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 La Transmission Traditionnelle

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Suibhne



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MessageSujet: La Transmission Traditionnelle   Lun 6 Fév 2006 - 18:19

La véritable transmission traditionnelle se fait d'enseignant vivant à enseignant vivant en une "lignée" de transmission ininterrompue.
Si votre obédiance avaient un "chaîne" d'enseignement de cette sorte vous le sauriez.
Or vous ne l'avez pas sinon vous ne poseriez pas la question.
Citation :
Alors … ?
Faut-il voir dans les Trioedd Barddas une simple coïncidence ou une véritable transmission traditionnelle ?
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Lun 6 Fév 2006 - 21:04

Ouuiiii Suibhné, nous savons.

Un enseignement doit être transmis directement et avoir une tradition orale ininterrompue depuis le Voyant qui en a eu la perception directe. Autrement elle n’est pas vivante.

Nous savons aussi que depuis le réveil du druidisme en 1717 l’enseignement, c’est-à-dire (dans ce cas) les Triades de Iolo Morgannwg, a été transmis de Maître à élève et cela sans aucune rupture.

Mais avant … ?

Comme vous l’avez vous-même fait remarqué Iolo était F.M. Donc se pourrait-il qu’il est reçu, par l’entremise d’une Loge maçonnique, l’enseignement qu’il nous a livré, où a-t-il eu vent de cet enseignement par une autre filiale ?

D’où ma question !

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Suibhne



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 7 Fév 2006 - 11:14

Il y a deux filiations reconnues comme authentiques au sein de la F.M, La relation entre les Carbonari et le rite écossais au début du XVI° siècle et l'Ordre de Saint Georges ou de la Jarretière fondé vers 1350 en Angleterre.
Mais les sources de cette filiation pourrait surprendre plus d'un celtophile.

Voir donc à quelle époque le rite écossais est passé de France en Angleterre et si Iolo était dans une loge qui le pratiquait. Cela dépasse mes compétences.
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 7 Fév 2006 - 16:31

Suibhne a écrit:
La véritable transmission traditionnelle se fait d'enseignant vivant à enseignant vivant en une "lignée" de transmission ininterrompue.
Si votre obédiance avaient un "chaîne" d'enseignement de cette sorte vous le sauriez.
Or vous ne l'avez pas sinon vous ne poseriez pas la question.
Je suis parfaitement d'accord avec Suibhne sur cette affirmation, qui est l'un des fondements de la "régularité traditionnelle", définie par René Guénon, par exemple et surtout dans Aperçus sur l'Initiation.

Citation :
Il y a deux filiations reconnues comme authentiques au sein de la F.M, La relation entre les Carbonari et le rite écossais au début du XVI° siècle et l'Ordre de Saint Georges ou de la Jarretière fondé vers 1350 en Angleterre.
Mais les sources de cette filiation pourrait surprendre plus d'un celtophile.

Voir donc à quelle époque le rite écossais est passé de France en Angleterre et si Iolo était dans une loge qui le pratiquait. Cela dépasse mes compétences.
En revanche, les sources de Suibhne en matière maçonnique sont peu fiables...
Le rite écossais n'existe pas.
Il y a le Rite Ecossais Rectifié, créé en 1778 par Jean-Baptiste Willermoz, adopté au Convent de Wilhelmsbad en 1782. Ce rite revendique un contenu "christique", et une inspiration templière.
Et il y a le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Fixé définitivement en 1804, ce rite est d'inspiration alchimique.
Le terme "écossais" est utilisé au XVIII° siècle à toutes les sauces. Il désigne en fait les systèmes de "hauts-grades", au-dessus des trois degrés d'Apprenti-Compagnon-Maître. La relation avec l'Ecosse est ténue et problématique. En tout cas, il n'y avait aucun "rite écossais" au XVI° siècle.
Les deux Rites Ecossais (le Rectifié, et l'Ancien et Accepté) sont très peu passés en Angleterre, qui pratique massivement un autre rite, très différent, appelé Emulation. Le REAA est en revanche un peu pratiqué aux USA.
Quant aux Carbonari (les Charbonniers italiens), leur existence n'est pas manifeste avant le XVIII° s., et ils n'avaient en tout cas aucun rapport avec la maçonnerie, pas encore spéculative au XVI° s. Je rappelle que la FM moderne est fondée à Londres en 1717.

