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 Trioedd Barddas

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MessageSujet: triades   Sam 18 Fév 2006 - 10:27

Les Triades, d’où quelles viennent, peuvent être utile à condition d’une part qu’elles nous mènent vers un vrai épanouissement en la Vie et d’autre part, de ne pas faire d’elles un nouveau catéchisme privant chacun et chacune de toutes réflexions et investigations personnel…
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 13:03

Citation :
« Ceci est le livre du Bardisme ou du Druidisme des Bardes de l’Ile de Bretagne que moi, Llewelyn Sion de Llangewydd, j’ai extrait de livres anciens, à savoir :
les livres d’Einion le Prêtre, de Taliésin, chef des Bardes,de Davydd Ddu de Hiraddug, de Cwtta Cyvarwydd, de Jonas Mynyw, d’Edyr Dafod Aur, de Sion Cent, de Rhys Goch et d’autres dans la bibliothèque du château de Rhaglan avec l’autorisation de l’Arglwydd (lord) William Herbert, iarll Penfro (duc de Pembroke) à qui Dieu me permette d’être reconnaissant toute la vie. »
Llewelyn Sion

Philippe et Patricia Camby donnent ici la traduction des 46 Triades théologiques des Bardes, d’après un texte recueilli par Llewelyn Sion (vers 1560), et publié une première fois par Iolo Morganwg avec ses propres poèmes (Lyric Pœms), puis dans le Barddas du Révérend J. William ab Ithel (1862). On en connaît seulement deux autres traductions, parfaitement inacessibles : celle d’Adolphe Pictet sous le titre : Les mystères des Bardes de l’île de Bretagne (Genève, Cherbuliez, 1856) ; et celle, bilingue (Français-Breton), de Jean Le Fustec et Yves Berthou : Triadon, Eur gir d’ar Varzed (Paris, 1906) dont arbredor.com a réédité la partie en Breton (Genève, arbredor.com, 2001).
http://www.arbredor.com/titres/triades.html

Certes, ce n'est pas un catéchisme mais des éléments anciens à méditer pour ceux qui s'intéressent à la tradition galloise des bardes.
C'est pour cela qu'il est important de les garder en l'état et d'en avoir une traduction la plus fidèle possible. La mise en relation avec les dits des mabinogion n'est pas non plus sans intérêt.
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Auetos
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 15:49

Après vérification nous avons dans le Kad n° 10, les quarante-six premières Triades dites de « l’Ile de Bretagne », puis dans le Kad n° 13, les quarante-neuf premières Triades du manuscrit de Llywelyn Sion.

Comme quoi … De fait, je vous donne, ici, la suite des Triades à partir de la cinquantième.


/l\ LES TRIADES BARDIQUES



50) Il y a trois violences et trois attaques contre le cercle de Ceugant : L’Orgueil, le Parjure et la Cruauté. Car par libre volonté, effort et préméditation, ils empruntent l’existence à des choses qui ne doivent pas être et qui ne peuvent s’accorder avec les lois du cercle de Gwynfyd. Et en accomplissant ces violences, l’homme tombe en Abred jusqu’à l’Annwn. La principale et la plus grave est l’orgueil, car c’est de celui-ci que les deux autres violences sont dérivées ; et ce fût grâce à l’orgueil qu’arriva la première chute en Abred après la montée originelle vers l’espace et la condition humaine en Gwynfyd.

51) Trois victoires seront un moyen de délivrance, à savoir : Les victoires sur l’orgueil, la haine impitoyable et la cupidité. Car personne avec ces choses ne peut parvenir au cercle de Gwynfyd, parce qu’elles ne sauraient s’accorder avec Gwynfyd, et leurs natures s’opposent à ce qu’on puisse y parvenir.

52) Les trois œuvres de l’orgueil : Jeter la confusion dans tout, de sorte que la vérité n’est plus apparente. Entraver toute liberté, de sorte qu’on ne peut se libérer d’Abred. Et commettre une usurpation contre Dieu et ce qui lui est dû, de sorte qu’il ne peut y avoir de justice.

53) Les trois fondements de l’orgueil : Usurpation et vol, meurtre et guet-apens, et obligation de croire ce qui est faux.

54) Les trois principaux péchés sont : L’Orgueil, la Cruauté, et le Mensonge.

55) Il y a trois cercles de l’existence : Le cercle de Ceugant où il n’y a rien d’animé ou d’inanimé, excepté Dieu, et Dieu seul peut le traverser. Le cercle d’Abred où ce qui est mort est plus fort que ce qui vie et où chaque existence principale dérive de ce qui est mort, et l’homme l’a traversé. Et le cercle de Gwynfyd où ce qui est vivant est plus fort que ce qui est mort et où chaque existence dérive de ce qui vit et de la vie, c’est-à-dire de Dieu, et l’homme le traversera, et l’homme ne parviendra point à la parfaite connaissance jusqu’à ce qu’il ait complètement traversé le cercle de Gwynfyd, car aucune connaissance absolue ne peut être obtenue sinon par l’expérience des sens de la part de celui qui a supporté et souffert chaque état et chaque épreuve.

56) Il y a trois nécessités de mourir établies par Dieu : Améliorer la condition d’Abred, rénover la vie dans le but de se reposer ensuite sur la durée de Ceugant, et éprouver chaque état des vivants et tout ce qui lui appartient naturellement et accidentellement ; cela afin de posséder les genres différents de connaissance et par-là obtenir une complète et parfaite notion au sujet de toute existence animée de tout être, de toute qualité et essence ; car autrement que par le moyen de cette évolution en Abred, il est impossible de s’instruire et d’acquérir l’habileté dans toutes les sciences qui peuvent naturellement ou nécessairement exister ; et sans elles, il est impossible de supporter le cercle de Gwynfyd.

