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 La Survivance du Druidisme

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edv
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Jeu 15 Oct 2009 - 8:15

je suis de l avis d'Eber

Lire la nature : sources, volcans lieux et entendre la voix des Dieux.

Voilà le druidisme .

Et non la recupération des endroits par une élite à leur profit.

Pour Dubicattos

certainement je connais pas autant que toi c est certain !!!
Mais jusqu à présent qu'as tu présenté à par des Compils ?
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edv
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MessageSujet: De la création d'un sanctuaire   Jeu 15 Oct 2009 - 9:48

De la création d'un sanctuaire

Nous allons prendre des exemples cathos (car on a les sources) et c'est vérifiable.

Au début 'l'endroit' est désigné par une vision, par exemple à St Anne d'Auray, un paysan (plutot un payeen) voit dans un roncier (plante druidique de liaison avec Dieu) une statue de femme à découvrir (rappel ANNE ANNA la TERRE). D'autres lieux sont des sources ou grottes avec la Dame Blanche (Lourdes) . D'autres des sources guérisseuses ou fontaines voir tout de même l"éfficacité" du phénomène .

Le terme "vision" est peut être une voyance des "Esprits de la Nature". ????

De toute façon les voyants sont trés souvent du peuple et non de l'élite (comme quoi) à part au Mont St Michel (je pencherai plutot pour Tombelaine) oû le "Crâne" se manifeste à un éveque (peut être une récupération).

Il y a plusieurs manifestations des Esprits, rassemblement du peuple, les élites (le clergé) interviennent et récupèrent le lieu. Les marchands du Temple arrivent et le lieu devient commercial et trés rentable. On assoie le système par une clôture. On délimite un carré de sécurité.

Seulement il ne se pase plus rien. Alors on travaille avec les reliques. (travail de médium entre les morts (Saints) et le clergé qui confisque le systéme à son profit).

Et les "Esprits" sans vont. Comment cantonner les "Esprits" dans un lieu ???

Peut on encager le phénoméne dans un terrain, temple, sanctuaire ou même dans son jardin comme certain le font sur ce forum ?????

Le systéme est lié au lieu mais pas seulement. Il faut très souvent de l'eau, de la piérre, des formes et une énergie (que l'on peut appeller "wouive", réseau sacré, Morgane, ect) Si on en croit les reliés, les Esprits communiquent avec le voyant à l'aide de son capital intellectuel ou religieux, c'est pourquoi les visions du 17 au 20 sont cathos et avant sont celtes, les visions sont les mêmes mais pas interprétées avec le même référenciel.

Je rappelle les fées sont une invention de deux jeunes anglaises qui ont crées des êtres avec des ailes puis photographiées ces poupées . Repris par les Studios Walt Disney (FM) et sont devenus le référenciel de la vision des Fées.

Les Fées se manifestent sous la forme de bulles énergétiques de couleur. Il est vrai que cela se vit dans la nature (je dis cela pour Dubicattos) et non dans les compliles.

Je vais stopper là mes divagations mais si vous voulez entrer en communication avec les Dieux ne restez pas des lieux "Morts".

Allez dans la nature "vivante" et non polluée par des systèmes qui vous enseignent la vérité. Vérifiez par vous même. ne prenez pas le discours des autres qui est leur expérience. En gros réliez vous ! Et comme disent les "Amériendiens Lacota" Nous sommes tous reliés.
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Jeu 15 Oct 2009 - 21:20

Je suis, par ma foi, assez d’accord avec Eber…

Je me souviens avoir vu, sur une chaîne documentaire, un superbe reportage sur l’Inde, ou nous avons pu y voir la construction d’une statue gigantesque du dieu Ganesh (à usage unique) faite de terre, et qui, à la fin du rituel fut plongée dans l’eau d’une rivière et, ainsi, fut emportée par les flots avec les diverses offrandes, et se dissolût progressivement.

De ce point de vue, je suis quelque peu d’accord avec les propos d’Eber, d’AmanCara et (une fois n’est pas coutume) avec une partie de ceux d’edv, concernant certains rites en milieu naturel.

Par contre edv (là est mon désaccord) vous ne pouvez pas affirmer que les anciens druides n’utilisèrent jamais d’enclos sacrés pour leurs cérémonies. Une telle affirmation va à l’encontre de toutes les dernières découvertes archéologiques (Gournay-sur-Aronde, Limetz, Ribemont, Montmartin, Corent, etc.). Dire le contraire est une contre vérité, voire du révisionnisme.

Hum ! Passage obligé pour la correction d'une vilaine faute

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Dernière édition par Auetos le Ven 16 Oct 2009 - 15:29, édité 1 fois
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edv
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Ven 16 Oct 2009 - 8:34

Auetos

Citation :
à l’encontre de toutes les dernières découvertes archéologiques (Gournay-sur-Aronde, Limetz, Ribemont, Montmartin, Corent, etc.).

Peux tu m indiquer les dâtes d'occupation et les rituels , tu n as jamais répondu d'ailleurs à ce sujet (période où s'entend le druidisme)

ni à l'enseignement familial ?

à ce sujet si tu as des informations sur ce qu'on nomme "la Pierre des Druides" je suis preneur
Dans le même sens le travail de l'"Oursin" ou oeil du monde.
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Auetos
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Ven 16 Oct 2009 - 16:04

maelgwen a écrit:
Bonjour ! Je m'interesse depuis plusieurs mois à la survivance du druidisme et il y a de nombreux points que je ne parviens pas à éclairer…

Après l’abolition des druides par les Romains, puis la persécution par les chrétiens, que devinrent les druides ? Avaient-ils disparu corps et âme ?
 
Là est la question !
 
Je ne le croie pas. Du moins je me plais à penser qu’ils « résistèrent ». Pas ouvertement bien sur, mais ils résistèrent. Ils persistèrent longtemps dans les campagnes, peut touchées par la nouvelle religion. Tirant gloire d’encourager et de transmettre le savoir druidique : astrologie, philosophie, médecine, sciences exactes, etc. Puis, quand la répression arriva à son apogée aussi bien dans les villes, les villages et les campagnes, ils se replièrent aux fins fonds de la sylve protectrice en attendant les jours meilleurs.
 
Alors que certains d’entre eux, pensant qu’il était plus profitable pour le maintient de leurs privilèges, de « se fondre » dans le nouveau clergé, d’autres, ceux que l’on a appelé les « Frères Feuillus », devenu les « Farfelus », adoptèrent une règle de vie ascétique, et, loin de tout, ont maintenu les anciens rites. Ils formaient des groupes dont la singularité de leur existence même leurs donnaient une certaine aura.
 
Avec l’interdiction du druidisme et des druides par les romains, puis le massacre des païens et l’abolition de leurs cultes par les chrétiens, les druides, bien que toujours présent, ne se consacrèrent plus qu’à transmettre leur savoir et leur doctrine dans le secret des lieux retirés…
 
Bien que plus personne ne puisse les reconnaître, on parlait d’eux, ils excitaient la curiosité et donnaient naissance à des récits sur leurs pouvoirs surnaturels. On les croyait capables de maîtriser les vents, d’exorciser les esprits malins, et bien d’autres prodiges.
 
Durant tout le Moyen Age et à travers les siècles les « druides » ou du moins leurs descendants, ainsi que leur culte, étaient encore et toujours bien vivant.
 
