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 Dis Pater

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tasgos

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MessageSujet: Dis Pater   Ven 30 Juin 2017 - 10:12

Le sujet est ici ouvert afin d'évoquer le Dis Pater.

M'étant inspiré de Wikipédia, lequel outil est sensé s'appuyer sur des sources, j'ai relevé ceci :
Le mot Dis Pater est un terme romain désignant le dieu des enfers, à savoir le monde souterrain, pour nous l'Antumnos. Pour les romain, ce dieu porte le nom de Pluton, traduit du latin Pluto signifiant "le riche", et du grec Plouton signifiant "riche". Il s'agirait alors d'un maître prodigue, pour nous Mercurio Lugus, ou Cernunnos à la fois prodigue et guérisseur, maître de vie et de mort.
Une autre théorie voudrait que le mot Dis Pater ait dérivé du terme Zeus Pater, soit Jupiter ou Jovis, maître du ciel. Pour nous, il s'agirait de Taranis, Taranucno.
A chacun libre d'avoir sa théorie car le mystère demeure. Je suis personnellement convaincu que le Dis Pater est Cernunnos, à moins qu'il ne s'agisse de ce grand être en qui a été perçu Dagda ou Dagodeo, que l'on voit représenté sur le chaudron de gundestrup et sur le char de Strettweg.
J'ai d'ailleurs été frappé par la ressemblance symbolique entre ces deux ouvrages.
Voici trois images :

(suite après)





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tasgos

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MessageSujet: Re: Dis Pater   Ven 30 Juin 2017 - 10:14







(suite après)

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tasgos

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MessageSujet: Re: Dis Pater   Ven 30 Juin 2017 - 10:29

Nous voyons sur l'ouvrage de Gundestrup un grand être utilisant un chaudron, et sur l'ouvrage de strettweg un grand être portant un récipient (ou une plaque sur laquelle était posée un chaudron ?) - (Image 2 figure 1/ Image 3 figure 1)
Ce même grand être est accompagné de cavaliers (Im 2 fig 2 / Im 3 fig 2). Dans la représentation de gundestrup, nous voyons ce qui semble être le monde souterrain, ce qui confirmerait un lien avec le Pluton romain que ces derniers nommaient Dis Pater (Im 2 fig 4).
Pluton étant le riche, il accorde faveurs et prospérité. Cernunnos eut été représenté avec Mercure et Apollon sur l'autel d'amien, Mercure prodiguant la prosperité, Apollon guérissant les maladies aux cotés de Sironae et Grannos selon les dédicaces du Danube. Cernunnos tient le serpent lequel est tenu par Sironae (im 1 fig 3) Le serpent, défiant la vie et la mort, est à la tête de la cavalerie sur l'image de Gundestrup (Im 2 fig 3). Le temple de Donon situé dans les Vosges, dédié à Mercurio, comporte aussi des stèles représentant un grand être au coté d'un cerf. Et nous voyons sur l'ouvrage de Strettweg des cavaliers tenant un cerf par les bois, ainsi que la représentation d'un cerf au coté de Cernunnos sur l'ouvrage de Gundestrup (Im 3 fig 3 / Im 1 fig 1).
On notera par ailleurs, que la roue est représentée sur l'ouvrage de Gundestrup et aux pieds de l'être de Strettweg autant que les roues du char. Aussi la roue autant que le chaudron sont deux outils de Dagda.

Ainsi en sont de mes réflexions, probablement avez-vous de quoi ajouter, corriger ou partager.
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tasgos

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MessageSujet: Re: Dis Pater   Lun 3 Juil 2017 - 18:50

En effectuant quelques recherches, j'ai eu la surprise de constater des ressemblances dans les mythologies voisines. En Grèce, Zeus maître du ciel était le frère cadet de Hades dieu des mondes souterrains. Pour les romains, Jupiter maître du monde céleste était le frère de Pluton dieu des mondes souterrains lequel était nommé Dis Pater. Il n'est donc pas improbable d'insinuer un lien de fraterie entre Taranis et Cernunnos, tous deux pouvant prétendre au titre de Dis pater.

