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 Le son dans la sphère rituelle

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Artio's
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MessageSujet: Le son dans la sphère rituelle   Mer 14 Déc 2016 - 11:06

J'ai fait un travail sur l'origine des sons en rituélie. Cela vous plairait-il d'échanger à ce sujet ?


Dernière édition par Artio's le Mer 14 Déc 2016 - 22:24, édité 1 fois
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tasgos

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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Mer 14 Déc 2016 - 21:47

Je suis intéressé. Peux tu nous présenter ce travail et nous expliquer de quoi il est question concernant les sons dans la pratique rituelle ?
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Artio's
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Mer 14 Déc 2016 - 22:21

Le but du travail est :
dans la sphère cultuelle, établir une logique d’usage et
et en prouver l'usage depuis toujours comme structure du vivant :
- des sons
- des couleurs
Enfin comprendre le feu druidique, énergie faite son.
Je l'ai nommé "les trois cris" et il est édité par le Groupe druidique des Gaules.


Dernière édition par Artio's le Mer 14 Déc 2016 - 22:32, édité 2 fois
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Artio's
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MessageSujet: Prérequis   Mer 14 Déc 2016 - 22:24

Tout d'abord les prérequis intellectuels ... glanés çà et là.
Pour émettre un son, un objet doit vibrer, et ainsi présenter un mouvement de va-et-vient. Si ce mouvement est complet, il correspond à un cycle. L’objet, on peut prendre l’exemple d’une corde de guitare ou d’un diapason, vibre à une fréquence correspondant à des centaines de cycles par seconde et dépendant de la note de musique émise. La fréquence sonore, qui se mesure en Hertz (Hz), correspond en effet au nombre de cycles (mouvements de va-et-vient) qu’effectue l’objet en une seconde.
A cette fréquence d’1 Hz, nos oreilles perçoivent chaque cycle comme un battement sonore indépendant. Ce n’est qu’à partir de 20 Hz que les fréquences sonores se fondent en un son continu pour l’oreille humaine. Une conversation humaine est caractérisée par une plage de fréquences qui s’étend en général de 200 à 400 Hz.
On parle de sons graves lorsque ceux-ci sont caractérisés par de basses fréquences. Au contraire, les sons aigus sont caractérisés par de hautes fréquences. A titre d’exemple, le roulement du tonnerre équivaut à 20-40 Hz (20 à 40 cycles par seconde) alors que le cri aigu d’une souris correspond à environ 3 000 Hz. Les sons aigus sont donc caractérisés par un nombre plus grand d’oscillations, de cycles par secondes que les sons graves. Les fréquences sonores sont un facteur essentiel dans le choix de leur emploi à titre thérapeutique.

Fréquence et hauteur


Dernière édition par Artio's le Jeu 15 Déc 2016 - 15:26, édité 1 fois
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Artio's
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MessageSujet: Ondes sonores et longueurs d’ondes    Mer 14 Déc 2016 - 22:28

Il existe un rapport mathématique direct entre longueur d’onde et fréquence : plus la fréquence est élevée, plus courte est la longueur d’onde. Mais les vibrations sonores ne se propagent pas seulement dans l’air, elles se transmettent également d’un solide en vibration à tout autre solide en contact avec lui. Par exemple, si l’on fait vibrer les branches d’un diapason dont le pied est en contact avec un objet qui capte bien les vibrations, un objet métallique à paroi mince ou un bol en verre par exemple, on observe que les vibrations se transmettent. N’importe quel milieu (air, métal, verre, bois, eau), conduit en effet le son sur le mode ondulatoire.
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Artio's
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MessageSujet: Comparaisons entre fréquences vibratoires.    Mer 14 Déc 2016 - 22:31

Ces longueurs d’ondes sont comparables au spectre vibratoire électromagnétique, en tout cas dans le spectre humain de perception.
Les fréquences du monde animal sont différentes en fonction de leur champ d’interaction et de la morphologie (entre 0 et 60000 Hz). Le langage humain, selon la langue, varie également de gamme de fréquences (entre 125 et 12000 Hz). L’instrumental (voix-instrument) évolue généralement sur de plus basses fréquences (entre 0 et 5000 Hz), panel assez réduit par rapport au perceptif humain, qui va jusque 20000Hz.
PS : Je ne parle pas de l’intensité ou volume du son, qui dépend de l’amplitude vibratoire (dB), donc de la douceur du son. L’audibilité commence à 20dB et le seuil de douleur se situe à 135dB (décibels). Ce volume a donc une importance thérapeutique dans ses conséquences.