Avec la Renaissance et le XVIe s., les druides inspirèrent les auteurs écrivant lors des guerres de Religion. Deux thèmes se dégagèrent. Le premier, religieux : les druides avaient entrevu la « vraie réalité » de la Religion, ils croyaient en l’immortalité de l’âme, c’étaient aussi de « grands savants ». Second thème, plus politique : en ces anciens temps, la société était équilibrée et harmonieuse, les druides étaient les intermédiaires entre les dieux et les hommes, les garants de la tolérance, de la modération des pouvoirs, de l’amitié entre les peuples.
 
Mais c’est avec le XVIIIe s. que les druides revinrent sur le devant de la scène. Les « antiquaires » jouèrent un rôle éminent, attribuant aux druides toute une série de monuments que nous savons aujourd’hui pré- ou protohistoriques. On découvrait, on relevait, on dessinait allées couvertes, dolmens, menhirs. En Angleterre, dès le XVIIe, les mégalithes, les « cercles de pierres » avaient été attribués aux druides. Cette thèse fut reprise et « popularisée » par un antiquaire, William Stukeley, qui publia en 1740 un livre consacré à Stonehenge, puis, peu après, un autre sur Avebury. Ces « temples » étaient « rendus aux Druides [pour] promouvoir la connaissance et la pratique de l’ancienne et authentique Religion »…
 
Premier refondateur, Sean Eoghain ui Thuathallain alias John Toland (1670-1722), se rebaptisant lui-même « Janus Junius Eoganesius » … Lamentable état de l’ignorance du Celtique Ancien en ce temps là puisque Toland, malgré ses retentissements historiquement justifiés envers Rome allait utiliser le latin, langue des ennemis du Druidisme pour se forger un pseudonyme !
 
Toland était un irlandais, courageux et virulent philosophe contestataire du début du XVIIIème siècle à qui l’on attribue plus qu’on ne doit une relance « moderne » du Druidisme. Après diverses péripéties et infortunes, Toland, qui avait pris le risque alors réel de s’avérer anti-chrétien, fit la connaissance du breton-gallo des Maizeaux et ensemble ils décidèrent de faire revivre le Druidisme.
 
Si des Maizeaux se réclamait de traditions plus ou moins folkloriques bretonnes et avait été influencé par son compatriote bretonnant Pezron, un auteur de recherches sur les anciens Celtes, Toland l’avait été par John Aubrey : cet anglais était un archéologue amateur, féru de monuments mégalithiques, Stonehenge et Avebury entre autres. John Aubrey attribuait aux druides ces grands ensembles pré-celtiques. Il aurait (selon certains) animé une « clairière » druidique confidentielle « Mount Haemus Grove ». Toland, d’abord mû par son anticléricalisme viscéral, avait une considération négative envers les druides antiques traités par lui de maîtres en l’art de mener les gens par le bout du nez (the art of managing the mob which is vulgarly called leading the people by the nose…) (History of the Druids, édition posthume de 1726) – noter cette date de parution tardive et aussi postérieure de neuf ans à une réunion fondatrice (mystique selon Piggott) tenue à Primrose Hill en 1717 et datant la renaissance d’un néo-druidisme un peu organisé.
 
En fait l’ordre druidique ainsi recrée manquait de connaissance sérieuse en matière de doctrine, d’histoire et de linguistique quant au druidisme antique et ressemblait davantage à une branche pseudo-druidisante de la franc-maçonnerie britannique. Quoiqu’il en soit, ses membres allaient se réclamer du Mount Haemus Grove d’Aubrey, lointain continuateur (selon lui) du Mount Haemus Grove d’un Haymo de Faversham du XIIIème siècle.
 
NB : Un nom qui n’avait pourtant rien de celtique, cet Haemus Mons était la latinisation du nom grec Aïmos, montagne identifiée comme l’actuelle Stara Planina, le Balkan Bulgare.
 
Ce médiéval cénacle druidique tenu à Oxford et dit « grove » = « bosquet » aurait lui-même recueilli la tradition du « bosquet », collège de Cor-Emrys situé au Nord du Pays de Galles un demi-millénaire plus tôt ; celui-ci, pensait-on alors, aurait synthétisé les deux traditions druidiques insulaires : la cambrienne et l’irlandaise.
 
On voudrait bien le croire, tout en se défiant de la qualité de la transmission orale avec de tels hiatus. S’il y a du vrai, on peut quand même noter que la tradition irlandaise maintenue par les Ard Ri, dont le dernier fut Domnal hUi Nial avait des chances de n’avoir pas trop dévié de l’ancien druidisme ; lors des conquêtes goidéliques durables en Calédonies, (future Ecosse), et temporaires plus au Sud, au long de la façade Ouest de la Grande Bretagne, (future Galles), cette tradition aurait bien pu revivifier le druidisme britonnique déjà très christianisé.
 
Par contre, le chercheurs britannique du XXème siècle, Robert Graves (si contestable par ailleurs) préférait se référer à un irlandais du XVIIème siècle, Roderick O’Flaherty, lequel se réclamait de Duald Mc Firbis, barde des O’Brien, une dynastie réputée comme une pieuse conservatrice des traditions irlandaises.
 
Second refondateur : Edward Williams dit Iolo Morgannwg, né en Galles en 1747, soit vingt-cinq ans après le décès de Toland, Williams fut l’auteur des triades bardiques rédigées en gallois et en anglais publiées une première fois en 1794, ensuite retouchées et rééditées sous le titres successifs de Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain (Secrets des bardes de l’Iles de Bretagne) puis Trioedd Barddas Ynys Prydain (Triades du recueil bardique de l’Ile de Bretagne).
 
Dans celle-ci, il est fort aisé aux celtologues de constater une majorité de « forgery » tout en admettant qu’elles comportent quand même une minorité d’éléments compatibles avec ce que l’on peut déterminer du Druidisme. Malgré cela, ses triades avec ses traductions bonnes du gallois à l’anglais, et les ultérieurs honnêtes en breton mais pas tout à fait fidèles en français, sont devenues en quelque sorte le catéchisme dont se réclament certains collèges néo-druidiques.
 
Williams (disait-il) se référait à des documents écrits anciens que, malgré des demandes instantes, il n’a pas produits comme justificatifs. Il semble cependant que la partie celtique de son inspiration soit venue du barde gallois du XVIème siècle Llewelyn Sion, qui aurait lui-même recueilli des traditions bardiques bien plus anciennes.
 
On sent ainsi la foi toute relative qu’on peut accorder à cette « transmission orale ».
 
Aujourd’hui … quand est-il ?
 
Malgré le fait indéniable qu’il s’est éteint autour du VIe ou Xe siècle et que sa renaissance au XVIIIe n’est venue que brouiller les pistes peut-on véritablement dire que nous connaissons le druidisme ?
 
Bien qu’il soit toujours possible de le retracer, en partie, par les sources classiques ou mythologiques irlandaises et galloises, il n’en demeure pas moins que son image à peine perceptible se discerne avec beaucoup de peine et de misère et ce, en raison de l’épais vernis « appliqué généreusement » par les copistes chrétiens qui cherchaient à discréditer les druides. Il est tout de même possible, malgré tout, d’en dégager les grandes lignes et sa structure de base. Ceci grâce au fait que les grandes lignes par les trames mythologiques sont structurées sur les mêmes bases et prémisses que celles des traditions analogues, la védique entre autres.
 