Auetos a écrit:
Nous savons aussi que depuis le réveil du druidisme en 1717 l’enseignement, c’est-à-dire (dans ce cas) les Triades de Iolo Morgannwg, a été transmis de Maître à élève et cela sans aucune rupture.
Le "réveil" du druidisme en 1717 n'a pas permis de "transmettre" les Triades de Iolo Morganwg, puisque celui-ci est né en 1747. Ses Triades ne sont venues se surajouter au néo-druidisme qu'après 1792.
J'ignore où Iolo Morganwg a été initié, s'il a été un maçon assidu, et quel rite il pratiquait. J'ignore surtout s'il faisait partie de la Grande Loge des Ancients, ou de celle des Moderns. Ces deux GL fusionneront en 1813 pour constituer la Grande Loge Unie d'Angleterre.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 7 Fév 2006 - 17:42

S'il a fallut "rectfier" le rite "écossais" c'est qu'il existait préalablement.
Je reviens avec le mythe fondateur du "rite qui n'existe pas".
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 7 Fév 2006 - 20:10

Très juste, Fergus, je me suis légèrement fourvoyé dans les dates … Mais tout le monde aura rectifié.


Les Trioedd Barddas Ynys Prydain venant de Iolo Morgannwg furent effectivement transmises qu'après 1792 au lieu de 1717 comme je l’ai précédemment écrit. Mais cela ne change rien du tout quant à leur propagation.


Citation :
26) Historique des « Triades »

Les Triades sont des aphorismes toujours développés immuablement en trois points principaux, probablement pour les graver plus aisément dans la mémoire du disciple du Druide. Il y a des triades historiques, morales, juridiques, théologiques, poétiques, etc., dont la masse est considérable. Cette forme de transmission, ainsi que le note Adolphe Pictet, paraît remonter jusqu’aux druides d’incontestable façon, car leur précepte e conduite morale : « Honore les Dieux, sois bon, cultive les vertus viriles », constitue déjà une véritable Triade.

Les quarante-six premières Triades ont été traduites pour la première fois en 1853 par Adolphe Pictet, en son petit ouvrage intitulé « le Mystère des Bardes de l’Ile de Bretagne, ou la doctrine es bardes gallois du Moyen Age, sur Dieu, la Vie Future et la Transmigration des âmes. »
Elles font partie d’un manuscrit, resté inédit jusqu’à cette traduction, intitulé « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain », dont le savant et judicieux Sharon Turner a rendu un compte assez détaillé dans sa « Vindicaton of the genuiness of the ancient british poems ». C’est une collection, faite à diverses époques, des préceptes celtiques sur l’art de la poésie et du chant, ainsi que sur des questions morales et théologiques.

Pour les autres, elles sont tirées d’une collection manuscrite de Llywelyn Sion, barde de Clamorgan, constituée vers l’an 1560. Elles nous sont venues de fort simple façon, ainsi que le note Pictet : « Les corporations bardiques qui se maintinrent dans le pays de Galles, à travers les invasions successives des Romains, des Anglo-Saxons et des Anglais, sous la forme d’une espèce de Franc-Maçonnerie, conservèrent, avec la ténacité celtique, les débris traditionnels des vieilles croyances nationales, et des Triades que nous possédons en sont certainement la dernière expression … »

Yves Berthou et Le Fustec ont donné une traduction française dans leur brochure « les Triades des Bardes de l’Ile de Bretagne », publié en 1906 à la Librairie de la Revue « L’Occident ». Par la suite, d’autres ouvrages ont reproduit cette traduction ou une similaire. Et Paul Lamirault a traduit à son tour des séries complémentaires des quarante-six premières.

Les Mabinogion en donnent un grand nombre, sans intérêt philosophique. Celles des Mabinogion comme celles des manuscrits de Llywelyn Sion, présentent des caractères trop extérieures au christianisme pour que l’on puisse accuser les Bardes d’avoir interpolé des données chrétiennes dans la suite des autres. Ils ne faut voir, dans les quelques points de similitude, que le traditionnel accès à des Vérités communes à tous les cultes. Et on trouverait autant de traditions védiques dans le Bardisme qu’on en pourrait estimer issues du christianisme. La tradition ésotérique des Triades est une tradition « initiatique », venue jusqu’à nous par la transmission orale, puis la voie manuscrite. C’est tout.

« Les traditions celtiques, Doctrine initiatique de l’Occident »

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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 7 Fév 2006 - 22:00

Suibhne a écrit:
S'il a fallut "rectfier" le rite "écossais" c'est qu'il existait préalablement.
Je reviens avec le mythe fondateur du "rite qui n'existe pas".

J'ai hâte d'apprendre cette sublime découverte archéologique...

Voici un résumé d'une note sur l'histoire de l'écossisme. Ce n'est pas de moi.

Citation :
L'écossisme est une particularité bien française.

