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 La Survivance du Druidisme

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Auetos
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MessageSujet: La Survivance du Druidisme   Lun 3 Juil 2006 - 17:53

... à l'époque gallo-romaine

Citation :
par Gérard Coulon

En l’espace de deux générations, trois empereurs romains, Auguste, Tibère et Claude interdisent les druides et abolissent le druidisme. Pourtant, en dépit de cet interdit, on rencontre encore, tout au long de la période gallo-romaine, la mention de druides. Et quand bien même ces allusions demeurent rares et sporadiques, elles invitent à réfléchir sur le destin de cette classe d’hommes.


> L’abolition des druides

Il aura donc fallu les décrets de trois empereurs romains pour venir à bout de ces prêtres et de leurs doctrines. C’est dire combien la résistance fut vive, combien grande était leur puissance et combien les populations restaient attachées à leur croyances. On peut d’ailleurs observer que les mesures d’interdiction allèrent crescendo. D’abord réservées aux seuls citoyens, elles furent étendues à l’ensemble du corps sacerdotal avant que Claude parachève l’œuvre d’abolition. Si l’on en croit les textes, les raisons invoquées pour justifier cette interdiction tiennent à leur barbarie et aux sacrifices humains.
Bien évidemment, les raisons de l’interdiction des druides tiennent davantage à leur influence politique et militaire qu’à leur cruauté en matière religieuse. Quoi qu’il en soit, si l’on se réfère aux sources littéraires, au milieu du I° s. ap. j.c., tout paraît clair. Le temps des druides et du druidisme est révolu ! La rupture est dorénavant complète avec l’organisation sacerdotale du temps de l’indépendance. D’ailleurs, aucune inscription gallo-romaine ne mentionne de druide, aucune sépulture ne peut être attribué, ce qui accrédite l’idée de leur disparition définitive.

Pourtant, certains archéologues et historiens n’ont pas hésité à affirmer que les druides et leur doctrine s’étaient maintenus « envers et contre tout », assurant une continuité druidique tout au long de la période gallo-romaine. Et même si l’on a évoqué des persécutions, l’autorité romaine ne put jamais réduire certains « bastions du druidisme ».

Au I° siècle, alors que le rôle des druides se réduit comme peau de chagrin, quatre inscriptions font mention du gutuater, un membre du clergé gaulois. Peut-être que l’autorité romaine consentie à maintenir provisoirement cette vielle appellation gauloise afin de ménager les susceptibilités. Un peu à la manière du titre de uergobretos qui subsiste jusqu’au milieu du I° s. avant d’être rayé du vocabulaire administratif au profit des termes de praetor ou duunvir.

Mâcon, Caïus Sulpicius Gallus, « citoyen excellent et très intègre » s’est vu décerner l’érection de statues. Il a rempli toutes les charges publiques et prêtre d’Auguste, il est également gratifié du titre de gutuater du dieu Mars (C.I.L. XIII, n° 2585).

Autun, deux autels votifs sont dédiés chacun par un gutuater au dieu topique Anvallus (C.I.L. XIII, n° 11225 et 11226)

Puy-en-Velay, cette inscription associe le titre de gutuater (appliqué à un père), à celui de flamine employé pour ses deux fils, exprimant peut-être ainsi le passage d’une appellation indigène à un titre romain (C.I.L. XIII, n° 1517)


> Les résurgences du IV° siècle

Les sources littéraires, elles, font allusions à des druides tout au long de la période gallo-romaine, notamment au Bas-Empire.
Pomponius Mela, qui écrit sous Caligula et Claude, après avoir rappelé la fonction religieuse exercée « autrefois » par les druides, les décrit principalement comme les « maîtres du savoir » qui « apprennent beaucoup de choses aux représentants de la noblesse, dans le secret et sur de longues périodes, vingt ans, soit dans une grotte, soit dans des bois retirés ».

Ce texte rédigé à l’époque ou peu après l’interdiction du druidisme, dresse un constat de l’ultime manifestation de la fonction des druides. Ils ont perdu la substance de leur pouvoir et ne se consacrent plus qu’à l’enseignement. Encore sont-ils obligés d’exercer leur mission éducative secrètement, en des lieux retirés et discrets, cavernes ou forêts.

Malgré cela, le retour des druides en pleine lumière au IV° s., sous le vernis romain, atteste que les traditions gauloises ancestrales étaient demeurées intactes, vivaces et vigoureusement enracinées. Et au premier rang de celle-ci figurait le druidisme.

Comme le druide Cecillus Argicius Arborius, grand-père maternel du poète bordelais Ausone, qui vécut de 240 à 332 et mourut donc à 92 ans. Un passage des Parentalia, IV, laisse penser à l’appartenance druidique de l’aïeule : « Tu connais les nombres célestes et les astres arbitres de nos destinées ; mais tu pratiquais cette science en secret. Tu n’ignorais point l’avenir de ma vie. Tu l’avais tracé d’avance sur des tablettes scellées et tu ne le révélas jamais ».

Comme le rhéteur Attius Patera « issu d’une famille de druides Baïocasses » dont l’origine sacrée provenait du temple de Belenus. Ou à l’Armoricain Phoebicius, grammairien, gardien du temple de Belenus, qui obtint une charge de professeur à Bordeaux.