« Racines communes, structures et panthéons semblables, l’Hindouisme et la religion celtique sont des systèmes de croyances très proches et, donc, comparables. D’Indra à Taranis, des brahmanes aux druides et des temples de Katmandou à ceux de Lousonna, la tradition indienne se révèle être une clé d’interprétation des plus intéressantes pour la compréhension des phénomènes religieux gaulois. » (Thierry Luginbühl, Hindouisme et Religion celtique)
 
« De l’Irlande à l’Inde, de la Gaule à la Grèce en passant par Rome et la Germanie, c’est tout l’ensemble de thèmes et de schèmes mythiques, de structures sociales et théologiques qui se dégage. Il n’y a pas, à proprement parler, de fait religieux qui soit absolument unique d’un bout à l’autre du domaine, mais il y a assez d’identités et de ressemblances pour que l’on compare, non pas des détails mais des séries entières de faits homologues. » (Guyonvarc’h, Christian-J., Le Roux Françoise. La civilisation celtique. Paris, Payot, 1995, p. 33)
 
Le portrait que nous obtenons est fort différent de celui qui est venu se greffer à nos consciences depuis la fin de l’époque classique (c.-à-d. après 1660). Où, les druides étaient en quelque sorte des sorciers fantasmagoriques qui n’avaient rien à faire avec le monde réel (des espèces de prototypes du Merlin en fait). C’est donc dire à quel point les druides avaient été fakirisés par les nouveaux convertis du christianisme triomphant.
 
Bref, depuis 1717, date du renouveau druidique, le druidisme a été mêlé à toutes les sauces : aux Israélites des celtomanes maçonniques, aux Atlantes de Platon, aux sorcières du Moyen Âge, aux extra-terrestres, et même aux Chamans de Sibérie.
 
Certains ont même été jusqu’à critiquer le bien-fondé de l’exercice de l’étude comparée des traditions védiques et druidiques. Leur principal argument étant que la tradition celtique est originale et unique et qu’elle se passe très bien de ce genre de comparaisons.
 
Avant d’aller plus loin, il est peut être utile de rappeler que la religion celtique est un exemple classique de religion indo-européenne et qu’elle n’a rien de chamanique, de naturaliste ou d’ésotérique comme certains ont et veulent toujours le faire croire.
 
Issu de tradition indo-européenne communes et d’une histoire assez semblable, l’Hindouisme et la religion celtique ont pour principale différence le fait que l’une s’est interrompu pendant un laps de temps, alors que l’autre n’a cessé d’être pratiquer jusqu’à nos jours. Dernière religion indo-européenne vivante, l’Hindouisme est un creuset dans lequel nous ne devons pas hésiter de puiser pour retrouver nos racines, car les similitudes conceptuelles et formelles ne manquent pas et présentent un intérêt évident pour l’interprétation des phénomènes religieux celtiques. Même si les peuples celtiques n’ont jamais eu une religion uniforme, tous paraissent avoir eu des systèmes de croyances semblables, faits de traditions indo-européennes, comme la tripartition fonctionnelle ou la suprématie de grands dieux ouraniens. Sous des noms certes souvent différents, les mêmes dieux se retrouvent de l’Irlande au Danube, les mêmes rites aussi et, sûrement, les mêmes légendes…
 
Voilà j’espère avoir répondu à vos questions.

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maelgwen



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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mar 20 Oct 2009 - 21:50

Merci Eber , ce que tu dis me semble maintenant évident , il s'agit en fait d'un faux débat et les 2 facons de pratiquer ne sont pas antagoniste je pense .

Merci aussi à Auetos qui a pris le temps de brosser un tableau historique mais en fait c'est à ce moment que surgissent mes questions :
-vous dites "durant tout le moyen-age et à travers les siecles , les druides ou du moins leurs descendants ainsi que leur culte étaient encore et toujours bien vivant" je le pense aussi et justement je cherche à retrouver les dates et les endroits ou ils apparaissent , ne devrais je pas m'interessé à la dite sorcellerie ou éventuellement des descendants de druides auraient été confondus avec les sorciéres ?
-au 16eme siecle , vous parlez de guillaume Postel et de ses homologues ? Je connais mal cette période , si vous acceptiez de développer ...
auraient ils un quelconque lien avec le druidisme , autre que politique ?
-au sujet de la réunion du druid order de 1717 , vous dites que Mr Piggott la pense "mystique" , ne vouliez vous pas dire "mythique" , à la maniére de Mr Hutton ? Que ce soit le cas ou pas , qu en pensez vous vous meme ( si c'est le cas la filiation du druid order est encore plus dicutable ...) ?
-vous dites " Desmaizeaux se réclamait de traditions plus ou moins folkloriques" lesquelles étaient elles exactement ?
-en ce qui concerne le cor emrys du pays de galles ,pourrait il y avoir un lien avec ce que revendique la wicca galloise comme filiation ? et pour le Mount haemus de Mr Aubrey avez vous entendu dire qu'il l'aurait fondé lui meme (je ne sais plus ou j'ai lu cela) ?
-Au sujet de Mr morganwg et Mr graves il s'agit de bardisme (sauf erreur de ma part) je n'y prete pas attention pour le moment .

Merci pour vos réponses .
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edv
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mer 21 Oct 2009 - 8:33

et surtout la relation avec les FM à partir de la réunion du druid order de 1717 à la Pomme

Et qu'en pense Eber ?
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Dubicattos

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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mer 21 Oct 2009 - 22:27

Pour « compléter », un peu, les info donnaient par Auetos, je vous livre un texte du druide Gobannogenos