La suite ... bientôt, si vous êtes toujours avec moi.


Dernière édition par Artio's le Jeu 15 Déc 2016 - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Jeu 15 Déc 2016 - 12:07

Merci Artio's pour ces documents. cela est interessant en effet, bien qu'il faille un temps pour intégrer tout cela.
Sons et couleurs, vibrations dansant avec la matière. Les couleurs proviennent des particules (anions, cations, électrons) de la lumière solaire laquelle est une soupe d'électrons et d'atome en fusion. ces dernières étant absorbées ou rejetées par la matière d'où la configuration des couleurs. Et cela est bien pensé dans la nature, les couleurs jouant aussi sur le chaud et le froid, le sec et l'humide. Le blanc reflechit les particules, le noir les absorbent.
Quand au son, il est vibration. Je ne sais cependant si l'on doit parler de type magnétique ou de types particules. Dans le cas où, le tympan vibrerait par l'intensité magnetique d'une matière frottée ou tapée contre une autre, ou des particules venant d'atomes et se propageant en tapant sur les particules du tympan de l'oreille.
L'étude de Masaru Emoto, laquelle concerne la reaction de la matière recevant un mot et une pensé l'accompagnant, me facine.
Lorsque je fais un rituel, j'allume un bol de feu et un bol d'eau, celles ci posées entre l'air et la terre incarnent l'équilibre.
Mes prières sont chantées, et elles sont sensés agir sur l'eau et le feu. Lorsque le chant est terminé, je vide le bol d'eau sur le sol, et j'éteins le feu. La prière est donc dans le sol et l'eau, elle s'envole dans l'air avec la fumée.
Le lien matière-sons-couleurs peuvent être approfondies
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MessageSujet: Résonance   Jeu 15 Déc 2016 - 14:28

Mais ce n'est pas fini. Ce n'est que le début...

Tout objet possède sa fréquence vibratoire propre. Par exemple, si on frappe légèrement sur un verre à vin, il émet un tintement qui correspond à sa fréquence naturelle, déterminée par sa taille, sa forme et la matière qui le compose. Un chanteur entraîné pourrait produire une note de fréquence identique à celle de résonance du verre et le faire vibrer comme par sympathie. Si ce chanteur pouvait émettre des ondes sonores de puissance et de précision suffisantes, le verre vibrerait de plus en plus jusqu’à ce que l’énergie vibratoire dépasse ses capacités de résistance, au point qu’il se fêlerait ou éclaterait.
Une source génératrice de son émet par résonance des ondes sonores qui communiquent leur énergie vibratoire aux objets environnants, alors également affectés d’un mouvement vibratoire. La résonance est un phénomène physique qui est appliqué avec précision dans l’utilisation effective du son.



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MessageSujet: Harmonique   Jeu 15 Déc 2016 - 14:33

Bien que l’étude de la musique soit plutôt complexe, nous avons tous une connaissance instinctive de la qualité d’un son. Le « bruit » est la résultante de sonorités anarchiques. A l’inverse des sonorités discordantes, les sonorités musicales sont souvent utilisées pour leurs effets.
La caractéristique des sons musicaux est qu’ils comportent des fréquences harmoniques. Un harmonique étant un multiple d’une fréquence dite « fondamentale », le spectre d’un son est donc composé d’un son fondamental et d’un nombre variable de fréquences harmoniques. Ainsi un son est caractérisé par l’accumulation plus ou moins dense de fréquences harmoniques « en accord » avec l’harmonique fondamentale et s’en trouve plus ou moins agréable tant à l'oreille qu'à l'esprit, entraînant des effets bénéfiques. Il s’ajoute le fait que chaque cerveau a sa propre fréquence, selon l’état du moment. Il y a alors « harmonisation ».entre l’harmonique et la fréquence cérébrale.

Fréquences harmoniques d’un son musical (la fréquence fondamentale : première boucle représentée sur le schéma)


En résumé :

Sons purs  : une seule fréquence  

Sons complexes  : non purs

Sons complexes périodiques  : sons complexes ayant une fréquence fondamentale

La vibration  dans l’air d’un son peut souvent s'assimiler à un phénomène périodique ; c'est le cas notamment des sons de voyelles émis par la voix humaine et de tous les instruments capables de produire une note de musique.