La France n'avait pas été à l'origine de la franc-maçonnerie en tant que telle, qu'elle avait simplement importée de Grande Bretagne dans ce qu'on appellerait aujourd'hui un grand courant "d'anglomania"... En revanche, c'est sur son territoire que se sont développés les hauts grades aujourd'hui les plus pratiqués dans le monde. Le mouvement qui décrit leur développement a pris le nom d'Écossisme : il devait conduire à un véritable foisonnement de rituels donc de grades considérés comme complémentaires aux trois grades de la loge symbolique.

Traditionnellement on s'accorde à fixer le point de départ de ce mouvement aux deux Discours de Ramsay, l'un prononcé en 1736, l'autre en 1737. Ils présentent deux parties : l'une est un appel aux francs-maçons en vue d'une collaboration à une somme universelle des connaissances déjà projetée en Angleterre (premier projet encyclopédique bien antérieur à Diderot et d'Alembert) et du rôle international de la franc-maçonnerie, l'autre esquissant les grandes lignes d'une maçonnerie écossaise à partir d'une "analyse historique" tendant à relier la franc-maçonnerie aux premiers ordres chevaleresques et aux croisades.

La création en 1754 à Paris d'un Chapitre, dit de Clermont, par le Chevalier de Bonneville semble avoir donné le départ d'un mouvement qui allait prendre une place importante dans l'Ordre maçonnique, en dépit de sa brève durée. En effet, il devait se créer en 1758 une institution appelée "Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident, Grande et Souveraine Loge Écossaise Saint –Jean de Jérusalem" appelée à élaborer un rite avec une échelle de vingt cinq grades, le Rite de Perfection.

Dès 1740 fleurissent des grades de Maître dit "écossais". Le qualificatif d'écossais apparaît lié au fait que ce serait dans les loges issues des patentes écossaises que seraient apparus les premiers rituels de hauts grades (bien que ce ne fut pas le cas général).

Les maîtres maçons du 18ème siècle pouvait comme ceux d'aujourd'hui se poser les questions simples relatives aux conséquences du célèbre "fait-divers" qui fonde la légende du troisième grade symbolique. Le Grand Conseil placé sous la direction de Chaillon de Jonville qui appartenait à la R... L... Saint Jean de Jérusalem à Paris eut un rôle important dans la recherche d'une synthèse entre plusieurs de ces grades.

De nombreux rituels furent à l'origine des grades retenus par le Rit de Perfection. Ces grades apparus entre 1740 et 1750, parfois 1760, portaient des noms différents : le Maître Parfait, l'Illustre Irlandais, le Maître Élu, le Maître Écossais, le Maître Secret, le Secrétaire Intime, le Prévôt, le Juge, l'Intendant des Bâtiments, l'Illustre des Quinze, Sublime Chevalier Élu, Grand Maître Architecte, etc.. Ils furent pratiqués aussi bien à Paris qu'en province. Ces grades étaient transmis au cours de cérémonies, le Rit interdisant toute transmission par communication.
De nouveaux grades apparurent ensuite dans la décennie 1750-1760 dont celui de Rose+Croix.

Le Rit de Perfection.

En 1762, le Frère Etienne Morin (négociant en vins de Bordeaux à la Jamaïque) quitte la France pour la Jamaïque porteur d'une patente et de rituels de l'Ancienne Maîtrise remise par le Grand Conseil des Empereurs ainsi que de rituels de la Maçonnerie renouvelée. A cette époque (1765) les colons durent quitter Saint Domingue pour Kingston. Avec plusieurs frères dont le Frère Henry Franken (juriste de profession) il y créa le 30 avril 1770 le premier Consistoire des Princes du Royal Secret dont le travail consista à unifier les grades de Perfection et ceux de la Maçonnerie renouvelée. Etienne Morin passa à l'Orient Éternel en 1771. Le Frère Franken devait devenir le premier propagateur des hauts grades aux États-Unis en Jamaïque.

Il a laissé un document intitulé "Rit de Perfection contenant les sept classes des rituels de l'Ancienne et Moderne Maçonnerie du 4ème au 25ème grades données par Etienne Morin le 30 avril 1770 et traduites par Henry Andrew Franken". Des textes établis du vivant d'Etienne Morin réglementent le fonctionnement de ce rit et créent des structures comme la loge de Perfection, les Chapitres, les Conseils.

Le rit de Perfection connut un grand succès aux États-Unis jusqu'en 1801 année de la création du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Les grades de l'écossisme ont inspiré les rites apparus en France après 1780 : Rit Français, Rit Écossais Rectifié, Rite Écossais Ancien et Accepté.

Le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Ce rite est issu du rit de Perfection auxquels huit grades ont été ajoutés. Comme sa source, il ne propose pas de grades symboliques.