Cette « réapparition des druides » sous la forme d’enseignants ou de voyants, c’est-à-dire sous un aspect des prêtres philosophes d’avant la conquête, n’est pas un fait isolé. Il est en effet un autre domaine où se manifeste cette résurgence gauloise … Dans le domaine religieux.

Bref, si les druides et le druidisme ont été peu à peu effacés par l’autorité romaine, force est de constater que leur présence s’est maintenue tout au long de la période gallo-romaine.


puis vint la persécution chrétienne


Citation :
par Ramsay MacMullen

> La persécution chrétienne

La conversion de Constantin en 312 avait eu des conséquences presque immédiates : légitimités accordée à l’église avec d’autres grandes faveurs et privilèges, accompagnée, sous ce monarque comme sous ses fils, d’une hostilité croissante envers les vieilles organisations et institutions religieuses.
Une génération plus tard, Théodose promulgua des lois antipaïennes sévères et ordonna la destruction du fameux sanctuaire de Sérapis à Alexandrie. A la même époque dans la moitié de langue latine, après l’échec de Symmaque dans sa polémique avec Ambroise, Eugène mit sa cause à l’épreuve ; sa défaite montra à tout le monde l’ascendant de la religion chrétienne en Italie. En Afrique, cinq ans plus tard, les comtes Gaudentius et Jovius renversèrent en un seul jour « les temples des faux dieux et brisèrent leurs idoles ». Un synode réuni à Carthage réclama une intervention plus énergique de l’empereur, et il fut entendu. Partout, « la puissance irrésistible des empereurs romains se manifesta dans l’importante et dangereuse opération de changer la religion nationale » (E. Gibbon)

A première vue, après Constantin rien d’autre ne compta que la nouvelle religion triomphante. « L’Empire romain » était alors devenu « l’Empire chrétien ». Les païens étaient vaincus dès la fin du IV° s. et tous avaient été convertis … En réalité, c’était loin d’être vrai.

Nous pouvons remarquer qu’après 312 et même après 400, et pour bien des siècles encore, malgré l’acharnement du nouveau clergé à la destruction, les vieilles pratiques occupaient encore une partie du terrain et s’entêtaient à vivre.

Après avoir été reconnus religion d’état sous Constantin et avoir acquis la mainmise sur le pouvoir laïque en occupants les postes les plus importants de l’administration, les chrétiens, désormais en position de force, n’accordaient aucun répit. Jamais ! Tant que des mécréants s’accrochaient à leurs anciennes coutumes, les « bons croyants » devaient accomplir les commandements divins :
« Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs monuments, vous abattrez leurs bosquets […] parce que l’Eternel a nom Jaloux, c’est un dieu jaloux ! » (Exode, XXXIV, 13-14)

« Il reste fort peu à faire pour que, grâce à vos lois, le Diable gise terrassé de fond en comble, pour que la contagion mortelle de l’idolâtrie soit détruite et anéantie […] Destruction de l’idolâtrie, ruine des temples païens : telle est l’œuvre que la bonté divine du Christ a réservé à vos mains. » (Firmicus Maternus exhortant les empereurs en 346)

« Otez, ôtez sans hésiter, très saints empereurs, les ornements de vos temples […] Mais à vous aussi, très saints empereurs, l’obligation est imposés de sévir contre ce fléau et de le réprimer. La loi du dieu suprême prescrit à votre sévérité de poursuivre le crime d’idolâtrie par tous les moyens. Apprenez et confiez au dépôt de vos saintes intelligences ce que Dieu ordonne au sujet de ce crime. » (Et Firmicus de citer le Deutéronome, XIII, 6-9) « Si ton frère te sollicite, ou ton fils, ou ton épouse […] et te dit en secret : « Allons et servons d’autres dieux » […] ta main sera des premières à se lever sur lui pour le tuer. »

Malgré tout, les païens dansaient dans les rues, nous dit Augustin ; au théâtre, ils riaient fort aux parodies de la communion et du martyre ; ils se défendaient par des lettres ouvertes et des discours, ils allaient même au tribunal faire valoir leurs droits – tout cela en plein V° siècle – Quant, les rites ou les maisons de leurs dieux étaient physiquement attaqués, ils frappaient leurs agresseurs à coups de bâtons et en tuaient certains, avant 400 comme après. Ainsi l’impératif auquel Augustin et d’autres chefs de l’Eglise obéissaient : « extirper complètement tout culte différent du leur », devait recourir aux armes.