57) Il y a trois choses qui distinguent tous les êtres vivants les uns des autres : L’Awen distinctif que nul autre ne peut posséder de la même manière et la suprême félicité dont chacun possède la plénitude selon son genre

58 ) Chaque être vivant possède trois choses en rapport avec son individualité et son caractère particulier, à savoir : La plénitude de ce qu’il est et il est impossible qu’il y en ait une seconde égale, car il ne peut y avoir deux plénitudes d’une chose quelconque. Une entière conformité à l’ordre et à la solidarité et un point de conciliation. Et personne ne cherche autre chose depuis que l’ignorance de cela causa les souffrances de Annwn et de Abred.

59) Il y a trois raisons pour changer l’état de l’existence et de la vie en Gwynfyd : L’instruction qui est ainsi obtenue, la beauté de la transformation, et le repos rendu nécessaire par l’impossibilité de supporter l’éternité de Ceugant.

60) Il y a trois choses dont chacun ne peut posséder qu’une : Une plénitude d’inspiration en rapport avec sa nature, une manière d’être conformée à l’ordre et à la solidarité, et une suprématie semblable à celle de Dieu sur tous.

61) Les trois principales coexistences du cercle de Gwynfyd : L’amour n’ayant d’autre limite que sa nécessité, l’harmonie poussée à son plus haut degré de perfection, et la connaissance atteignant aussi loin que la pensée et la perfection peuvent atteindre.

62) Trois choses ne peuvent exister dans le cercle de Gwynfyd : La mort, le manque d’amour, et le désordre. D’autre disent : Le besoin, le défaut de charité, et la confusion.

63) Il y a trois considérations relatives au devoir et qui le font comprendre : Ce qu’un homme défend et ce qu’il s’interdit à l’égard d’autrui, ce qu’il recommande et ce qu’il cherche à faire lui-même pour son semblable dans les mêmes circonstances, enfin, ce qui peut être possédé et désiré pour jamais par tous les êtres animés et les existences dans le cercle de Gwynfyd, où ni l’indifférence, ni l’injustice ne peuvent exister, car tout ce qui ne peut rien d’autre que la désobéissance, le désordre, l’injustice et le manque de charité, n’y ont pas accès.

64) Les trois fondements de Gwynfyd : Connaître la nature du mal et l’avoir supporté en Abred, connaître la nature du bien et l’éprouver en Gwynfyd, et connaître de chaque forme vivante son caractère spécial, son individualité et comment ils concourent par le plaisir, le dessein et la volonté de Dieu au bien général. Et dans ces trois choses se trouvent la sécurité et la fermeté, car Dieu ne pourrait autrement supporter l’absence d’amour envers la justice et l’amour du Vrai ; et Dieu ne saurait agir sans vérité et sans justice, car de la vérité et de la justice il ne peut provenir que l’amour parfait ; tout acte contraire à la charité ne pouvant avoir pour cause que l’iniquité.

65) De trois causes provient le manque de charité, à savoir : De celui qui accomplit l’injustice et qui provoque de la sorte le ressentiment chez l’offensé, de celui qui souffre et reçoit l’injure de la part d’autrui, par suite naît le manque de charité à l’égard de celui qui accomplit l’injustice ; et par l’ignorance de la nature de la haine et de la vie par où elle inspire la colère, la vanité et la révolte, naît l’inimitié qui parcourt le monde sans fin.

66) Les trois fondements de l’Unité : Elle est une à l’exclusion de toute autre chose, et de là vient la liberté inébranlable. Elle est « l’entièreté » qui exclut la multiplicité et le là naît son ferme pouvoir. Et elle est la multiplicité contenue dans « l’Entièreté » d’où provient la ferme connaissance ; et de ces trois choses est formée l’Unité immuable ; et il ne peut exister d’autre Unité semblable que Dieu.

67) Les trois instabilités du multiple : L’absence d’organisation, car il ne peut y avoir ni personnalité ni caractère distinctif se rapportant à quelque type ou espèce différant ainsi d’un autre être ou d’une autre catégorie ; ou aucune place pour l’un et l’autre au même moment et ensemble. Le Fini, car il ne peut y avoir d’infini là se trouve un autre être de qualité et de genre semblables si peu qu’il puisse l’être à l’égard de la nature et du caractère de son existence. La Variabilité, car là où il y a deux ou plusieurs en nombre, un doit l’emporter de préférence à un autre et cela peut changer de sorte que celui qui était le dernier peut être le premier ; et le lieu et le temps peuvent être ainsi modifiés que l’on puisse aller d’une place à une autre et d’un moment à un autre et d’un état à un autre, selon les circonstances qui s’enchaînent.

68 ) De trois causes résulte une chute en Abred : De l’orgueil qui s’aventura dans le cercle de Ceugant, du mépris et de la haine du cercle de Gwynfyd, et du désir de changer ; ce fut une violence faite à Dieu et à sa bonté et aux attributs essentiels de Gwynfyd qui font l’Amour et toute Vérité et toute Justice, cela au mépris de la raison et du devoir.

69) Les trois principaux états des créatures animées : L’Annwn où fut leur origine, l’Abred qu’elles traversent dans le but de s’instruire, et le Gwynfyd où elle aboutiront dans l’accroissement indéfini du Pouvoir, de la Connaissance et de la Bonté jusqu’à ce qu’il ne soit possible d’en acquérir davantage.

70) Les trois causes de la mort : Délivrer et être délivré de la fatalité du mal et du pire, s’approcher et s’élever vers le Gwynfyd, l’impossibilité d’endurer Ceugant et de s’y reposer, car il n’y a que Dieu qui, étant infini, peut le traverser ; et le fini ne peut prévaloir contre l’infini.

71) Il y a trois genres de mort : Le châtiment et la peine pour le péché, l’amour de Dieu attirant toute vie et existence du pire au meilleur en Gwynfyd, et le repos en Gwynfyd pour ceux qui ne peuvent supporter les éternités du Ceugant.

72) Les trois moments de bénédiction pour l’Homme : Recevoir la vie en ayant une âme à sa naissance ou dans la renaissance après évanouissement, donner la vie ou engendrer, et échanger la vie, ou mourir, ce qui est aller du pire au meilleur.

73) Il y a trois unités immenses : L’espace, la temps, et la vie. Car aucune d’entre elles n’a de commencement ni de fin.