Il est intéressant également de voir que, si le maître celeste est frère du maître des mondes souterrains, le premier, appelé Zeus, Jupiter et pour nous Taranis, eut pour fille la déesse de la connaissance, des stratèges et des artistes, soit Athéna, Minerve, et pour nous Belisama. Le maître celeste eut aussi pour fils Hermes, Mercure, et pour nous Mercurio Lugus. Enfin, le maître du ciel, Zeus, Jupiter, pour nous Taranis, engendra deux jumeaux frères et sœurs, soit Artemis et Apollon, pour nous Sironae et Grannos. Car en Effet, si Apollon est relié au soleil et Artemis à la lune par un lien naturel avec le maître céleste, Grannos est aussi lié au soleil tandis que Sironae est liée à l'étoile, à l'astre que l'on pourrait par ailleurs en deviner la lune.


Dernière édition par tasgos le Lun 3 Juil 2017 - 18:53, édité 1 fois
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Auetos
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Lun 3 Juil 2017 - 18:50

Dis-Ater... http://druuidiacto.forumculture.net/t64-le-pantheon-celtique

La Tendance vers la destruction :

Tout ce qui a un commencement doit obligatoirement avoir une fin. Tout ce qui est né doit mourir. C’est pourquoi toute chose existante se dirige infaiblement vers la destruction. Le Pouvoir de destruction est la voie qui mène à la cessation d’exister, la non-existence, l’Immensité inqualifiable dans laquelle toute existence se dissout. Ce pouvoir universel de destruction par lequel toute existence finit et duquel toute existence jaillit, est appelé Dagodeuos, le Bon-dieu.

« Un homme avec un grand œil, des énormes cuisses, de larges épaules, d’une taille prodigieuse, recouvert d’un vaste manteau gris, une grosse massue de fer dans la main. Ce personnage frappe les neuf hommes qui l’accompagnent du bout maléfique de sa massue et les tue d’un coup. Alors, il place sur leur tête le bout bénéfique de sa massue, et ainsi il les ressuscite au même moment.

« Cûroi dit à Medb, il n’est pas difficile de reconnaître dans cette description le Dagda lui-même.
» (Mesca Ulad)

Dagodeuos est la personnification de la tendance vers la dispersion, la désintégration, la destruction. Rien de ce qui existe ne peut échapper à ce processus. C’est de la destruction que l’existence renaît à nouveau. C’est pourquoi la destruction est la cause ultime, l’origine première de toute création. Seul Dagodeuos, le pouvoir de destruction, demeure à la fin et au commencement. Il est donc le moyen terme qui relie l’Immensité, Bitumon, le substrat neutre, impersonnel à la divinité personnelle, l’âme.


Le dieu terrible et bénéfique :

Du point de vue de l’être individuel, la destruction se manifeste toujours en deux stades successifs, le premier est la mort physique, le second la dissolution de l’individualité subtile. Le premier est la fin de l’existence apparente, le deuxième la libération de ses liens subtils. Il y a donc deux aspects du Dagodeuos, l’un effrayant l’autre désirable, l’un immédiat l’autre transcendant. Dans son action ultime Dagodeuos représente la mort de la mort. La vie éternelle.

Par ailleurs, la vie naît de la destruction. En tant que fin de toutes choses Dagodeuos est le dieu de la mort, mais en tant qu’origine de toute création il est la source de la vie. Le Dagodeuos est donc un dieu terrible qui détruit tout, mais aussi l’être mystérieux et lubrique qui erre à travers forêts et montagnes, donnant naissance à toutes formes de vies, par les gouttes de sa semence jetée aux vents.

Il est le plus ancien des dieux.

« Pour ce qui est des Tùatha Dè Dànann, ils prospérèrent si bien qu’on en entendit parler dans tous les pays de la terre. Ils avaient leur propre dieu du druidisme. Eochu Ollathir, c’est-à-dire le grand Dagda, car c’était un dieu bon. » (Cath Muige Tuired Cunga)


Dis-ater, le destructeur :

Dagodeuos est le nom donné à l’aspect paisible, transcendant de la tendance désintégrante, tandis que Dis-ater, « le Père-destructeur », représente l’aspect agressif, actif, visible de la destruction. C’est donc Dis-ater qui symbolise directement l’action centrifuge, la dispersion, l’obscurité. Dis-ater est un dieu puissant et dangereux. Il faut se méfier de lui. Son nom ne doit pas être prononcé. Monté sur son char il est dangereux comme un loup. Il est destructeur et violent. Dis-ater est « le Père-destructeur ». Les hommes parlent de lui avec terreur. Il est la mort… Le démon… La cause des larmes.