Un personnage central est à l'origine de ce Rite. Il s'agit d'Alexandre de Grasse-Tilly né à Versailles le 14 février 1765 et mort à Paris le 10 juin 1845. Il arriva en 1789 à Saint-Domingue où son père lui avait laissé des terres en héritage. Il y rencontra le Frère Delahogue qui devait devenir son beau-père. En 1791 éclata une révolte dans l'île de Haïti qui détériora la situation des colons ; de Grasse-Tilly et Delahogue s'enfuirent s'installèrent aux États-Unis, en Caroline du Sud, à Charleston, en 1796.

Ces deux Francs-maçons oeuvrèrent d'abord à fonder un Sublime Conseil du 25ème grade du Rit de Perfection (13 janvier 1797). On peut se demander par quels moyens et quelle décision on est passé du Rit de Perfection au Rite Écossais Ancien et Accepté. On ne sait toujours pas. Il s'était créé à Charleston un Suprême Conseil des États-Unis d'Amérique sous la direction du F... John Mitchell assisté du F... Frédéric Dalcho, Alexandre de Grasse-Tilly étant compté parmi les fondateurs. Le Rite Écossais Ancien et Accepté organisé en trente trois grades prenait officiellement force et vigueur.

A la question de savoir d'où viennent les huit grades ajoutés, il est répondu que leur origine est dans la Mère Loge Écossaise du Contrat Social de Paris à laquelle appartenait Grasse-Tilly, ce qui porte à croire que ce Frère français fut un actif partisan de ce nouveau rite dont l'Amérique fut le berceau. Au total, les rituels du REAA seraient donc tous d'origine française.

Institutionnellement, deux instances ont créé le REAA : le Suprême Conseil de la juridiction du sud des États-Unis à Charleston (1801) et le Suprême Conseil de France à Paris en 1804. Il en résulta la création d'une Obédience sous le nom de Grande Loge Générale Écossaise (22 octobre 1804) ayant son siège à l'Orient de Paris avec à sa tête le Maréchal Kellerman.
Le Grand Orient de France y vit un danger et un conflit entre lui et la nouvelle Obédience se déclencha. Le pouvoir d'alors, via la plume de Cambacérès archi-chancelier de l'Empire, y mit fin en exigeant la fusion de GLGE avec le GODF. Un dialogue s'instaura entre deux maréchaux, Masséna pour le GO et Kellerman pour la GLGE : au terme de longues discussions, un concordat fut signé le 3 décembre 1804. Mais l'affaire n'avait pas pris fin puisque l'année suivante, le GODF ayant créé un Directoire des Rites, le Suprême Conseil estimant que le concordat avait été violé, considéra que ces dispositions étaient de fait non avenues. Le pouvoir intervint à nouveau pour obtenir un modus vivendi qui partageait le rite entre les deux parties : du 1er au 18ème pour le GODF et du 19ème au 33ème pour le Suprême Conseil.
La rivalité entre ces deux parties devait demeurer tenace tout au long du 19ème siècle jusqu'à la création de la Grande Loge de France le 7 novembre 1894 à laquelle le Suprême Conseil de France délégua tous ses pouvoirs pour ce qui concerne les loges symboliques se réservant l'administration des grades du 4ème au 33ème.

Comme je le disais plus haut, il n'y a pas de "Rite Ecossais" tout court. Il y a le Rite Ecossais Rectifié, et le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le terme "Rectifié" fait référence à la "rectification" de la multiplication exponentielle des grades dans l'écossisme. A l'époque, on trouvait de tout, y compris n'importe quoi, dans une Maçonnerie de salon où tout le monde "en était".

Deux sites intéressants et bien documentés :
http://www.franc-maconnerie.org/index.htm
http://www.fm-fr.org/fr/
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Suibhne



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mer 8 Fév 2006 - 9:15

Où l'on retrouve 1717 et les "charbonniers".
http://www.carboneria.it/carbochar.htm

Le mythe de la fondation de Carbonari rapporte que François Ier s'égara en "Ecosse" lors d'une chasse et fut découvert et secouru par des charbonniers qui n'étaient pas des artisans ordinaires mais un groupe de mystiques qu'un ancien sage avait instruit. François se fit leur protecteur.
Il y a quelques traditions F.M qui disent que les premières loges furent fondées en "Ecosse" qui est un mot codé. Si celà n'a aucun rapport avec le rite écossais c'est une erreur de ma part...