74) Il y a trois unités primitives et il ne peut exister qu’une de chacune : Un Dieu, une Vérité, et un Point de liberté, c’est-à-dire où toutes choses et toutes oppositions s’équilibrent.

...

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Dernière édition par le Sam 18 Fév 2006 - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 15:49

...

75) Trois choses naissent des trois unités primitives : Toute vie, toute bonté, et tout pouvoir.

76) Les trois attributs de Dieu existant primitivement ensemble : Le plus grand de tous par rapport à la vie et le plus grand de tous par rapport à la force et au pouvoir. D’autres disent ainsi :

77) Par une triple nécessité Dieu est : Le plus grand quant à la vie, le plus grand pour la connaissance, et le plus grand en force et en pouvoir et il ne peut y avoir qu’un être qui soit le plus grand en quelque chose.

78 ) Trois choses que Dieu ne peut qu’être : Ce qui doit être, ce qui désirerait être, et ce qui peut être la bonté parfaite.

79) Les trois principes de toutes les choses : La matière, le mouvement, la vitalité.

80) Les trois caractéristiques de l’existence : Le temps, l’espace, et l’activité.

81) Les trois fondements de l’existence : La nature, l’individualité, la continuité.

82) Les trois choses qui distinguent les existences : La qualité, la forme, et le travail.

83) Il y a trois fondements de l’unité, à savoir : La perfection, car il ne peut y avoir deux genres d’une universalité. L’infinité, car il ne peut exister aucune limite à une « Entièreté ». Et l’Immuabilité, car il ne peut y avoir qu’une seule perfection, universalité et entièreté de quelque nature que ce soit. C’est pourquoi on ne peut concevoir Dieu que dérivé d’une fondamentale Unité.

84) Trois choses par leur union engendrent le Pouvoir : Moi, Toi et Lui ; c’est-à-dire le Moi-voulant ; le Toi-réalisant ce que je veux et le Lui-devenant ce qui est décidé par le Moi-voulant en union avec le Toi.
Et on les nomme les trois bases parce qu’elles ont produites à la fois la force et l’existence.

85) Il y a trois considérations qui font comprendre la nature du devoir : Ce qu’un homme défend à autrui, ce qu’il cherche chez autrui, et ce qui est compatible avec le cercle de Gwynfyd.

86) Trois victoires amèneront une délivrance : celles sur le manque de charité, la cupidité et le désordre, car ces choses ne sauraient s’accorder avec le cercle de Gwynfyd.

87) Les trois principales coexistences du cercle de Gwynfyd : L’amour aussi loin que sa nécessité l’exige, l’ordre jusqu’à ce qu’il ne puisse être perfectionné, et la connaissance aussi loin qu’elle peut être conçue et comprise.

88 ) Il y a trois choses qui ne peuvent prendre place dans le cercle de Gwynfyd : La Mort, le manque de charité, et le désordre.

89) Les trois bases du Gwynfyd : Connaître la nature du mal pour l’avoir souffert en Abred, connaître la nature du bien pour l’avoir éprouvé en Gwynfyd, et la connaissance pour chaque être vivant du sort que lui assigne la volonté et le plan divin ; ainsi seront obtenues la sécurité et la stabilité.
Car Dieu ne peut autrement soutenir Gwynfyd par l’amour de la vérité et de la justice et Dieu ne peut faire autre chose que ce qui est vrai et juste d’où vient son parfait Amour.

90) Les trois pouvoirs de l’Unité : Etre une à l’exclusion de tout autre, l’entièreté sans la pluralité et la pluralité dans l’entièreté et il ne peut y avoir aucune unité stable qui ne vienne de Dieu.

91) Les trois instabilités de la pluralité : Le défaut d’universalité, le fini, et le changement. Car où il y a deux ou plus d’un l’emportant sur l’autre, il y aura possibilité de changement jusqu’à ce que le premier devienne le dernier.

92) Les trois principales perceptions corporelles de l’homme : La Vue, l’Ouie, et le Toucher.

93) Les trois principales perceptions de l’âme humaine : L’Amour, la Haine, et la Compréhension.

94) Il y a trois choses qui viennent de Dieu, à savoir : Ce qui ne peut être considéré comme bon sans lui, ce que tous voient leur manquer, et ce que nul autre ne peut satisfaire.

95) Les trois hôtes de Ceugant : Dieu, la Justice, et le Désir. Et là où Dieu est sont les deux autres.

96) Les trois impossibilités de Dieu : Haïr, devenir faible, et devenir trop grand.

97) Trois places où l’on ne peut trouver Dieu : Où sa présence n’a pas été demandée, là où elle n’a pas été désirée, et là où il n’est pas obéi.

98 ) Les trois buts de Dieu dans ses œuvres : Détruire (brûler le mal), Ranimer les morts, et Procurer de la joie à faire le bien.

99) Les trois voies par le moyen desquelles travaille Dieu : L’expérience, la sagesse, la miséricorde.

100) Chaque acte de l’homme devrait posséder trois harmonies : Harmonie avec la morale naturelle, Harmonie avec les facultés supérieures de l’humanité, et Harmonie avec ce qui peut subsister pour jamais de chaque chose dans le cercle de Gwynfyd.

Autrement dit : harmonie avec la volonté de Dieu, harmonie avec les perfections humaines et harmonie avec ce qui peut exister pour jamais de la divinité de leur essence dans le cercle de Gwynfyd.

Autrement dit : (harmonie) avec l’avantage de tous les êtres vivants, avec la justice de Dieu et avec l’amour du cercle de Gwynfyd.

101) Les trois principaux usages de toutes choses dans les mains de Dieu : Etre destinées au plus grand besoin, à la plus grande utilité, et au plus grand amour.

102) Les trois principaux attributs de Dieu Caché : Puissance, Connaissance, et Amour.

103) Les trois soins journaliers qui devraient occuper l’esprit de chaque homme : Adorer Dieu, éviter de faire tort à personne, et agir justement à l’égard de tout vivant.

104) Les trois craintes d’un sage : La crainte d’offenser Dieu, la crainte d’agir envers un homme contrairement à la charité, et la crainte des richesses et de la prospérité excessives.