Rassemblée pour une fête sur la place de l’église, la population d’un village écoute l’évêque debout sur les marches leur dire d’un ton patelin : « Assez de vos superstitions ridicules, ignobles et criminelles ! … ». Dans l’assistance, un homme répond : « Romain, tu auras beau nous réprimander tant que tu voudras, tu ne réussira jamais à extirper nos coutumes. Nous accomplissons nos rites comme nous l’avons toujours fait, et nous nous réunirons toujours pour cela ; et aucun homme n’interdira jamais ces fêtes anciennes qui nous sont chères. »

A la fin du IV° siècle, les évêques firent appel à la troupe dans différents endroits. Les temps étaient devenus nettement plus difficiles, pour les gens qui persistaient dans la religion de leurs pères. L’autocratie intolérante des empereurs donnait toujours plus de publicité à des châtiments cruels pour contrebalancer la vénalité et le favoritisme irrémédiables de ses serviteurs. L’Eglise disposait donc de moyens de persécution plus sévères.
C’était particulièrement vrai sous Justinien (527-565). Au cours de son règne très long, ce monarque énergique jusqu’à la brutalité poursuivit l’uniformité religieuse comme personne auparavant. « Ce ne lui semblait pas un homicide si ceux qui périssaient n’étaient pas de la même foi que lui ». Il pouvait faire mutiler ceux avec qui il n’était pas d’accord, lorsqu’il ne les faisait pas décapiter ou crucifier ; et parmi un certain nombre de païens qui échappèrent au baptême par le suicide, il en est au moins un qu’il poursuivit jusqu’à la tombe et fit ensevelir comme un animal ; les apostats, disait-il, devaient être exécutés.
Les persécutions arrivaient par vagues : vers le début de son règne, puis en 545-546 et en 562, et tout à la fin : « il y eut une grande persécution de païens et beaucoup perdirent tous leurs biens […]. Ce fut une époque de grande terreur […] avec un délai de trois mois pour se convertir ». On envoyait des troupes détruire les temples les plus reculés encore en activité ; dans le centre de l’Empire, « un grand nombre [d’envoyés], s’étant rendus en tous lieux, essayaient de forcer ceux qu’ils rencontraient à abandonner leurs croyances ancestrales. Et comme cela parut sacrilège aux paysans, tous décidèrent de s’opposer à ceux qui l’ordonnaient. Aussi beaucoup étaient mis à mort par les soldats et beaucoup se tuèrent eux-mêmes. Alors que la majorité d’entre eux, quittant leur région natale, prenaient la fuite … » « Ensuite, c’est sur ceux qu’on appelait les Hellènes qu’il faisait venir la persécution […]. Mais ceux d’entre eux qui décidèrent d’adopter en paroles le nom de chrétiens pour s’éviter les maux présents, ceux-là même, peu après, étaient pris en flagrant délit de libations, de sacrifices et d’autres pratiques impies ».

Les persécutions connurent une brève accalmie après la mort de Justinien.

Tibère II (578-582) était cependant bien décidé à reprendre vigoureusement le flambeau, et son règne se termina comme il avait commencé, par une violente campagne contre le paganisme qui se prolongea sous le règne de Maurice (582-602).

La décision de pratiquer la religion ancestrale était certainement devenue pour les non-chrétiens chose assez dangereuse, dès le milieu du IV° s. dans certaines villes et dès le milieu du V° s. dans la plupart.

Après les villes, vint le tour des campagnes. L’Eglise, urbaine, se souciait peu ou rarement de la campagne. Voilà pourquoi les persécutions ne les touchèrent qu’assez tard.
La cible n’était pas facile à atteindre. Loin des villes, la religiosité était aussi diffuse que la population elle-même. Les « druides » ou leurs successeurs, thaumaturges, détenteurs des bons pouvoirs, guérisseurs, voyants, etc. n’avaient pas d’installations particulières, pas de maison sacrée. Néanmoins, chacun savait qui ils étaient et les consultait selon ses besoins.
Les campagnards n’avaient pas les mêmes besoins que les citadins : le temps, par exemple, qui réglait leurs vies. Il était courant aussi d’adresser une prière sous la forme d’un ruban noué à un arbre, ou de rendre un culte aux grands monarques de la forêt ou aux divinités des bosquets.
Les rubans et le culte des arbres furent interdites par la loi au IV° s., puis par le pape Grégoire dans les années 590 ; elles firent l’objets de prédications épiscopales répétées jusqu’au VI° s., ainsi que d’attaques physiques répétées par des prêtres et des moines fanatiques durant toute la seconde moitié du VII° s., elles furent déclarées païennes par les conciles d’Occident encore au X° s. Elles s’avérèrent pourtant presque indestructibles.
Contrairement aux arbres, les sommets des hauteurs n’ont pas physiquement disparu, si bien que l’archéologie vient parfois au secours des textes qui mentionnent leurs petits sanctuaires ou leurs autels. De la même façon, nous connaissons l’existence de sanctuaires à vocation thérapeutique situés au bord de lacs, d’étangs et de sources, parfois thermales. Avant 400, des masses de pèlerins firent la renommée et la richesse du sanctuaire des sources de la Seine.

Pour y mettre un terme, un ascète chrétien pouvait simplement les maudire et les assécher ; une prière suffisait à d’autres pour raser un temple ou détruire une statue de culte. Mais cet expédient n’était pas toujours possible, et il fallait avoir recours à des « pouvoirs » purement humains.


...nous connaissons, malheureusement la suite !

Mais les druides, malgré ces atroces répressions, avaient-ils pour autant disparus corps et âme ?