De mystique la société des Carbonari devint éthique puis politique, il en est souvent ainsi d'un groupe qui n'a plus de chef spirituel. Mais le lien entre eux et le renouveau d'une forme de druidisme me semble assez clair.
Mais John Aubrey était-il un guide spirituel "missionné" par une filiation authentique, là est la question ?
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bregwenn
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mer 8 Fév 2006 - 10:26

En Grande Bretagne, la loge la plus ancienne connue était la Loge d'Edimbourg qui fut fondée par William de Saint Clair en 1599 en Écosse. Entre 1652 et 1696, il y avait trente loges en Angleterre. Parmi ces loges, les plus importantes étaient la Aberdeen Lodge créée en 1670 et la Melrose Lodge créée en 1614. En 1701, la Loge d'Alnwich fut fondée et en 1705 la Loge de York dont Jacques francis Stuart aurait du être le duc.
La franc-maçonnerie française apparaît à la fin du XVIIe siècle, le 25 mars 1688 exactement, avec l'exil des Stuart. Réfugiés en France, à Saint Germain en Laye, les Stuart étaient accompagnés d'une partie de leurs fidèles parmi lesquelles de nombreux maçons écossais qui constituèrent la première Loge française :la loge La Bonne Foi
Le rite écossais est lié à deux personnes : Martines et Hund.
En 1754, Martines de Pasqually La Tour de Lacase fonde à Montpellier le Chapitre des Juges Ecossais. Puis à partir de 1760, muni d’une patente concédée à son père par le prétendant Stuart et à lui transmissible, il cherche à diffuser sa doctrine dans les milieux maçonniques. On le retrouve à Toulouse puis dans divers Orients du sud de la France. Après quelques tentatives malheureuses et des heurts avec la Grande Loge de France, il parvient à créer l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohens de l’Univers.
En 1743 on retrouve Hund à Paris où il est reçu dans l’Ordre de Jérusalem en présence du mystérieux Eques a Pena Rubro (Chevalier à la plume rouge) que les membres de la SOT croiront plus tard identifié à Charles Edouard ou Jacques Francis Stuart, prétendants à la couronne d’Angleterre en exil en France et en Italie.
L’activité maçonnique de Hund semble s’assoupir ensuite jusqu’en 1751. Il reçoit alors la visite d’un certain O’Keith officier écossais, qui vient peut être lui demander un soutien financier à la cause des Stuart.
Peu après il fonde la loge « Aux trois colonnes » à Kittlitz près de Dresde. De ses rituels spécifiques naît la réforme de Dresde connut également sous le nom de Stricte Observance (Templière). La règle en est rédigée en 1752 par Georg Schmid.

La S.O.T. portant une forte emprunte aristocratique attire par le faste de ses rituels et par son bel ordonnancement . Elle revendique une filiation templière remontant à l’accueil en Ecosse par Robert Bruce, des templiers fugitifs de 1314.
En fait le parti jacobite (celui des Stuart) a cherché à tisser à travers l’Europe un réseau favorable à sa cause par le biais des loges maçonniques, et qu’il ai ainsi allumé ici et là des foyers templaristes dont la S.O.T. n’est qu’un exemple.

On notera par ailleurs que Charles et Jacques, tous deux FM sont les fils de Charles I, roi d’angleterre et d’Ecosse, décapité en 1649 et donc les Fils de sa Veuve (Henriette marie de France, sœur de louis XIII), d’où leur présence dans les loges maçonniques de l’aristocratie française.

Rien ne ressemble plus à une tenue maçonique qu’une séance du parlement anglais, seul parlement rectangulaire au monde. Les coutumes de « shadow government », de chancelier de l’échiquier, les différents grades, … ne font que renforcer cette impression de « parlement conspirateur en éxil »
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mer 8 Fév 2006 - 18:53

bregwenn a écrit:
Le rite écossais est lié à deux personnes : Martines et Hund.
Il s'agit du Rite Ecossais Rectifié, de Martinez de Pasqually, et du baron von Hund. Le RER, en effet, est la synthèse du "martinesisme" de Martines de Pasqually (avec un aspect mystique prononcé, dans la lignée des Elus Cohens), et de la SOT (Stricte Observance Templière) du baron von Hund.
En 1778 puis, surtout, au Convent de Wilhelmsbad en 1782, le Régime Ecossais Rectifié, mis en forme par Willermoz, abandonna toute prétention à une filiation directe avec les Templiers, pour ne retenir qu'une inspiration idéale de l'Ordre du Temple. Déjà à cette époque, les Francs-Maçons avaient conscience de l'impossibilité d'une filiation directe... ce qui n'empêche pas quelques illuminés d'y croire, encore aujourd'hui.

Les loges anciennes que tu cites, bregwenn, exitaient bien. Il y a eu des loges de "francs-maçons" dès le Moyen-Âge (à lire : Paul Naudon, Les origines de la Franc-Maçonnerie, éd. Dervy). Mais il s'agissait de loges "opératives", c'est-à-dire des gens du métier. Il semble, d'après les historiens, que l'acceptation de membres non maçons de métier s'est produite principalement en Angleterre. La FM moderne, issue de l'union de 1717, en provient.
Bien sûr, il y avait des loges opératives en Ecosse au XVI° s. et même avant. Mais le rite qu'elle pratiquaient n'a pas grand chose à voir avec le Rite Ecossais Rectifié ni avec le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le mot "Ecossais" n'est pas à prendre au pied de la lettre.