Autrement dit : la crainte de Dieu, la crainte du péché et la crainte d’une trop grande prospérité.

105) Les trois craintes d’un insensé : La crainte de l’homme, la crainte du démon, et la crainte de la pauvreté ou de l’inimitié du monde.

106) En trois choses un homme ressemblera à un démon : En mettant des pièges sur la route, en craignant un petit enfant, et en se plaisant au mal.

107) Les trois moments où Dieu sortit de son immensité : Le premier fut pour faire ce qui n’avait jamais existé auparavant et cela en vue du bien et pour prévenir tout mal ; de là sortit l’existence ou l’œuvre de sa Création, et bien que cela aurait pu différemment se produire, ainsi furent manifestées la puissance et la sagesse infinies. Le second fut pour délivrer toutes les créatures et existences du mal et de l’assaut de Cythraul et pour repérer ce qui avait été perdu, ou était devenu corrompu, ou pour le rejeter, et lui substituer un meilleur (être). Ainsi en sera-t-il et adviendra-t-il pour chaque existence jusqu’à ce que tout être et toute la création aient évolué jusqu’aux dernières limites de la Bonté.

108 ) Trois choses sont l’indice de Dieu : Le fait de placer le bien et le mal face à face, de telle sorte que l’un ou l’autre puisse être connu en vue de s’attacher au bien et de renoncer au mal.

.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 16:38

J'aime quand tu évoques l'Unité... J'avoue que je n'ai fais que parcourir car j'ai d'autres traditions sur lesquelles je médite mais elles me semble conformes.
Mais la traduction de certaines peut prêter à confusion, exemple :
Citation :
83) Il y a trois fondements de l’unité, à savoir : La perfection, car il ne peut y avoir deux genres d’une universalité. L’infinité, car il ne peut exister aucune limite à une « Entièreté ». Et l’Immuabilité, car il ne peut y avoir qu’une seule perfection, universalité et entièreté de quelque nature que ce soit. C’est pourquoi on ne peut concevoir Dieu que dérivé d’une fondamentale Unité.
Ce n'est bien sûr pas Dieu qui est dérivé de l'Unité fondamentale mais la conception que l'on peut en avoir en nos étapes de cognition.
Donc "si ta conception du divin dérive hors de l'Unité fondamentale, cette conception est à rejeter". Ceci pour éviter des erreurs de lecture, que l'Etre dériverait de l'Etant ou qu'il y ait contradiction entre la substance et l'essence comme dans la dialectique de Spinoza et des chrétiens.

Sinon une réflexion par rapport au sens global des triades hormi celui d'une Unité transcendante à tout. Les néo-païens mettent en première ligne le "libre arbitre" de l'humain qui doit se "tracer son chemin" avec et même contre les dieux. Le mythe prométhéen en fait, en contradiction totale et fondamentale avec le mythe de Ahura Mazda qui "offre" le feu et la lumière aux humains pour qu'ils puissent se rapprocher de Lui.
A mon sens les triades sont loin d'être prométhéennes...
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 18:58

Après une nouvelle lecture des Triades j’ai pu constater, à plusieurs reprises, qu’il est mentionné que « l’homme traversera le cercle de Gwynfyd ».

Citation :
12) Il y a trois cercles de l’existence : le cercle de la région vide (Ceugant), où, excepté Dieu, il n’y a rien, ni de vivant, ni de mort, et nul être que Dieu ne peut le traverser ; le cercle de transmigration (Abred), où tout être animé procède de la mort, et l’homme l’a traversé, et le cercle de la félicité (Gwynfyd), où tout être animé procède de la vie, et l’homme le traversera dans le ciel.

19) Il y a trois conditions nécessaires pour arriver à la plénitude de la science : transmigrer dans Abred, transmigrer dans Gwynfyd, et se ressouvenir de toutes choses (passées) jusque dans Annwn.

32) Il y a trois cercles d’existence : le cercle de Ceugant, que Dieu seul peut traverser, le cercle d’Abred, que l’homme a traversé et le cercle de Gwynfyd, que l’homme traversera.

55) Il y a trois cercles de l’existence : le cercle de Ceugant où il n’y a rien d’animé ou d’inanimé, excepté Dieu, et Dieu seul peut le traverser. Le cercle d’Abred où ce qui est mort est plus fort que ce qui vie et où chaque existence principale dérive de ce qui est mort, et l’homme l’a traversé. Et le cercle de Gwynfyd où ce qui est vivant est plus fort que ce qui est mort et où chaque existence dérive de ce qui vit et de la vie, c’est-à-dire de Dieu, et l’homme le traversera, et l’homme ne parviendra point à la parfaite connaissance jusqu’à ce qu’il ait complètement traversé le cercle de Gwynfyd, car aucune connaissance absolue ne peut être obtenue sinon par l’expérience des sens de la part de celui qui a supporté et souffert chaque état et chaque épreuve.

Que pouvons-nous comprendre de cette lecture ?
Que l’âme humaine, après avoir complètement traversée le cercle de Gwynfyd (T. 55) et avoir acquis tout ce dont elle a besoin pour supporter le Ceugant, c’est-à-dire la totalité du pouvoir, de la connaissance et de la bonté (T. 69), quitte le cercle du Gwynfyd pour se fondre en Dieu au sein du Ceugant, ou transmigre vers un ailleurs inconnu ?

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 19:01

De même ...

Citation :
34) Les trois supériorités de la condition humaine : la fin de Abred, la liberté et la communion avec qui résident en Gwynfyd (ac ymgyd a Gwynfydigion).

90) Les trois pouvoirs de l’Unité : être une à l’exclusion de tout autre, l’entièreté sans la pluralité et la pluralité dans l’entièreté et il ne peut y avoir aucune unité stable qui ne vienne de Dieu.