« Ce n’est pas difficile, dit le Dagda : je serai le flanc de l’armée des hommes d’Irlande, soit par massacre, soit par destruction ou magie. Aussi nombreux que les grêlons sous les pieds des chevaux seront leurs os sous ma massue. » (Cath Maige Turedh)

Dis-ater est la Grande-Peur, la Foudre-qui-menace. Celui dont les dieux mêmes craignent la rage dans les combats. Comme souverain suprême, Dis-ater incarne tout ce qui effraie. Le pouvoir de détruire, le pouvoir de Dis-ater, se manifeste à travers tous les éléments, toutes les formes de la Nature. Dis-ater est le feu qui brûle, l’eau qui noie, le vent qui détruit, l’homme qui tue. Il est le Furieux, Uictolanos, la Rage, Condaris, le Terrifiant, Ecritumaros.

Dis-ater est la personnification du soleil, la forme céleste du feu, qui fait naître et dessèche la vie.

Sous son aspect le plus effrayant Dis-ater est appelé Ecritumaros, « Terrifiant ». Il est le destructeur malfaisant qui se plait à détruire. L’Eclair, « Leucetos », autre nom d’Ecritumaros est l’étincelle du feu qui détruira le monde.

Comme le pouvoir dévastateur qui balaie et détruit toutes choses, le Dagodeuos est appelé Dilediutios, « l’Effaceur ». Il est identifié à la maladie, à la mort, ainsi qu’à la puissance destructrice qui, à la fin des temps, efface l’Univers.

Dagodeuos, le bénéfique :

Le mot Dagodeuos signifiant « Bon-dieu » est seulement un adjectif.

« Le Dagda dit : le pouvoir dont vous vous vantez, je l’aurai entièrement rien qu’à moi seul. C’est toi qui est le bon-dieu, dirent-ils tous, et désormais le nom de Dagda lui resta. » (Cath Maige Turedh)

Il est proclamé « Bon-dieu », c’est-à-dire efficace, doté de toutes les qualités convenables à son état. Mais il n’en reste pas moins que ce qualificatif s’applique aux aspects paisibles de Dis-ater.

Dagodeuos représente le pouvoir procréateur qui recrée indéfiniment ce qu’il détruit. Il est le Souverain-suprême, Ollatir, symbolisé par le phallus, l’instrument de la procréation et la source du plaisir duquel jaillit la semence de vie dont le réceptacle est le calice d’immortalité.

« Le Dagda avait cependant un rendez-vous de femme, à la fête de Samain, à Glenn Etin. La rivière Unius de Connaught y gronde au sud. Il vit la femme, se lavant, l’un de ses pieds, devant l’eau, au sud, et l’autre, devant l’eau, au nord. Elle avait neuf tresses libres sur la tête. Le Dagda lui parla et ils firent une union. Le lit du Couple est le nom de l’endroit à cause de cela. » (Cath Maige Turedh)

«Quand il arriva il vit la jeune fille à la forme distinguée avec ses tresses. Le désir du Dagda alla vers elle. » (Cath Maige Turedh)

Dagodeuos est, sous le nom de Rudianos Rouissus, le dieu de la connaissance. C’est du Rouge-à-la-grande-connaissance qu’il faut extraire le savoir.

« Je salue la demeure de toute science, le Grand-dieu (Rudianos). De son souffle est issue la parole-éternelle, le Ueda, et de la parole, l’Univers. » (Shiva anka)

« Il est le Seigneur maître de toutes les formes du savoir. Il est souverain de tous les éléments. » (Mahânârâyana Upanishad)

En lui est la nature du savoir, les pouvoirs de comprendre, de vouloir et d’agir. C’est donc Dagodeuos, sous l’aspect du Rudianos Rouissus qui est vénéré pour toutes les réalisations de l’intelligence.

