'Incrée et notre Korf.
C'est pour cela que spiritus, c'est le Souffle, l'esprit-saint si cher au christianisme. car ces Corps subtils prennent en effet naissance dans la Nwyre et c'est la première "insufflation" de vie ou plutot condensation de Nwyre lors d'une incarnation en Abred, en commençant par les corps les plus subtils, après la descente de l'Ene bien entendu (c'est la tout el sens du rite de la Modra Necht), et en descendant progressivement dans la matière jusqu'à la formation du Korf.
Il y a souvent confusion entre la descente de l'Awen, première étape de l'Incarnation, descente de la Lumière Divine en nos Etres, et ensuite le processus de "fabriquation" de nos Etres en quelques sortes qui commence par une condensation de la Nwyre "autour" de notre Ene.
On comprend donc bien pourquoi la Nwyre est le premier élément constitutif de l'Abred, puisque sa mise en mouvement est une étape intermédiaire indispensable entre la descente de notre Ene en Abred et la formation de nos Korf. C'est pourquoi dans la Genèse, la première parole est Fiat Lux, la promière chose à faire pour former le Monde, c'était de créer la Nwyre, la lumière astrale. Mais attention encore une fois à ne pas mélanger lumière astrale(=nwyre=akasha=5ième élément=médiateur plastique=grand agent magique, etc...) avec l'Ene, pour lequel on parle aussi de Lumière, mais avec un L majuscule, Lumière Divine de nos Etres.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 13:54

Non /l\ Alanon, ceci n’est en rien mon point de vue. J’ai seulement mis en ligne la réponse d’un druidisant concernant les trois voies …

Ces propos n’impliquent donc que son auteur, pas moi.

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bregwenn
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 14:55

attention : nwyfre et non pas nwyre !
nwyfre est l'équivalent de manred, c'et à dire la farine de l'air. D'autres, en d'autres temps auraient dit l'éther. D'un point de vue ethymologique Nwyfre est en rapport avec nyf = ciel=sacré.
sur la tripartition de l'être, étant donné que vous utilisez des mots bretons, ils faut ne leur faire dire que ce qu'ils doivent. Korf=corps matériel, ene=âme=corps immatériel chargé d'émotions qui après la mort rejoint les âmes des défunts = les anaon (cf. annwfyn)
spered = esprit au sens le plus latin du terme dont il est issu d'ailleurs, ce n'est pas un terme celtique.
Rapidement : ene = liaison entre korf et spered. C'est spered qui va en gwynfyd.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 16:14

bregwenn a écrit:
attention : nwyfre et non pas nwyre !
nwyfre est l'équivalent de manred, c'et à dire la farine de l'air. D'autres, en d'autres temps auraient dit l'éther. D'un point de vue ethymologique Nwyfre est en rapport avec nyf = ciel=sacré.
sur la tripartition de l'être, étant donné que vous utilisez des mots bretons, ils faut ne leur faire dire que ce qu'ils doivent. Korf=corps matériel, ene=âme=corps immatériel chargé d'émotions qui après la mort rejoint les âmes des défunts = les anaon (cf. annwfyn)
spered = esprit au sens le plus latin du terme dont il est issu d'ailleurs, ce n'est pas un terme celtique.
Rapidement : ene = liaison entre korf et spered. C'est spered qui va en gwynfyd.
Là je comprends mieux et c'est plus en correspondance avec ce que disait Platon. Les néo-platoniciens disaient aussi parfois "âme charnelle", intermédiaire donc et qui devait se "purifier" des passions animales et cesser de réagir pour agir avec l'aide de l'esprit (partie ou influence divine) en "l'incarnant" de plus en plus par le travail sur soi. Ce qui permet à l'esprit d'emporter au "ciel blanc" cette "pierre précieuse" qu'il était venu chercher et qui est la nécessité ontologique de la "création".
On retrouve aussi là les trois mondes des triades et la dynamique unique qui les lie (lit ?) du moins dans les triades citées par Bregwen...
Excusez-moi d'employer des mots simples mais c'est pour être compris. Vous avez en chacun de vos groupes une sorte de jargon technique qui fait que les mêmes concepts n'ont pas le même sens, c'est gênant...
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Fergus



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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 19:20

Citation :
Le Corps physique (Korf) auquel est attaché le mental, on est d'accord il n'y a pas d'ambiguité la dessus.
ensuite, je ne comprend plus tres bien, pour moi l'Ame (Ene), c'est l'Essence de nous-même eternelle et vouée à retourner à la Source. Je ne l'associe pas aux mondes intermédiaires comme tu dis mais bien au "Divin en nous", au feu du dedans ou feu secret, Essence de nous-même dont la (re)découverte est le but ultime de toute quête spirituelle.
En revanche, l'Esprit (Spered), c'est ce qui relève des Corps subtils et non pas de la matière, ce sont donc l'ensemble des Corps intermédiaires composés principalement de Nwyre et qui constituent une sorte de médiateur entre la partie divine de nous-même, l'Ene, reliée à l'Incrée et notre Korf
Alanon, tu inverses les choses. Malgré le parallèle "esprit/souffle", c'est bien l'âme (anima) qui est intermédiaire, et l'Esprit qui est l'essence divine immortelle, et ce dans toutes les traditions, même chrétienne, jusqu'à la Réforme protestante et la Contre-Réforme catholique, avec son calamiteux Concile de Trente.
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Alanon
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 20:25

c'est tout à fait possible que je me sois trompé.
ça ne serait pas la première fois Razz
je vais donc vérifier tout ça quand j'aurais un peu de temps
merci à vous pour vos réponses instructives
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Alanon
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MessageSujet: Re: Les sacrifices (néo)druidiques   Jeu 23 Fév 2006 - 20:36

bregwenn a écrit:
attention : nwyfre et non pas nwyre !
nwyfre est l'équivalent de manred, c'et à dire la farine de l'air. D'autres, en d'autres temps auraient dit l'éther. D'un point de vue ethymologique Nwyfre est en rapport avec nyf = ciel=sacré.
sur la tripartition de l'être, étant donné que vous utilisez des mots bretons, ils faut ne leur faire dire que ce qu'ils doivent. Korf=corps matériel, ene=âme=corps immatériel chargé d'émotions qui après la mort rejoint les âmes des défunts = les anaon (cf. annwfyn)
spered = esprit au sens le plus latin du terme dont il est issu d'ailleurs, ce n'est pas un terme celtique.
Rapidement : ene = liaison entre korf et spered. C'est spered qui va en gwynfyd.

ah oui voila, j'ai tout simplement confondu les termes bretons d'Ene et de Spered (merci de ne pas vous écrouler de rire de vos chaises Wink ), il suffit donc de remplacer dans mon texte Ene et Spered, normalement ça se tient (si si je vous assure Embarassed )
merci à toi Bregwenn.
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