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 La forêt relique de la Sainte Baume

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Salyen

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MessageSujet: La forêt relique de la Sainte Baume   Dim 23 Sep 2007 - 22:17

J'ai lu dans plusieurs articles au fil du net que la vieille forêt dans le massif de la Sainte Baume (appelé Garganos dans les temps anciens) aurait pu être un sanctuaire celtique.
En effet, cette forêt entourée elle meme par une forêt de chênes "classique" est composée d'essence qu'on ne retrouve pas d'habitude en pays proche de la méditerrranée (notamment des hêtres de toute beauté).
Il semble que Lucain aurait écrit quelquechose à ce sujet.

Est ce que quelqu'un pourrait confirmer ces dires avec des sources sérieuses?

Avant d'arriver à cette forêt, au pied du massif, on peut voir 2 chênes colossaux. L'un est surnommé Herakles et l'autre le chêne de Merlin.
Au pied d'Herakles (hercule en grec si je ne m'abuse) se trouve une ancienne pierre plate (sacrificielle?).

Est ce que quelqu'un aurait des informations sur ces chênes?
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Auetos
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MessageSujet: Re: La forêt relique de la Sainte Baume   Jeu 27 Sep 2007 - 19:11

Salyen a écrit:
Il semble que Lucain aurait écrit quelque chose à ce sujet.

Est ce que quelqu'un pourrait confirmer ces dires avec des sources sérieuses ?

Lucain, La Guerre civile, III, 399-452, trad. A. Bourgery, 1926, Paris, Les Belles Lettres.

Il y avait un bois sacré, qui, depuis un âge très reculé, n’avait jamais été profané, il entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n’est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains maîtres des forêts oules Nymphes, mais par des sanctuaires de dieux aux rites barbares ; des autels sont dressés sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifies par le sang humain. S’il faut en croire l’antiquié admiratrice des êtres célestes, les oiseaux craignent de se percher sur les branches de ce bois et les bêtes sauvages de coucher dans les repaires ; le vent ne s’abat pas sur les futaies, ni la foudre qui jaillit des sombres nuages. Ces arbres qui ne présentent leur feuillage à aucune brise inspirent une horreur toute particulière.

Une eau abondante tombe des noires fontaines ; les mornes statues de dieux sont sans art et se dressent, informes, sur des troncs coupés. La moisissure même et la pâleur qui apparaît sur les arbres pourris frappent de stupeur ; ce que l’on craint ainsi, ce ne sont pas les divinités dont une tradition sacrée a vulgarisé les traits ; tant ajoute aux terreurs de ne pas connaître les dieux qu’on doit redouter ! Déjà la renommée rapportait que les tremblements de terre faisaient mugir le fond de cavernes, que des ifs courbés se redressaient, que les bois, sans brûler, brillaient de la lueur des incendies, que des dragons, enlaçant les troncs, rampaient çà et là. Les peuples n’en approchent pas pour rendre leur culte sur place, ils l’ont cédé aux dieux. Que Phébus soit au milieu de sa course ou qu’une nuit sombre occupe le ciel, le prêtre lui-même en redoute l’accès et craint de surprendre le maître de ce bois.

Cette forêt, César ordonne d’y porter le fer et de l’abattre. Car, voisine des travaux et intacte de la guerre précédente, elle se tenait très épaisse au milieu des monts dénudés. Mais les mains tremblèrent aux plus braves ; vaincus par la majesté redoutable du lieu, ils craignaient, s’ils frappaient les troncs sacrés, que les haches ne revinssent sur leurs propres membres. Quand César vit les cohortes paralysées et clouées sur place, il osa le premier saisir une hache, la brandir et fendre du fer un chêne perdu dans les nues, puis il déclara, quand le tranchant se fut enfoncé dans le tronc violé : « Maintenant, pour que personne de vous n’hésite à renverser la forêt, croyez que c’est moi qui ai fait un sacrilège ». Alors toute la troupe obéit aux ordres, non qu’elle eût banni la crainte et recouvré la tranquillité, mais elle avait mis en balance la colère des dieux et celle de César.

Les ormes tombent, on abat le fût noueux de l’yeuse et le cyprès qui atteste des deuils non plébéiens. Alors pour la première fois, ils dépouillèrent leur chevelure et sans feuillage, ils laissèrent pénétrer le jour ; Malgré la poussée, les troncs se soutinrent dans leur chute. Les peuples gaulois gémirent à cette vue, mais les guerriers assiégés exultent. Qui pourrait pense, en effet, qu’on offense les dieux impunément ? Mais la fortune sauve plus d’un coupable et les dieux ne savent s’irriter que contre les malheureux. Quand il y eut assez de bois coupé, on l’emporte sur des chariots trouvés dans les champs et les laboureurs, voyant les bœufs enlevés à la charrue recourbés, pleurèrent l’année perdue par l’abandon du sol.

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Salyen

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MessageSujet: Re: La forêt relique de la Sainte Baume   Dim 30 Sep 2007 - 20:15

Merci Auetos.

J'avais dejà lu quelquepart ce texte qui parle d'une forêt près de Marseille, mais peut on affirmer avec certitude qu'il s'agit de Garganos?

De plus, il paraitrait que la pierre de la pénitence qui se trouve dans la grotte dite "de Marie Magdeleine", serait une pierre à cupules ; ce qui ferait remonter l'existence de ce sanctuaire jusqu'au neolithique...

A noter également, deux sources aux réputations "miraculeuses" l'une dans la grotte même (source st Sidoine il me semble) et l'autre sur le chemin qui y monte.

Tout élément pouvant enrichir ces posts est le bienvenu!
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Taranorbios
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MessageSujet: Re: La forêt relique de la Sainte Baume   Sam 9 Fév 2008 - 19:00

Auetos a écrit:
Salyen a écrit:
Il semble que Lucain aurait écrit quelque chose à ce sujet.

Est ce que quelqu'un pourrait confirmer ces dires avec des sources sérieuses ?

Lucain, La Guerre civile, III, 399-452, trad. A. Bourgery, 1926, Paris, Les Belles Lettres.

Il y avait un bois sacré, qui, ...


D'après ce dont je me souviens de mes lointaines études de latin, ce texte relate la coupe de la forêt qui recouvrait la montagne où se situe actuellement la gare St Charles à Marseille. César ayant déjà subi grand dommage alors qu'il assiégeait les marseillais, avait construit un appontement destiné à "bombarder" et attaquer les Marseillais, ceux-ci ont attendu un jour de mistral,-le vent violent qui domine à Marseille, et y ont mis le feu!! Très en colère, César a alors contourné les fortifications en attaquant par la colline où se situe donc la gare St Charles.
C'est tout ce que j'en connais. J'avais traduit ce texte en classe, mais je ne dirai pas combien d'années en arrière !!!

Taranorbios
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MessageSujet: Re: La forêt relique de la Sainte Baume   

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