Sous le vocable Cernunnos (le Cornu), Dagodeuos représente le Principe-de-vie, le Seigneur-de-la-terre, qui au moyen des rênes que sont les énergies vitales, dirige l’immense troupeau des créatures.

Cernunnos est le souverain de la terre, l’ami de la vie, le guide de chaque espèce dans son développement. Régent sur les animaux sauvages et le bétail, il erre nu à travers montagnes et forêts, lubrique et vigoureux. Il enseigne les secrets du plus haut savoir aux plus humbles. Il apporta sur la terre les arts de la musique et de la danse. Il est considéré comme le guide du monde naturel.

On peut parfois le rencontrer dans la forêt sous l’apparence d’un cerf majestueux.

Le principal rôle du Dagodeuos en tant que Carantinos (l’Ami) est de forcer les hommes à tenir leurs promesses et à s’associer. Carantinos leur montre les mérites de la camaraderie, de la sincérité, de l’honnêteté, le respect de la parole donnée, le code de droiture qui rend possible l’association des hommes en tribus et en nations.

Carantinos est le dieu des contrats et des serments. Il est bienveillant et réconfortant, il protège les rapports directs et ordonnés qui rendent la vie sociale possible. Il est l’ennemi des querelles, de la violence. Il induit les hommes à bien agir les uns envers les autres.

Dagodeuos est aussi identifié au temps.

« Tu es l’origine des mondes tu es le temps, leur destructeur. » (Mahâbhârata, Anushâsana)

Avant que rien n’existe, le Temps est. Le Temps représente la condition première qui permet à l’Univers d’exister.

Le Temps est la puissance de Dis-ater, la puissance de la mort, le destructeur universel. Il est le Temps dont l’inclinaison est de détruire les mondes. Il est le Temps qui digère les éléments, le Temps qui dévore les êtres. Tout dans ce monde, la vie et la mort, la joie et la douleur, reposent sur le Temps.


L’image du Dagodeuos :

Ainsi que nous venons de le voir, le Dagodeuos, comme tous les dieux, est envisagé sous divers aspects. Chacun d’eux porte un nom différent et est représenté par des symboles et des images distincts. Le symbole le plus général du Dagodeuos est le phallus.

« Sa tenue était indécente : une tunique brune lui tombait jusqu’au renflement des fesses. Il avait le membre viril haut et long. Il portait des braies en peau de cheval avec le poil à l’extérieur. Il avait derrière lui une fourche branchue réclamant, pour être portée, l’effort de huit hommes et dont la trace suffisait comme frontière de province. » (Cath Maige Turedh)

Le Dagodeuos possède un autre objet tout aussi extraordinaire que sa massue : un chaudron « magique » à double emploi. C’est un chaudron d’abondance et aussi de résurrection.

« C’est de Murias que fut apporté le chaudron du Dagda. Aucune troupe ne le quittait insatisfaite. » (Cath Maige Turedh)

« Leurs hommes blessés mortellement y étaient cependant jetés tels qu’ils avaient été frappés. Ils étaient vivants quand ils en sortaient. Leurs blessures mortelles étaient guéries. » (Cath Maige Turedh)

En plus de la massue et du chaudron, le Dagodeuos possède un autre objet merveilleux : une harpe qui a la particularité de jouer toute seule.

« C’était dans cette harpe que le Dagda avait lié les mélodies et elles ne retentirent pas avant que le Dagda, par son appel, ne les ait nommées, en disant :
Que vienne Daurblada, que vienne Coir-Cethar-Chuir, que vienne l’été, que vienne l’hiver, bouches de harpes et sacs de cornemuses. Car cette harpe avait deux noms, à savoir Dur-Dabla et Coir-Cetha-Chuir.
» (Cath Maige Turedh)

« Il leur joua alors les trois airs par lesquels ils reconnaissaient les harpistes : le refrain de sommeil, le refrain de sourire et le refrain de lamentation. Il leur joua le refrain de lamentation et leurs femmes pleureuses pleurèrent. Il leur joua le refrain de sourire et leurs femmes et leurs garçons rirent. Il leur joua le refrain de sommeil et l’armée s’endormit. »

L’image la plus commune du Dagodeuos montre un homme barbu au regard bienveillant, vêtu d’une simple tunique courte à capuchon de couleur rouge, chaussé de bottes en peau de cheval avec le poil en dehors. Assis sur un monticule de crânes, il est muni de l’arme des primitifs ; la massue. A ses côtés un chaudron. Son sexe dénudé est dressé.