« La pluralité dans l’entièreté » ? Que pouvons-nous comprendre par là ? Ne pouvons-nous pas y voir les dieux, qui sont la pluralité de l’unicité ?
Si cela est, nous pourrons ainsi dire que les Triades parlent de Dieu mais aussi des dieux, heureux résidants du cercle de Gwynfyd avec qui les âmes communient avant d’atteindre la perfection qui leurs permettra de se fondrent en Dieu dans le cercle de Ceugant.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Sam 18 Fév 2006 - 20:37

A demain Auetos, je peux répondre... simplement.
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 11:41

Citation :
Que pouvons-nous comprendre de cette lecture ?
Que l’âme humaine, après avoir complètement traversée le cercle de Gwynfyd (T. 55) et avoir acquis tout ce dont elle a besoin pour supporter le Ceugant, c’est-à-dire la totalité du pouvoir, de la connaissance et de la bonté (T. 69), quitte le cercle du Gwynfyd pour se fondre en Dieu au sein du Ceugant, ou transmigre vers un ailleurs inconnu ?
Connaissons-nous l'étymologie de Ceugant ?
Le voyage de "retour" en Gwynfyd ne peut vraiment être qualifié d'acquisition successives mais plutôt de dépouillements successifs jusqu'à la transparence parfaite pour ne pas être "brûlé" par l'énergie divine.
Il ne peut y avoir "d'ailleurs inconnu" car le Divin est tout, c'est la conscience humaine qui est partielle.
Le "Grand Mystère" chanté par les bardes est comment une goutte d'eau se noie dans l'océan tout en gardant son individualité. Individualité qu'elle était venue chercher et qu'elle rapporte telle une pierre précieuse, polie et repolie...
Citation :
« La pluralité dans l’entièreté » ? Que pouvons-nous comprendre par là ? Ne pouvons-nous pas y voir les dieux, qui sont la pluralité de l’unicité ?
Si cela est, nous pourrons ainsi dire que les Triades parlent de Dieu mais aussi des dieux, heureux résidants du cercle de Gwynfyd avec qui les âmes communient avant d’atteindre la perfection qui leurs permettra de se fondrent en Dieu dans le cercle de Ceugant.
Pourquoi des "dieux" ? Souviens-toi de "l'île des femmes", qui sont-elles ?
Tout est bien expliqué dans ce texte :
http://perso.wanadoo.fr/sejh/keltia/bran_fr.html
Et souviens-toi que le Divin est Unique et que rien n'existe en dehors de Lui.

Je ne peux trop en dire à ce sujet, non par frivolité mais que dirais-tu si le boulanger mâchait ton pain avant de te le vendre ?
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 13:56

Citation :
Connaissons-nous l’étymologie de Ceugant ?

Nous devrions demander à bregwenn, il a l’air calé en langues.

En attendant, voici la traduction le M. J. Monard

Citation :
Ceugant // Keugant :

Selon Williams, le cercle de Ceugant (Cylch Ceugant, d’où Kelh / Kelc’h Keugant en breton), est un lieu (où) il n’a rien sauf Dieu, ni vivant ni mort, et il n’y a rien sauf Dieu qui puisse le franchir : (Ile ni d’oes namyn Duw, na byw, namarw, ag nid oes namyn Duw a eill ei dreiglo) … Donc c’est un « cercle » auquel seul Dieu a accès.

Pourquoi l’espace divin serait-il du domaine bidimensionnel de la géométrie plane ? On penserait plutôt à quatre dimensions que trois, la quatrième étant l’espace-temps illimité et éternel, certes plus difficile à imaginer.

L’approche linguistique suggère pour Ceugant une dérivation depuis une forme ancienne reconstitué exprimant une idée de plénitude exhaustive et/ou universelle : *couocanton « complétion » et « perfection » à la fois ; une étymologie en accord avec l’IEW de Pokorny notamment.
En ce sens, on pourrait percevoir ce Ceugant dans le cadre de ces Triades comme une aire de Perfection absolue (racine can- « plénitude / perfection ») mais ce serait quand même diverger de l’idée druidique avant d’être bergsonienne d’un Accomplissement ayant un caractère dynamique, en continuel devenir.
D’autre part, la traduction-commentaire de Pictet indique que c’est du vide où il n’y a rien que Dieu. Le Genevois a dû ressentir deux inspirations : d’une part, le concept bouddhique de Vacuité, de l’autre une étymologie alternative *couiocanton (< couios /-a /-on « creux », + can (e) to « intégralité). On a pu penser à *couiocanton, avec cantos « cercle » comme un cercle de jante. L’ennui c’est que l’évolution galloise d’une telle forme conjecturale eût normalement donné *caucant ou même *ceucant plutôt que ceugant.
Une autre étymologie serait pensable aussi quoique bien plus improbable : *ce- ug (o) –cantos < (ce- préfixe abstractif d’ensemble, parallèle au ge- / ga- germanique comme avec cebenna « chaîne de montagne », parallèle en fait à l’allemand Gebirge < Berg…). Ugion / uges ayant le sens de « chose circulaire », « sphère ou cercle », ce serait pensable au moins en compréhension évolutive : une coalescence suggestive aurait alors pu intervenir. Il est nécessaire de ne jamais oublier en celtologie le phénomène de coalescence sémantique (analogue à la çlesha védique), selon lequel l’évolution phonétique de mots d’origine radicalement différente les rend paronymiques, d’où leur fusion en étymologie populaire, avec ambivalence de signification, et opportunité de jeux de mots dont on sait que les Celtes anciens raffolaient.

En réfléchissant à la philologie de Ceugant, on touche peut-être du doigt l’origine de la méprise de Williams sur les « Cercles ». La terminologie métaphysique des druides a fort bien pu avoir les deux paronymes *Couocanton « Plénitude et Universalité » jouant avec *Couiocantan « Vacuité ». Les mots ont été reconstitués par des linguistes sérieux dont Pokorny a rendu compte ; dans ces mots, le -canton final n’est pas un cant- on, mais un can- (e) ton < caneto au sens de « vollständigkeit », « intégralité » (racine can- « complet » > « accompli » > « beau »). Ce binôme à l’air de jeux de mots est en tout cas bien dans la manière druidique, dont on a divers exemples philologiques. C’est ici qu’un autre jeu de mots antique a pu s’ajouter : gandneto > ganneto « contenance » (cf. racine gandn- « contenir » et gannimi « je suis contenu dans »). Une coalescence aurait alors contribuer à l’évolution vers -gant en gallois.