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 17 Sep 2006 - 1:41

Sans compter la dernière grande persécution qui dû donner un coup fatal aux survivances des croyances celtes: Au IXe siècle Charlemagne procéda à la destruction d'innombrables menhirs, dolmens, cromlech, sur l'ensemble de son territoire. Ces pierres levées attiraient encore trop les foules (pour des rituels païens) ce qui n'était pas pour plaire aux autorités chrétiennes locales. C'est ainsi que l'on ne trouve plus que très peu de mégalithes en France sauf en Bretagne qui à l'époque n'était pas sous domination carolingienne... Charlemagne fit la chasse à ces croyances qui probablement à l'époque devaient être un beau mélange hététoclite de croyances celtes, romaines et germaniques...
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 13 Jan 2007 - 15:18

Puis ce fut la grande nuit … Plus rien … Et le 24 juin 1717, à la taverne « L’oie et le Grill » de Londres la Grande Loge maçonnique spéculative d’Angleterre fut constitué avec le concours de francs-maçons de quatre loges londoniennes.

A quelque temps de là, très exactement, le 22 septembre 1717, donc la même année mais trois ans plus tard, le libre-penseur irlandais John Toland réunissait à la « Taverne du Pommier », à Londres également, les délégués de dix comtés du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande ainsi que des délégués de Bretagne armoricaine dans le but de constituer une fédération des « Bosquets » de l’Ancient Druid Order, l’Ancien Ordre des Druides.

Ces deux assemblées historiques ne sont pas sans autre concordance, fortuite ou voulue. En effet, les quatre loges de Londres représentées à la fondation de la Grande Loge d’Angleterre, étaient les quatre loges des quatre tavernes suivantes :
- The Goose and Gridiron (L’Oie et le Grill)
- The Crown Ale House (La Brasserie de la Couronne)
- The Apple Tree Tavern (La Taverne du Pommier)
- The Rummer and Grapes (Le Grand Verre et les Raisins)

Or, « La Taverne du Pommier » était aussi précisément le lieu même de l’assemblée druidique réunie sur l’initiative de John Toland ce 22 septembre 1717

Alors ? …

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 13 Jan 2007 - 17:51

Auetos a écrit:
Alors ? …
Euh... Alors quoi ? Je ne vois pas le rapport entre la franc-maçonnerie et le druidisme... Il peut y avoir eu éventuellement des rapports entre la franc-maçonnerie anglais et le néo-druidisme romantique mais il ne faut pas confondre néo-druidisme romantique et druidisme antique.
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 13 Jan 2007 - 19:00

Alors je me demandais si, par l’intermédiaire d’une quelconque société secrète initiatique, il n’y avait pas eu survivance du druidisme jusqu’à ce « réveil », comme cela semble être la constance de certains groupes (néo)druidiques.

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 14 Jan 2007 - 4:08

Il est improbable qu'une ancienne religion ai pu perdurer même via des sociétés secrètes jusqu'à nos jours... Et même si ça avait été le cas, les concepts de cette antique religion aurait irrémédiablement reçus les influences d'autres religions et cultures car en 2000 ans il s'en passe des choses et les idées évolues.

Le néo-druidisme a surtout été inspiré et nourris par le romantisme du XIXème siècle. Les soit-disants écrits du barde Ossian (qui se sont avérés plus tard être des faux) ont également largement influencés le néo-druidisme. Il ne doit en fait rester que bien peu de choses des anciennes croyances de nos ancêtres celtes dans le néo-druidisme actuel. Celà ne signifie pas pour autant que le néo-druidisme est mauvais. Il a ses idées, ses concepts, qui lui sont propres. C'est également le résultat d'un rejet du monothéïsme considéré parfois comme trop pervers par certains côtés. Certains ont donc voulu revenir à la religion de nos ancêtres avec les idéaux du romantique du XIXème... le mythe du bon sauvage et le retour à la Nature.
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Fergus



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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mar 6 Fév 2007 - 12:27

Bonne question de fond, et bon débat.

Il est hautement improbable que, pendant plus de 1000 ans, un ordre druidique clandestin se soit perpétué en dehors du christianisme. Il est également très improbable que des druides se soient convertis au christianisme en apparence seulement, pour transmettre au sein des ordres monastiques une doctrine secrète et hérétique du point de vue chrétien.

En revanche, il est indéniable que les églises chrétiennes ont adopté des thèmes culturels, mystiques, mythiques, cosmologiques aux cultures où elles s'implantaient, dans la mesure où ces thèmes ne contrevenaient pas aux principes fondamentaux du christianisme. En général, les anti-chrétiens d'aujourd'hui dénoncent ce fait comme une hypocrisie, alors qu'en réalité, il s'agit d'une attitude de sagesse et de connaissance. Le Christ a dit : "Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir". Bien sûr, il parlait de la Loi juive. Mais cette phrase peut s'appliquer à toutes les cultures où s'implanta le christianisme.

Il résulte de cela que, dans le domaine celtique, une partie de ce qui constituait le "druidisme" a bien disparu - les rites, les sacrifices qui, évidemment, sont contraires aux principes fondamentaux du christianisme, qui a remplacé une fois pour toute le sacrifice rituel par le sacrifice du Christ. Mais aussi qu'une autre partie de la connaissance des druides s'est fondu dans le christianisme. C'est particulièrement frappant en Irlande, où il n'y eut pas la parenthèse romaine, plus destructrice que le christianisme. Mais c'est vrai aussi en Gaule. A partir de la christianisation, de nombreux mythes, "mystères" et savoirs d'origine celtiques se sont transmis dans le cadre des églises chrétiennes - même de l'église de Gaule -, et dans le cadre de la société médiévale en général. Je pense aux nombreuses initiations médiévales, artisanales et chevaleresques par exemple, aux sciences sacrées diverses de l'époque, à l'architecture, etc.