1) La couleur brune :

Le brun est un substitut du noir, dont il a tout le symbolisme. Le noir est, de façon générale, la couleur de la Substance universelle, de la materia prima, de l’indifférenciation primordiale, du chaos originel, des eaux inférieures, du nord, de la mort. Le noir possède incontestablement en ce sens un aspect d’obscurité. Mais inversement il est le symbole supérieur de la non manifestation et de la virginité primordiale : à ce sens se rattache le symbolisme des déesses mères souvent noires en vertu de leur origine chtonienne. Il est noir parce qu’il réintègre dans l’informel la dispersion des formes.

2) La couleur rouge :

Le rouge est considéré comme le symbole du principe de vie, avec sa force, sa puissance et son éclat. Incarnant la fouge et l’ardeur de la jeunesse, le rouge est aussi par excellence la couleur de la caste des guerriers. Ce qui est une référence à l’aspect destructeur et agressif du Dagodeuos.

3) Les braies en peau de cheval :

Le cheval ou plutôt la jument est la représentation de la déesse Epona, symbole du pouvoir de la Nature. Le Dagodeuos étant hors d’atteinte du pouvoir de la Nature porte ses braies comme un trophée.

4) La massue :

Le Membre-frappant, massue qui donne la mort par une extrémité et la vie par l’autre, nous montre toute la puissance du Dagodeuos sur ces deux principes.

5) Le chaudron :

C’est un chaudron d’abondance dispensant une nourriture inépuisable, symbole d’une connaissance sans limite. Mais c’est aussi l’image de l’organe féminin, symbole de l’Energie qui est la nature du monde, génératrice de tout ce qui existe, le chaudron de résurrection.

6) La harpe :

La harpe relie le ciel et la terre. Les héros des Eddas veulent être brûlés avec une harpe à leur côté sur leur bûcher funèbre : elle les conduira vers l’autre monde. Ce rôle de psychagogue, la harpe ne le remplit pas seulement après la mort ; durant la vie terrestre, elle symbolise les tensions entre instincts matériels représentés par son cadre de bois et par les cordes de lynx, et les aspirations spirituelles, figurées par les vibrations de ces cordes.

7) Le monticule de crânes :

A l’heure de la destruction universelle, il ne reste aucun être vivant, le Dagodeuos demeure seul. L’Univers ressemble aux vestiges d’un bûcher, un tas d’ossements calcinés.
Les têtes de morts représentent également les cycles sans fin des âges, ainsi que l’apparition et la disparition des diverses races humaines qui se sont succédé sur la terre.

8 ) Le phallus :

Source de vie, le phallus est le signe, l’emblème du Père, créateur de toutes choses, symbole de la puissance génératrice, source et canal de la semence, en tant que principe actif.

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tasgos

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MessageSujet: Re: Dis Pater   Lun 3 Juil 2017 - 19:52

Je vous remercie Auetos pour ce texte dont j'ai pris le temps de lire et que j'approfondirai.
J'ai particulièrement apprécié le raccord symbolique du phalus viril et fertile et du chaudron qui donne la vie comme l'enfant nait du ventre de la femme. La vie ici primaire et primordiale convient au dieu des origines.

Cernunnos étant à la fois le guerisseur, le prodigue, mais aussi le maître de la vie, de la mort et de la renaissance, de la destruction et de la création, sauvage et imprévisible, celui-ci est d'une puissance colossale.

Peut-il être dangereux de d'adresser des prières à Cernunnos ? Ou est-il seulement quelques précautions à prendre lorsque l'on lui adresse nos prières ?

