forum consacré à l'étude du druidisme antique et contemporain.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Origine du Druidisme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Origine du Druidisme   Mer 4 Jan 2006 - 12:15

D’où vient le druidisme ?


« Les Tùatha Dè Dànann étaient dans les Iles du Nord du Monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l’art. Et ils surpassèrent tous les sages des arts du paganisme.

Il y avait quatre villes dans lesquelles ils apprenaient la science, la connaissance et les arts diaboliques, à savoir Falias et Gorias, Murias et Findias.

[…]

Il y avait quatre druides dans ces quatre villes, Morfessa était à Falias. Esras était à Gorias. Uiscias était à Findias. Semias était à Murias. Ce sont les quatre poètes de qui les Tùatha Dè Dànann apprirent la science et la
connaissance. » (La Seconde Bataille de Mag Tured)

La première démarche est de situer l’élément commun à ces quatre îles : foyer originel des Tùatha Dè Dànann.

Leur nom gaélique dérive d’un celtique antérieur « Toutai Deuas Danunas », c’est-à-dire « Peuples de la déesse Danu ». Par chance, l’histoire nous atteste des envahisseurs Denen et Danuna parmi les éléments dirigeants des « Peuples de la Mer » entre – 1300 et – 1100. Ici se place la thèse de Jürgen Spanuth, Das enträtselte Atlantis, « l’Atlantide décryptée », parue en traduction française sous le titre L’Atlantide retrouvée ? (Plon, 1954). Elle a été évoquée aussi dans Die Kelten de Gehrard Herm (Econ, 1975) qui voit des proto-Celtes dans l’élément de ces Peuples de la Mer.

En résumé, Spanuth identifie l’élément « hyperboréen » des Peuples de la Mer, comme des migrants chassés par les fortes transgressions de la Mer du Nord, raz de marées catastrophiques attestés et datés par les préhistoriens et, tous, estiment que cette migration est partie de ce qui est actuellement le Danemark, le Schleswig-Holstein et la basse Saxe.

Ceci posé, il faut faire un peu de paléogéographie. Les spécialistes allemands et danois se sont attachés à restituer les avatars du déplacement des tracés des côtes d’Europe du Nord au gré de deux phénomènes géophysiques connexes mais pas toujours synchrones advenus depuis le postglaciaire mésolithique, à travers l’ère néolithique puis les âges du bronze et du fer.

Premier phénomène : les réchauffements discontinus provoquant la fonte des calottes glaciaires et causant la montée des eaux de la Mer du Nord et l’équilibrage de celle de la Baltique, tantôt mer intérieure et tantôt mer communicantes.

Second phénomène : le mouvement isostatique de remontée des terres émergées comme une réaction différée à l’allègement dû à la fonte des calottes glaciaires, et dans une moindre mesure, le tassement des anciennes plaines submergées sous le poids des eaux de la Mer du Nord.

Au nord du Jutland, l’ensemble actuellement isolé par le Limfjorden consistait en quatre îles et/ou îlots : deux îles, l’une à l’ouest formée par les actuelles Mors et Thyholm plus la partie de Thy qui dans leur voisinage immédiat ; l’autre île, au nord-est, correspondait à l’épanouissement septentrional de Thy nommé Vend Syssel ; les deux îlots s’échelonnaient entre ces deux îles. Cet ensemble insulaire n’était entouré d’eau qu’à marée haute, à marée basse, de vastes étendues de lises réunissaient les îles entre elles et avec le futur Jylland - « Jutland ».

A l’est, le futur archipel danois était moins fragmenté qu’actuellement : Anholt et Laeso étaient bien plus vastes ; Fyn - « Fionie » - et ses îles satellites formaient un seul bloc ; Als était soudée à la presqu’île voisine ; Lolland et Falster formaient un bloc réuni à marée basse à celui constitué par Sjaelland - « Seeland » -, Amager et Mon. Fehmarn était soudée au Holstein.

A l’ouest, les alignements quasi continus d’îles de Frise occidentale et orientale, de Tessel (Texel) à Wangerooge et de frise septentrionale, de Trieschen à Fano, marquent le tracé de ce qui était le front de mer à marée haute tandis que la laisse de marée basse découvrait des espaces de lises jusque vers l’actuelle cote – 20 m. La rupture du cordon de dunes dont ces chapelets d’îles sont les vagues fut ainsi catastrophique des transgressions marines répétées entre – 1300 et – 1250.