Mais au cours du temps, pour des raisons compliquées, ces savoirs ésotériques, symboliques, sacrés, ont commencé à être "mal vus" des pouvoirs officiels - je veux dire exotériques. La chute du Temple est le signe du début du déséquilibre en Occident, et de la fin de la civilisation traditionnelle occidentale. Dès lors, tout ce que l'Occident compte de savoirs, de chercheurs, d'initiés, vont trouver refuge dans l'unique corps encore à l'abri des pouvoirs : les francs-métiers, et en particulier les métiers du bâtiment. Il est flagrant de constater que c'est là que se réfugieront les hermétistes et alchimistes, les héritiers de la chevalerie traditionnelle non inféodée à Rome, et plus tard les Rose+Croix, finiront tous par intégrer, en Angleterre, la franc-maçonnerie encore opérative, puis spéculative.

Il est parfaitement exact que les "néo-druides" qui apparaissent au grand jour en Angleterre en 1717, en même temps et au même endroit que la franc-maçonnerie moderne, ne détenaient pas les connaissances des druides antiques, et que leur "néo-druidisme" est un romantisme sans rapport avec le druidisme d'il y a 2000 ans.

Mais, d'un point de vue guénonien, l'essentiel est que l'essence de l'initiation celtique gise comme "en puissance" dans le cadre de l'ésotérisme chrétien, ce qui est le cas en réalité. Tout le reste - connaissances, cosmologie, sciences sacrées - est contenu dans les mythes et les données objectives qui nous sont parvenus.

C'est pourquoi, si la filiation des druides en tant que telle est bel et bien morte depuis des siècles, en revanche l'initiation existe, l'initiation celtique est contenue dans l'ésotérisme chrétien, qui est aujourd'hui synonyme de franc-maçonnerie.

Bien évidemment, la franc-maçonnerie contemporaine est très diverse, et présente des dérives importantes, du point de vue traditionnel. Je pense en particulier aux tendances politico-sociales, devenues presque inconscientes de leur propre symbolisme (encore qu'aujourd'hui, même le Grand Orient de France connaît un certain "retour aux sources" symboliques), ainsi qu'aux crispations sur la notion de régularité, qui conduit certaines obédiences à chercher à n'importe quel prix la reconnaissance de l'Eglise romaine... Il n'en reste pas moins vrai que plusieurs obédiences, tant en France qu'ailleurs, travaillent uniquement sur le symbolisme et le contenu spirituel des rites, et effectuent des recherches sérieuses sur les spiritualités occidentales ou autres. C'est ici que gisent, à mon avis, les meilleures chances de compréhension et de revivification de l'essence de la tradition celtique.

Tout un travail d'exégèse et de synthèse reste à faire pour la forme. C'est un des axes de ma propre démarche, et je suis prêt à en discuter avec toutes les personnes sincères.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mar 6 Fév 2007 - 19:35

Je suis d'accord avec Fergus... l'influence du druidisme sur le catholicisme est indéniable. Cultes des Saints, récupérations d'anciens lieux de cultes (temples païens), sources sacrés, et même récupération de certains dieux... tels que Taranis/Thor/Donar que l'on retrouve en St Michel et St Georges, la déesse mère d'Ana qui correspond à la grand mère du Christ: Anne, St Cornély qui correspond à Cernunos, etc...

J'ai un article où je parle un peu de celà:
http://skipp.perso.cegetel.net/zetet/diabolos/diabolos.htm
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mer 7 Fév 2007 - 17:52

Fergus a écrit:
C'est pourquoi, si la filiation des druides en tant que telle est bel et bien morte depuis des siècles, en revanche l'initiation existe, l'initiation celtique est contenue dans l'ésotérisme chrétien, qui est aujourd'hui synonyme de franc-maçonnerie […] Il n'en reste pas moins vrai que plusieurs obédiences, tant en France qu'ailleurs, travaillent uniquement sur le symbolisme et le contenu spirituel des rites, et effectuent des recherches sérieuses sur les spiritualités occidentales ou autres. C'est ici que gisent, à mon avis, les meilleures chances de compréhension et de revivification de l'essence de la tradition celtique.

… je suis prêt à en discuter avec toutes les personnes sincères.

Sache que suis prêt à te suivre dans ta démarche.
 
D’ailleurs, un des proches collaborateurs de René Guénon, le Dr Probst-Biraben, qui fut rédacteur des « Etudes Traditionnelles », puis de la revue « Le Symbolisme » n’a-t-il pas écrit, en 1952, dans un article publié dans cette dernière parution, qu’à travers les antiques courants initiatiques auxquels la Maçonnerie était redevable, l’apport celtique apparaissait beaucoup plus grand qu’on ne pourrait le penser après examen superficiel.

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mer 7 Fév 2007 - 23:03

C'est très clair, et une démarche maçonnique personnelle ne fait que confirmer ceci.