Persistances du Druidisme


Citation :
Depuis les temps de la conquête romaine se sont levées dans nos campagnes, se cachant dans nos forêts, des générations de "résistants". Transmettant les ancestrales valeurs de leurs origines et de leur terre, se dressant contre les oppresseurs et les conformismes, ces groupes insoumis se structurèrent en réseaux, puis s'organisèrent à travers les âges en sociétés et obédiences.
Pourtant, de siècle en siècle, des bandes, puis des pans entiers de ces collectivités clandestines voulurent "sortir de la forêt" : ils commençaient en pactisant avec les puissants, puis collaboraient franchement avec eux. Mais pour cette fin ils devaient renier peu à peu leur caractéristiques les plus hétérodoxes; redoutés en tant que païens par les bien-pensants ils finirent trop souvent sur les bûchers comme sorciers et hérétiques : ils se recouvrirent donc d'alibis pouvant convenir à des chrétiens; ainsi, certains iront jusqu'à devenir prêtres ou moines; d'autres simulèrent d'en adopter la mythologie.
L'exposé qui va suivre s'appuie essentiellement sur un ensemble de faits mythiques et historiques dont la mise en relation et l'ensemble constituent un réseau assez dense de présomptions convaincantes pour que l'on puisse envisager qu'il y ait là matière à réflexion.
Lorsque l'on jette, par exemple, un regard sur la franc-maçonnerie et que l'on connaît le néo-druidisme (et inversement), on remarque d'emblée bon nombre de similitudes entre ces sociétés de pensée. Très souvent, jusqu'à ces derniers temps, il en avait été facilement – et trop rapidement – déduit que les collèges druidiques contemporains avaient puisé "à pleins rituels" dans le patrimoine de la franc-maçonnerie.
Or, l'examen des documents concernant les Celtes de l'Antiquité, l'étude de la littérature irlandaise médiévale mais aussi celle de l'ensemble de l'histoire de l'Extrême Occident, durant près de deux millénaires, conduisent à revoir ce genre d'appréciation. D'ailleurs, l'Eglise ne s'y est jamais trompé, puisqu'un auteur catholique écrivait en 1 717 : il paraît bien que les maçons sont des descendants attentifs à recueillir les successions systématiques de leurs ancêtres. On voit trop, au vrai, revivre dans la maçonnerie les maximes de ces payens dont elle implore les auspices.
Il s'avère, en effet, que l'essentiel de ce qui fait le fonds maçonnique existait déjà chez nos peuples, depuis la nuit des temps, en tant qu'ossature du druidisme. "Les héros et les dieux, a dit Gustave Le Bon, condensent en lumineuses synthèses les obscures aspirations des peuples". Et c'est effectivement par l'évocation des héros et des dieux, c'est-à-dire par le mythe, qu'a été entretenue, à travers les siècles et jusqu'à notre époque, l'identité de la culture européenne.
L'Europe, depuis deux millénaires vit une superposition culturelle, ... et spirituelle. Se côtoient et s'opposent, parfois s'interpénètrent la culture des dominants – qui est aussi celle des conformistes, des soumis – et la culture des réfractaires. Les dominants furent d'abord Rome et ses supplétifs indigènes, ensuite les adeptes du christianisme, puis finalement les tenants d'autres idéologies. Face à ces dominants, se sont toujours dressés, souvent contraints à la clandestinité, les fidèles de la tradition, les transmetteurs des mythes ancestraux.
Il conviendrait, avant toute chose, que le lecteur intéressé consulte sur ce sujet l'étude d'Artonouios (Morvan Marchal), Le druidisme et les traditions initiatiques, publié dans les numéros 2 (3ème trimestre 1 943) et 3-4 (1er & 2nd trimestre 1 943) de la revue Nemeton, puis repris par Ialon dans ses numéros 9, 10 et 11 (respectivement de Samonios 3 867 / 1 996, 3 868 / 1 997, 3 869 / 1 998).

AU TEMPS DES BAGAUDES

Voyons de quelle manière les transmissions des mythes, des rites et des fidélités spirituelles pré-chrétiennes auraient pu se faire à travers les siècles.
Depuis la disparition des indépendances celtiques et jusqu'aux temps modernes, il n'est pas improbable qu'un celtisme constant, secret, agissant, aurait pu s'adapter aux contingences historiques. Il se serait occulté sous la pression des circonstances contraires pour réapparaître dès que la conjoncture devenait propice.
À la fin des règnes d'Antonin et de Marc-Aurèle (IIème siècle), des agitations graves troublent la Gaule alors en cours de romanisation. En 269, avec la prise d'Autun par une ligue d'insurgés gaulois, apparaît un mot nouveau. Il désigne les rebelles autochtones qui défient les légions romaines : les bagaudes. Ce terme, vraisemblablement d'origine celtique, de bagauda, est parent du breton bagad "bande". Plusieurs historiens ont parfois avancé que bagaudes et Bretons armoricains ne faisaient qu'un. Probablement parce que les troupes des premiers devaient être constituées essentiellement par des ruraux révoltés que la romanisation n'avait pas atteints qui continuaient donc d'utiliser des dialectes gaulois et conservaient leurs mœurs et croyances. La tuile inscrite de Châteaubleau (Seine-et-Marne) atteste d'ailleurs bien qu'au deuxième siècle, la langue gauloise demeurait encore la langue du peuple des campagnes. Outre les paysans, ces rebelles devaient compter nombre de travailleurs de la pierre, de charbonniers, de charpentiers de haute futaie et de forgerons, lesquels travaillaient selon des rites de la terre, de la forêt et du feu intimement liés à la sacralité païenne. Les bagaudes disparaîtront officiellement de l'histoire après s'être alliés à Rome contre les Huns d'Attila, au cinquième siècle. Mais disparaîtront-ils réellement ? Sans doute pas; il serait vraisemblable qu'ils ne courbèrent pas la tête mais prirent le maquis, s'enfonçant dans les parties les moins accessibles de leurs régions, forêts profondes et montagnes, s'y installant et y constituant – aux dires des contemporains (Querolus vers 414, De Gubernatione Dei V, 6) – des repaires de brigands et des nids de sorciers. Des liens de solidarité active pouvaient-ils s'instaurer entre ces différents groupes ?
En Grande-Bretagne, où les mêmes oppositions rebelles se manifestaient, on mentionne l'existence d'une "Grande Société", sorte de fédération d'opposants au pouvoir établi, qui au cours des temps, sur treize-cents ans, aurait rassemblé les divers hétérodoxes. Pourrait-on imaginer qu'y participaient des tenants de l'ancienne religion ? Et pourrait-on penser que cette "Grande Société" ait eu des complicités clandestines avec certains moines dans quelques monastères ? En Bretagne, et en attestation beaucoup plus tardive, les missionnaires catholiques Le Nobletz et Maunoir évoquent des "païens" bretons. Le père Maunoir, au milieu du dix-septième siècle, écrivit un compte rendu de ses activités, en latin, qui porte un titre étrange : De l'iniquité de la Montagne. Il y décrit les activités de ce qu'il nomme "la Secte", qui se réunissait dans les Monts d'Arrée (Finistère). Il nomme ses adeptes "les sorciers", mais avoue que les gens de la Secte le traitent aussi de "sorcier". Leurs réunions sont nocturnes, en plein air, souvent dans un champ triangulaire ... Ils fêtent un dieu incarné dans un homme qui porte des cornes et est vêtu d'une peau de bête. Cela ressemble beaucoup à notre bon Cernunnos.
D'ailleurs, et comme le constate, Gwenc'hlan Le Skouezec, président de la Goursez des Druides, Bardes et Ovates de Bretagne, la permanence de l'ancienne religion jusqu'à nos jours ne fait aucun doute. Ainsi, au XVIIème siècle, on n'a pas poursuivi les sorciers en Bretagne car il y avait des membres du Parlement qui faisaient partie de la secte …
En Irlande, la plupart des druides disparaîtront au Vème siècle. Cependant, en Écosse, au VIème siècle, leur présence est signalée par Adamann, abbé du monastère d'Iona. Et au temps du roi suprême Domnal hHua Neill, mort en 978, des druides sont encore attestés. Le flambeau de la Tradition celtique fut ensuite gardé par les filed, poètes voyants de la société celtique; et les récits païens irlandais ne furent plus guère conservés que par leur mémoire jusqu'au VIIème siècle. Ce n'est qu'à la suite de l'utilisation de l'alphabet latin par les premiers missionnaires chrétiens que furent mis par écrit les récits sacrés du paganisme, les grandes légendes mythologiques; et cela – curieusement – par des moines dont on pourrait alors penser qu'il s'agissait de druides superficiellement convertis au christianisme, qui organisèrent la transmission d'un enseignement pourtant en contradiction avec la croyance judéo-chrétienne.