En avant de ce front de mer, le banc d’Helgoland formait une île, nommée plus tard Hertha par les Germaniques. Cette future Hertha constituant un saillant en avant de cet alignement fut le site fort probable de la ville royale désignée comme Basileia (« la Royale ») par Platon dans son évocation d’une Atlantis > « Atlantide ». Plus tard, Diodore situa cette Basilea comme île de la côte de l’ambre, donc dans ces parages.

L’amplitude de la catastrophe due à cette transgression marine fut aggravé par le fait des raz-de-marée bloquant le débouché des fleuves des basses plaines des futurs Pays-Bas et l’Allemagne du nord, d’où d’immenses et durables inondations.

Point de submersion continentale définitive, mais une catastrophe qui avait de quoi marquer la mémoire de nombreuses générations de proto-Celtes, proto-Germains et proto-Illyriens, puis contribuer à la légende de l’Atlantide chez les Grecs. Au niveau méditerranéen, l’aventure des Peuples de la Mer est historique ; au niveau de l’Europe « hyperboréenne » qui en fut le point de départ, c’est seulement de la protohistoire confirmée par de multiple indications convergentes, ainsi que par des traditions tant celtiques que germaniques ; ces transgressions majeures allaient se poursuivre jusque vers – 800.

Il faut remarquer qu’à l’époque historique, il y eut d’autres modifications bien moindres :

- érosion des îles sableuses nommées Toliapis et Counos par Ptolémée dont ne subsistent plus que les hauts-fonds constamment submergés des Godwin Sands et du Dogger Bank.

- invasion maritime, transformant le lac Flevo en golfe du Zuyderzee et créant aussi les baies de Jade, Dollart et Lauwerzee.

- montée des eaux du Kattegat et du Femerbaelt compliquant le découpage de l’archipel danois à tel point que la pénétration de la Baltique ramifiée en Lille Baelt, Kieler Bucht, Femerbaelt / Fehmarn Belt et Mecklenburger Bucht fut nommée dès l’antiquité Codanos *copnos, d’où le Codamus sinus des géographes latins (dérivé de l’adjectif celtique codanos qui signifiait « fractionné, ramifié » ; cf. encore le substantif gaëlique codàn, « fraction »).

Ceci pour ne citer que les transgressions subies par cette partie de l’Europe.

A partir de ces observations, voyons à situer nos fameuses îles.


Murias

Comme bien des celtisants le savent, Murias paraît dérivé de mori « mer » > muir en gaëlique (son génitif celtique était morios, avec variante goidélique morias). Pour aboutir au Murias goidélique on peut imaginer un nom celtique intermédiaire du genre de *Moriassos après un nom initial comme Morica.

Si le sens du nom semblait être clair, son identification géographique n’était pas assurée.

Sachant ce qui précède et vu de la carte marine d’il y a 300 ans, on a la bonne surprise de voir le nom de Mors sur l’un des vestiges d’île du nord-ouest, dont les autres restes sont Thy (ouest) et Thyholm ; leur séparations par une petite branche du Limfjorden due à une transgression marine relativement récente. Nous tombons donc sur une bien remarquable probabilité puisque le site est compatible et le nom aussi.

Notons encore que, dans le flou des connaissances méditerranéennes antiques sur les pays « hyperboréens », on avait (en grec) un nom, les Méropes (oi Méropés), ethnonyme qui parait résulter dans cette langue d’une confusion avec celui des îliens de Kos. Il peut avoir pris son origine d’un nom celtophone tiré de Mori comme « Murias ». Chez le Grec Théopompsos - « Théopompe » -, ce devint même celui des habitants supposés du continent nord-américain, dont l’existence était alors pressentie sinon connue.


Findias

Les celtologues pensent que Findias était « la blanche », son nom dérivant de l’adjectif celtique uindos, « blanc ». Pour aboutir au goidélique Findias, on peut conjecturer quelque *Uindiassos après un nom initial comme *Uinda.