Je rappelle ce que disait le Pr Guyonvarc'h dans son article "L'initiation celtique", paru dans la revue Connaissance des Religions :
Citation :
L'initiation celtique la plus mystérieuse est l'initiation artisanale. C'est d'elle que nous vient, très probablement, et presque certainement en ligne droite la franc-maçonnerie écossaise, mélange, du fait de l'époque à laquelle elle apparaît, d'initiation guerrière et artisanale ("l'art royal" dont il est si souvent question chez René Guénon), avec le passage, insolite en terre celtique, du bois à la pierre comme matériau de base. Mais cette initiation artisanale ne nous est pas décrite. On se doute cependant en quoi elle consistait à l'origine : l'obtention d'un degré extraordinaire de capacité créatrice et réalisatrice dans le travail du bois et du métal, avec toute la réflexion inhérente au symbolisme de ce travail.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Jeu 8 Fév 2007 - 19:20

Il apparaît intéressant d’éclairer de notre point de vue ce qui, dans la Maçonnerie a quelque motif de contenir une partie de la mémoire et de la sapience druidiques, à travers ses rites et ses symboles.

Notre travail est de retrouver la substantifique moëlle du courant initiatique celtique dont les mythes, rites et symboles ont bien longtemps été surchargés d’apparences exotiques.

Allons-y !

L’initiation

Tous les rites initiatiques, s’insèrent dans un schéma cohérent et constituent un cas particulier des « Rites de passage », dont l’importance a été soulignée par le grand folkloriste Arnold Van Gennep :

a) mort a la vie profane et naissance à la vie initiatique (lumière), ce qui nous amènera à évoquer quelques mythes celtiques de l’Au-delà : on notera que pour les Celtes, la mort n’était pas un anéantissement – comme pour les Gréco-Romains – mais un simple « passage » d’un état à un autre.

b) transmission de l’esprit de l’ordre (consécration), où nous insisterons sur les rites d’agrégation à certaines organisations celtiques fermées (initiations guerrières surtout, car nous sommes mal renseignés sur l’initiation druidique).

Les druides en effet, ne livraient pas au vulgaire toute leur science, ils la gardaient au contraire presque exclusivement pour eux et leurs adeptes
« L’homme de la foule ne recevra pas la connaissance », dixit Taliesin, de même il rappelle la nécessité du silence « je suis un barde, je ne divulgue pas les secrets aux esclaves ». Et le Dialogue des deux sages (Immacallam in dà thuarad), en donne une justification « le sage est un reproche pour tout ignorant ».

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Jeu 8 Fév 2007 - 22:46

Auetos,

Il est clair à mes yeux que l'initiation se vit, elle ne se raconte pas. Tu pourras lire tous les rituels maçonniques, hindous, cheyennes ou aborigènes, tu n'auras rien obtenu que du "savoir", et surtout pas la "Connaissance". Il est donc inutile de chercher de manière profane ce qui, dans la Maçonnerie, peut provenir d'un fond celtique. Ceci n'a qu'un intérêt historique. D'ailleurs, il se peut qu'aucune forme rituelle, ou presque, dans les rites maçonniques, ne soit d'origine celtique. Ce la n'a aucune importance. Ce qui est important, c'est d'accomplir un vrai chemin initiatique, authentique, transformant, qui permettra de comprendre la tradition celtique - comme toute autre tradition. Ceci ne peut se faire que dans une organisation initiatique régulière. Je t'invite à lire - ou relire - les Aperçus sur l'Initiation, de René Guénon.
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 10 Fév 2007 - 13:25

Je suis bien d’accord avec toi quand tu dis que l’initiation doit se vivre dans une organisation régulière … c’est, je suppose, ce que nous essayons tous de faire en demandant de recevoir la lumière qui nous permettra de voir * avant d’arriver dans le mediolànon.

Par contre je trouve, pour ma part, intéressant de rechercher ce qui dans la Maçonnerie peut-être d’origine druidique, comme par exemple les Trois, Cinq et Sept.

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Fergus



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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 10 Fév 2007 - 18:39

Bien qu'on trouve partout et facilement tous les rituels maçonniques, je te rappelle que tout maçon prête serment.

Extrait du serment au Rite Ecossais Rectifié :
Citation :
je promets... de ne jamais révéler aucun des Mystères, secrets et symboles de la Franc-Maçonnerie, de quelque manière que ce puisse être, et de n’en parler à aucun homme que je n’aurai pas reconnu pour un vrai et fidèle maçon.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Sam 10 Fév 2007 - 23:26

Bonsoir,

Auetos a écrit:
Par contre je trouve, pour ma part, intéressant de rechercher ce qui dans la Maçonnerie peut-être d’origine druidique, comme par exemple les Trois, Cinq et Sept.