A COUVERT DANS LES MONASTÈRES

Certains druides, au moins en Irlande, devinrent des moines. Ils adoptèrent un mode de vie d'abord érémitique, resté fort proche d'une partie de leurs anciens modes de pensée et de comportement. Ils se nommèrent kile doue, "amis de Dieu", et se caractérisaient entre autres choses par leurs fondations monastiques, leur ascétisme et leurs navigations lointaines. Le centre celto-chrétien principal sera d'ailleurs le monastère d'Iona, édifié à l'emplacement d'un sanctuaire druidique dédié à Brigit. En 590, l'un d'entre eux, Colomban, qui venait du monastère de Bangor, débarqua à Saint-Malo avec onze compagnons. Il fonda, dans l'Est gaulois, plusieurs monastères soumis à une règle sévère : Luxeuil, Annegray, Fontaines. Le pape alors régnant, Grégoire le Grand, s'en inquiéta car ce christianisme celtique se voulait indépendant de Rome; après de laborieuses négociations, un compromis, en 647, permit de remplacer en Gaule la règle colombanite par celle de saint Benoît, fondateur du Mont-Cassin; mais en Bretagne armoricaine, ce changement ne sera effectif qu'en 818 pour Landévennec et même en 832 pour Redon. L'église celtique d'Irlande restera pour longtemps insoumise.
Benoît d'Aniane, qui au VIIIème siècle fut chargé de réformer l'ordre bénédictin, conserva, dans les armes de l'ordre bénédictin un chêne décapité qui pourrait symboliser la tradition et l'intrusion dans cet ordre de certaines connaissances druidiques. Après avoir réussi l'évangélisation de l'Angleterre, la papauté parvint finalement à s'implanter en Irlande et à y mettre sous son joug les chrétiens celtiques. L'antique feu rituel du monastère de Kildare s'éteignit au XIIème siècle. En Écosse, l'église celtique se maintint, restant fidèle à ses rites; en 962, elle obtint même du roi une carte de franchise et continua à défier la papauté. Les derniers kuldéens, de kile doue, avaient nom Malachie, Harding. Bernard de Fontaine fut sans doute l'un des leurs. Ce moine cistercien affirmait de façon fort druidique tu trouveras plus dans les forêts que dans les livres : les arbres et les roches t'enseigneront les choses qu'aucun maître ne te dira. L'amitié fraternelle qu'il entretint d'ailleurs avec Malachie, moine de Bevehor, évêque de Down puis archevêque d'Armagh, qui renoncera à tout pour redevenir simple ermite, sont singulièrement instructifs. Or Bernard imposera dans l'église, probablement par opportunisme prosélyte, le rôle particulier joué par Marie, vierge, épouse et mère, fidèle en cela à la Tradition celtique qui honorait la femme au travers du culte des vierges noires. C'est à cette époque que Bernard élabora également, à partir de la règle cistercienne, la règle des chevaliers du Temple et qu'il prêcha la seconde croisade. L'Ordre du Temple sera, lors de ses débuts, une simple succursale des religieux de Cîteaux, et totalement imprégné de sa volonté : Hugues de Payns – qui en deviendra le premier Grand maître – fut d'abord voisin de l'abbaye de Clairvaux dont Bernard était abbé; et André de Montbard, l'un des neuf premiers chevaliers, était l'oncle du cistercien.
En 1128, Hugues de Payns revient en France. À partir de cette date et pendant cent cinquante ans environ, va se manifester ce que l'on a pu appeler le miracle de la floraison gothique. L'épanouissement gothique et celui du Temple vont de pair : ils disparaîtront ensemble. Et il est bien certain que le gothique est issu de Cîteaux. Toute la formule gothique vient des Cisterciens; et les Compagnons des Devoirs, héritiers des constructeurs de cathédrales gothiques ne font pas de mystère de tenir leur trait, leur géométrie descriptive, indispensable pour l'élection du monument gothique, de l'ordre de Cîteaux. C'est ainsi que par le biais d'un nouvel art des constructions sacrées, des "initiés" vont faire retrouver au peuple du moyen âge un peu de l'aspect et de l'ambiance des lieux de culte forestiers. Ambiance que François-René de Châteaubriand a si justement décrite : Les forêts des Gaules ont passé à leur tour dans les temples de nos pères, et nos bois de chêne ont ainsi maintenu leur origine sacrée. Ces voûtes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient les murs, et finissent brusquement comme des troncs brisés, la fraîcheur des voûtes, les ténèbres des sanctuaires, les ailes obscures, les passages secrets, les portes abaissées, tout retrace les labyrinthes des bois dans l'église gothique.
Ce qui a été appelé les "Frères du Secret" chez les templiers et les cisterciens ne correspondrait-il pas à une filiation ancienne, que nous pourrions appeler crypto-celtique ? Il est troublant qu'à travers les âges des objectifs sociaux et politiques aient été constamment privilégiés. Les templiers pérennisent une certaine tradition. Ils privilégient l'agriculture et l'artisanat, ils instruisent des serfs et manants et les délivrent de l'arbitraire des seigneurs, des évêques et du roi, ils construisent une puissance économique destinée à permettre à leur pouvoir spirituel d'encadrer finalement les pouvoirs monarchiques comme jadis les druides l'avaient fait pour les chefs des tribus celtes. Le Temple acquit très vite des richesses et des domaines immenses en Palestine et dans l'Ouest européen : il devint le financier des papes, des empereurs et des rois. À côté des chevaliers et des frères, membres de l'Ordre, dépendait de lui une multitude d'auxiliaires et les corporations d'artisans qualifiés de francs, c'est-à-dire "affranchis, libres" : francs-maçons, francs-charpentiers... Maints historiens ont effectivement remarqué et souligné qu'un "groupe existait au sein des templiers, possédant des buts secrets de puissance et soutenus par un ésotérisme rigoureux". Ce groupe a toujours inspiré le comportement profond de l'Ordre (rites, orientations politiques), son organisation et même son symbolisme. Il est intéressant de relever que ce symbolisme apparemment judéo-chrétien, est en réalité basé sur une référence ternaire :
· hiérarchie à sommet triangulaire : maître, maréchal et sénéchal;
· sceau officiel figurant deux chevaliers sur un même cheval, et visant à représenter les trois niveaux de l'être humain (l'intellect conseillant l'affectif, lequel tient les rênes et dirige l'instinctif);
· trois ouvertures symboliques qui devaient être pratiquées rituellement sur les frères initiés; l'une à hauteur des lèvres (le verbe), l'autre à celle de l'épine dorsale (naissance statique de l'énergie créatrice), la troisième à celle du nombril (centre spirituel du microcosme humain);
· bâton de commandement – long d'une toise, comme celui des druides – du maître du Temple; les chevaliers qui rencontraient le chef de l'Ordre devaient s'arrêter à trois longueurs de ce bâton.