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MessageSujet: Timbre   Jeu 15 Déc 2016 - 14:36



À fréquences identiques, les sons émis par deux instruments différents (par exemple un violon et une flûte) ne résonnent pas de la même manière. Chacun se caractérise par ce qu’on appelle son timbre, qui permet de l’identifier. Cela traduit le fait qu’aucun son naturel n’est réellement simple : il résulte de la combinaison d’un son principal, ou fondamental, qui fixe la fréquence perçue par l’oreille et d’un grand nombre de ses harmoniques dont les pondérations relatives déterminent, précisément, son timbre.
Le son produit par un instrument à vent contient de nombreux harmoniques naturels, alors que certains instruments comme les percussions émettent des fréquences inharmoniques(triangle). Le spectre harmonique révèle ainsi l’ensemble des fréquences qui déterminent le timbre de chaque instrument.


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MessageSujet: Vitesse et distance   Jeu 15 Déc 2016 - 14:40

A partir de leur source, les ondes sonores se propagent à la vitesse d’environ 340 mètres par seconde, vitesse du son dans l’air, au niveau de la mer et à une température d’environ 20°. Cependant, d’autres matières sont meilleures conductrices du son : dans l’acier, sa vitesse est de 5 000 mètres par seconde ; dans le verre elle est de 5 600 mètres par seconde. Mais dans ces milieux où la vitesse de conduction est supérieure, le son s’évanouit plus vite. Dans l’eau maintenant, la vitesse du son est de 1 500 mètres par seconde. Le corps humain étant composé aux deux tiers d’eau, la vitesse de conduction du son dans les tissus et organes est d’autant plus grande que leur teneur en eau est élevée. De même, les vibrations se propagent plus facilement dans l’organisme que dans l’air, du fait de sa forte teneur en eau, ce qui a d’importantes conséquences quant aux effets thérapeutiques du son sur l’organisme.
Autrement dit, la vitesse du son est proportionnelle à la densité des corps conducteurs, tandis que la distance de propagation est inversement proportionnelle à la densité. Le son s’emmagasine rapidement dans les solides et se propage loin et lentement dans les gaz.

En résumé :

- Vitesse du son :

         Air            Acier             Verre           Eau
     340m/sec      5000m/sec    5600m/sec   1500m/sec

- Distance de propagation :

Inversement proportionnelle à la densité


C'est un peu rébarbatif, mais celà va devenir intéressant.
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MessageSujet: Méthode Tomatis   Jeu 15 Déc 2016 - 19:00

Cette méthode a été mise en place dans les années 50 par le médecin oto-rhino-laryngologiste Alfred Tomatis. A partir de tests d’écoute des patients, il établit un lien entre des zones de fréquences et la vie physique, intellectuelle et spirituelle de l’être humain. Ainsi la zone de 125 à 1 000 Hz est celle qui se rapporte au corps et à l’inconscient, avec des « territoires » très définis (sexualité, colon, etc.). De 1 000 à 2 000 Hz, c’est la zone du langage et de la communication. De 2 000 à 8 000 Hz, il s’agit d’intuition, d’idéal, de spiritualité.

Dr Alfred Tomatis


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MessageSujet: Psychophonie   Jeu 15 Déc 2016 - 19:03

Dans les années 1960, Marie-Louise Aucher, cantatrice, découvre des correspondances vibratoires entre les sons et le corps humain. Encouragée par des chercheurs, elle fonde alors la Psychophonie, basée sur l’échelle des réceptivités sonores sur le corps humain, dont elle constate la correspondance avec l’acupuncture et la médecine traditionnelle chinoise. Étroitement liée à la musicothérapie, la psychophonie est quant à elle principalement basée sur le chant.
Le squelette humain présente 34 plages de résonance, chacune d’elles répondant à sa propre fréquence. L’échelle des sons sur le corps comporte ainsi quatre octaves réparties sur ces plages de résonance, allant des pieds à la tête, du grave à l’aigu. En d’autres termes, une note de basse fréquence entrera en résonance avec une partie inférieure du corps, une note de haute fréquence avec le haut du corps. Ce phénomène nous permet donc de prendre conscience du fait que les sons ne sont pas perçus de manière uniquement auditive mais physiquement.
Par ailleurs, lorsque qu'une personne présente une difficulté d'émission vocale pour un son, cela correspond toujours à un trouble fonctionnel d'une partie du corps. En effet, la vertèbre correspondant à cet organe est gênée dans sa vibration. Ainsi, on peut mettre en relation la qualité du chant avec le fonctionnement harmonieux du corps et de l’esprit.