Bien sûr. N'oubliez pas que de nombreux maçons ont intégré et intègrent encore des collèges Druidiques ou druidisants. Ils furents nombreux dans la "Kenvreuriezh Prederouriel an Drouized" -( Confraternité Philosophique des Druides de Bretagne, à Nantes). D'autre part, certains druides ont été acceptés comme tels dans certaines loges et reconnus avec le grade de Maître. Il paraît que les premiers viennent rechercher chez les druides des éléments de spiritualité qui leur font défaut ?!?
Ce qui reviendrait à dire que, si les néo-druides ont perdu la quasi totalité de l'ancien savoir, il leur resterait plus encore que les héritiers de Salomon...Ou sont-ce les clichés qui perdurent et les attirent.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 11:19

skindianat a écrit:
Bonsoir,
(...) D'autre part, certains druides ont été acceptés comme tels dans certaines loges et reconnus avec le grade de Maître. Il paraît que les premiers viennent rechercher chez les druides des éléments de spiritualité qui leur font défaut ?!?
Ce qui reviendrait à dire que, si les néo-druides ont perdu la quasi totalité de l'ancien savoir, il leur resterait plus encore que les héritiers de Salomon...Ou sont-ce les clichés qui perdurent et les attirent.

Laughing Laughing Laughing
Il est impossible d'intégrer une Loge sans passer par l'initiation, donc le grade d'Apprenti, puis celui de Compagnon et enfin l'élévation au grade de Maître. Même si, aux USA par exemple, on peut "acheter" les trois grades en une seule journée.

Comme je le disais plus haut, il y a beaucoup de déviance dans la FM, mais il y a aussi des Loges où un travail sérieux et profond est effectué. Les "héritiers de Salomon", comme tu dis, possèdent tous les outils d'une véritable spiritualité. A eux de la vivre, ou non. Ils n'ont nul besoin d'aller chercher ailleurs. Ta remarque montre ta méconnaissance des règles de l'initiation en général, et de la FM en particulier.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 12:05

Fergus a écrit:
Même si, aux USA par exemple, on peut "acheter" les trois grades en une seule journée.
ça ne m'étonne même pas des amérloques... Neutral
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 12:45

Fergus a écrit:
… je te rappelle que tout maçon prête serment.

Cela aussi je le sais …
Mais la loi du silence, ne nous empêche pas de discuter sur la survivance du Druidisme dans la Maçonnerie, si ?
 
 
skindianat a écrit:
Il paraît que les premiers viennent rechercher chez les druides des éléments de spiritualité qui leur font défaut ?!?
Ce qui reviendrait à dire que, si les néo-druides ont perdu la quasi totalité de l'ancien savoir, il leur resterait plus encore que les héritiers de Salomon...Ou sont-ce les clichés qui perdurent et les attirent.

Je veux bien croire que les maçons viennent rechercher dans les obédiences druidiques la spiritualité qui aujourd’hui peut leurs faire défaut, par contre je ne pense pas que ce soit les clichés obsolètes du siècle dernier qui les attirent, du moins je l’espère.

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 13:30

Très honnêtement, si "des maçons viennent rechercher dans les obédiences druidiques la spiritualité qui aujourd’hui peut leurs faire défaut", alors ce sont de bien piètres maçons, puisqu'ils ne sauraient même pas voir ce qu'il y a sous leur nez...

La FM est un ésotérisme, qui dépasse les limitations de tous les exotérismes (lire, relire et rerelire René Guénon). Le propre de tout ésotérisme est d'avoir conscience, dans sa profondeur, de l'équivalence de toutes les traditions authentiques. Y compris celles qui, extérieurement, historiquement, ne nous "plaisent pas". Tant qu'on reste enfermé dans l'historique, dans les passions identitaires, on est encore dans l'exotérique.

Etre FM, c'est pratiquer la tolérance, non pas comme une consigne morale, mais comme une conséquence naturelle de son point de vue ésotérique.

Le néo-druidisme est-il, selon vous, un ésotérisme ? Un exotérisme ? Les deux ?
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 13:32

Auetos a écrit:

Mais la loi du silence, ne nous empêche pas de discuter sur la survivance du Druidisme dans la Maçonnerie, si ?

A partir de quoi ?
Nos connaissances historiques sur l'origine de la FM sont très pauvres.

En revanche, l'étude des "symboles et mystères" montre beaucoup de choses intéressantes. Mais c'est justement de cela que je ne discuterai pas en public...
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 15:06

D’accord avec toi, Fergus. Néanmoins, je connais des maîtres-maçons qui sont entrés en Druidisme ... Mais peut-être ne sont-ils que de piètres maçons.

Quant à la question de savoir si le néo-druidisme est exotérique, ésotérique ou les deux, et bien je te répondrais que, pour ma part, le druidisme est à deux niveaux ; un exotérique, public et un ésotérique, hermétique, réservé aux seuls initiés.

Réponse basique, certes, mais juste.

Pour le reste, le sujet est clos … Travaillons, étudions, recherchons dans le silence de notre nemeton.