Il faudrait aussi ne pas omettre l'importance que le Temple donnait au binaire, c'est-à-dire à la double nature de toute chose, exprimée par le biais de l'étendard "baussant" noir et blanc (comme le sera le "gwenn-ha-du" national breton, créé par le maçon et druide moderne Morvan Marchal) : nuit et jour, ténèbres et lumière, puissance à la fois destructrice et édificatrice, etc. Quant au baphomet, réellement vénéré par les "Frères du Secret", il correspondait probablement à l'image de Cernunnos, divinité celtique que le père Maunoir avait lui aussi rencontré dans les cérémonies de la "Secte" en Bretagne, divinité du renouvellement saisonnier, du temps et de la fécondité. De nombreux autres faits sont aisément reconnaissables par les celtisants et lecteurs des récits mythologiques : "veilleurs du ciel", descente de l'influence spirituelle vivante du "baume et de la rosée mystique", tête "destructrice" de la demoiselle de Maraclée, ... sans oublier naturellement le bel idéal de la "Voie Royale". Enfin les feux de Saint Jean n'étaient-ils pas allumés à Paris par les commandeurs et grand maître : l'un dans le domaine du Temple, l'autre place de Grève où le Temple avait eu son premier établissement ?
L'importance et l'indépendance croissante des templiers vont, à juste titre d'ailleurs, inquiéter à la fois la Monarchie française et la Papauté, c'est-à-dire le Pouvoir politique et le Pouvoir religieux, attaqués dans leurs œuvres vives. La dissolution de l'Ordre du Temple fut prononcée en 1 314; la même année, ses principaux chefs disparaissent sur le bûcher. Après le supplice du Grand maître il est dit qu'un Grand maître provincial, Pierre d'Aumont s'enfuit avec deux commandeurs et cinq chevaliers, à Mull, sur la presqu'île écossaise de Kintyre. Ils retrouvèrent là le Grand commandeur Hauptoncourt, Georges Harris, ainsi que d'autres frères, et ils résolurent d'y reformer un nouvel ordre, afin d'assurer la transmission de la Tradition, le roi d'Ecosse excommunié, Robert the Bruce, leur assurant favorable accueil et pleine protection. Il est intéressant de noter les causes de l'excommunication de ce prince écossais : la menace d'une possible résurrection de l'ancienne église celtique, potentiellement hérétique, ou pire..., c'est-à-dire la reprise de la "Vieille Croyance". Des historiens britanniques, Michael Baigent et Richard Leigh confortent ces affirmations. Ils attestent notamment qu'un fort contingent de templiers, passé en Écosse avec l'essentiel de la flotte du Temple, de ses armes et de ses finances, se réfugia auprès de Bruce et combattit à ses côtés. Des sépultures templières ont ainsi été retrouvées à Kilmartin, en Argyll. Il existe une autre filière d'évasion beaucoup plus "catholique", celle qui amena d'autres templiers en fuite vers la péninsule ibérique. Ils entrèrent dans l'Ordre de Calatrava en Espagne et dans l'Ordre du Christ au Portugal. En Allemagne, des templiers insoumis furent encore excommuniés en 1 324, en même temps que Louis de Bavière, et ce vraisemblablement du fait d'une conduite hétérodoxe.
Albrecht de Scharfenberg, dans son Titurel, rapporte quant à lui que, fuyant une Europe livrée au péché (à l'erreur ? c'est-à-dire au christianisme ?), Parzival s'embarqua à Marseille avec le Graal et des templiers pour rejoindre dans l'Inde son frère Feirefiz. Arrivés en Orient, il obtint du ciel que le palais et la chapelle de Montsalvatge y fussent transportés miraculeusement. Cela signifierait-il, en mode crypté, que certains templiers paganisants "exfiltrèrent" vers leurs frères brahmanes les trésors symboliques et l'essentiel de l'organisation d'un druidisme toujours plus menacé ? Peut-être ne serait-il pas impossible de repérer parmi les multiples écoles de l'Inde moderne celle, ou celles, qui ressortissent de cette origine (affinités doctrinales, ressemblance du costume et du comportement) ; le monde hindouiste est suffisamment conservateur pour que cet espoir puisse un jour être comblé.
En tout cas, il apparaît ainsi que les légendes concernant les disparitions de la flotte templière et du fameux trésor du Temple s'avèrent sans fondement. Les templiers se les sont partagés lors de leur dispersion, une partie pour ceux que "la voie paganisante du nord" attirait, une partie pour ceux qui, chrétiens sincères, allaient œuvrer pour les puissances hispaniques ...
En 1 314 donc, les templiers réunis en Écosse auraient reconnu Aumont Grand maître. Ils auraient adopté "des signes et des mots" à la manière de leurs auxiliaires opérants, les artisans du temple, et se nommèrent "maçons libres et acceptés" pour indiquer qu'ils s'étaient mis en liberté et avaient accepté d'autres usages. De la même manière que les druides irlandais s'étaient autrefois occultés dans les ermitages chrétiens, les templiers se seraient dissimulés sous la couverture d'un corps de métier. Il y a là une constante typologique ! En 1 361, la résidence du Grand maître de l'Ordre, dès lors qualifié de maçonnique, fut transportée à Aberdeen. L'héritage templier peut ainsi être suivi jusqu'en 1 689. Désormais la maçonnerie va progressivement s'implanter dans toute la Grande-Bretagne, s'agglomérant peu à peu tous les opposants, dont parfois athées et anti-papistes. Ce faisant, elle recevra en son sein une majorité d'Anglo-Saxons conformistes, anglicans et protestants. Ceux-ci fort peu intéressés par les traditions celtiques et paganisantes de l'Ordre vont faire apparaître, pour se "dédouaner", des justifications salomono-bibliques de pacotille dans symboles et rituels. Aux "bosquets" s'ajoutent désormais des "loges". Peu à peu, les différences s'affirment et une scission survient en 1 717 : création à Londres de la Grande Loge maçonnique d'Angleterre le 24 juin et création de la Fraternité universelle des Druides le 22 septembre. Dorénavant, les francs-maçons développeront leurs tendances anthropocentrées, humanistes et universalistes, tendances encore accentuées à partir de 1 784 par l'influence des Illuminés de Bavière d'Adam Weishaupt. Les "druidisants" quant à eux engendreront des collèges qui maintiendront et accentueront leurs efforts pour promouvoir et soutenir les espoirs identitaires, parfois même nationalistes, des ethnies celtiques, en même temps qu'un grand respect pour la nature.
Mais persistait la nostalgie fraternelle de la commune origine et périodiquement des tentatives de rapprochement ont été tentées. Ainsi l'Ordre de la Branche Rouge d’Erie (c’est-à-dire "d’Irlande", du gaélique ancien Erin), une institution "réveillée" en Irlande à la fin du XIXème siècle par John Yarker, dans l’intention de recouvrer la tradition celtique de la Maçonnerie; mais aussi le souchage néo-druidico-maçonnique réalisé par le Lorientais Jacques de Cambry (1 749-1 807) et le pamphlétaire rennais Mangourit (1 752-1 829) lesquels, sous les auspices du Grand Orient et de la loge La Parfaite Union de Rennes, dispensèrent à leurs frères bretons une initiation celtique; comme le fit également le Maçon Marius Lepage à la loge Volney de Laval dans les années cinquante, puis Gérard Toublanc et Serj Pineau qui tentèrent la même expérience, sur toute la Bretagne, dans les années soixante (Grande Loge de Bretagne et des Pays Celtiques). Et n'omettons pas, non plus, de signaler la fraternité qui liait Uissurix et Lugumarcos (Raffig Tullou) à Jules Boucher, auteur des ouvrages incomparables que sont La Symbolique maçonnique et le Manuel de Magie pratique.