Commencez donc à voir où je veux en venir ...
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MessageSujet: Identité sonore   Jeu 15 Déc 2016 - 19:12

Le tempo est un des éléments musicaux les plus importants : il décide de l’effet. Son influence est liée à l’accord réalisé ou non avec les rythmes personnels de l’auditeur, notamment les rythmes cardiaque et respiratoire (voir tambour chamanique), variant selon l’âge et la physiologie (0). La nécessité de cet accord est donc fondamentale. La correspondance entre le tempo d’une œuvre musicale et celui de l’auditeur constitue la base de recherche du principe ISo (identité sonore). Le psychiatre et psychanalyste Rolando Omar Benenzon le découvre dans les années 90 et le définit ainsi : « le principe de l’ISo établit que les caractéristiques musicales doivent correspondre aux caractéristiques psychiques du patient… (Si au contraire) le tempo musical et le tempo intérieur ne correspondent pas, c’est-à-dire lorsque nous tentons d’entrer en contact avec un patient maniaque (dont le tempo intérieur est accéléré) au moyen d’un tempo musical lent, triste… alors nous provoquons un retrait immédiat ou simplement une indifférence totale. »
Inversement, mis à part les facteurs individuels, on sait que le tempo peut influencer directement la vie végétative : « On peut montrer que par des morceaux de musique dont le rythme est progressivement accéléré, les fréquences de la respiration et du pouls peuvent s’adapter dans une certaine mesure au tempo musical. » (Musique et système végétatif, G. Harrer).
Vitesse d'exécution.

En résumé :

Le tempo d’une musique peut ainsi influencer directement les fréquences cardiaque et respiratoire de l’auditeur.
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MessageSujet: Frisson musical   Jeu 15 Déc 2016 - 19:16

Le frisson musical peut également créer une réaction biochimique de « satisfaction », analogue aux hormones secrétées pendant la prise de psychotropes ou lors de l’acte sexuel. La dopamine secrétée, favorisera ainsi l’état de transe (dit transcendantal). Les mythes divins parlent à ce sujet de musiques gaies, sédatives ou tristes, capable de subjuguer l’auditoire.
Les instruments et musiques militaires stimulent l’appétit guerrier et effraient l’ennemi, comme ils renforcent la discipline (carnyx, tambour, trompe).



La plupart des articles ont été inspirés du site « musicothérapie-monsite.com ».

Voilà pour la partie prérequis. Avez-vous des questions ?
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Ven 16 Déc 2016 - 7:09


nous sommes tout ouïe, et c'est rien de le dire !
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Artio's
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MessageSujet: Les voyelles   Ven 16 Déc 2016 - 19:27

E O A I U


En faisant vibrer les onomatopées « voyelles » naturelles (oh, hé, ah, ih, hu, ouh, etc.) et primitives, l’homme sut rapidement comprendre que le son était lié à l’émotion ainsi qu’à certaines parties de son corps (1). Il remarqua également que selon la morphologie de ses organes de la voix, le son pouvait être différent, mais qu’il pouvait le moduler en intervenant sur ces organes.
Les sons que nous émettons sont surtout des sons vibrés, influençant le corps et l’environnement. C’est pourquoi on dit de ces sons qu’ils sont énergétiques. A la base des premiers mots qui sont à l’origine de nos langages, les voyelles (du vieux français vouel, du latin vocalis) étaient escamotées en raison de leurs effets, et aussi parce que la consonne (qui sonne avec, littera) donne sens. Une voyelle est émise par une vibration du larynx modifié par l’ouverture de la bouche. A, E, I, O, U, Y. Les consonnes sont émises par les différents organes de la bouche. Il n’y a qu’à remarquer la valeur naturelle musicale des lettres et la forme de la bouche pour les prononcer pour remarquer qu’elles se situent dans une gamme dont la sensation physique se situe à différentes parties du corps.