En fait, il y a bonne probabilité que selon la propension celtique aux jeux de mots et aux rapprochements des allitérations, les druides antiques aient exploité le binôme couiocanton / couocanton dans leur métaphysique : opposition et complémentarité de la Plénitude et de la Vacuité, à l’instar des idées « aryennes » brahmaniques puis bouddhistes, affinées en chinois comme Yin et Yang des Taoïstes …
Mais il est évident que Iolo ne l’a pas perçu ainsi.
En tout cas, force est de reconnaître que ni Ceugant, ni forme parallèle gaëlique, ni forme celtique antérieure proche des étymons postulés, n’apparaissent dans le sens donné à Ceugant par Iolo, tant en documents antiques qu’en littératures celtiques du Moyen Age.

En concepts voisins, on ne trouve que les termes *albiio au sens d’univers courbe, identifié par décorticage onomastique, qui semble apparenté à l’orbis latin, et *nemos < *namos retrouvé par étymologie de mots ultérieurs et qui est lié à l’idée de voûte céleste.

On peut ainsi penser que Williams ou d’autres ont ressenti Ceugant comme issu d’un vieux mot mais l’ont aussi senti comme apparenté au gallois cant « cercle », « jante », etc. (tandis que cylch est le cercle en terme de géométrie). Ce cant est dérivé du celtique cantos, qui paraît avoir été à l’origine un terme de charron dérivé de cantion « bord », puisque le cerclage renforce le bord de la roue.

Il se peut aussi que cette présomption ait été renforcée à la vue des pétroglyphes préhistoriques, probablement pré-celtiques, à cercles concentriques qui n’étaient que des symboles solaires. Il est vrai qu’en ce temps là tout vestige préhistorique était attribué aux Celtes et à leurs druides.

Extrait de Ialon n° 10

Par contre, je suis tout à fait d’accord avec ton explication. L'âme se dépouille successivement jusqu’à la transparence parfaite afin de, comme la goutte d’eau qui se noie dans l'océan tout en gardant son individualité, se fondre en Dieu dans le Ceugant.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 14:52

Ce serait amusant que ce "cant" ait le même étymon que le kant breton (chant) car il existe dans la philosophie orientale une "image" semblable.
Celui du cercle des "anges de la Face" tournés vers le Grand Mystère, c'est leur chant qui crée toute vie.
Cette philosophie dit aussi que seul l'homme peut entrer dans ce Cercle.
Attendons l'avis de Bregwen...

Par contre l'origine des triades est assez éclectique comme je le signalais plus haut :
Citation :
« Ceci est le livre du Bardisme ou du Druidisme des Bardes de l’Ile de Bretagne que moi, Llewelyn Sion de Llangewydd, j’ai extrait de livres anciens, à savoir :
les livres d’Einion le Prêtre, de Taliésin, chef des Bardes,de Davydd Ddu de Hiraddug, de Cwtta Cyvarwydd, de Jonas Mynyw, d’Edyr Dafod Aur, de Sion Cent, de Rhys Goch et d’autres dans la bibliothèque du château de Rhaglan avec l’autorisation de l’Arglwydd (lord) William Herbert, iarll Penfro (duc de Pembroke) à qui Dieu me permette d’être reconnaissant toute la vie. »
Llewelyn Sion
Bien plus de 8 livres différents donc pour une compilation faite au XVI° siècle. On ne peut écarter de mauvaises transcriptions préalables depuis l'oral et des erreurs de copistes sur des manuscrits plus anciens et perdus.
Des contradictions entre des triades de sources différentes est donc possible de même que des dénaturations de sens...

Sinon tu as vu que dans le voyage de Bran au moins deux mondes sont co-actifs (3 à mon sens), il y a le chant, la nourriture de l'autre monde (le pommier d'Emain) et la navigation/périgrination de bran. Dans ce texte "il y a plus de Vie que de mort", il est lui même un "chant de l'autre monde".
Attention aussi au "dépouillement" car la substance et l'essence sont co-actives et nécessaires, la personnalité étant en fait "l'essence" de cette union, la Mac Oc (fils jeune) en quelque sorte...
Dylan à peine né est retourné à la mer ("dont il avait la nature") rendant Lleu incomplet et mortel, il a fallut le grand oeuvre de Gwyddion pour lui rendre son "entiéreté". Ce n'était pas une mince affaire...
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 17:23

Citation :
Pourquoi des "dieux" ? Souviens-toi de "l'île des femmes", qui sont-elles ?

Selon moi des déesses, de la même manière que Mannânan Mac Lêr est un dieu.


Citation :
Souviens-toi que le Divin est Unique et que rien n'existe en dehors de Lui.

Oui, d’ailleurs moi qui crois à l’origine divine de la Création, je pense qu’il ne peut rien exister dans l’Univers qui ne soit de nature divine, qui ne soit pas fait de la substance divine. Quoi que nous adorions, quelle que soit la forme ou le but de notre vénération, cette vénération va à Dieu via les dieux.

Dieu, par l’intermédiaire des dieux s’adapte aux besoins de ceux qui le cherche, alors qu’il est impossible à l’homme de s’adapter aux façons d’être de Dieu. La bonne volonté avec laquelle Dieu se mette à la portée des hommes est partout mise en évidence.

« Lorsque l’un de mes fidèles désire avec toute sa foi me vénérer sous une forme particulière, je prends aussitôt cette forme » (Bhagavad-Gîtâ)

« Je prends pour les accueillir la forme sous laquelle ils me vénèrent »

« Quelle que soit la forme sous laquelle ils aiment te concevoir, cette forme tu la prends dans ta bonté » (Mudgala Upanishad)

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 17:49

Citation :
Sinon tu as vu que dans le voyage de Bran au moins deux mondes sont co-actifs (3 à mon sens), il y a le chant, la nourriture de l'autre monde (le pommier d'Emain) et la navigation/pérégrination de bran. Dans ce texte "il y a plus de Vie que de mort", il est lui même un "chant de l'autre monde".

