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 Strabon

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Auetos
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MessageSujet: Strabon   Sam 17 Fév 2007 - 15:27

Fin Ier siècle avant è.v. ou début Ier siècle après è.v.
Géographie, Livre IV, 1, 13

« … il y avait des trésors en maints endroits de la Celtique, (qui avaient pu se constituer) par la crainte superstitieuse que les habitants vouaient à leurs dieux et par le mode de vie de ces derniers, exempt de luxe. Plus que les autres lieux, les lacs permettent l’inviolabilité, aussi c’est en eux qu’ils immergent des barres d’argent mais aussi d’or. Les Romains, devenus maîtres des lieux, vendirent les lacs au profit de l’Etat et de nombreux acheteurs trouvèrent des meules d’argent martelées. Dans Toulouse même, le sanctuaire était sacré et il était l’objet de la plus grande vénération de la part des habitants des environs ; c’est pourquoi les richesses s’y accumulèrent, beaucoup étant consacrées, et personne n’était assez audacieux pour oser se les attribuer. »

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Auetos
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MessageSujet: Re: Strabon   Sam 17 Fév 2007 - 15:28

Géographie, Livre IV, 4, 4-6

« Chez tous les peuples gaulois, d’une manière générale, il y a trois catégories d’hommes qui sont honorés à des degrés divers : les bardes, les vates et les Druides. Les bardes sont des panégyristes et des poètes. Les vates s’occupent des cérémonies religieuses et pratiquent les sciences de la nature. Les druides, en plus des sciences de la nature, s’exercent à la philosophie éthique. Ils sont considérés comme les plus justes des hommes et, pour cette raison, il leur a été confié le jugement des conflits privés et publics, de telle sorte que jadis ils arbitraient les guerres et séparaient ceux qui étaient sur le point de se mettre en ordre de bataille. On leur demandait également de juger les affaires de meurtre. Ils affirment et les autres (Gaulois) aussi que les âmes et l’univers sont immortels et qu’un jour le feu et l’eau régneront. Il s’ajoute à leur déraison quelque chose de barbare et d’étranger à nos mœurs, qui est propre à beaucoup de peuples du nord : ils attachent les têtes de leurs ennemis à l’encolure de leurs chevaux et les emportent pour les clouer aux porches des temples. Posidonius dit l’avoir vu lui-même en beaucoup d’endroits, s’être tout d’abord détourné d’un tel spectacle, puis avec l’habitude l’avoir supporté sereinement […] Il (Posidonius) dit aussi qu’il y a dans l’Océan une petite île, non loin dans la mer, située en face de l’embouchure du fleuve Loire. Ce sont des femmes Samnites qui l’habitent, elles sont possédées de Dionysios qu’elles apaisent par des cérémonies et des rites sacrés. Aucun homme ne pénètre dans l’île, ce sont les femmes qui font la traversée pour avoir des rapports avec les hommes et s’en retournent ensuite chez elles. Il y a une coutume selon laquelle elles doivent une fois par an démonter le toit du sanctuaire et le refaire le même jour avant le coucher du soleil, chaque femme portant son fardeau. Si l’une d’elles laisse choir sa charge, les autres la mettent en pièces, en portent les morceaux en tournant autour du temple, tout en poussant des cris, et ne s’arrêtant pas avant que ne cesse leur frénésie. Et toujours il arrive que l’une d’entre elles tombe et doive subir ce traitement. Artémidore raconte un fait plus extraordinaire encore, au sujet de corbeaux. Il décrit un port, situé au bord de l’Océan et appelé Port des Deux-Corbeaux, parce qu’on y montre deux corbeaux qui ont l’aile droite noire et blanche. Ceux qui ont un différent sur quelque problème s’y rendent et sur un lieu élevé, après avoir disposé une planche, jettent sur celle-ci des gâteaux d’orge, chacun de son côté. Les oiseaux s’abattent alors sur celles-ci, mangent les unes, dispersant les autres. Celui dont les galettes ont été dispersées, a gagné. »

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