(1) Le h ne se prononce pas : il n’est là que pour marquer si la lettre est aspirée (h derrière), ou expirée (h devant). Bien souvent, la différence se situe dans le mouvement.
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MessageSujet: CONSONNES   Ven 16 Déc 2016 - 19:29


VKLS (v’c’l’s)
DMNK (d’m’n’c’l)
KSN (c’s’n)
KBL (c’b’l)
NTR (n’t’r)

Certaines consonnes ont une valeur vibratoire. C’est la façon de faire vibrer les consonnes, à l’aide des voyelles, qui donne naissance au mot. Exemple : VKLS (v’c’l’s) = vocalis ; DMNK (d’m’n’c’l) = dominical
C’est donc la base consonne, qui est à l’origine des différents dialectes avec des équivalences phonétiques entre les lettres comme le C et le K ou le B et le V.
Exemple : « consonne » en valeur phonétique (KSN).
Ces consonnes étaient utilisées surtout pour le langage quotidien et profane, les voyelles étant aspirées ou prononcées en différents dialectes.
Exemple : KBL (cabale-kabyle-cabbale) = selon la 2e consonne, les significations varient entre l’art cavalier, l’ésotérisme, le sac de voyage- le complot et l’art de la vannerie. Sans doute, y existe-t-il un pot commun dans l’origine du mot (comme le sens même du nomadisme = KB) à partir duquel l’assertion varie en fonction du temps ?
De ce KB (cabas) sont dérivés diverses expressions comme KBL (cavale) ou KBN (cabane, cabine), etc. Quoi qu’il en soit, ce sont les consonnes qui sous-entendent les voyelles. Et les variations de voyelles font varier le sens par leur son.
Un autre exemple pour l’Egyptien antique et sa prononciation, la voyelle variant selon le linguiste. Ainsi NTR se prononce neter mais au pluriel netero ou netrou.
Le (nt)R a longtemps été prononcé Ra devenu aujourd’hui Rè. Du neto gaulois (ardeur), du nets gaulois (champion) et du nertis gaulois (force) du dieu Ogmios à l’ardeur solaire du soleil (Ra), il n’y a qu’un pas interprétatif discordant. D’un Dis Pater sombre à un Dis pater solaire.
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MessageSujet: L’Awen (élévation)    Sam 17 Déc 2016 - 10:06

Enquête sur les sons sacrés


Que savons-nous de sons « portés » en matière religieuse ?



On a quelques chants antiques (grecs et égyptiens), mais les spécialistes ne sont pas d'accord entre eux sur l'interprétation des notes, et donc de la manière dont ces partitions étaient exécutées. On a retrouvé des instruments (préhistoriques et antiques) mais on en sait pas comment on en jouait... En fait, nous savons peu de choses sur les pratiques ancestrales. Nous supposons que les religieux (les druides par exemple) chantaient leurs textes ou utilisaient l’amplification de leur voix à des fins pratiques. Beaucoup ont « imaginé » des images d’Epinal de druides entonnant des chants grégoriens parmi les pierres mégalithiques.
C’est un peu amusant de réduire leurs activités à ce genre de fantaisie, mais ce n’est pas si bête que ça. Nous savons aujourd’hui grâce à la géobiologie, que ce sont les vibrations et énergies que l’homme a tenté de focaliser dans un contexte religieux. Cette « concentration » modulée d’énergie a toujours eu sur lui divers effets : amplification, thérapie, extase, etc. Nous ne pouvons ignorer plus cette constituante majeure, même si nous nous cachons dans des habitudes « cérémonielles » jouissives, et décrétons que ce que notre « intellect » ne perçoit plus, n’existe pas. L’écart est vite commis de l’application rigoureuse du « sensible » à la fantasmagorie ; le chant est donc une activité sérieuse.
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Sam 17 Déc 2016 - 10:11

petite parenthèse : ce soir à 17h sur France Intox, et comme chaque samedi, André Manoukian explore ses "routes de la musique" et il est depuis quelques émissions un peu dans la même thématique que toi... l'une d'elle, sur les racines égyptiennes paganisantes de la musique m'avait subjugué, et je m'étais arrêté de conduire pour n'en pas perdre une miette.
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Sam 17 Déc 2016 - 11:24

Matuos a écrit:
petite parenthèse : ce soir à 17h sur France Intox, et comme chaque samedi, André Manoukian explore ses "routes de la musique" et il est depuis quelques émissions un peu dans la même thématique que toi... l'une d'elle, sur les racines égyptiennes paganisantes de la musique m'avait subjugué, et je m'étais arrêté de conduire pour n'en pas perdre une miette.
Oui, quoique je resterai plus modeste dans mon ouverture, qui n'est qu'une ouverture. :-)
https://www.franceinter.fr/emissions/les-routes-de-la-musique
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Sam 17 Déc 2016 - 11:35


Et aujourd’hui, que nous reste-t-il ?


