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 Trioedd Barddas

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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 14 Fév 2006 - 14:43

Suibhne a écrit:


Comment pourrait-il être de "moindre vie" s'il est ainsi animateur et éveilleur ?


les triades disent qu'en abred toute vie germe de la mort...
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 14 Fév 2006 - 15:34

Je suis très loin d'être convaincu par la démonstration de Boutios sur une origine pontique et I.E. d'une "astrologie celtique".
En - 2500 les I.E étaient des éleveurs nomades ou semi nomades et il est assez clair que les spéculations astrologiques sont le fait de cultures agricoles et sédentaires et il y a de très fortes chances que la culture védique ait hérité de l'astrologie de la civilisation de l'Indus. De même les hittites ont adopté le panthéon hatti et cela a du se passer de même en Occident.
Voir par exemple le disque de Nebra qui date du bronze et qui est très interessant pour le haut niveau de sophistication de leurs calculs astronomiques.
S'il y a peu de chose probantes dans les mythes irlandais concernant une astronomie/astrologie, il y a quelques petites choses dans les textes gallois. Arhianrod par exemple, la Roue d'Argent est la voie lactée, le chemin des étoiles que doit parcourir Gwyddion pour retrouver Lleu et le faire renaître sans doute au solstice d'hiver. Il y a une similitude avec les 12 travaux d'Hercule mais bien malin qui retrouverait 12 stations dans la quête de Gwyddion. Ce comput de 12 ne peut être avéré surtout que le calendrier druidique ancien devait être lunaire.

Citation :
les triades disent qu'en abred toute vie germe de la mort...
C'est donc ici et maintenant et en relation avec la renaissance de Lleu.

Vous êtes finalement en accord sur peu de choses, c'est assez surprenant.
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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 14 Fév 2006 - 16:38

Suibhne a écrit:


Vous êtes finalement en accord sur peu de choses, c'est assez surprenant.

Auetos interprète les triades en fonction de la tradition vèdique et de la tradition irlandaise en utilisant un vocabulaire celtique commun reconstitué. C'est son droit, et rien ne dit qu'il n'a pas raison, par contre ce n'est pas une démarche scientifique. Moi je m'en tiens à ce qu'il y a dans les triades (du moins pour ce sujet) et quand il y a un trou, je ne le comble tout simplement pas. Ce n'est pas plus satisfaisant, mais c'est honnête.

Expliquer des triades galloises datant au mieux du VI ème siècle, au pire du XVIII ème, par l'interprétation d'un calendrier des ambari du Ier-IIème en mélangeant le livre des conquêtes irlandais et les recettes de cuisine sino-mongoles me paraît relever plus de l'illumination (dans le bon sens du terme) que du travail méthodique érudit, serait-il l'oeuvre du triangle A D Boutios, Monnard, auetos. Le tout dit sans vouloir froisser personne. Encore une fois, certaines choses paraissent crédibles mais non avérées et pourtant présentées comme des faits.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 14 Fév 2006 - 17:24

bregwenn a écrit:


Expliquer des triades galloises datant au mieux du VI ème siècle, au pire du XVIII ème, par l'interprétation d'un calendrier des ambari du Ier-IIème en mélangeant le livre des conquêtes irlandais et les recettes de cuisine sino-mongoles me paraît relever plus de l'illumination (dans le bon sens du terme) que du travail méthodique érudit, serait-il l'oeuvre du triangle A D Boutios, Monnard, auetos. Le tout dit sans vouloir froisser personne. Encore une fois, certaines choses paraissent crédibles mais non avérées et pourtant présentées comme des faits.

Je suis assez d'accord avec cela et certains éléments participent plus de la croyance, d'un crédo, que de l'analyse philosophique. Mais j'ai de la sympathie envers Auetos depuis longtemps, ce qui explique je je participe à ce forum, parce que je le trouve sincère.

Aussi cette parole mise en en-tête de son forum :
"Pense constamment au divin"
Une belle voie à mon avis.
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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mer 15 Fév 2006 - 9:42

je ne mets pas en doute la sincérité, ni le travail accompli, mais la méthode si elle est avancée sans précautions d'usages. Auetos devrait plutot créer un sujet "outils permettant d'assurer une cohérence virtuelle aux traditions fragmentaires" et utiliser un peu plus le conditionnel ou le "selon moi"...
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Auetos
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mer 15 Fév 2006 - 12:21

Citation :
22) Le cercle d’Anwn

« Il est trois sortes de nécessités en ABRED ; le moindre de toute vie (et de là le commencement) ; la substance de chaque chose (et de là sa croissance, laquelle ne peut s’opérer dans un autre état) ; la formation de chaque chose de la Mort (et de là la débilité de la Vie en ABRED)… » (Triade 15)

Où commence l’Etre vivant, et où finit-il ?