D'ailleurs, il ne faut jamais rien prendre au pied de la lettre : c'est comme ça que naissent les intégrismes.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Jeu 9 Fév 2006 - 15:10

Le but de la manoeuvre étant de trouver la filiation traditionnelle, si elle existe, du druidisme contemporain, il est quand même intéressant de trouver une piste chez les Carbonari qui disent tenir leurs enseignements des Femiah.
Ecosse (de leur mythe fondateur) étant un mot codé signifiant Espagne, il est intéressant de noter que selon les martinistes (continuateurs de Martinez) il tenait son savoir de kaballistes espagnols de la lignée de Moïse Maïmonides et du Sepher Yetzirat.
La coincidence est troublante mais il n'y a peut-être aucun rapport.
Le travail de Martinez, de Saint Martin et sans doute des Elus Cohen, est la "réintégration" en méditant sur les aspects de l'arbre séphirothique. Le trinaire est très présent dans la kaballe "néoplatonicienne", rien qu'avec les 3 lettres mères bien que l'arbre en lui même est constitué de 5 mondes dont "l'Inconnaissable" Ain Soph.
En spéculant à l'aide de ces "outils" il est assez simple de "revitaliser" les fragments épars de l'ancienne tradition celtique.

Deux pistes donc, la Tradition Forestière des Charpentiers et Charbonniers et les Elus Cohen.
Un autre point intéressant c'est que dans des dictionnaires de langue arabe égyptiens du 18° siècle, les francs maçons étaient dits "charbonniers", sans doute suite aux traditions ayant trait aux Femiah qui se noircissaient le visage lors de leurs réunions...
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Jeu 9 Fév 2006 - 18:33

Suibhne a écrit:
Le but de la manoeuvre étant de trouver la filiation traditionnelle, si elle existe, du druidisme contemporain, il est quand même intéressant de trouver une piste chez les Carbonari qui disent tenir leurs enseignements des Femiah.

Les Femiah ? Jamais entendu parler. C'est quoi ?

Citation :
Ecosse (de leur mythe fondateur) étant un mot codé signifiant Espagne, il est intéressant de noter que selon les martinistes (continuateurs de Martinez) il tenait son savoir de kaballistes espagnols de la lignée de Moïse Maïmonides et du Sepher Yetzirat.

Perdu. Les martinistes sont les continuateurs de Louis-Claude de Saint-Martin. Le "martinézisme" vient de Martinez de Pasqually, il ne constitue pas un courant de pensée en soi, depuis qu'il est incorporé au Rite Ecossais Rectifié en 1782 (on en vient toujours là).

Alors, l'Ecosse, c'est l'Ecosse ou c'est l'Espagne ? Ca nous éloigne des druides, ça...
Le Sepher Yetsirah est un des ouvrages fondamentaux de la Kabbale, c'est-à-dire l'ésotérisme juif. Vous pouvez le trouver intégralement là : http://www.cgagne.org/yetzira.htm

Citation :
La coincidence est troublante mais il n'y a peut-être aucun rapport.
Le travail de Martinez, de Saint Martin et sans doute des Elus Cohen, est la "réintégration" en méditant sur les aspects de l'arbre séphirothique. Le trinaire est très présent dans la kaballe "néoplatonicienne", rien qu'avec les 3 lettres mères bien que l'arbre en lui même est constitué de 5 mondes dont "l'Inconnaissable" Ain Soph.
En spéculant à l'aide de ces "outils" il est assez simple de "revitaliser" les fragments épars de l'ancienne tradition celtique.
Bien sûr, "revitalisons" la tradition celtique avec la Kabbale. Sans oublier le chamanisme amérindien, le vaudou haïtien, le taoïsme et le Tarot de Marseille.
Tout ceci s'appelle le "syncrétisme", dénoncé à juste titre par Guénon, et n'a rien à voir avec la compréhension par le haut de l'unité transcendante des traditions.


Quelques extraits d'une étude de Régis Blanchet sur la tradition des Charbonniers :

Citation :
Parler des Carbonari italiens, ou de la Charbonnerie française, aujourd’hui, c’est exhumer des passés de ces deux pays plusieurs facettes - les principales étant politiques et culturelles - ayant pris les formes de mouvements contestataires et progressistes entre le XVIIIe et le XIXe siècle, et même jusqu’au début du XXe siècle en ce qui concerne le Portugal.