OBÉDIENCES ET DÉVIANCES

Il y eut au fil des siècles plusieurs tentatives de re-positionnement de ce que nous appellerons par commodité "le druidisme". Au XIIème siècle, nous connaissons des rebelles païens et égalitaires basés en forêt de Paimpont. Menés par Eon de l'Étoile, ils s'en prendront aux prêtres et aux ermites, pilleront les biens de l'église. À deux siècles de distance, Sir Thomas Mallory eut, en Grande-Bretagne, la même attitude qu'Eon de l'Étoile. Fait prisonnier à vie, il rédigea, en vingt ans, ses vingt et un livres du fameux ouvrage de mythologie brittonique "La Morte d'Arthur"...
Nous trouvons, lors de la scission entre maçonnerie et druidisme, John Toland. Cet Irlandais originaire de Derry va, en 1 717, élaborer puis exposer à la société une pensée panthéiste, laquelle sous l'influence de son maître Aubrey et de son ami Stukeley (tous deux membres de bosquets) évoluera lentement, au fur et à mesure qu'il prendra conscience que le druidisme ne se veut que le reflet des Vérités de l'Univers. John Toland deviendra le premier chef du Druid Order tout en contribuant pourtant la même année à la création de la Grande Loge d'Angleterre.
Un charpentier de Bristol, Henry Hurle, crée en 1 781 à Londres une autre société druidique dissidente, l'Ancient Order of Druids. Enfin en 1 792, le Gallois Edward Williams, dit lolo Morganwg, organise, à Londres toujours, le premier Gorsedd des Bardes de l'Île de Bretagne.
L'obédience de Toland était philosophique et aimablement "utopique". Il la voulait "naturelle" et "rationnelle". Elle visait à l'instauration d'un ordre de paix et de bonheur sur terre, un retour aux sources naturelles de la civilisation celtique par réaction contre le puritanisme froid et la religion chrétienne imposée (...) Le grand conseil suprême fut chargé de guider l'ordre druidique conformément aux enseignements de la tradition druidique, enseignement conservé secrètement de générations en générations. John Toland précise au sujet de cette tradition : La connaissance de l'ancien irlandais acquise dès mon enfance, et celle d'autres dialectes celtiques dont j'ai des livres ou des manuscrits est absolument nécessaire, ceux-ci ayant préservé d'innombrables monuments concernant les druides, qui ne sont jamais parvenus jusqu'à présent aux mains des savants. William Stukeley succède à John Toland à la tête du Druid Order. Passionné d'archéologie, il s'intéresse surtout à Stonehenge, y voyant une construction druidique, alors que ce monument est de plusieurs siècles antérieur à l'arrivée des Celtes dans cette région. Ses enseignements moralisateurs, conformistes et un brin abscons ont été traduits et retranscrits au siècle suivant par Boucher de Cluny.
L'obédience d'Henry Hurle, très proche au départ de celle de Toland, accentua un aspect d'entraide mutualiste et humanitaire, négligeant rapidement le celtisme en optant pour une coloration maçonnique.
Le troisième restaurateur de l'antique spiritualité celte, Edward Williams, plus connu sous son appellation druidique de Morganwg, s'il donnait aussi mais plus modérément dans le mégalithisme, apporta par contre à son action un caractère nettement littéraire et identitaire gallois. Ses écrits principaux furent Poems, Lyric ans Pastoral, The Myvyrian Archaiology of Wales ; le Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain, "Secret des bardes de l'Île de Bretagne", où l'on trouve un peu tout, même le règlement du bardisme primitif, fut publié en 1 862, après sa mort, par le recteur anglican John Williams, sous le titre de Barddas. D'autres de ses manuscrits furent édités par son fils. À partir d'un important travail de recherche et d'érudition, Morganwg a rédigé une énorme compilation avec l'ambition de ressusciter les archives du druidisme gallois. Se basant sur le contenu d'anciens manuscrits, il a manifestement laissé cours à son imagination, qui était fertile (il écrit ainsi des poèmes qu'il attribue à d'antiques bardes). Ce faisant Morganwg fait provenir la transmission des connaissances qu'il retranscrit à la lignée des vingt bardes de la Chaire de Glamorgan dont il s'affirme le dernier héritier, remontant ainsi au barde Trahearn Brydydd Mawr, au douzième siècle, et jusqu'au fondateur de la Chaire, Geraint le barde bleu, au Xème siècle. A la base de chacune des "forgeries" de Morganwg, il y a très certainement un noyau de vérité, résultat de ses recherches, mais à partir duquel il a été irrésistiblement entraîné par son imagination à édifier de magnifiques constructions auxquelles il finissait par croire lui-même et qui continuaient à évoluer dans son esprit.
L'un des textes les plus fameux de Morganwg, les Triades "théologiques", pris malencontreusement tel quel comme base doctrinale par un pan important du néo-bardisme, montre l'influence du christianisme, ainsi un monde infernal opposé à un ciel, cela étant replacé dans la vision cosmographique de l'époque : un vide spatial au-delà du firmament étoilé. Par ailleurs, s'impose dans les Triades une doctrine de transmigration se rapprochant de la loi du karma brahmanique et bouddhique, selon ce qu'on en connaissait dans l'Europe d'alors. Il paraît cependant envisageable d'extraire des textes "retranscrits" par Edward Williams ce qui pourrait avoir appartenu, réellement, à une antique spiritualité celtique. Outre la présentation, triple, bien celtique, de ses Triades, on peut cependant en supprimer partout le mot "dieu" qui y est très fréquent (et qui n'apparaît nulle part dans la littérature celtique antique, et surtout pas sous l'acception monothéiste que lui donne Morganwg), ou le remplacer par "nature" ou "universel", "loi du bon ordre de l'univers" ou "énergie primordiale", cela selon le contexte.
Le fameux "Tribann", dont il est question dans le Barddas, serait la stylisation de trois rayons de lumière qui divergent depuis un foyer. Jusqu'à ces derniers temps, il n'en existait pas de témoignage archéologique et certains pensaient pouvoir supposer un emprunt hébraïque ou chrétien. Mais en 1 996, sur le site de Glauberg (Hesse), était découverte une statue en grès. Et le personnage représenté porte un collier décoré d'un tribann !
Soulignons pour en finir, que les obédiences druidisantes ou bardiques des pays celtiques relèvent généralement de la filiation d'Edward Williams alors que dans les pays anglo-saxons et germaniques, ce sont respectivement celles de Toland et de Hurle qui prédominent aujourd'hui.

CONCLUSION

Les druides avaient proscrit naguère l'écriture pour la transmission de la Tradition. Ils estimaient qu'elle engourdissait la mémoire et favorisait la paresse mentale. Seuls ceux qui acceptaient l'intense travail de mémorisation précise et intangible des milliers de stances des textes sacrés avaient accès au sacerdoce, ce qui évitait l'intrusion des dilettantes, des médiocres et des réformateurs. De nos jours, même si la facilité de l'écriture s'est imposée, c'est la réappropriation du savoir ancestral qui exige labeur et précision. Et il faut bien avouer que les dieux ne regardent ni les indolents, ni les approximatifs, ni surtout les ignorants. D'ailleurs, les trois druides primordiaux du druidisme ne sont-ils pas nommés Uocomarcos, Uissus et Sulaxus ("Recherche, Savoir et Sapience") ?

http://www.druidisme.org/quelques_textes.htm
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Eber
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Jeu 5 Nov 2009 - 20:47

Code:


et surtout la relation avec les FM à partir de la réunion du druid order de 1717 à la Pomme

Et qu'en pense Eber ?

Bon Edv me tends un peu un piège sur la FM puisqu'il sait une partie de mon histoire;

Je tombe donc dans le piège à grand pas

J'ai été maçon . GODF . Rite Français et REAA dans les degrés dits supérieurs.
Je n'en suis plus pour moultes raisons dont des choix faits et assumés

De façon très apparente je ne suis pas le seul ( ex) maçon à participer à ce forum et évidemment je n'exprime ici que ma seule vision ( partielle ) des choses. Sans doute y aura t'il des maçon plus érudits que moi pour apporter leur pierre à l'édifice.