Tandis que l’ancienne île du nord-ouest se fragmentait, un cordon littoral de sables se constituait puis se renforçait soudant en une seule île la future Thy, en englobant les deux îlots et surtout l’île du nord-est, l’actuel terroir de Vend Syssel qui se termine au Cap Skagen. Ce cap était peut-être le Promuntorium Celticae Lytarmis des géographes antiques : ce serait plus vraisemblable que le Nordkapp ou le Kanin Nos. Il est frappant que, dans les mêmes parages que Mors, l’emplacement de l’ancienne île du nord-est soit encore nommée Vend Syssel, alors que les sables de la Jammer Bucht et des plages de Skagen sont blancs. Là encore une très forte probabilité permettant d’identifier la mythique Findias avec Vend Syssel ; probabilité qui devient double certitude quand on constate la proximité de Mors = Murias.

Par ailleurs on sait que le Jutland voisin était nommé par les géographes antiques Chersonnesus Cimbrica en latin, dérivé lui-même du grec é Kimmériké Khersonnésos. Cette arrivée de Kimmérioi, ancêtres des « Cimbres » est certes nettement postérieure au départ d’une partie des Danuna lors de la migration des fameux « Peuples de la Mer » : ils auraient occupé le vide relatif dû à celle-ci, lors de leur mouvement vers l’Ouest sous la poussée scythique advenue quelques siècles plus tard.

On sait qu’il y eut ensuite une classe noble celtophone encadrant les populations germanisées (Danir, etc.), toutes confondues par les Romains sous le nom de Cimbri dû au jeu de mot gaulois cimbroi « racketteurs / rançonneurs » avec l’ethnonyme *Cimroi issu de l’évolution de Cimmerioi.

Notons aussi le nom, peut-être celtique, donné alors au futur Jutland : Mentonomon.

Ces quelques détails sont donnés pour marquer des repères expliquant une certaine continuité culturelle, avec notamment l’usage rituel des chaudrons. En effet, la mythologie irlandaise donnait Murias comme origine du chaudron du Dagda. Or c’est au Danemark qu’on a retrouvé plusieurs chaudrons datant de la période cimbrique ; on pense d’abord au mieux conservé, celui de Gundestrup, mais ce n’était pas la seule pièce archéologique de ce type. Les musées danois possèdent les fragments de plusieurs autres.

Donc deux certitudes, sur Murias et Findias, qui nous invitent à chercher dans la même direction Falias et Gorias.


Falias

Il n’est pas trop difficile de proposer une hypothèse soutenable pour Falias. On peut penser à l’ensemble Falster-Lolland, par analogie de nom. Simple hypothèse, plausible par relative proximité géographique.

Certains chercheurs ont proposé pour Falias une étymologie de type ual(is), avec une idée de « clos », donc un nom du genre de Ualiassos pour expliquer l’aboutissement en Falias. D’autres par contre ont pensé à fo-alias < uo-alisian « sous roche », suivant l’idée que c’était une île rocheuse à anfractuosités comme Foula dans les Shetlands, voire une des Feroe que les Grecs nommaient Thulé, peut-être Tyli.


Gorias

Pour situer cette île, la difficulté se corse mais on peut assez élégamment s’en sortir.

Des celtologues ont pensé à une étymologie du type gortu, « chaleur », aboutissant à une forme en goré par chute du « t », ce qui est sémantiquement défendable. De plus celle-ci conviendrait bien au volcanisme et aux geysers d’Islande. Nous avons probablement affaire à quelque jeu de mot sur gortona, nom à double sens comme en raffolaient incorrigiblement les Celtes : gortona < gortu, « chaleur », certes mais aussi gortona < gortia « enclos », site protégé, donc retraite. Comme l’un des noms en norse de l’Islande fut Gardar, on pense au mot gardr qui n’est autre que l’équivalent norois de gortona « retraite », donc séjour protégé.

Par homogénéité avec l’identification acquise de Murias et de Findias et celle plus hypothétique de Falias, il fallait chercher dans la même zone ; soit à partir sur des noms actuels ou anciens d’îles en gor-, gori-, ou par germanisation en hor- ou hort-. Rien n’apparaissant de satisfaisant dans ces parages, l’idée est venue de penser à Hertha, devenue Heligoland et maintenant Helgoland.