Amériques : ugh, auw
Asie : Aum (Om)
Europe : Amen-auen



De l’autre côté de l’océan atlantique :
Le fameux « ugh » des narrateurs n’est qu’une déformation interprétative du danois « og », lui-même issu du vieux norrois « ok », qui signifie « eau ». Les amérindiens, dans leurs cercle de parole, utilisent plutôt la forme intéressante « auw », pour marquer le dit d’un interlocuteur ou le sien. Il est également intéressant de savoir que le nom du premier esprit rentrant dans la lodge s’appelle « awan ». Noter au passage que le g est guttural (je dis), et que le w(u) est également vocal.

En Asie
Le chant inspiré de l’AUM sanskrit que l’on retrouve dans les religions orientales, est appelée pranava mantra, autrement dit « vibration vitale ». Du point de vue hindouiste, cette syllabe représente le son primordial créateur de l’univers. En vérité, sa prononciation peut se faire de deux manières :
- En un temps : OM
- En trois temps : A-U(ou)-M
Le son termine en m (qui se forme au niveau de la gorge), avec le même effet que le précédent.

Christianisme
L’amen latin, lui semble issu d’une forme syncrétique de plusieurs expressions, et s’utilise un peu de la même manière. Il découlerait, soit disant, de l’Hébreu et signifierait « ainsi soit ». Le syncrétisme maçonnique puis druidique a donné une forme tardive d’expression comme « l’Awen » neodruidique. L’Awen est issu du mélange du « amen » latin et du « aum » sanskrit, mais aussi d’une redécouverte du langage et du sens. Il conviendrait de l'écrire AUN (nasalisation 3e œil).
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MessageSujet: Re: Le son dans la sphère rituelle   Dim 18 Déc 2016 - 11:31

C'est intéressant tout ça Very Happy
Il y a également le "ALU" de la tradition Nordique qui est plus une vibration de projection que le "AUM"
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Artio's
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MessageSujet: Définitions   Dim 18 Déc 2016 - 20:25

Auan…
Auen…
Auel…
Auent…


AUN




Sa signification serait issue des mots gaulois :
- Auanna : cours d’eau (à nouveau), tribann
- Auanos : brillant (comme l’eau ou la lumière)
- Auenco/abinco : gouffre, abîme qui donne naissance à ravin (Raven : corbeau), précipice propice à Auentos, le vent.
- Auela : souffle
- Auentia : inspiration, souffle
C’est cette dernière qui est préférée comme explication. Ainsi, l’Awen devient « l’inspiration » divine qui nous parvient des eaux lumineuses, primordiales et abyssales, telle un souffle qui nous traverse.
L’usage général de l’Awen est plus celui du mantra que celui de la ponctuation.
Mais si nous devions nous rapprocher de sa valeur énergétique, ainsi que de sa parenté asiatique, donc de sa lointaine et chamanique parenté amérindienne, ce son produit depuis fort longtemps, ressemble à ceci : AUN.
L’AUN (Auentos) est aussi bénéfique que le feu (Aedis) en tant que médiateurs-transmetteurs. Ils sont deux complémentarités de transfert, car le dernier dépend du premier. Il n’y a pas de fumée sans feu. L’Awen semble alors prononcée à l’orientale : AUN, sachant que le U gaulois se prononce « ou », seul la dernière lettre diffère et se prononce en nasalisation plutôt qu’en résonnance dans la gorge.
Il ressort que ces interjections collaborent autant du sens que de l’efficacité vibratoire selon l’effet désiré. Il n’est qu’à observer le regard de l’auditoire pour comprendre que « quelque chose » s’ajoute aux simples mots.
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MessageSujet: Exercices   Dim 18 Déc 2016 - 20:28

Rouelles coeur, gorge et front
1) Le A est prononcé à partir de la poitrine, bouche ouverte
2) Le OU est vibré dans la gorge, la bouche en c-l de poule
3) Le N est résonné dans le nez

Le mouvement est ascensionnel partant de la partie supérieure du corps. Il active le troisième œil par le son, à partir des poumons. On pourrait même comprendre par-là que AUN signifierait : « je vois », tandis qu’un augh signifierait : « je dis ». En effet, ce dernier se terminant dans la gorge, il indique très bien sa finalité. A partir de l’observation du son sur le corps, l’art oriental développa la connaissance des rouelles énergétiques du corps, appelés chakras (roues). Et d’en déduire que le corps possède des véritables « vortex », activables par le souffle modulé.
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Le son dans la sphère rituelle
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