Certaines réactions de la vie, dites « psychologiques », passent pour être le fait d’un domaine spécial. Philosophes et naturalistes, après avoir abandonné la stérile méthode introspective, ont créé une psychologie comparée, qui ouvre bien des horizons au philosophe hermétiste, et notamment au celtisant. Mais souligne le docteur Jaworski, ils ont omis un des chapitres les plus intéressants, celui de la psychologie minérale.
Dans les Secrets de la Vie, A. A. Mary nous disent leur étonnement devant une réaction particulière du fer doux :
Aimanté par un courant électrique, ledit fer doux perd très vite l’aimantation, que l’acier conserve avec opiniâtreté en dehors de l’influence du courant. Qu’est-ce que cette persistance du magnétisme, sinon un fait de mémoire ? Et dans les degrés de cette mémoire, ne peut-on pas placer l’acier au-dessus du fer doux ? … L’on dit avec raison que la répétition fortifie la mémoire de toutes les facultés. Livrez un aimant à lui-même, il perdra le souvenir de son magnétisme premier. Placez-le, au contraire, dans des conditions qui réveillent continuellement l’énergie magnétique ; en contact avec un morceau de fer, par exemple, il s’entretiendra et même se fortifiera si on a soin d’augmenter progressivement la masse dont on le charge.

Mais le métal n’a pas seulement une mémoire, il a aussi une sensibilité.

Sir Chandra Bose, dont nous utilisons les travaux et les résultats pour étudier la Vie dans le Végétal, a observé que dans certaines conditions, une barre de fer, d’étain ou de platine, montre une conductibilité électrique variable et amenant des phénomènes de « fatigue ». Le fonctionnement continu détermine une torpeur ; les températures extrêmes produisent une dépression. La chaleur, en été, porte à son maximum la sensibilité métallique ; le froid de l’hiver, ou la température élevée d’un bain turc, au contraire, l’affaiblissent considérablement. Le carbonate de sodium exalte la sensibilité de l’étain, et triple celle du platine ; au contraire, le bromure de potassium agit comme un narcotique. Les opiacés, les excitants à petites doses, sont stupéfiants à doses plus fortes. L’acide oxalique exerce une influence toxique : le galvanomètre signale des « spasmes » remarquables d’importance, puis la sensibilité se trouve abolie.
Notons que ces faits son immédiats, absolument indépendants des actions chimiques. Ce sont des phénomènes de dérangement moléculaire qui vont jusqu’au cœur de la barre métallique, et rappellent tel procès nerveux de curieuse et étonnante manière.

Une réaction du métal, pleine d’enseignement, est celle qu’il oppose à la rupture, réaction que Guillaume qualifie d’héroïque. Quand une éprouvette de métal, assujettie à ses extrémités, est soumise à une action puissante, elle subit un allongement considérable qui subsiste partiellement quand cesse l’effort. Si l’on poursuit ce dernier, on voit alors apparaître en un point de l’éprouvette, un étranglement, une strie ; c’est là que la barre va se rompre. En suspendant l’effort à ce moment, il semble que les particules aient été sollicitées autour d’un point menacé, pour consolider et endurcir la partie affaiblie ; le métal, mou sur les autres points, a pris l’aspect et la résistance à l’étirement d’un métal trempé. Certains aciers ou nickels marquent hautement cette réaction de défense.

Un autre mode défensif du métal est la diminution d’activité quand survient la fatigue. Un fil métallique maintenu quelques heures ou quelques jours en vibration, cesse de vibrer plus tôt, quand on le remet en mouvement, que ne la fait un fil auquel on a donné quelques jours de repos. Ce phénomène est rapporté par Lord Kilvin.
La réaction défensive est-elle insuffisante ? L’exercice de la sensibilité devient alors pathogène, comme dans l’organisme. La répétition continuelle de frottements et de chocs produit à la surface de l’acier, un « tissu minéral » morbide, fibreux, dur, cassant, la martensite, au développement duquel sont dues les ruptures inattendues des rails surmenés, telle est encore la conclusion étonnante que nous rapporte H. de Varigny.