En effet cette île sainte du paganisme germanique a été de celles sinistrées par les transgressions marines et qui plus est, le site de la « Basileia » reconnu par Jürgen Spanuth. Un raisonnement sémantique fait considérer un parallèle celtique en Gerta à la Hertha germanique, et ici on se trouve en terrain connu avec un mot à valeur géographique : « saillant, éperon rocheux », dont on retrouve un dérivé irlandais gert « éperon rocheux », parent de cert « roc ». Or l’ancienne île, avant submersion de ses parties basses, formait un saillant en avant de l’alignement côtier ; de plus, sa partie haute, dont il reste une bonne partie malgré les injures des siècles était rocheuse. Gerta correspond donc à une description de cette île.

Ainsi donc, avec une variation allant de la certitude à la probabilité, nos quatre îles peuvent-elles être situées dans le pays d’origine des Denen / Danun d’il y a 3250 ans. L’appellation « Iles du Nord » se justifie alors non pas par rapport à leur point de chute en Irlande, mais par rapport à celui du berceau des Celtes, l’Europe centrale à l’ère hallstatienne, ce qui est quand même logique.

Cette distribution recouvrait une tendance de facto à répartir les territoires en quatre divisions et peut-être à en faire un idéal organisationnel ; par exemple, en Irlande, les quatre fédértions d’Ultonia, Logebia, Mumonia et Connacia (avant la création d’une Midia).

D’autre part certains druides aimaient l’isolement :
- penseurs en recherche de quiétude pour leur quête personnelle requérant méditation
- enseignants le souhaitant pour les séminaires de développement de disciples de haut niveau.

Les uns et les autres ont donc cherché asile dans des îles notamment celles au nord-ouest et au nord de la Calédonie (futures Hébrides, Orcades et Shetlands), voire plus loin encore. Ceci en faisait les précurseurs des Celtiioi Deui (« compagnons de Dieu ») d’où Cele-De en vieil irlandais puis Culdees par anglicisation. Ce seront ces anachorètes christianisés et encore plutôt druidisants que les Vikings trouveront dans les îles au large de l’Ecosse et jusqu’en Islande ; ils les nommeront papar. En effet, les Celtes avaient atteint l’Islande depuis un temps immémorial : c’est la future Inis nAlbhainn des Scots du haut moyen âge.



MURIAS (Morica) = Mors + Thy + Thyholm
FINDIAS (Uinda) = Vend Syssel
FALIAS (Ualis) = Falster + Lolland
GORIAS (Gerta) = Herta > Helgoland


Cet exposé, de M. Monard, est extrait d'une étude plus étendue ; il en constitue la partie médiane et, grosso modo, le tiers. Il peut donc être compris comme le second volet d'un tryptique dont le premier pourrait être intitulé "Préhistoire et protohistoire hyperboréennes", et le dernier "Géographie maritime antique du Monde celtique".

_________________
٨٧٤٦٥۶


Dernière édition par le Mar 10 Jan 2006 - 9:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fergus



Nombre de messages : 503
Age : 55
Localisation : Gortona
Date d'inscription : 08/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Lun 9 Jan 2006 - 23:00

C'est amusant, mais je n'adhère pas à cette hypothèse.
J'ai lu le fameux livre de Spanuth il y a bien longtemps. Sa théorie des îles de la Mer du Nord à l'origine du mythe de l'Atlantide a eu un certain succès, mais il ne résiste pas aux analyses sérieuses. Il relève de ce qu'on appelle l' "archéologie mystérieuse", qui repose souvent sur des analyses extrêmement tirées par els cheveux, des arguments qui ne sont là que pour soutenir une thèse, et non une recherche objective.

Mais surtout, ce que je lui reprocherai en premier, c'est que sa thèse relève d'un matérialisme affligeant !
C'est une erreur tout à fait moderne, anti-traditionnelle, matérialiste, que de croire que les mythe sont des résidus de réalités matérielles. L'Atlantide, comme les Îles au Nord du Monde, ne sont pas des îles réelles, ce sont des symboles, ce qui est beaucoup plus intéressant traditionnellement et spirituellement. Les îles au nord du monde sont un symbole polaire de l'origine de la tradition. Elles correspondent à d'autres symboles équivalents, présents dans d'autres traditions, sous des formes plus ou moins proches, parce qu'elles correspondent à une réalité intérieure. J'engage ceux qui voudraient s'y intéresser à lire les ouvrages de René Guénon à ce sujet, en particulier "Le Roi du Monde" et "Symboles de la Science Sacrée".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Sam 14 Jan 2006 - 18:57

Je suis déçu d’apprendre que la théorie de M. J. Monard sur les îles du nord du monde ne s’appuie sur rien. Connaissant le penchant de nos ancêtres pour la mystification de leur histoire j’avais, de ce point de vue, adhéré à sa thèse sans en vérifier le contenu …

Mais qu’à cela ne tienne, rebondissons, comme l’a suggéré Fergus, sur la symbolique des « îles » et du « nord » si vous le voulez bien.