Y a t'il des parentés entre la maçonnerie et le druidisme ?

Au niveau des origines il n'est pas impossible que la résurgence de ces mouvements corresponde à une configuration socio politique particulière en Angleterre du XVIIIème . Il me souvient d'avoir lu une thèse qui exposait de cette manière la naissance de la maçonnerie . A savoir un mouvement qui d'emblée se situait dans le champ politique. Comme le seront d'ailleurs les carborani par la suite.

Que le contexte historique se prête à l'émergence de mouvement tels que la maçonnerie et le néo-druidisme à peu de temps d'intervalle n'est à mon sens pas très important.

Ce qui est plus intéressant c'est que s'emparant du mythe certains aujourd'hui tentent de redonner vie au Druidisme dans sa forme la plus ancienne . Un retour aux sources historiques qui est dans ma lecture un retour vers les fondamentaux, vers ce qui est "essentiel" constitutif.
Pour moi l'histoire, celle des historiens n'a guère d'utilité sur le plan spirituel si ce n'est de justifier ou d'alimenter le mythe.

Mythe qui lui est spirituellement actif.

L'histoire est une collection d'anecdotes le mythe est une description de nos rapports au monde

Je sens que je vais me faire huer Embarassed

Cette vision du mythe est vraie ( à mon sens ) pour le mythe maçonnique qui s'ancre autour de Jérusalem et des religions abrahamiques comme pour le mythe Druidique plus local et moins littéral

. Il y a cependant des nuances dans certains courants "bardiques" qui manifestent une nette contamination moyen orientale

Cela dit les mécanismes initiatiques sont pour ce que j'ai pu expérimenter relativement cohérents entre les deux mouvements. La structure , les postulats, initiatiques semblent être à peu près la même. Du moins dans ce que je connais de l'un et de l'autre des mouvements

Dans mon bosquet il y a pas mal de maçons ...majoritairement RER . Je ne connais pas le R.E.R mais d'après ce qu'ils me disent ils trouvent des cohérences entre ce que nous faisons et ce qui se fait chez eux... Une fois dépassées les apparences. Ceux qui sont du RER sur ce forum ne manqueront pas de réagir


Que peut on faire de celà ?

En toute honnêteté j'ai du mal à m'y mettre. Ou plutôt je suis trop fainéant pour réfléchir à des questions qui ont assez peu d'importance dans ma pratique

Le Druidisme peine parfois à se trouver une identité et se légitime lui même à travers les mouvements maçonniques , forestiers , à travers le védisme ......voir même à travers certaines églises chrétiennes orthodoxes comme ce fut le cas d'un ex grand Druide de Bretagne aujourd'hui disparu. Comme si nous avions des difficultés à puiser aux sources...

Sur la maçonnerie

Ce qui me paraît certain c'est que la maçonnerie dispose d'une méthode éprouvée , efficace et utile


D'une manière générale , les maçons ont une liberté de parole et une rigueur intellectuelle qui font d'eux des éléments moteurs quels que soient les groupes auxquels ils participent. J'aimerais qu'il en soi de même pour les druidisants mais l'absence de structure et de cadre font qu'on rencontre le meilleur comme le pire et qu'il est moins facile (pour moi ) de repérer un druidisant par son discours qu'un maçon

Cela étant , je trouve que lorsqu'ils sont dans des groupes druidiques , les maçons ont une influence plutôt bénéfique

Reste la question . Comment peut on invoquer le GADLU le lundi, Osiris le mardi , Christ le mercredi , liberté égalité fraternité le jeudi, Esus le vendredi et Indra le samedi ...Dimanche étant jour de repos drunken

Cela dépasse les capacités de ma vieille cervelle

Et donc ....



Je ne sais même pas si cela répond aux questions d'EDV ?

Embarassed
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edv
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Ven 6 Nov 2009 - 15:07

Salut Eber

Citation :
Bon Edv me tends un peu un piège sur la FM puisqu'il sait une partie de mon histoire;

Ce n'est pas un piege, mais qui peut parler de ces choses sinon les personnes concernées.

De plus qu'en Australie et newzeland énormement de loges s'intitulent

Druide ........de quelque chose !!!!

Citation :
Au niveau des origines il n'est pas impossible que la résurgence de ces mouvements corresponde à une configuration socio politique particulière en Angleterre du XVIIIème . Il me souvient d'avoir lu une thèse qui exposait de cette manière la naissance de la maçonnerie . A savoir un mouvement qui d'emblée se situait dans le champ politique. Comme le seront d'ailleurs les carborani par la suite.

tout à fait

Citation :
Que le contexte historique se prête à l'émergence de mouvement tels que la maçonnerie et le néo-druidisme à peu de temps d'intervalle n'est à mon sens pas très important.

Au contraire c est trés important !!!!

la preuve

Citation :
Cela dit les mécanismes initiatiques sont pour ce que j'ai pu expérimenter relativement cohérents entre les deux mouvements. La structure , les postulats, initiatiques semblent être à peu près la même. Du moins dans ce que je connais de l'un et de l'autre des mouvements

mais qui pratique un Druidisme initiatique sur ce forum ???

Citation :
Je ne sais même pas si cela répond aux questions d'EDV ?


hélas NON bien sur
Merci de cette réponse
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bregwenn
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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Ven 6 Nov 2009 - 16:25

Pour ma part je conseillerai de lire l'ouvrage de Blanchet sur "J. TOLAND un des modernes", éditions du prieuré, de chasser des sa tête la notion de situation politico sociale en Angleterre seulement (où alors il faut expliquer le mouvement Hanovriens et la maçonnerie française ultérieure) et de simplement se souvenir qu' Aubrey (qui se disait druide) et les Tudor étaient Gallois, que Toland était républicain d'origine irlandaise passé par l'Ecosse et Leyde et que les Stuart étaient écossais. Pour moi, le néo-druidisme et la maçonnerie, proviennent de la même effervescence intellectuelle, mais qui ne s'appuie pas, exotériquement, sur la même tradition. Par contre, il suffit de lire le panthéisticon pour saisir la communauté d'origine.
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maelgwen



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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Ven 6 Nov 2009 - 20:10

pour reprendre sur les rites forestiers , je remercie Fergus de ses éclaircissements , mais j'ai un probleme au sujet de la filiation :
Mr Beauchene m'a tout l'air d'etre un fiéffé menteur doublé d'un escroc (certes talentueux ) et de par ces faits je ne peux etre sur de sa rencontre avec le responsable des eaux et foret du comté d'Eu . Je ne doute pas de l'existence historique de ces rites mais de la transmission ... .Historiquement , qu'en savons nous d'ailleurs , de ces rites (mis a part l'anecdote avec Francois 1er) ?
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maelgwen



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MessageSujet: Re: La Survivance du Druidisme   Mar 24 Nov 2009 - 20:29

Quelqu'un a t-il un livre à conseiller sur les rites forestiers ? au passage ,détrompez moi , mais ces rites sont de 3eme fonction alors que le druidisme est de la 1ere fonction non ?
Quelqu'un en sait il plus sur la "Grande société " dont parle le texte de Dubicattos ?
et pour finir , quelqu'un connait il quelque chose au sujet du culte d Arduinna (ou Diane) a Lunéville au 12eme siecle ?
Merci d'avance !
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