Le Carbonarisme et la Charbonnerie sont deux mouvements analogues, mais différents, et pourtant frères dans la contestation libérale et «cousins» en maçonnerie. Le premier est italien et concerne tous les mouvements nationalistes actifs entre 1810 et 1860; le deuxième découle du premier et se trouve au centre de l’opposition des bonapartistes français au rétablissement des Bourbons après la fin de l’Empire en 1815, mais aussi des mouvements libéraux poussant vers les idéaux républicains jusqu’aux révolutions de 1830 et de 1848.

Ces mouvements sont très mal connus et se prêtent volontiers à l’anathème compte tenu des perturbations qu’ils causèrent tant en France qu’en Italie dans les années 1820-1850. Et pourtant, ils étaient plus libéraux que leurs ennemis, parlaient de liberté de conscience et se sont opposés fermement à tous les pouvoirs, religieux ou politiques, tendant à maintenir les obscurantismes post-médiévaux. Même si les Charbonniers français furent teintés de bonapartisme après 1815, ils furent le plus souvent les propagateurs de tous les projets pré-démocratiques de leur époque. Les Carbonari, eux, participèrent activement à la «nationalisation» des États italiens, dont les pontificaux, sous l’impulsion de personnages comme Buonarotti ou Garibaldi qui ne pensaient qu’à réunir tous les États italiens en une République afin d’émanciper leurs royaumes épars des pressions militaires que la Sainte-Alliance imposait par l’intermédiaire des armées autrichiennes.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Jeu 9 Fév 2006 - 19:16

Il faut suivre un peu et non jeter dans ce que l'on suppose une arène des connaissances précaires en ayant lu en diagonale les messages précédents.
Personnellement je n'ai rien à proposer à des personnes de ce genre dont l'arrogance est manifeste.
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Jeu 9 Fév 2006 - 21:32

Ca ne me dérange pas ! Laughing
Vu ce que tu as montré, tu proposerais en vain. La preuve de ton ignorance déclenche ta colère. Encore un(e) apprenti(e) gourou...
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bregwenn
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Ven 10 Fév 2006 - 10:44

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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Ven 10 Fév 2006 - 14:18

Tu as raison, mieux vaut prévenir que guérir, je retire donc l'adjectif "arrogant".
Avant de poursuivre je préfère préciser que je ne suis gourou de rien ni de personne ni ne cherche à prouver quoi que ce soit.
Citation :
Les Femiah ? Jamais entendu parler. C'est quoi ?
Les Femiah (ceux qui perçoivent) étaient des groupes soufis très actifs en Sicile et en Espagne au XV° siècle, ils faisaient remonter leur origine à Bayazid Bistami.
- Louis-Claude de Saint-Martin a été disciple de Martinez de Pasqually...
- Le Sepher Yetzirah est un commentaire ésotérique de certains aspects du Sepher ha Zohar, il n'est pas reconnu par l'orthodoxie hébraïque, tout comme la Kaballe médiévale qui est un syncrétisme néo-platonicien.
Citation :
Bien sûr, "revitalisons" la tradition celtique avec la Kabbale. Sans oublier le chamanisme amérindien, le vaudou haïtien, le taoïsme et le Tarot de Marseille.
Tout ceci s'appelle le "syncrétisme", dénoncé à juste titre par Guénon, et n'a rien à voir avec la compréhension par le haut de l'unité transcendante des traditions.
Je disais simplement "qu'il était possible" que celà se soit passé ainsi au début du XVIII° siècle. Toutes les religions sont des syncrétismes, l'enseignement de Pythagore aussi. Ce qui est important pour une religion est de savoir si son "noyau ésotérique" est encore vivant et actif.
Des "noyaux" endormis ont parfois été réactivés quand cela était nécessaire bien que cela provoqua le plus souvent la naissance d'une nouvelle religion quand la "réforme" était rejetée par ceux qui détenaient le pouvoir dans la "moribonde".
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Dim 12 Fév 2006 - 20:19

Suibhne a écrit:
Les Femiah (ceux qui perçoivent) étaient des groupes soufis très actifs en Sicile et en Espagne au XV° siècle, ils faisaient remonter leur origine à Bayazid Bistami.
Ca me dit vaguement quelque chose, en effet, mais j'avais oublié ce nom.

Citation :
- Louis-Claude de Saint-Martin a été disciple de Martinez de Pasqually...
C'est exact, mais le Martinisme est la doctrine construite par Saint-Martin, et non celle de Martinez de Pasqually. Bien sûr, il y a beaucoup de points communs entre les deux, mais aussi des différences.