_________________
٨٧٤٦٥۶
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fergus



Nombre de messages : 503
Age : 55
Localisation : Gortona
Date d'inscription : 08/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Dim 15 Jan 2006 - 16:32

Je ne suis pas sûr que le terme "mystification de leur histoire" convient. A la rigueur "mythification", ce qui est très différent, mais même cette expression ne me plaît pas tout à fait. En réalité, pour les Celtes comme pour la plupart des peuples traditionnels, le Mythe est la vérité vraie, et parfois l'Histoire le rejoint. Le Mythe s'incarne dans l'Histoire.
Ce qui est important, ce n'est pas la localisation géographique de tel ou tel évènement mythique, mais le sens profond du mythe, du récit, et la localisation est symbolique. Lire là-dessus toute l'oeuvre de Guénon, en particulier Le Roi du Monde.
La question du Nord est celle de l'origine polaire de la Tradition. Voir le livre de Tilak sur "Les origines polaires de la Tradition védique", qui a donné lieu à de nombreuses critiques modernistes justement parce qu'on a pu sans peine démontrer que l'origine polaire géographique, concrète, de la Tradition védique était impossible. Par contre, son origine polaire symbolique est de la plus haute importance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Dim 22 Jan 2006 - 11:13

Le fameux texte de Plutarque « De la face qu’on voit la Lune » ne permet-il pas, aussi, de situer les îles du nord du monde ?

« Loin de nous, dans la mer, est l’île d’Ogygie, distante de la Grande-Bretagne, du côté de l’occident, de cinq journées de navigation. Il y a trois autres îles situées vers le couchant d’été, aussi éloignées de la première qu’elles le sont les unes des autres […] Ils ajoutent que le grand continent qui environne l’Océan est éloigne de l’île d’Ogygie d’environ cinq mille stades, et un peu moins des autres îles ; qu’on n’y navigue que sur des vaisseaux à rames, parce que la navigation est lente et difficile à cause de la grande quantité de vase qu’y apportent plusieurs rivières qui s’y déchargent du continent et y font des atterrissements qui embarrassent le fond de la mer […] Après donc qu’ils se sont embarqués, et qu’ils ont éprouvé chacun des aventures diverses, ceux qui ont échappé aux dangers de la mer abordent dans les îles opposées qu’habitent des Grecs, où ils voient pendant trente jours le soleil se coucher pendant à peine une heure par jour ; c’est là toute leur nuit, et les ténèbres même en sont bien peu obscures, et assez semblables au crépuscule »

Very Happy

_________________
٨٧٤٦٥۶
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fergus



Nombre de messages : 503
Age : 55
Localisation : Gortona
Date d'inscription : 08/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Lun 23 Jan 2006 - 9:51

Oui : un Celte (Breton) raconte à un Grec le mythe symbolique des îles au nord du monde. Et le Grec, logiquement, pense que ces îles sont géographiques et matérielles. Peut-être que le Breton le pense également, d'ailleurs. Mais nous, qui connaissons (peut-être) le fonctionnement des mythes, devons-nous croire à leur matérialité ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Lun 23 Jan 2006 - 13:10

Je plaisantais Laughing ... De la même manière que M. sur l'A.C. qui y voit l'Islande ou le Groenland en citant ; le soleil de minuit et tout et tout ! Shocked ; le continent qui fait "le tour de la mer" (l'Amèrique ?), le golfe encombré de vase (l'embouchure du Saint Laurent?). Pire ! Shocked les îles embaumées (les Açores ?) et au-delà les îles proches du continent, les Antilles ; le golfe étant alors celui du Mexique ? ...