Francesco Rocchi va nous étonner bien d’avantage, quand il nous démontre que, d’après les observations, le métal brut ne devient pas malade de la même manière que le métal ouvré. Chez ce dernier encore, la maladie dépend de la manière dont il a été travaillé. L’évolution de la pièce d’argent fondu creuset diffère de celle de l’argent transformé, même par fusion, en amulette, miroir. Le martelage, le laminage, le tréfilage, produisent dans les métaux des formes spéciales de regroupement moléculaire et des caractères physiques instables ; l’Art est une violence faite à la Matière, et contre laquelle la Matière réagit peu à peu par l’énergie qu’elle accumule et qu’elle produit.

[…]

Si nous abordons maintenant le domaine des Pierres, nous verrons que le même parallèle peut être établi aisément, sans forcer la signification des faits, l’égard du second rythme vital, que la brièveté de notre existence nous interdit de reconstituer autrement que par induction.
Les rochers les plus « inertes » ne sont pas immuables. Il y a une évolution minéralogique et lithologique, comme il y a une évolution métallique et une évolution organique au niveau supérieur.

[…]

Même au sein de la Matière, soi-disant inanimée, ainsi que la veulent certains obstinés, « la Vie chante », comme nous l’affirme J. Regnault.
Et c’est bien là cet ANWN, profondeur obscure de la vie matérielle, où tout commence à bouillonner.

Le stade ultime et final de l’existence du Minéral est généralement une dissociation, identique à celle qui suit immédiatement la mort de l’organisme vivant. Le cas se présente ainsi pour les feldspaths, qui se dédoublent en silicate alcalin, soluble, et en argile. Il peut aussi y avoir dispersion totale. Mais alors celle-ci n’est pas nécessairement suivie d’une destruction morphologique. Ainsi, des cristaux de quartz, de sidérose, de smithsonite, de cassitérite, de péridot, de pyroxène et d’amphibole, ont subi la pseudomorphose, c’est-à-dire une substitution moléculaire qui, sans altérer leur apparence le moins du monde, les a transformés en calcaire, en fer peroxydé, en galène, en orthose et en serpentine.
Voici donc des minéraux qui, tout comme les os et les coquilles des grands animaux disparus, nous parviennent à l’état fossile.

Quel est donc ce principe mystérieux qui vient animer et constituer le minéral, puis, le quitte ainsi que le papillon abandonne son cocon ? Toujours le même. C’est le MAN RED, le « germe de Lumière » primordial, primitivement émané de « OIW ». C’est le même voyageur éternel, inconscient parfois du monde extérieur, parfois au contraire y collaborant démiurgiquement. C’est l’Ame, en quête de sa Destinée et du Grand Refuge, l’Ame qui, sous cent formes et cent aspects divers, retourne, consciente, cette fois, vers l’Immortalité.


« Les traditions celtiques, Doctrine initiatique de l’Occident », Robert Ambelain, Editions Dangles, collection « Horizons ésotériques », 1987

Selon moi ; MAN RED, l’Ame vient de « OIW », c’est-à-dire l’Incréé, donc du Ceugant (Couiocanton) et, qu’après plusieurs formes d’existences dans les divers cercles Annwn (Andumnon), Abred (Abredio) et Gwynfyd (Uindobitus) l’Ame retourne vers l’Immortalité du cercle de « OIW », donc « Dieu », donc au sein du Ceugant (Couiocanton)

De même, quand je lis « où tout commence à bouillonner », je ne peux m’empêcher de voir Andumnon comme un immense chaudron d’où sort toute vie et par la même de penser au barattage de l’océan par les dieux et les démons des textes védiques et d’y voir aussi une explication mythologique de la création de notre Univers et la naissance de la vie sur Terre.

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Dernière édition par le Mer 15 Fév 2006 - 13:27, édité 1 fois
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Auetos
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mer 15 Fév 2006 - 12:23

Citation :
23) Anwn, l’abîme, et l’existence « en puissance »

Une erreur commune à de nombreux esprits superficiels, c’est de considérer l’ANWN, l’Abîme Originel, et CYTHRAUL, sa personnification théologique, comme étant le Non-Etre, le Vide absolu, le Néant.
Il n’en est pas ainsi, et les textes nous précisent fort bien la réalité des êtres « en puissance » dans le sein d’ANWN. C’est ainsi que Taliésin nous dit ceci :
« Là où se trouve le moins possible d’âme et de vie, où la Mort est la plus profonde (et cet indépendamment de toute manière d’être), là est ANWN, l’Abîme primordial. »

[…]

« Dans l’Abîme d’ANWN, les âmes possèdent de la Vie et du Bien le degré le plus infime. Et de la Mort et du Mal, elles possèdent le degré le plus élevé qu’il puisse y avoir. D’où vient qu’elles sont essentiellement mauvaises, par suite de cette prépondérance du Mal sur le Bien. Et c’est à peine si elles vivent et existent, inconsciemment parfois. »

On le voit, ainsi que l’affirme Taliésin, dans l’Abîme d’ANWN, se trouve le moins possible de marques d’existence, c’est-à-dire (en inversant la proposition), le plus possible de « privation ». En effet, par rapport à GWENVED, qui est la « plénitude » de la Créature, et à KEUGANT (la plénitude divine), ANWN est en perpétuelle déficience de « possibles ». Et si le « manque » est sa nature, plus il y a de « possibles » en GWENVED et en KEUGANT, plus il y a de chances d’absence de quelque chose en ANWN. D’où une infinité relative de celui-ci, corrélative de l’infinité absolue de KEUGANT …

On voit par ce qui précède que la Matière originelle, soit ANWN lui-même, n’est pas le Néant absolu, mais bien l’être en puissance.


« Les traditions celtiques, Doctrine initiatique de l’Occident », Robert Ambelain, Editions Dangles, collection « Horizons ésotériques », 1987.

Donc, selon ma lecture, Annwn (Andumnon) est assujetti au Mal ... et donc, par analogie est ce qui est contraire au bien et à la vertu, ce qui est susceptible de nuire, de faire souffrir (souffrance physique: maladie, accident, etc. ; souffrance morale : peine).

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mer 15 Fév 2006 - 16:05

Auetos a écrit:


Donc, selon ma lecture, Annwn (Andumnon) est assujetti au Mal ... et donc, par analogie est ce qui est contraire au bien et à la vertu, ce qui est susceptible de nuire, de faire souffrir (souffrance physique: maladie, accident, etc. ; souffrance morale : peine).
Tu vois bien que tu es dualiste, le bien, le mal...
Les druides anciens opposaient la vérité au mensonge, pas le bien au mal, ce n'est pas du tout la même chose.
De plus tu compliques en mélangeant l'horizontal au vertical dans tes analyses.
De plus je te signale que le fer est l'entropie maximale de l'univers, nous y avons échappé 3 fois selon les astrophysiciens. Il est à l'opposé de la vie. Si le "fer doux" ne garde pas mémoire du magnétisme c'est parce qu'il est saturé de carbone. La "mémoire" du carbone, de par l'ordonnancement de ses cristaux est bien plus puissante que celle du fer, elle "le mate".
Admettons que Annwn (garde les mots gallois svp) est le monde élémentaire animé et orienté par la vie qui l'organise de manière ascendante. Une forme de vision des temps géologiques vers la complexité nécessaire à l'apparition de la conscience "qui peut se penser" et non plus être agie de par les impératifs de sa nature.
Dès l'apparition de cette conscience de soi nous serions en Abred ?
Le "mal", le "chaos" étant la subjugation de cette conscience par les pulsions "animales" ?
Où est le mal et le chaos sinon dans un puritanisme qui dénie au Divin d'avoir bien pensé le cheminement de l'humain vers lui ?

Il n'y a pas de séparations et l'on ne peut "trancher" les choses ainsi. La nature du monde n'est qu'énergie divine dont les vibrations vont d'octaves en octaves des plus graves (proches du zéro absolu, on en est pas loin), vers les plus subtiles. Les sens humains n'en perçoivent qu'une fraction infime et la conscience se croit ainsi prisonnière de la matière.
Mais la conscience est ailée, il faut ouvrir la cage des croyances et des dogmes, rassurants garde-fous face au terrible mystère de la vie.
Le Travail est justement d'affiner ses perceptions, d'ouvrir des sens plus subtils et dans ce sens Annwn est aussi le mental "brut" et Abred la conscience de l'unicité et du pouvoir divin.
Spéculer seulement avec l'intellect sur nos perceptions communes c'est être dans le reflet du reflet.
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mer 15 Fév 2006 - 17:23

Juste en passant avant de partir pour ma garde de nuit, je tiens à te dire que mes réponses sont le résultat d’une lecture stricte et exclusive des Triades, comme la préconisé bregwenn : « s’en tenir à ce qu’il y a dans les Triades ». Donc, contre toute attente, ce n’est pas moi qui suis dualiste, mais bien les dites Triades Sad

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 8:42

A bien y réfléchir, point du dualisme non plus dans les Triades.

Le Bien, le Mal, deux notions opposées mais complémentaires, comme les deux moitiés d’un même cercle.
Pas de Bien sans Mal, pas de Mal sans Bien.
De même pas de Vérité sans Mensonge et pas de Mensonge sans Vérité.

Le Haut (Gwynfyd-Uindobitus) et le Bas (Annwn-Andumnon) sont les deux extrémités d’une même structure.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 11:54

Suibhne a écrit:
Dès l'apparition de cette conscience de soi nous serions en Abred ?
Le "mal", le "chaos" étant la subjugation de cette conscience par les pulsions "animales" ?

Oui. Et même avant si l’on se fit à la lecture des Triades.

Citation :
En ABRED (qui constitue la Création matérielle), nous rencontrons des différences notables d’état, qui constituent alors les « cercles » symboliques du Bardisme. Ce sont GOBREN, KENMIL et ANWN, pour le monde apparent. Ces trois « cercles » constituent le monde ou « cercle » principal d’ANK (la Fatalité). Puis ANKOU et ANKOUN, pour le monde invisible.

Emané d’ANWN, l’Abîme primordial, l’être essentiel (la monade du MAN RED ou germe de lumière émané de « OIW »), se concrétise alors dans une vie totalement inconsciente, mais cependant réelle. C’est la profondeur obscure, où la Vie commence à se manifester au sein d’une sourde fermentation, le premier aspect de la Création. L’état de minéral, de métal, avec ses réactions naturelles en est une image.

En ANWN, l’Ame originelle est alors au stade d’ « âme constitutive ».

(Notons, en passant, qu’il faut distinguer la partie ANWN liée à la Création apparente, de l’Annwn extérieur au monde, coexistant avec KEUGANT. Le premier est son reflet dans la Création)

Vient ensuite GOBREN, Monde de l’Injustice, puisque de l’Essai. Là, l’âme constitutive est éprouvée, et elle éprouve elle-même le contingent. Par son orientation latente, elle adopte alors une direction qui deviendra ensuite son destin dans le plan suivant. En GOBREN, la monade primitive passe de l’état d’âme constitutive à celui d’ « âme végétative ».

Issue du cercle de GOBREN, elle émerge alors en KENMIL, le Monde de la cruauté. Ce plan équivaut à la co-animalité, ou à l’Humanité instinctive. C’est l’Animal, sous toutes ses formes, à tous ses degrés, et c’est aussi l’Homme matérialiste, pour qui rien ne compte que sa subsistance immédiate, la satisfaction de ses appétits instinctifs. Notre âme, en GOBREN, devient alors « âme sensitive ».


Les traditions celtiques p. 111-112

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 15:05

attention ! ce sont des visions franco françaises des triades ! "co-animalité" n'ayant pas du tout la même conotation que "cynfil" en gallois. Encore une fois, annwn n'est pas le chaos, l'animalité n'est pas la part "bestiale" de l'homme etc : ça c'est du christianisme pur et dur !

En accord, si je ne me trompe, avec Suibhne, Il y a par contre très certainement un équilibre dynamique entre désorganisation/organisation, matérialité/culture, réalisme/utopie, chacun étant la représentation d'une réalité, d'une vérité, qui s'opposera aux autres au point de liberté.
Ensuite, les propos d'auetos me surprennent toujours : je le suis jusqu'aux cieux pendant 75 à 90 % de son raisonnement pour me casser la gueule (seul, avec lui, je ne sais) à la fin. Il faut arrêter de citer des sources qu'on ne vérifie pas : ce n'est pas parceque "ankou a zo tad anken hag ankoun" que la racine ank existe, c'est même le contraire en celtique à ma connaissance ! Nécessité se dit "ret, rhaid,..." ANKOU = mort, Anken = douleur, ankoun = oubli.
annwn ne peut être un abîme primordial puisqu'il n'a pas de profondeur !
le plus magnifique étant sans doute "(Notons, en passant, qu’il faut distinguer la partie ANWN liée à la Création apparente, de l’Annwn extérieur au monde, coexistant avec KEUGANT. Le premier est son reflet dans la Création)" qui ne veut strictement rien dire !

sans vouloir exagérer, parce que moi même je n'en suis pas complètement capable, faire des exégèses subluminiques en français à partir de textes gallois, bretons ou javanais me dépasse un peu. Un peu tout dire et n'importe quoi : c'est quoi anwn, sinon une erreur de graphie différente d'annwn du même mot annwfyn ?

Skuizh on aet da gomz diwar benn forzh petra hep gouzout war du peseurt pal emaomp ni da gerzhout. (Je suis fatigué de parler de n'importe quoi sans savoir vers quel but nous allons). sepen !
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 15:37

Moios brater in druuidiacte,

Tout ce qui fut cité par mes soins, est l’enseignement que j’ai dernièrement reçu par l’entremise du Ambiuritonos Canti in Celtiacâ Nastâ de la Druuidica Comardiia « Deruacioi ». Ce dernier, tiré en très grande partie de l’ouvrage de Robert Ambelain, n’est apparemment pas un des meilleur. Je le regrette. Par contre si vous ou votre collège avez des contres commentaires je suis preneur.

Mon objectif est, comme nous tous ici, la recherche de la vérité.

Le but de ce fil est justement de savoir si les Triades qui nous sont parvenues sont authentiquement druidiques, si elles contiennent des apports chrétiens et si nous, (néo)druides, nous pouvons nous en servir comme base d’enseignement.

Sepem !

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 16:24

A bratir Auete, ä breur auetos

toi qui a déjà croisé les pas d' an abask, ou qui en a entendu parlé, tu devrais savoir que la multiplicité des enseignements ne fait pas nécessairement un enseignement de qualité (et ce indépendamment de l'enseignant). Il serait bon cependant, dans l'érudition en général, et le druidisme en particulier, que les gens qui utilisent une langue (vivante, morte, reconstituée, ...) autre que sacrée en aient quelques notions élémentaires pour ne pas commettre des erreurs grossières qui viennent polluer des discussions au demeurant fort intéressantes et entâcher de manière incongrue un raisonnement qui pour autant n'était pas fallacieux. Augmenter les exemples, au risque de dire tout et n'importe quoi, ne renforce pas la démonstration.

Pour ce qui est de savoir si les néo-druides peuvent se servir des triades pour leur recherche, la réponse est bien évidemment oui (avec les précautions ou les non précautions que chacun voudra) puisqu'il n'y a pas de notion de reconstitution à l'identique du druidisme du siècle x dans la vallée y où vivait la peuplade t.

Pour ce qui est de savoir si elles sont druidiques, la question est incongrues, puisque sans toland et iolo, on ne se la poserait même pas, plus personne n'aurait conscience qu'être druide est possible.

Pour ce qui est de différencier la part de christianisme, d'évolution historique, de variation temporelle et spatiale du druidisme, de faire un réel comparatif en druidisme gaelique, brittonique et gaulois, là oui, ça m'intéresse, non pas dans un sens "donner des quitus de bon druidicat", mais dans un sens de compréhension des différentes façons d'exprimer le dedma.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 16:54

Essayons d'aller vers l'essentiel.

Auetos, je suis désolé de te le dire mais tu "compliques" en divisions, sub-divisions, sub-sub-divisions, une chatte n'y retrouverait pas ses petits.
Le but de ce fil n'est pas de définir si les triades sont 100% pures d'influences chrétiennes, c'est impossible qu'elles le soient. Quel est d'ailleurs ce rêve de pureté originelle ?
L'important est de savoir si elle transcrivent des vérités traditionnelles efficaces pour le "chemin ascendant". Des techniques donc pour discerner au moment cruciaux l'action juste avec la pensée juste pour éviter un faux pas et se perdre, non pas vers le "mal" mais vers la confusion et l'illusion.
Ce qui peut être un bien pour toi peut être un mal pour moi, et inversement, ne travaillons pas dans cette illusion d'une hiérarchie "bonnifiante", le sens est ailleurs.
Les traductions (traduction est interprétation) proposées par Bregwen me "causaient" bien, sauf une et nous avons affiné le sens. Tes contestations viennent de cet "affinage".

Alors je te dirais, sous forme de triade :
La matière (l'élémentaire) est Une
La conscience (qui est mémoire) est Une
Celui qui relie (qui les unit et propose le chemin) est l'Unique.
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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 17:13

Suibhne a écrit:

Alors je te dirais, sous forme de triade :
La matière (l'élémentaire) est Une
La conscience (qui est mémoire) est Une
Celui qui relie (qui les unit et propose le chemin) est l'Unique.
ceci me rappelle
triade 1 :Sont trois unités primordiales, et il ne saurait y avoir qu'une de chacune : un Dieu (Conscience ?), une Vérité (matière), un point de liberté (unique), soit un lieu où toute opposition sera compensée.
je me trompe peut être, mais on dirait une magnifique triade "psychologique" avec le "ça" et le "moi" reliés par ce qui peut apparaître comme transcendental. C'est en tout cas une "spécialisation" intéressante des triades. Après tout, il n'y a pas de raison qui fasse qu'une tradition "millénaire et ineffable" n'ait pas d'application concrète. Si c'est philosophiquement, divinement, mythiquement, mystiquement, ... bon, ça doit aussi l'être psychologiquement, physiquement, biologiquement, pour peu qu'on ne se cantonne pas au domaine de l'éphémère.
merci en tout cas à Suibhne pour cette ouverture.
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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 17:32

ce qui me fait repenser à une remarque de Suibhne, je crois, formulée plus avant : voulait-il dire

Annwn = vie sans conscience individualisée
Abred = élaboration progressive de cette individualité
Gwenved = plénitude de cette individualité (et pourquoi pas pour faire plaisir à auetos, en compagnie des individualités premières = les dieux)

le terme individualité n'étant bien évidemment pas circonscrite à son sens trivial d'individu, quidam, mister x.

au passage pour auetos Cythraul = principe "destructeur", "éparpilleur au sens suibhnéen", bref satan. Ce n'est pas le mal.
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Fergus



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 17:45

Suibhne a écrit:
Essayons d'aller vers l'essentiel.

Le but de ce fil n'est pas de définir si les triades sont 100% pures d'influences chrétiennes, c'est impossible qu'elles le soient. Quel est d'ailleurs ce rêve de pureté originelle ?
L'important est de savoir si elle transcrivent des vérités traditionnelles efficaces pour le "chemin ascendant". Des techniques donc pour discerner au moment cruciaux l'action juste avec la pensée juste pour éviter un faux pas et se perdre, non pas vers le "mal" mais vers la confusion et l'illusion.
Ce qui peut être un bien pour toi peut être un mal pour moi, et inversement, ne travaillons pas dans cette illusion d'une hiérarchie "bonnifiante", le sens est ailleurs.

Je ne peux que souscrire à chaque mot de ce message.

Il serait totalement inutile, et même nuisible, de prétendre suivre une voie qui ne mène pas à la Libération du Soi. Les doctrines néo-druidiques ne présentent d'intérêt que si elles constituent une voie authentique de réalisation spirituelle, si elles proposent une métaphysique authentique, autrement dit, si elles disent vrai. Est-ce le cas ? Là est la vraie question. Cette question s'applique à TOUTES les doctrines spirituelles. Toutes, elles doivent dire la même chose, seule la forme varie avec le contexte culturel et historique. Sur le fond, il n'y a aucune contradiction entre les diverses voies traditionnelles, christianisme y compris.
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 18:06

bregwenn a écrit:
ce qui me fait repenser à une remarque de Suibhne, je crois, formulée plus avant : voulait-il dire

Annwn = vie sans conscience individualisée
Abred = élaboration progressive de cette individualité
Gwenved = plénitude de cette individualité (et pourquoi pas pour faire plaisir à auetos, en compagnie des individualités premières = les dieux)
Oui, cela est conforme à ma tradition et ainsi Annwn est de toute beauté mais fascinante au point de s'y perdre, nous devrions en être non pas les gardiens mais les jardiniers.
Abred, la grande difficulté, l'apprentissage vers le savoir être "médiateur" entre le "petit monde" et le "grand monde", le service envers les "petits", le travail de toute une vie "ici".
Gwenved, la "vision" de l'Unique et le service de son dessein par l'effacement du moi pour laisser "passer" les énergies de vie et de conscience.
Voilà ce qu'il en est de ma tradition dans un domaine horizontal, "dans le monde", le domaine vertical s'en trouve suggéré.
La Tradition est mémoire, elle n'est que cela avant que l'on pense qu'elle est un "échelle" fiable.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Jeu 16 Fév 2006 - 20:37

Citation :
Auetos, je suis désolé de te le dire mais tu "compliques" en divisions, sub-divisions, sub-sub-divisions, une chatte n'y retrouverait pas ses petits.

Pas de problème suibhné …
Je n’ai jamais voulu « embrouiller » quoi que ce soit, j’ai simplement essayé de comprendre. Et donc, là ou certain y on vu des affirmations ce n’était, de ma part, qu’interrogation, question et indécision. Mais soit, n’en parlons plus.


Citation :
toi qui a déjà croisé les pas d' an abask, ou qui en a entendu parlé, tu devrais savoir que la multiplicité des enseignements ne fait pas nécessairement un enseignement de qualité (et ce indépendamment de l'enseignant)

Comme tu sembles l’ignorer, je me permet de te préciser que la K.G.H. ne dispense aucun enseignement, et ne reconnaît aucune valeur traditionnelle aux dites triades.
Voulant tout de même savoir ce que renfermaient les Triades, j’ai demandé à la Druuidica Comardiia « Deruacioi » (un collège ami de l’obédience au même titre que Tann Tad) de combler cette lacune.

Ceci dit, je crois tout de même que plusieurs lectures d’une même donnée permet, selon moi, une meilleure compréhension.

Par contre je ne vois pas le rapport avec an habask ?

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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Ven 17 Fév 2006 - 9:20

surnommé monseigneur multicartes, à force de suivre les enseignements de tous le monde et de faire partie de tous les groupes druidiques, on finit par ne défendre aucune tradition et ne transmettre aucune filiation tellement les cartes sont brouillées.
Celà dit, c'est un peu "petit"
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Ven 17 Fév 2006 - 15:59

Un collectionneur en fait et comme tout les collectionneurs à tendances maniaco-dépressives.
De tout bien ranger dans des petits dossiers, l'opinion d'untel ou d'un autre sur tel ou tel sujet participe un peu de cette même peur devant la vie. Se bâtir un rempart, une tour où le "serpent vert" ne pourra accéder.

Personnellement j'ai toujours appris que la véritable connaissance venaient de la simplification et aussi qu'une information vraie doit être efficace, soit dans le présent, soit pouvoir "se réveiller" dans la mémoire à plus long terme au moment nécessaire.

Il y a trois formes de nécessités dans le Travail.
Remplacer le référentiel acquis par l'éducation et l'enseignement profane.
Construire pas à pas un nouveau référentiel à l'aide des paroles et écrits des maîtres authentiques et de sa propre expérience de la vie.
Utiliser ces informations et techniques pour se rapprocher du Divin en se simplifiant.

Ces trois nécessités sont bien sûr co-actives dès que l'on rencontre le Travail.
De même les triades sont co-actives et il n'y a pas lieu de les "disséquer". Leur nature traditionnelle apparaît dans leurs "couches de sens" et le sens le plus profond doit être proche du Sens et ne jamais le contredire.
Certaines traductions/interprétations contredisent le Sens.

Trois impératifs sur le chemin ascendant.
Ne pas faire confiance à son propre jugement. Arrêt du moi.
Ne pas réagir mais s'ouvrir à la Mémoire. Arrêt du temps.
Acceuillir l'évènement comme un don. Arrêt du coeur.
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Ven 17 Fév 2006 - 17:16

Contrairement à an habask, je n’ai jamais appartenu à une obédience druidique autre que la Kredenn Geltiek … Mais bref passons !

Dans mes petits dossiers tout bien rangés j’ai retrouvé une centaine de Triades, tirées d’une collection manuscrite de Llywelyn Sion, barde de Clamorgan, constituée vers l’an 1560 (selon l’auteur).

Elles sont traduites en français par Adolphe Pictet. Si ça vous dit toujours, je peux les mettre en ligne. Ca ne mange pas de pain et n’oblige à rien. De plus, comme disait un de mes amis, « Abondance de biens ne nuit pas » Wink

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Ven 17 Fév 2006 - 17:25

Qui est Adolphe Pictet ?
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Ven 17 Fév 2006 - 18:03

Adolphe Pictet

Linguiste suisse. Il fut connu pour ses travaux dans le secteur de la recherche linguistique comparative.
Né à Genève le 11 septembre 1799
Décédé à l’âge de 76 ans le 20 décembre 1875

Travaux :
- De l’affinité des langues celtiques avec le sanskrit (1837)
- Du beau dans la nature (1875)
- Les origines indo-européennes ou les Aryas primitifs (1878)

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