Citation :
- Le Sepher Yetzirah est un commentaire ésotérique de certains aspects du Sepher ha Zohar, il n'est pas reconnu par l'orthodoxie hébraïque, tout comme la Kaballe médiévale qui est un syncrétisme néo-platonicien.
Oui, absolument.

Citation :
Je disais simplement "qu'il était possible" que celà se soit passé ainsi au début du XVIII° siècle. Toutes les religions sont des syncrétismes, l'enseignement de Pythagore aussi. Ce qui est important pour une religion est de savoir si son "noyau ésotérique" est encore vivant et actif.
Des "noyaux" endormis ont parfois été réactivés quand cela était nécessaire bien que cela provoqua le plus souvent la naissance d'une nouvelle religion quand la "réforme" était rejetée par ceux qui détenaient le pouvoir dans la "moribonde".
Je ne crois pas que toutes les religions soient des syncrétismes, mais notre désaccord à ce point de vue résulte certainement de la définition des mots. Le "syncrétisme", défini par Guénon, est la combinaison d'éléments disparates provenant de traditions différentes, sans compréhension supérieure de l'unité transcendante de ces traditions. Guénon appelle "synthèse" la reformulation de la vérité, parfois au moyen d'éléments hérités de plusieurs traditions, ce qui peut ressembler au syncrétisme, mais n'en est pas.

Question : par qui peut être "réactivé" un noyau endormi, qui a perdu sa filiation traditionnelle ?
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Lun 13 Fév 2006 - 15:55

Fergus a écrit:

Question : par qui peut être "réactivé" un noyau endormi, qui a perdu sa filiation traditionnelle ?

"Cela m'est facile" disait Khulhwch à Yspaddaden face à ses demandes exorbitantes.
Seul un véritable maître peut le faire, en accord avec ses pairs et leur Maître, s'il est "vu" que cela peut être utile et efficace pour la préservation du Dessein. Les traditions sont les petites soeurs de la Tradition qui peut "s'habiller" de multiples manières suivant le but à atteindre.
Mais il faut que le "terreau" soit propice au travail du jardinier et aussi penser à que toutes les "plantations" adéquates fleurissent, pollinisent puis meurent et se dessèchent ; reste... la religion...
Ainsi va la Tradition de jardins en jardins.
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Lun 13 Fév 2006 - 18:36

Nous sommes d'accord. Je poursuis donc mon questionnement exorbitant. Quel "véritable maître" aurait "réactivé" la tradition celtique au début du XVIII° s. ? Toland ?
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Lun 13 Fév 2006 - 19:35

Je parlais d'une possibilité de "rénovation" conduite par un petit groupe "à l'intérieur" d'une manifestation à tendance exotérique. Toland et Iolo en seraient les "éléments émergeants".
Mais je n'y crois guère...
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mar 14 Fév 2006 - 17:06

Il me semble devoir compléter mon dernier message un peu "éliptique".
L'impact d'un accord avec la tradition est visible en ses effets dans le temps, comme par exemple dès le 10° siècle l'effort conjoint de multiples traditions pour bâtir les cathédrales. Ces "miracles de pierre" qui n'auraient pu être sans les Forestiers qui construisaient en bois une "nef inversée" pour porter la construction jusqu'à la clé de voûte. Alliances de savoirs donc même s'il ne reste que la pierre.
Autre point : La Tradition travaille avec des "groupes" où l'individualité s'estompe et se plie au bien commun. Parfois une individualité "s'échappe" parce qu'elle "a un message pour le monde". Signe que le travail sur cette personne n'était pas terminé. Ce ne sont pas des "éléments émergeants" de la Tradition, ce sont des autoproclamations d'un savoir imparfait, d'un noviciat interrompu.
Autre point : La Tradition est reliante, elle lie les individualités en faisceau pour le bien commun. Elle ne cultive pas le secret pour le secret, Elle est simplement parfois prudente vis à vis de contextes politiques inquisitoriaux mais Elle fait en sorte que les chercheurs sincères trouvent les informations nécessaires au moment où ils en ont besoin.
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mer 15 Fév 2006 - 12:27

Je ne peux que souscrire à ton dernier message.

Suibhne a écrit:
L'impact d'un accord avec la tradition est visible en ses effets dans le temps
A mon sens, l'extrême division qui règne dans le monde néo-druidique, les discours de haine qui en proviennent parfois, et l'absence très fréquente de profondeur qui en émane, laissent mal augurer d'un éventuel "accord avec la Tradition".
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MessageSujet: Re: La Transmission Traditionnelle   Mer 15 Fév 2006 - 16:24

Le but de cette phrase était effectivement en ce sens mais je laissais à chacun l'opportunité de la concrétiser dans un sens ou dans l'autre, ce qui se fera aussi...
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