_________________
٨٧٤٦٥۶
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suibhne



Nombre de messages : 105
Date d'inscription : 17/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Lun 23 Jan 2006 - 14:44

La pensée ancienne était mythique et pour eux il ne faisait aucun doute que ces îles existaient quelque part au delà de l'horizon et des navigateurs étaient partis pour essayer de les trouver. Leurs récits certainement magnifiés ont enrichit le mythe et agrémenté de détails réels, comme le soleil de minuit et la navigation à la rame des peuples du Nord...
Des anachorètes et même des communautés religieuses se sont établis dans des îles pour "être plus près" de l'île mythique et ont eux aussi entretenu la "légende".
Ce mythème de l'île sacrée existait bien avant les celtes, sans doute dès le campaniforme maritime et peut-être avant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Sam 9 Sep 2006 - 20:42

Fergus a écrit:
Oui : un Celte (Breton) raconte à un Grec le mythe symbolique des îles au nord du monde. Et le Grec, logiquement, pense que ces îles sont géographiques et matérielles. Peut-être que le Breton le pense également, d'ailleurs. Mais nous, qui connaissons (peut-être) le fonctionnement des mythes, devons-nous croire à leur matérialité ?

Les mythes n'ont-ils pas une part de réelle ??
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Dim 17 Sep 2006 - 1:18

Auetos a écrit:
Leur nom gaélique dérive d’un celtique antérieur « Toutai Deuas Danunas », c’est-à-dire « Peuples de la déesse Danu ». Par chance, l’histoire nous atteste des envahisseurs Denen et Danuna parmi les éléments dirigeants des « Peuples de la Mer » entre – 1300 et – 1100. Ici se place la thèse de Jürgen Spanuth, Das enträtselte Atlantis, « l’Atlantide décryptée », parue en traduction française sous le titre L’Atlantide retrouvée ? (Plon, 1954). Elle a été évoquée aussi dans Die Kelten de Gehrard Herm (Econ, 1975) qui voit des proto-Celtes dans l’élément de ces Peuples de la Mer.
Cette déesse Danu n'est autre qu'une déesse de la Terre indo-européenne que l'on retrouve chez d'autres peuples. Danu/Dana c'est celle qui donne, la pourvoyeuse, Dame Nature, de la racine indo-européenne *Da qui signifie "donner".

Quant aux relations "Peuples de la déesse Danu" et les Danuna cette hypothèse est bien tirée par les cheveux. L'on sait que les peuples de la mer proviennent de région situé aux limites du monde grec et hittite. Après les invasions des peuples de la mer (au XIIe siècle alors que les celtes commencent tout juste à apparaître [civilisation de l'Hallstatt] dans une région située sur l'Autriche, la Tchéquie et la Slovaquie) les Danuna iront se fixer dans une région du Sud-Est de l'Anatolie pour fonder le royaume d'Adana (Homère en parle également dans l'Illiade sous le nom de Dananéens).

Il semblerait en fait que le Druidisme provient de la fusion des croyances proto-celtes avec celles des populations pré-celtiques que les celtes rencontreront sur leurs chemins.
Revenir en haut Aller en bas
Aruernos

avatar

Nombre de messages : 258
Age : 62
Localisation : Auvergne ou Comminges selon les moments
Date d'inscription : 22/10/2013

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Ven 1 Aoû 2014 - 22:07

Fergus a écrit:
Mais surtout, ce que je lui reprocherai en premier, c'est que sa thèse relève d'un matérialisme affligeant !
C'est une erreur tout à fait moderne, anti-traditionnelle, matérialiste, que de croire que les mythe sont des résidus de réalités matérielles. L'Atlantide, comme les Îles au Nord du Monde, ne sont pas des îles réelles, ce sont des symboles

Objection Votre Honneur ! Platon parle de l'Atlantide comme d'une réalité historique et géographique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Lun 18 Aoû 2014 - 14:26