Je vous en remercie par avance
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Auetos
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Mar 4 Juil 2017 - 10:35

Très personnellement je ne prie que très rarement, voire jamais, le Dieu-Cornu car, pour moi, il est avant tout le souverain de la nature sauvage et indomptée et donc, de fait, je pense (peut-être à tort) qu'il n'a strictement rien à faire de nos petits problèmes bien trop humain...

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Setanta
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Mar 4 Juil 2017 - 22:19

Christopher Gérard qui, si l'on peut dire, est un de mes Maîtres à penser en Paganisme, écrit dans son livre "Parcours païen":
"Les Dieux ne sont pas des personnes soucieuses de notre sort (...). N'attendons d'elles ni aide ni salut. Leur seule existence, la seule présence de ces entités inaccessibles et pourtant familières suffit à réjouir nos cœurs, à nous consoler des avanies de l'existence. Si nous n'attendons rien des Dieux que nous prions, ceux-ci sont suprêmement indifférents à notre sort et c'est bien ainsi. La morale de la rétribution nous est étrangère."
Je ne sais pas trop qu'en penser, et vous ?
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Mer 5 Juil 2017 - 0:51

Les dieux sont en nous. Pourquoi interviendraient-ils de l'extérieur ?
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Auetos
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Mer 5 Juil 2017 - 9:45

Setanta a écrit:
Je ne sais pas trop qu'en penser, et vous ?

Eh bien, contrairement à Christopher Gérard, je pense que les Dieux, bien que peu soucieux de nos déboires humains, peuvent intervenir et aider le dévot dans ses actions s’ils estiment que ce-dernier est digne, honnête et méritant.

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MessageSujet: Re: Dis Pater   Mer 5 Juil 2017 - 11:06

Chacun est tout à fait libre de penser ce qu'il lui convient
Je pense personnellement que nous ne sommes pas des dieux, et que les temples anciens n'ont pas été dédiés pour l'indifférence.
Le plus judicieux est de se référer aux témoignages grecs, romains et francs.
Par ailleurs la symbolique divine rejoint de près la réalité. Le ciel, la terre, la vie, la mort, la guérison, le foyer...
Cela n'étant que mon point de vue, en tout respect pour les autres points de vues.
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Artio's
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MessageSujet: Re: Dis Pater   Jeu 6 Juil 2017 - 10:51

Il a y a quelque chose de la résonnance. L'homme a toujours tenté de rendre propice l'acte rituel par des actes appropriés, mais aussi par une préparation personnelle. Cela le rapproche du principe avec lequel il souhaite interagir.
Le divin, cependant, est et n'attend rien. Il dépasse la simple pensée humaine, et ne saurait être filtré par des passages étroits. Il ne peut exister que là où il existe.
Résonner signifie accepter de se mettre en syntonie avec le principe. Il ne faut pas s'étonner d'être dans l'erreur, souvent. C'est normal et fréquent. C'est à nous, alors, de réaligner, ensuite.
Après, il est vrai qu'on ne peut changer ce qui est immuable ou ce qui doit advenir, selon des plans beaucoup plus larges.
Dans notre petite vie, si nous n'avons pas pris la responsabilité d'aménager notre destin, comment voulez-vous qu'y coule normalement le flux ? Si le terrain tracé est défectueux, le cocher en détourne son attelage.
Je rejoins ci Auetos, en terme de mérite (si ce terme convient). Notre libre arbitre nous impose des choix, et les conséquences sont nôtres. Si notre voie est généreuse et bonne, l'abondance peut y couler. Si nous sommes dignes, honnêtes et courageux, nous serons bien guidés.
Au lieu de geindre sur les dieux, ou de s'en retourner, il vaut mieux en prendre son parti, remettre sans cesse son travail sur le métier ou battre le lingot.

Pour répondre au sujet de Cernunnos ...
Ce dieu est très disponible, mais comme chacun sait, il est un principe naturel primal. Ses relations sont donc ainsi et l'être humain est si ... humain. De plus, l'homme moderne est un peu chochotte. Donc, si l'expérience tente, il faudra prendre une certaine distance conventionnelle, si l'on désire garder les pieds où ils sont, sinon il se peut qu'on ne maîtrise plus rien. C'est l'anima de Jung ... un peu.
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