J’avais, en plus, compté le monde de la joie.

Ce qui me fit penser aux trois airs magiques joués par la lyre du Dagda. L’air de la tristesse, de la joie et du sommeil. Je me plu à les comparer avec les trois mondes des Triades, ce qui me donna les correspondances suivantes :

L’air de la tristesse = Abred
L’air de la joie = Gwynfyd
L’air du sommeil = Ceugant

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 17:52

Nous disons:
"tu ne Me chercherais pas si Je ne t'avais trouvé".
Pourquoi s'attacher aux intermédiaire, aux Puissances émanées ?
Ce ne sont pas des "dieux" mais des Noms.

Citation :
L’air du sommeil = Ceugant
Ceci ne signale que ton doute, l'éveil serait sommeil ?
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Fergus



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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 18:17

Question à Auetos : qu'est-ce qu'un dieu ?
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 18:18

Citation :
Les Dieux sont en rapport à Dieu comme les rais du Soleil, la Lumière, en rapport au Soleil.
Il n'est ainsi qu'un Dieu, mais sans LES Dieux, qui le saurait, le verrait ? Et sans Soleil, comment verrais-tu les objets et les êtres ?
A chaque Rai de Dieu s'allume et s'illumine une Réalité ; c'est pourquoi nous appelons Soleil-Lumière : le Dieu des Dieux.
Les Dieux sont partout et multipliés.
S'en laisser illuminer. Et honorer leur Principe qui met en char de chair le Druide, qu'image le Druide par ses Eclaircissements portés sur chaque Chose obscure.

Incarne le Druide en véridique chair !
Incarne les Dieux en Connaissance !
Re-incarne Toi-viril !
Tes années d'Apprenti sont données pour cela.

Le Manuscrit des Paroles du Druide sans Nom et sans Visage

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 18:27

Citation :
qu'est-ce qu'un dieu ?

Les dieux représentent des principes universels, qui peuvent être représentés symboliquement par des forces de la Nature, mais non des personnes agissantes s'intéressant directement au destin ou aux actions des hommes.

Les dieux sont donc les émanations et hypostases de Dieu. Eux seuls sont accessibles à nos prières et invocations.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Dim 19 Fév 2006 - 19:09

Citation :
L’éveil serait sommeil ?

Pourquoi pas ?

Nous savons, selon les Triades, que Ceugant est une immensité informelle, substrat ultime de la conscience et comme tel peut être éprouvée comme un vide, un silence, une obscurité totale dans la région sans limites qui s’étend au-delà de l’esprit, au-delà de l’intelligence. Seul l’état de sommeil-profond, qui est l’état inactif de la Conscience, qui est la perception de la félicité, l’état causal de l’expérience, est l’image la plus juste de Ceugant. C’est dans le non-agir, dans le silence complet de la pensée que nous pouvons réaliser le plus haut degré de conscience, la félicité parfaite de l’existence pure.

De même nous pouvons voir dans l’état de veille, l’état ou nous réalisons l’expérience de l’existence qui dépend de l’espace et du temps relatif, manifestés, le cercle d’Abred.

Et dans l’état de rêve, ou nous réalisons l’expérience de la tendance centripète, substrat de la pensée qui représente le processus de manifestation, du plan subtil du monde. La pensée, le savoir est la voie de réalisation correspondante. Là nous pouvons y voir le cercle de Gwynfyd.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Lun 20 Fév 2006 - 9:32

l'éthymologie de monnard est acceptable. Comme déjà dit plus haut, ceugant n'a qu'un seul sens connu en gallois : "certain". Celà va donc avec complétion ou infini sans trop de problèmes.
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bregwenn
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Lun 20 Fév 2006 - 9:39

Suibhne a écrit:
Ce serait amusant que ce "cant" ait le même étymon que le kant breton (chant) car il existe dans la philosophie orientale une "image" semblable.
Celui du cercle des "anges de la Face" tournés vers le Grand Mystère, c'est leur chant qui crée toute vie.
Cette philosophie dit aussi que seul l'homme peut entrer dans ce Cercle.
Attendons l'avis de Bregwen...

sauf que "chant" se dit "Kan" en breton et que "kant" signifie "cent" et que dans ce cas là il y aurait plus à chercher du côté de "kentel" = leçon et qui renvoie au vieux celtique "cantalon". cf. "'cantlos"
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MessageSujet: paradoxe   Lun 20 Fév 2006 - 16:49

Comment résolvez vous ce paradoxe ?
Vous avez dit d’une part que pour retourner en Dieu l’Ame doit se dépouiller jusqu’à la transparence et vous avez aussi dit que l’Ame doit retourner en gwenved muni de la plénitude d’une individualité.
A première vue on pourrait y voir une contradiction
Pouvez vous préciser votre pensée sur ce point d’importance.
Peut être y a-t-il un rapport avec la triade qui nous propose de trouver (le point de liberté ??? ) le point d’équilibre entre les apparents opposés.
Que représente dans ce contexte le terme : point de liberté ?
Es à dire que c’est librement de par notre propre volonté qu’il nous faut aspirer à dépasser le dualisme afin de retrouver l’Unité ?
Es a dire que ce n’est que lorsque ‘on a transcender les opposés que l’on devient vraiment libre ?
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Lun 20 Fév 2006 - 17:16

Oui Bregwen, comme tu vois je ne suis pas doué en breton...
Pour Auetos, je voudrais bien que l'on m'explique comment la "pleinitude" peut devenir "vacuité". Le Grand Sommeil, allons, allons, tout ce travail pour pouvoir dormir ?
Adragante,
Citation :
Que représente dans ce contexte le terme : point de liberté ?
Es à dire que c’est librement de par notre propre volonté qu’il nous faut aspirer à dépasser le dualisme afin de retrouver l’Unité ?
Es a dire que ce n’est que lorsque ‘on a transcender les opposés que l’on devient vraiment libre ?
La liberté c'est d'abord de pouvoir chercher un sens au monde, de pouvoir suivre tel ou tel chemin vers cette compréhension et de le porter en soi, en son secret, sans le faire paraître ou juste un peu.
Toutes les traditions disent qu'il faut dépasser le dualisme pour commencer à y voir un peu plus clair. Toutes ne sauraient mentir.
Si "transcender les opposés" est trouver un moyen terme comme une forme de "chemin du milieu" alors oui, cela est aussi liberté.
Comprends-moi, si tout est Unité cela signifie que tout est nécessaire et cela induit les questions fondamentales sur la mort et la souffrance...

Citation :
l’Ame doit retourner en gwenved muni de la plénitude d’une individualité.
Comme des sauniers aux marges de l'océan du vivant du monde, comme des mineurs dont le travail sort de la mine la plus profonde la pierre la plus pure qui soit pour l'apporter à son Roi/Reine.
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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 21 Fév 2006 - 10:59

Citation :
Comment la « plénitude » peut devenir « vacuité » ?

J’ai comme l’impression que là tu confonds le contenu et le contenant. Ce n’est pas la Plénitude qui devient Vacuité, ni l’inverse d’ailleurs. Ces deux notions littéralement opposées se complètent en définitive, car l’un est la résidence de l’autre.

Dieu est « Plénitude » :

3) Dieu est nécessairement trois choses, savoir : la plus grande part de vie, la plus grande part de science, et la plus grande part de force, et il ne saurait y avoir qu’une seule grande part de chaque chose.

10) Les trois grandeurs de Dieu : vie parfaite, science parfaite et puissance parfaite.

9) Trois choses que Dieu ne peut qu’être : le bien parfait qu’il doit être, le bien parfait qu’il désire être, et le bien parfait qu’il peut être.

Ceugant est « Vacuité » :

12) Il y a trois cercles de l’existence : le cercle de la région vide (Ceugant), où, excepté Dieu, il n’y a rien, ni de vivant, ni de mort, et nul être que Dieu ne peut le traverser ; le cercle de transmigration (Abred), où tout être animé procède de la mort, et l’homme l’a traversé, et le cercle de la félicité (Gwynfyd), où tout être animé procède de la vie, et l’homme le traversera dans le ciel.

55) Il y a trois cercles de l’existence : le cercle de Ceugant où il n’y a rien d’animé ou d’inanimé, excepté Dieu, et Dieu seul peut le traverser. Le cercle d’Abred où ce qui est mort est plus fort que ce qui vie et où chaque existence principale dérive de ce qui est mort, et l’homme l’a traversé. Et le cercle de Gwynfyd où ce qui est vivant est plus fort que ce qui est mort et où chaque existence dérive de ce qui vit et de la vie, c’est-à-dire de Dieu, et l’homme le traversera, et l’homme ne parviendra point à la parfaite connaissance jusqu’à ce qu’il ait complètement traversé le cercle de Gwynfyd, car aucune connaissance absolue ne peut être obtenue sinon par l’expérience des sens de la part de celui qui a supporté et souffert chaque état et chaque épreuve.

Et Dieu réside en Ceugant :

38 ) Trois chose que nul ne peut excepté Dieu : supporter l’éternité du Ceugant, participer à tout état sans changer, améliorer et renouveler toutes choses sans les détruire.

32) Il y a trois cercles d’existence : le cercle de Ceugant, que Dieu seul peut traverser, le cercle d’Abred, que l’homme a traversé et le cercle de Gwynfyd, que l’homme traversera.

95) Les trois hôtes de Ceugant : Dieu, la Justice, et le Désir. Et là où Dieu est sont les deux autres.

Ainsi nous pouvons dire que la Vacuité est la résidence de la Plénitude, ou comme le disent les Triades ; Ceugant, le cercle vide, est la demeure de Dieu.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 21 Fév 2006 - 11:02

Citation :
Le grand sommeil, allons, allons, tout ce travail pour pouvoir dormir ?

56) Il y a trois nécessités de mourir établies par Dieu : améliorer la condition d’Abred, rénover la vie dans le but de se reposer ensuite sur la durée de Ceugant, et éprouver chaque état des vivants et tout ce qui lui appartient naturellement et accidentellement ; cela afin de posséder les genres différents de connaissance et par-là obtenir une complète et parfaite notion au sujet de toute existence animée de tout être, de toute qualité et essence ; car autrement que par le moyen de cette évolution en Abred, il est impossible de s’instruire et d’acquérir l’habileté dans toutes les sciences qui peuvent naturellement ou nécessairement exister ; et sans elles, il est impossible de supporter le cercle de Gwynfyd.

59) Il y a trois raisons pour changer l’état de l’existence et de la vie en Gwynfyd : l’instruction qui est ainsi obtenue, la beauté de la transformation, et le repos rendu nécessaire par l’impossibilité de supporter l’éternité de Ceugant.

71) Il y a trois genres de mort : le châtiment et la peine pour le péché, l’amour de Dieu attirant toute vie et existence du pire au meilleur en Gwynfyd, et le repos en Gwynfyd pour ceux qui ne peuvent supporter les éternités du Ceugant.

« Lorsque les êtres sont fatigués d’agir, de vivre, de savoir, de jouir et de souffrir et qu’ils cherchent le vrai repos dans le sommeil sans rêve, ils retournent au Seigneur-du-sommeil, à l’immobilité, à la demeure-de-joie dans laquelle l’univers se repose et s’endort » (Shiva-tattva)

Ce repos exprime donc la piété ultime du créateur.

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MessageSujet: Re: Trioedd Barddas   Mar 21 Fév 2006 - 11:09

non, non et non auetos ! encore une fois tu te fies à une (mauvaise) traduction française du gallois qui suppose a posteriori que ceugant est un composé en cant = cercle et signifie donc "cercle vide". Or la signification de ceugant est bien "certain, certitude". Ceugant est donc tout sauf la vacuité, ce qui est normal puisque seul Dieu le parcours et que Dieu est le maximum de toute chose. Ceugant s'apparente plus à un "cercle de la perfection et de l'infini" que seul Dieu peut connaître.
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