Ces éléments protoceltiques et protogermaniques sont antérieurs aux influences des influences dites germaniques ultérieures. Ils sont probablement dus à une celtisation aristocratique lors de la première vague d’expansion vers le Nord. Platon parle alors de la notion d’Atlantide comme une réalité historique et géographique. L’histoire de l’Irlande raconte que les belligérants possèdent les uns comme les autres des druides capables d’enchantements divers. L’accent est souvent donné sur l’avantage aux nouveaux venus à chaque fois. La maîtrise de la tradition ne semble pas échoir à un peuple en particulier, comme le prouve l’épisode de Lug (ou des Lugiens venus du continent), qui, ceux-ci, ont eu l’occasion d’améliorer leur art sur le continent. La probable provenance de ce dernier peuple serait la Pologne, très en proximité avec le terrain de provenance des Danen. Il existe d’ailleurs de grandes ressemblances mythologiques de l’Irlande avec le panthéon germanisme, et en « pont » avec celui des peuples occidentaux.
L’avantage des mythes d’Irlande est qu’ils sont issus de peuples peu en contact avec la méditerranée, ce qui favorise l’intérêt que ces derniers leur portent, en référence à une culture mère. Le druidisme utilise encore la symbolique de l’épée, la lance, la pierre, le chaudron issus des quatre talismans que le peuple des Danen avaient emmené avec eux et transposé dans la répartition territoriale. C’est là, à mon avis, les bases d’une pensée et d’une structure rituelle basique facilement assimilable par tout peuple indoeuropéen. Je suis personnellement plus réticent à les transposer au pied de la lettre dans nos rituels d’aujourd’hui, les gardant comme éléments mythiques et constitutifs d’une genèse étatique. Nous savons aujourd’hui que la structure de pensée celtique amène à des transpositions mythiques dans la réalité historique, sans interruption jusqu’à aujourd’hui. Il y a lieu de penser, donc, qu’une réalité affirmée rassemble des éléments mythiques non mesurables dans le temps.
Fort de cette idée, j’affirme que le souci de fidéliser le rite reprend sans doute l’emploi pur et dur de l’élément transposé comme réalité incontournable aux yeux de l’homme sincère. Il n’est pas interdit pour autant d’analyser l’élément en question. Ainsi, les talismans revêtent des réalités chères au savoir druidique : le chaudron revêt la notion d’abondance et de régénération, propre aux énergies qui circulent sous la peau de la terre et qui se manifestent à la source sacrée ; la pierre installée à Tara (centre du monde, nom présent en Europe comme Taruana, Erta, etc.), squelette autour sur lequel s’appuie le pouvoir royal réel représentatif ; la lance, jet de la maîtrise du savoir-faire ; l’épée, véritable lumière de justice dispensatoire. Il est difficile de ne pas reconnaître à travers les associations des divinités et des talismans les valeurs sociétaires d’une civilisation, la répartition des rôles, l’attachement à l’idéologie animiste, le rapport aux piliers élémentaires fondamentaux dans une expression culturelle bien marquée. Alors oui, pourquoi ne pas utiliser ces symboles, forts de leur signification, pour ancrer la continuité de cette expression dans la nôtre, en continuité.
Le fait que les druides gaulois faisaient des études sur « l’Ile », est pour moi dû à plusieurs paramètres. Ils ne devaient pas être les seuls.
- Le recul géographique de ces peuples par rapport aux influences extérieures du moment
- La synthèse cultuelle qu’ils ont faite de l’apport d’éléments indoeuropéens divers
- La neutralité politique envers un étudiant qui ne partage pas les mêmes intérêts de proximité
Ils récoltaient ainsi plus d’information sur le savoir-faire et sur une réalité identitaire commune.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 8:22

il me semble pourtant que le centre de l'Irlande et donc du "monde"... est au centre de l'île, et non à Tara: à Uisneach où est la Pierre des divisions et d'où les Druides allumaient le feu des Belotennia. la Pierre de la destinée des Rois de Tara n'est pas l'omphalos des Irlandais.
Revenir en haut Aller en bas
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 13:07

Ce n'était pas une allusion au centre géographique de l'Irlande mais au mot que l'on retrouve dans les Balkans, chez les Morins et ailleurs, donc une idéologie fictive à partir de l'endroit où l'on règne. Nous savons que l'Irlande n'est pas le centre du monde. C'est une référence à la terre qui dispense le pouvoir dont l'axe est au nord. Et la terre, dans le cercle est au nord.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 16:22


peut-on en savoir plus sur l'étymologie celtique de cette série de noms?
Revenir en haut Aller en bas
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 16:25

Matuos a écrit:

peut-on en savoir plus sur l'étymologie celtique de cette série de noms?
Peux-tu préciser, Matuos ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 16:33


je ne trouve pas d'étymologie convaincante de Tara dans les dictionnaires, et je vois que tu as fait des recherches dessus!
Revenir en haut Aller en bas
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 17:29