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 15:17

Auetos a écrit:
D’accord avec toi, Fergus. Néanmoins, je connais des maîtres-maçons qui sont entrés en Druidisme ... Mais peut-être ne sont-ils que de piètres maçons.
Non, non, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Ce serait de piètres maçons s'ils venaient chercher dans le néo-druidisme une spiritualité qu'ils ne trouveraient pas en FM. Mais on peut, comme Maçon, aller à l'église, au temple, à la synagogue, à la mosquée, ou ailleurs. Ca ne se situe pas sur le même niveau. Je ne reproche nullement à des Maçons d'avoir une recherche spécifique dans le néo-druidisme. Et je poursuis moi-même, tu le sais bien, une réflexion sur la tradition celtique, et son intégration dans une démarche initiatique personnelle.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Dim 11 Fév 2007 - 23:38

Bonsoir FERGUS,

Je confirme que des Druides, au cours des 4 dernières décennies, ont été acceptés dans des travaux de loge avec le respect accordé aux maîtres. Mais je n'ai jamais écrit qu'ils s'étaient "convertis". C'est sans doute en partant du principe que vous même avez énoncé : "Le propre de tout ésotérisme est d'avoir conscience, dans sa profondeur, de l'équivalence de toutes les traditions authentiques. Y compris celles qui, extérieurement, historiquement, ne nous "plaisent pas"".

Fergus a écrit:
[Les "héritiers de Salomon", comme tu dis, possèdent tous les outils d'une véritable spiritualité. A eux de la vivre, ou non. Ils n'ont nul besoin d'aller chercher ailleurs. Ta remarque montre ta méconnaissance des règles de l'initiation en général, et de la FM en particulier.

N'étant pas moi même Maçon et n'ayant actuellement aucunement l'intention de m'y prêter, je ne peux pas et n'ai pas la prétention de parler ni de juger des initiations qui s'y pratiquent, tant sur le plan symbolique qu'ésotérique. Et je sais qu'aucune approche livresque de la FM ne permet de juger la FM. Et sachez encore, FERGUS, que j'ai un grand respect pour les Frères Maçons qui travaillent sincèrement.

D'autre part je ne laisserais pas dire "Ce serait de piètres maçons s'ils venaient chercher dans le néo-druidisme une spiritualité qu'ils ne trouveraient pas en FM." Outre les personnages de la confraternité en son temps, j'en ai côtoyé plus de trois récemment - dans les 3 dernières années - qui ne sont ou n'étaient ni piètres ni sots et plutôt gradés, dont un, Celui de l'Ours pour lequel j'ai un grand respect, fit éditer l'année passée un ouvrage à titre posthume sur les concordances entre FM et /I\. Ce qui n'empêche pas ce respect que je lui garde malgré ce que certains ont considéré comme un acte parjure. Il faut, FERGUS, savoir accepter que des hommes ne trouvent pas ce qu'ils cherchent en FM, comme d'autres ne trouveront jamais ce qu'ils prétendent chercher chez les "Néo-Druides". Quant à l'initiation, 1) vous ne me connaissez pas assez pour en juger, elle est individuelle et personnelle 2) c'est un sujet trop sensible pour être développé posément sur un forum. 3) René Guénon n'est pas le seul dépositaire de la filiation, de la réflexion et du savoir, même si la somme de ses travaux est inévitable pour nos études.

Auetos a écrit:
Je veux bien croire que les maçons viennent rechercher dans les obédiences druidiques la spiritualité qui aujourd’hui peut leurs faire défaut, par contre je ne pense pas que ce soit les clichés obsolètes du siècle dernier qui les attirent, du moins je l’espère.
Bien sûr que non, ceux qui vont rechercher cette spiritualité, c'est dans l'espoir de trouver une approche dénuée de , pas du clinquant ni des formules magiques. Je pense que c'est surtout une façon d'élargir leurs outils pour comprendre voire faire le tri dans leur propre symbolisme.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Lun 12 Fév 2007 - 9:12

Globalement, je suis d'accord avec le dernier message de Skindianat.

Je connais "Celui de l'Ours", je l'ai déjà rencontré. C'est un personnage intéressant. Quel est le livre dont tu parles ? A titre posthume ? Il n'est pas mort, à ma connaissance...

Sur l'initiation : la manière dont on la vit est individuelle et personnelle. Mais l'initiation en tant que telle est tout sauf individuelle... C'est même ce qu'il y a de plus "impersonnel", au sens supérieur du terme. Il n'y a pas la moindre place pour la fantaisie individuelle, les adaptations ou modifications. Ceci est valable dans toutes les traditions.

Auetos a écrit:
Pour le reste, le sujet est clos … Travaillons, étudions, recherchons dans le silence de notre nemeton.
Ce qui n'empêche pas le dialogue. Mais pas en public, à mon avis.
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Lun 12 Fév 2007 - 15:03



Héritage oublié des druides, Compagnonage et franc-maçonnerie, Arz Bro Haoned

Bien peu de compagnons et de francs-maçons ont une connaissance de la lignée dont sont issues leurs institutions. Pourtant, ils perpétuent les valeurs ancestrales enseignées par les druides, présentes tant dans le compagnonnage que dans la franc-maçonnerie de tradition. Cet ouvrage voudrait démontrer cette filiation qui a traversé les siècles et qui perdure, toujours vivante dans ces deux organisations, malgré les tourments incessants des évêques de Rome et de leurs suppôts. Pourchassés eux aussi, les druides, sans faire de bruit, ont non seulement continué d'enseigner la doctrine druidique et son ésotérisme, mais aussi transmis le sacerdoce qu'ils détiennent sans interruption depuis l'Antiquité.

182 pages - Broché - Illustrations en N & B - Éditeur : Véga - ISBN 978.2.85829.447.3 – 2006

Prix : 20.00 € soit 131.19 F

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