Taran est la racine de Taranis, le dieu de la foudre, s’appelant Thor ou Donar selon la langue. Si Donar est lié à Don, Taranis est lié à Taran. Don peut se traduire en Dana, Diane, Ana.
Le Tir, Tor, Tar, Tour, Dun, Don se retrouvent dans la toponymie comme désignant une élévation de terre  mamellaire, un mont dans le paysage souvent dédié à une divinité masculine en rapport avec son interaction avec la terre. Nous retrouvons dans les noms des dieux cités plus haut cette même interaction suggérée.
Le mot trône dérivé du grec  indique un siège élevé où règne le roi. Remarquez cette association divin-roi.
Chez moi, à la frontière linguistique, des échanges étymologiques apportent des compréhensions différentes de la toponymie classique. Par exemple, sous l’influence germanique, la terre se nomme earth ou Aard. Cela contredit la traduction faite au sujet des déesses Erta et Rosmerta qui les désigneraient plus comme des divinités germaniques associées à la terre. Ainsi, également, Arduena ne signifierait plus la « haute ana » mais « ana la terre ». Du latin terra. Par dérivé phonétique, cela peut amener à des suffixes comme art : Artio, Artémis, Arthur, interprétés de manière relationnelle avec  l’ourse nordique mais aussi avec l’ourse-mère des légendes ; ou at : Athéna,  voire carrément la plupart des terminaisons des peuples celtes montagneux.
Fort de cet exemple, nous pouvons considérer une étymologie différenciée pour les celtes, mélangés avec les indo-européens du nord. Tara est un suffise ethnique dans des langues comme l’anatolien et l’albanais.  Les Taurisques, proches de ces régions auraient pu hériter de cette version phonétique d’un culte à la terre, comme les Turones en Touraine.
Nous trouvons les villes suivantes :
Tirana (Tirona) est la « capitale » de l’Albanie (similitude avec Albion) a vu l’expansion des Vénèdes apparentés au peuple de Nemed. Etrange similitude avec Dirona-Sirona.
Tara est la « capitale » mythique d’Irlande.
Thérouanne autrefois appelée Taruana était une des « capitales » du peuple des Morins.

J’en déduis donc que cette racine archaïque désignant la terre est commune à tout le monde indo-européen désignant à la fois terre et élévation. Une résurgence du vieux mythe de la montagne ?

Autres corrélations :
Le Tarana (Bosnie) est nourriture sèche basée sur une fermentation mélange de céréales et de lait fermenté. Le tarama (gréco-turc) est une spécialité à base d'œufs de poissons.
Le tarânâ est un style de chant rythmique apparenté au style dhrupad de la musique indienne, vif et léger, dans lequel les paroles sont remplacées par les syllabes mnémotechniques employées pour représenter les différentes façons de frapper les percussions. On y introduit parfois quelques mots d’un poème et des syllabes conventionnelles dépourvues de sens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 17:55

Artio’s a écrit:
Et la terre, dans le cercle est au nord.

Non ! La terre, symbolisée par la pierre, dans le « cercle », est à l’OUEST…en face de l’épée qui est son contraire et donc sa complémentarité.

Comment et – surtout – pourquoi mettez-vous face-à-face la pierre et la lance ? Alors que nos textes sacrés disent que la lance doit être plongée dans le chaudron et que l’épée doit être plantée dans la pierre.

_________________
٨٧٤٦٥۶
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 18:01

Ce doit être une habitude due à ma filiation. Mais je vous réponds. Pourquoi face à face ? Pourquoi ne pas voir un cycle ? Ainsi, nous aurions deux saisons polarisées.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Auetos
Druide C.C.C.
avatar

Nombre de messages : 3785
Localisation : P.A.C.A. (83)
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 21:32


_________________
٨٧٤٦٥۶
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Artio's
Druide
avatar

Nombre de messages : 684
Age : 53
Localisation : Liège
Date d'inscription : 28/04/2012

MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   Mar 19 Aoû 2014 - 23:08

IL est vrai que j'ai inventé ce schéma. Merci pour ce rappel intéressant où des points de vue se partagent entre les deux choix.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Origine du Druidisme   

Revenir en haut Aller en bas
 
Origine du Druidisme
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Origine du Druidisme
» L'origine des Druides
» Henri Duquesne, "l'origine philosophique du druidisme"
» L'origine de la mer...
» origine géographique de l'immigration bretonne en armorique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Druuidiacto :: Le Druidisme :: Histoire / Archéologie-
Sauter vers: