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 Les Femmes et le Druidisme

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Auetos
Druide C.C.C.
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MessageSujet: Les Femmes et le Druidisme   Lun 23 Jan 2006 - 11:04

Là encore, malgré les dires de nombreux néo-druides aucun texte digne de foi ne prouve l’existence de « druidesses » au sens ou nous l’entendons de nos jours. C’est-à-dire des femmes ayant le pouvoir de sacrifier aux dieux.
César, notre source la plus prolixe sur les druides de Gaule et de Bretagne, ne mentionne aucune « druidesse » dans ses commentaires. De même, les textes classiques d’avant ou d’après è.v. ne signalent que rarement des offices religieux tenus par des femmes ; les allusions à des femmes-druides sont encore plus rares.

Néanmoins, il existe un petit ensemble de textes antiques et de vestiges archéologiques qui suggèrent l’existence d’un clergé féminin chez les Gaulois et les Bretons à la fin de l’Age du Fer et à l’époque romaine.

Ces textes et vestiges nous informent au moins sur deux points. Le premier est que les femmes, auxiliaires des prêtres, avaient accès à diverses fonctions du sacerdoce. Le second est que même si nous n’avons aucune preuve qu’elles eussent été « druidesses », les femmes pouvaient cependant être magiciennes, poétesses et prophétesses.
Brigitte, fille d’Eochaid Ollathir est dite poétesse et « druidesse »
Dans la mort de Muirchertach, Sin, une jeune fille, transforme l’eau des cuves en vin et fait des porcs magiques avec des fougères. On dit que ce festin druidique est cause de la « faiblesse des Ulates ».


Les Prophétesses :

Un ensemble de textes gréco-romains, voire même irlandais nous informent sur l’activité prophétique des « druidesses » celtes.

« Dioclétien, m’a-t-il raconté, qui n’avait encore qu’un grade subalterne, se trouvait chez les Tongres, en Gaule, et séjournait dans une auberges. Il faisait un jour le compte de ses dépenses quotidiennes avec son hôtesse, une druidesse, qui lui dit : « Dioclétien, tu n’es qu’un avare ; même à l’économie, il ne faut pas d’excès. » Dioclétien lui répondit : « Je ferai les choses largement quand je serai empereur. » « Ne plaisante pas, tu seras empereur quand tu auras tué un sanglier ». » (Vopiscus chez Numérien)

« Une druidesse, sur son chemin [Alexandre], s’écria en langue gauloise : « va, mais n’espère pas la victoire et n’aie pas confiance en tes soldats ». » (Vie d’Alexandre Sévère)

« Dioclétien disait en effet qu’à un certains moment Aurélien avait consulté des druidesses gauloises, cherchant à savoir si l’empire resterait à ses descendants. Il dit qu’elles avait répondu : « Il n’y aura pas de nom plus illustre dans l’état que celui des descendants de Claude ». Il est donc bien vrai que le présent empereur Constance est de la même race et je pense que ses descendants parviendront à la gloire qui leur a été prédite par les druidesses. » (Vie d’Aurélien)

« Quand elle [Boudicca] eut fini de parler, elle procéda à une sorte de divination, laissant s’échapper un lièvre d’un pli de sa robe ; et comme il courut dans une direction qu’ils considéraient comme de bon augure, toute la multitude s’exclama de joie. » (Dion Cassius)

« L’île de Sena, située dans la mer Britannique, en face des Ossismes, est renommée par son oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à la virginité perpétuelle, sont au nombre de neuf. Elles sont appelées Gallicènes, et on leur attribue le pouvoir singulier de déchaîner les vents, de soulever les mers, de se métamorphoser en tels animaux que bon leur semble, de guérir des maux partout ailleurs regardés comme incurables, de connaître et de prédire l’avenir, faveurs qu’elles accordent néanmoins qu’à ceux qui viennent tout exprès dans leur île pour les consulter. » (Pomponius Mela)

« Dés qu’il arriva [Mogh Ruith] à Sidh Breachnatan, on lui souhaita la bienvenue ; il passa la nuit en ce lieu et demanda, du commencement à la fin, tout ce qui avait rapport à la guerre. Banbuana lui dit alors : « Mets-toi en marche demain de bonne heure, tu remporteras la victoire avec les gens du Munster ». » (Forbuis Droma Damhghaire)

« Puis, après que la bataille eut été gagnée et qu’on eut nettoyé les cadavres restés du massacre, la Morrigan, fille d’Ernmas, se mit à annoncer la bataille et la grande victoire qui avait été remportée… Elle prophétisa aussi la fin du monde, prédisant tout ce qu’il y aurait de mal, chaque maladie, chaque vengeance… » (Cath Maige Turedh)

« « Où sont les druides ? » dit la femme. « Ici », dirent-ils. « Trouvez ce que sont les deux sacs qui sont aux flancs de la vache, à savoir un sac de chaque côté ». « Par notre conscience », dirent-ils « nous ne le savons pas ». « Moi je le sais », dit-elle, « c’est une vache qui est venue ici pour sauver ce jeune homme innocent. C’est ainsi qu’il en sera fait : que la vache soit abattue, que son sang soit mêlé à la terre d’Irlande et aux portes de Tara, et que le garçon soit libre. » (Eugène O’Curry)

« Les Tenctères ainsi adoucis, des délégués furent envoyés avec des présents à Civilis et à Veleda ; ils terminèrent tout selon le désirs des Agrippiniens ; mais on ne leur accorda pas d’être admis en la présence de Veleda et de lui parler ; personne n’était autorisé à la voir : c’était le moyen d’inspirer plus de vénération pour elle. Elle vivait dans une tour élevée ; elle avait choisi un de ses proches pour porter les questions et les réponses comme messager de sa divinité. » (Tacite)

Toutes ces « druidesses », au même titre que la Pythie de Delphes, ne sont que des aruspices interprétant la volonté des dieux. Il est plus qu’improbable qu’elles aient pu exécuter un quelconque sacrifice. Nous le voyons d’ailleurs fort bien dans le texte de O’Curry. La Prophétesse demande aux druides d’abattre la vache, mais ne le fait pas elle-même.


Les Magiciennes ou « Sorcières » :

Globalement le sacerdoce est masculin chez les Indo-européen et donc chez les Celtes. Du point de vue traditionnel la magie est une science inférieure. Du point de vue doctrinal, elle s’oppose, et donc complète, la partie claire de la tradition représentée par le druide.

« Les chefs des Tùatha Dè Dànann furent rassemblés autour de Lug. Il demanda… « Et vous, ô Be Cuille et Dianann ? », dit Lug à ses deux sorcières, « de quel pouvoir disposerez-vous dans la bataille ? ». « Ce n’est pas difficile », dirent-elles : « nous enchanterons les arbres, les pierres et les mottes de terre, si bien qu’ils deviendront une troupe en armes contre eux et qu’ils les mettront en fuite avec horreurs et tourment. » (Cath Maige Turedh)

« Bodh, Macha et la Morrigan arrivèrent alors à la colline de la Prise des Otages, et à la colline de l’Avertissement des Armées à Tara. Elles envoyèrent des averses de magie druidique, des nuages denses de brouillard et de violentes pluies de feu, avec des chutes de sang tombant de l’air sur les têtes des guerriers. Elles ne permirent pas aux Fir Bolg, pendant trois jours et trois nuits, de se reposer ou d’être en paix. (Cath Muige Tuired Cunga)

« L’ennemi bordait le rivage : à travers ses bataillons épais et hérissés de fer, courraient, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtement lugubres, agitant des torches ardentes ; et des druides, rangés à l’entour, levaient les mains vers le ciel avec d’horribles prières » (Tacite)

Ces femmes sont des magiciennes vouant les Romains aux dieux infernaux, pendant que les druides s’adressent aux dieux célestes.
L’ensemble des actions relève de la magie guerrière avec deux orientations le ciel (mâle) et la terre (femelle), ou plutôt les dieux en-dessous de la terre.

« On donne en Gaule le nom de glastum à une plante semblable au plantain. Les femmes et les brus des Bretons s’en teignent tout le corps et paraissent nues dans certaines cérémonies religieuses, ressemblant par la couleur à des Ethiopiennes. » (Pline)

De même que les prêtresses de l’île de Mona, ces femmes Bretonnes, sont des sorcières. La nudité de leur corps est, dans l’optique traditionnelle, une sorte de retour à l’état primordial ; c’est l’abolition de la séparation entre l’Homme et le monde qui l’entoure, en fonction de quoi les énergies naturelles passent de l’un à l’autre sans écran ; d’ou la nudité rituelle de ces prêtresses, réceptives, dans ce cas, aux forces inférieures.

Certains témoignages archéologiques peuvent, d’une certaine manière et bien que le caractère druidique de ces pratiques ne soit pas démontré, être mis en relation avec « l’office religieux » suscité, comme par exemple la tablette en plomb, trouvée dans une tombe d’époque gallo-romaine sur le plateau du Larzac, portant une inscription, en gaulois, et qui rapporte un conflit entre deux groupes de magiciennes.

L’existence de « sorcières » en [Grande] Bretagne, en particulier dans le Dorset, est suggérée par plusieurs tombes de femmes âgées qui avaient été décapitées, leur tête placée sur les genoux, privée de la mâchoire inférieure. On imagine sans mal que ces manipulations servirent à empêcher ces sorcières de continuer à proférer de mauvais sorts depuis la tombe.

Donc, même si ces témoignages supposent des charges « religieuses » tenues par des femmes, il est très difficile d’évaluer le statut de celles-ci. De plus, l’évocation de charmes et de sortilèges sur la tablette du Larzac semble indiquer que ces femmes relevaient plus du monde des superstitions et de la sorcellerie que de celui d’une prêtrise officielle.

...

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Dernière édition par le Mer 25 Jan 2006 - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 23 Jan 2006 - 11:05

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Les Femmes et le sacrifice humain :

Le Géographe Grecs Strabon associe ce « clergé » féminin à des rituels utilisant des sacrifices humains. Mais ces textes de part leur attachement à ce genre de sacrifice sont plus que suspect et, par conséquent, éveille la méfiance. Ils ne sont peut-être qu’une simple invention de l’auteur, soucieux d’embellir ses récits par de lugubres mascarades.

« Elles étaient grises parce qu’âgées, portaient des tuniques blanches recouvertes par des manteaux de lin le plus fin et des ceintures de bronze. Elles étaient pieds nus. Ces femmes pénétraient dans le camp l’épée à la main, se précipitaient sur les prisonniers, les couronnaient puis les conduisaient jusqu’à un chaudron de bronze … Une femme montait sur une marche et, se penchant au-dessus du chaudron, tranchait la gorge du prisonnier que l’on maintenait sur le bord du récipient. D’autres découpaient le corps et, après avoir examiné les entrailles, prédisaient la victoire à leurs concitoyens. » (Strabon)

Quand bien même, ces prêtresses seraient à ranger dans la catégorie des ueletes, c’est-à-dire des aruspices, exécutant un rite proprement guerrier qui consiste en la mise à mort des prisonniers de guerre, et à la lecture des augures dans les entrailles des victimes.

« Il dit aussi qu’il y a dans l’Océan une petite île, non loin dans la mer, située en face de l’embouchure du fleuve Loire. Ce sont des femmes Samnites qui l’habitent, elles sont possédées de Dionysos qu’elles apaisent par des cérémonies et des rites sacrés. Aucun homme ne pénètre dans l’île, ce sont les femmes qui font la traversée pour avoir des rapports avec les hommes et s’en retournent ensuite chez elles. Il y a une coutume selon laquelle elles doivent une fois par an démonter le toit du sanctuaire et le refaire le même jour avant le coucher du soleil, chaque femme portant son fardeau. Si l’une d’elles laisse choir sa charge, les autres la mettent en pièces, en portent les morceaux en tournant autour du temple, tout en poussant des cris, et ne s’arrêtant pas avant que ne cesse leur frénésie. Et toujours il arrive que l’une d’entre elles tombe et doive subir ce traitement. » (Strabon)

Ce texte, bien que haut en couleur, est fort suspect et ne démontrent en rien la qualité de sacrificatrice de ces femmes.

Ces femmes s’apparentent aux Ménades ou aux Bacchantes ainsi qu’on les nommait en Grèce. Ces Prêtresses sacrées de Dionysos, se rendaient délirantes par la boisson. Ivres, nues, elles se précipitaient à travers bois, se lançaient à l’assaut des collines et les dévalaient en poussant des cris aigus et en agitant des thyrses, verges emboutées de pomme de pin. Rien ne pouvait les arrêter. Elles mettaient en pièces les animaux sauvages qu’elles croisaient au passage et en dévoraient les lambeaux de chairs sanglantes. Elles chantaient :
« O, combien sont doux les chants et les danses sur la montagne et la course folle. O, combien il est doux de tomber, épuisée sur la terre, après que la chèvre sauvage a été pourchassée et rejointe. O, la joie de ce sang et de cette chair rouge et crue. »

Ces nymphes folles n’avaient pas de temples ; la nature inculte, les montagnes les plus sauvages, les forêts les plus profondes leur tenaient lieu de maisons. Elles préféraient sortir des cités poussiéreuses et surpeuplées ; elles retournaient à la pureté des montagnes inviolées et des forêts. Là, Dionysos les nourrissait et les abreuvait : d’herbes et de baies, et du lait des chèvres sauvages. Elles dormaient sur la mousse tendre, sous les branches couvertes d'épais feuillages, sur le sol, où d'année en année se déposaient des aiguilles de pin. Elles se réveillaient avec une sensation de paix et de fraîcheur célestes ; elles se baignaient dans un clair ruisseau. Il entrait beaucoup de beauté, de bonté et de liberté dans ce culte à ciel ouvert, dans cette joie extatique qui puisait à la source de la splendeur sauvage de la nature.
Elles faisaient aussi commerce de leur corps quand bien leurs en prenaient. Et pendant la nuit elles se mettaient en transe lors de danses frénétiques. Ivres de joie elles chantaient :
« Evohé, Evohé, Bacchus ! »

« Près des îles Cassitérides, il y a une série de petits îlots, où les femmes des Amnites, à l’opposé, c’est-à-dire en face, dans leurs transports, célèbrent selon le rite le culte de Dionysos, et c’est pendant la nuit, elles se couronnent des corymbes du lierre au noir feuillage, c’est-à-dire de branches de cet arbre avec leurs fruits en forme de grappes ; et le bruit des tambours et des cymbales qu’elles frappent retentit au loin. Nulle part, même dans la Thrace, sur les rives de l’Apsinthe, ni les Bistonides n’invoquent pas ainsi le frémissant Iraphiotés ; non, le long du Gange aux noirs tourbillons, les Indiens avec leurs enfants ne mènent pas la danse sacrée du frémissant Dionysos, avec l’ardeur que mettent en cette contrée les femmes des Amnites à chanter « Evohé Bacchos ! » c’est-à-dire l’hymne sacré de Dionysos. » (Denys le périégète)


Enseignantes et initiatrices :

Le seul passage où l’on entend parler de femmes enseignantes et initiatrices se trouve dans le Cycle d’Ulster. Plus précisément dans Macghnimhartha ou « les Enfances » de Cùchulainn quand celui-ci, après sa période d’Initiation à la vie héroïque, ou il tua le chien sauvage qui gardait le pays de Culann le forgeron et, de fait, reçu son nouveau nom Cùchulainn « le Chien de Culann », alors qu’il portait auparavant celui de Sedanta ; ou il reçu, sur les conseil du druide Cathbad, ses armes des mains du roi Conchobar ; ou il accomplit son premier exploit de guerrier en immolant les trois redoutables fils de Nechta Scéne ; ou il captura un grand cerf et prit une troupe de cygnes sans les blesser, part en pays Scott pour recevoir son Education dans l’art des armes et de la magie par Uatach et Scathach, les sorcières.
Après un an d’apprentissage auprès de Scathach et de Uatach, Cùchulainn va parfaire son éducation chez Aifé, qui lui apprend trois tours secrets dont le fameux gai bolga, le « javelot dans le sac ». Puis retourne de nouveau pendant une période d’un an auprès de Scathach avant de rentrer en Irlande.

Cette éducation guerrière est avant tout magique : c’est une affaire de sorcellerie. Voilà pourquoi celle-ci était assurée non pas par des hommes, des héros, mais par des sorcières, par des femmes qu’on qualifie souvent de « femmes guerrières ».

En plus de l’initiation guerrière et magique, ces femmes octroient aussi l’initiation sexuelle. Guerre et sexualité sont liées. L’initiation ne peut être complète et validé que s’il y a relation sexuelle entre la « Maîtresse » et l’élève.

Qui sont ces femmes exactement ? Non pas des « druidesses ». Mais des femmes consacrées, des femmes guerrières, des amantes sacrées, des sorcières et des magiciennes constituant une sorte de caste, très à part, très en dehors de la société. Il y a en effet divergence entre la femme qui donne la vie, et la guerrière qui l’enlève. Entre la femme qui reçoit et celle qui donne. Ces femmes sont, de part leur ambivalence, des êtres « maudits », des sorcières et des magiciennes.

Mais là encore pas de sacrifices. Seule une initiation érotico-guerrière et magique, donc rien de très religieux au sens propre du mot.


La place de la Femme dans le sacerdoce celtique :

Bien que la société celtique ait toujours réservé à la femme une place plus qu’honorable, nous n’avons jamais trouvé dans aucun texte irlandais la moindre mention de « druidesse » pratiquant le sacrifice, célébrant le moindre rite, ayant en charge l’enseignement ou assistant le roi. Par contre son côté poétesse et prophétesse est largement attesté.

Nous savons aussi que lors du banquet solennel de Tara, fes Temrach, les hommes et les femmes n’étaient pas dans la même pièce. Ce type de festin étant de nature sacrée, cela peut signifier qu’au niveau sacerdotal on ne « mixitait » pas.

« Un autre détail montre encore le caractère rituel du Fes Temrach : les femmes ne sont pas admises dans la Midchuarta « la salle du milieu », mais banquètent dans une salle spéciale, alors que dans les festins ordinaires elles mangent avec les hommes, mais assises à part et le visage souvent couvert d’un masque. » (Ogam n° 19)

Il est tout à fait compréhensible, même si certaines « néo-druidesses » ne veulent toujours pas l’admettre, que les femmes ne pouvaient sacrifier ni même pratiquer la médicine « sanglante », du fait de leurs cycles menstruels. Cette interdiction du sang sur le sang est la première des règles concernant la pureté rituelle.
Par contre elles avaient accès aux autres pratiques, c’est-à-dire la médecine par les simples, la divination, la vision prophétique, la magie, la musique, le chant, la danse et la poésie.

En résumé et bien que nous ignorons encore le nom porté par ces femmes, nous pouvons affirmer, qu’elles n’étaient en rien des « druidesses », qu’elles avaient accès à une partie seulement du sacerdoce et qu’elles exerçaient le côté bardique et surtout uatique voire « chamanique » de la tradition.
Les femmes n’étaient pas, à proprement parlée, exclues de la vie religieuse active, mais elles ne pouvaient pas occuper une fonction représentative générale. Elles pouvaient officier pour elles-mêmes et pour les autres femmes, mais non pour l’ensemble du peuple. Mais, rien n’empêchait une femme ou une jeune fille d’occuper une fonction d’assistante au cours d’un rite. Lors des exhortations, comme nous l’avons vu lors de l’attaque de l’Ile de Mona, elles étaient aux côtés des hommes. Bref, les rôles rituels des femmes variaient selon le contexte, et l’on ne peut pas véritablement dire que les femmes celtes, bien que ne pratiquant pas le sacrifice, étaient exclues du culte.


Le nom de la Femme au sein du sacerdoce :

Comme nous venons de le voir, pas de « druidesse ». Ce mot, féminin du mot francisé « druide » n’a aucune résonance traditionnelle. Tout comme le mot druuis nous allons chercher dans les langues et les textes celtiques le nom supposé de ces « religieuses ».

Nous pouvons à partir de dru-uids « druide » et du suffixe féminin -issa « -esse » recomposer le mot *Druuidissa « druidesse », mais cela ne serait que de la reconstitution.

Dans les récents textes Irlandais nous rencontrons fréquemment les termes ; ban-bard pour désigner une « Femme-barde », ban-file pour « Femme-poéte », ban-éces pour « Femme-sage » à ne pas confondre avec la sage-femme au sens d’accoucheuse, ou encore ban-drui pour « Femme-druide » ou littéralement « Femme-très-savante ». Le petit problème est que nous n’avons pas la quasi certitude que ces termes fussent usités par nos lointains prédécesseurs.

Malgré cette lacune linguistique et afin de se conformer à la tradition de nos Pères il importe aujourd’hui de ne pas ou plus désigner les représentantes du clergé féminin par le mot « druidesse », mais de leur donner une appellation en relation direct avec leur véritable fonction comme : Ueleta « voyante, visionnaire, prêtresse-devineresse, poétesse », Uraca « sorcière », Liddatia > Lissatia > Lissana « sorcière opérant avec l’écriture », Liciatia « sorcière opérant avec le licium » ou Senmata « musicienne ».

Nous pourrions aussi, dans une moindre mesure, calquer ces qualificatifs sur les expressions irlandaises et dire, Bena-druuis pour « Femme-druide », Bena-suuis pour « Femme-sage », etc.

Certes. Comme nous l’avons vu, les femmes ont eu une très grande place dans la société celte, mais aucun témoignage n’est venu accréditer la thèse de ces « druidesses ». Pour la simple et bonne raison qu’il n’y eu jamais de femme druide. Cette fonction n’existe pas chez les peuples Indo-européens. Elles sont éducatrices, peuvent donner des cours de religion domestique, de magie, de poésie, de chant, de stratégie aux hommes et aux femmes mais ne peuvent en aucun cas se prétendrent « druidesses » et conduire un sacrifice.

En conclusion, nous pouvons affirmer que les Prêtresses celtes, d’hier et d’aujourd’hui, sont avant tout des Sorcières (sans aucune connotation péjorative) formées en Contrebans Benians Noibans, Conventions de Femmes Saintes, associées au corps sacerdotal qui, lui, est essentiellement masculin

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Auetos
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Mer 25 Jan 2006 - 15:48

Les prêtresses gauloises selon M. J. Monard

Citation :
Remarque préalable : On ignore s’il y a vraiment eu de telles prêtresses au sens actuel de ce terme

Un terme attesté et probablement spécialisé est celui de sena (nominatif pluriel senai) en le prenant au pied de la lettre ce seraient des « doyennes » car l’adjectif sena « vieille » ; il s’agissait de membres d’une communauté vivant dans l’île aussi nommée Sena = Sein = Enez Sizun. On peut penser à un jeu de mots gaulois avec semna « vénérable », mal perçu par l’auteur latin Mela. Ceci est plausible à travers une autre référence ci-après... Strabon et Ptolémée mentionnent les Samnitai, autre communauté féminine vivant dans une autre île, proche de l’estuaire de la Loire, auprès des Namnetes, dont le nom ethnique a donné Namned > Nantes : signifiant lui même les « célestes » < namos « ciel ». Je pense donc à l’attraction phonétique de Namnetes sur *Semnitai qui aurait donné Samnitai chez ces auteurs non celtophones, coïncidant en outre pour les latinophones avec le nom ethnique italiote des Samnitae. Donc va pour semnitai, en variante de semnai ; (nominatifs singuliers respectifs : semnita, semna.)

On retrouve là la racine commune seb- à la fois celtique, germanique et grecque d’où au masculin semon, génitif semnos en goidélique parallèle au gaulois sebo, génitif sebnos , au sens de « révérend », « vénérable ».

Autre terme probable : nemetialis « attachée au nemeton » qui est attesté comme nom de déesses plurales : les Nemetiales (toujours sous toutes réserves quant au contenu de la fonction).

A titre historique, il faut mentionner deux termes désignant la femme devin : ueleta > ueleda « voyante » dont il n’est pas dit qu’elle était vraiment prêtresse ; et après déclin de l'Ordre druidique le titre de « druidesse » usurpé par des diseuses de bonne aventure, probablement *druuidissa en celtique.

Si l’on croyait à la réalité de femmes prêtresses, on pourrait forger un féminin au nom du « curé de campagne » gaulois ecco, génitif ecconos qui serait une *eccona.

Je pense avoir fait le tour de la question.

Joseph Monard

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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Ven 12 Jan 2007 - 21:57

Auetos a écrit:
sont des femmes Samnites qui l’habitent, elles sont possédées de Dionysos qu’elles apaisent par des cérémonies et des rites sacrés.  » (Strabon)

Ce texte, bien que haut en couleur, est fort suspect et ne démontrent en rien la qualité de sacrificatrice de ces femmes.

Bernard Sergent à écrit un texte assez intéressant a ce sujet. : http://kubaba.univ-paris1.fr/2000/fete_dieux_hom/sergent.pdf  
Apparemment il n'est pas tout a fait d'accord.

Auetos a écrit:
Globalement le sacerdoce est masculin chez les Indo-européen et donc chez les Celtes.

Je pense qu'on oubli trop souvent une particularité celtique qui les différentie des autres peuples indo-européens. Il y avait déjà un peuple en place quand les indo-européens ce sont installés. Ce peuple avait apparemment une autre vue de la position de la femme. Elle a forcément influencé les peuples qu'on appelle maintenant celtes. On le voit rien que dans les lois et les textes : la position de la femme dans ces sociétés a étonné plus d'un grec ou romain qui sont eux aussi des peuples indo-européens.


Auetos a écrit:
Le seul passage où l’on entend parler de femmes enseignantes et initiatrices se trouve dans le Cycle d’Ulster. Plus précisément dans Macghnimhartha ou « les Enfances » de Cùchulainn quand celui-ci, après sa période d’Initiation à la vie héroïque,

Là c'est moi qui ne suis pas tout à fait d'accord. :cry:Dans plusieurs textes on retrouve des "héros" qui vont suivre des cours auprès des femmes, et rien que dans le kalevala il en a au moins 5.
Pourtant je suis plutôt de votre avis : il ne me semble pas qu'il y ait eu beaucoup de femmes druides.

Auetos a écrit:
Qui sont ces femmes exactement ? Non pas des « druidesses ». Mais des femmes consacrées, des femmes guerrières, des amantes sacrées, des sorcières et des magiciennes constituant une sorte de caste, très à part, très en dehors de la société. Il y a en effet divergence entre la femme qui donne la vie, et la guerrière qui l’enlève. Entre la femme qui reçoit et celle qui donne. Ces femmes sont, de part leur ambivalence, des êtres « maudits », des sorcières et des magiciennes.

Pourquoi ne pas accepter l'idée qu'à l'époque deux religions co-existaient dans une même région? Ce n'est pas rare, ce serait même une espèce de généralité!

Une de ces religions serait "naturaliste" (première fonction) et une guerrière (deuxième fonction). La guerrière serait l'affaire du druidisme, la naturaliste serait l'affaire des "sorcières" (à défaut d'une autre dénomination). Les femmes guerrières (comme Bouddica ou Mebd) rentreraient du coup dans le cadre des druides, mais comme il est effectivement rare qu'elles deviennent guerrières il y en a forcément moins. Les autres deviennent "sorcières" (j'ai horreur de ce mot qui a trop de sous-entendus). Et le contraire pour les  hommes.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 15 Jan 2007 - 13:36

Une de ces religions serait "naturaliste" (première fonction) et une guerrière (deuxième fonction). Embarassed
Correction, correction
La religion "naturaliste" bien sur liée à la 3eme fonction. Celle des indo-européens envahisseurs reste bien sur assimilé à la 2eme fonction guerrière.
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Morgane



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MessageSujet: Le rôle spirituel des femmes chez les Gaulois   Ven 6 Avr 2007 - 14:30

Bonjour à tous,

Voici ma petite contribution sur le sujet après recherches et avoir mon opinion personnelle bien sûr. Ceci non pour contredire Auetos mais pour apporter une contribution féminine à la manière de voir ce sujet qui passionne tant !

Le rôle spirituel des femmes chez les Gaulois

En tant que femme, qui ne serait pas tenté d'imaginer des grandes druidesses présidant au sacerdoce gaulois avec de jolies robes blanches ?
De nos jours, on considère que le mot druide peut tout à fait désigner des femmes comme des hommes, ceci permet d'expliquer que les sources antiques parlent si peu de druidesses. Pourtant cette facilité de langage me semble un peu dangereuse et permet toutes les interprétations et possibilités. Je ne dis pas que les druidesses n'ont pas existé, je dis seulement que rien ne permet d'en être certain à 100 % et de fait, il est plus juste, pour moi, de rester dans le flou à ce propos.
Pourtant, je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'être druide ou druidesse pour que le rôle spirituel de la femme ait un sens.

Dans la plupart des religions antiques le rôle de la femme, loin d'être secondaire, n'était cependant pas aussi visible que celui de l'homme. Peut-être que la nature active masculine lui conférait une place évidente presque médiatique, qu'il devait être celui que l'on voit.
Ainsi en étudiant les textes antique et en particulier Posidonius, philosophe Grec stoïcien ayant vécu de 135 av JC à 51 av JC, on réalise que la place de femme dans le religieux est plutôt cachée. Posidonius a fortement influencé les écrits de Jules César sur la Guerre des Gaule. Il écrit que les femmes ont une position sociale remarquable dans la société gauloise, elles sont autonomes financièrement et gère leur patrimoine comme elles l'entendent et ce, depuis, au moins le premier âge du Fer. Il est probable que la femme était consultée pour les décisions importantes et qu'elles aient déjà eu, comme depuis la nuit des temps, le rôle de conseillère dans l'ombre.
Le culte gaulois impliquant le sacrifice animal voire humain, on sait qu'elles n'avaient pas le droit de sacrifier. Le sacrifice avait une valeur primordiale dans le culte gaulois aussi, c'est celui qui possédait le pouvoir de l'effectuer qui gardait la plus haute fonction sacerdotale. Pourquoi exclure les femmes du sacrifice ? Peut-être qu'elles refusaient simplement cette pratique, peut-être qu'elle considérait ou savait que c'était une hérésie et qu'il n'était pas nécessaire de sacrifier pour honorer les Dieux, peut-être qu'elles étaient trop sensibles (mais à cette époque de violence quotidienne, j'en doute), quoiqu'il en soit c'est un fait et sincèrement, peut-être est-ce aussi bien...
Au niveau religieux, la femme ne peut pas officier pour la communauté toute entière. Elle garde pourtant un certain pouvoir au sein de cultes qui lui sont propres et dont les hommes plus souvent exclus. Ainsi, on trouve la trace de deux cultes antiques gaulois et uniquement féminins.
Le premier est cité par Strabon Livre IV :
« (Posidonius) dit aussi qu'il y a dans l'océan une petite île, non loin de la mer, située en face de l'embouchure de la Loire (note Morgane Lafey : cette île serait celle de Batz-sur-mer, à présent). Ce sont des femmes Samnites qui l'habitent, elles sont possédées de Dionysios qu'elles apaisent par des cérémonies et des rites sacrés. Aucun homme ne pénètre dans l'île, ce sont les femmes qui font la traversée pour avoir des rapports avec les hommes et s'en retournent ensuite chez elles. Il y a une coutume selon laquelle elle doivent une fois par an démonter le toit du sanctuaire et le refaire le même jour avant le coucher du soleil, chaque femme portant son fardeau. Si l'une d'elles laisse choir sa charge, les autres la mettent en pièces, en portent les morceaux en tournant autour du temple, tout en poussant des cris, et ne s'arrêtant pas avant que ne cesse leur frénésie. Et toujours, il arrive que l'une d'entre elles tombent et doivent subir ce traitement. »
Le fait qu'elles soient nommées Samnites (Strabon et Ptolémée nommaient Samnites, les Namnètes, population celtique qui donna son nom à Nantes) montrent qu'elles étaient tout de même représentantes de leur communauté et que le culte était officiel. Un culte officiel ne peut qu'être reconnu d'utilité pour le bien-être spirituel de la communauté. Par contre, le fait que l'auteur cite Dionysios est en peu déroutant...il est fort probable qu'une fois de plus l'auteur ait rapproché un dieu dont il ne connaissait pas le nom, d'un dieu grec donc de chez lui.
Le deuxième est tiré du travail d'Artémidore et copié par Pomponius Mela, Chorographie Livre III :
«Sena, dans la mer Britannique, face aux côtes des Osismiens, est célèbre par son oracle à une divinité gauloise, dont on rapporte que les prêtresses, au nombre de neuf, sont consacrées par la chasteté perpétuelle. Ils les appellent « Gallizena » et croient que leurs chants et leurs formules magiques ont le pouvoir de soulever les mers et les vents, qu'elles peuvent se transformer, comme elles le veulent, en toutes sortes d'êtres, qu'elles guérissent les maladies que personne d'autre ne peut soigner, qu'elles connaissent et prédisent l'avenir. Mais ses bienfaits ne les accordent qu'aux navigateurs et à ceux qui ont fait le voyage pour les consulter. »
Il s'agit de l'île de Sein. Pour Artémidore, c'est un culte à Déméter et Coré (encore des Déesses Grecques !), tel celui qui est rendu sur l'île de Samothrace. Chez Pompolonius on lit que la divinité est gauloise. Il est probable que le culte soit, comme à Eleusis, un culte à mystère où les prêtresses sont des initiatrices. Le culte doit être lié à la fécondité de la Terre et aux saisons (Déméter et Coré).
Une fois de plus on cite la prophétie comme un attribut féminin comme Tacite l'a clairement exprimé : « Ils estiment qu'il y a quelque chose de sacré et de prophétique chez les femmes. Aussi ne repoussent-ils jamais leur conseil et ne négligent-ils pas moins les réponses oraculaires qu'elles font. » 
Cela ne donne pas à la femme un rôle inférieur. En effet lorsqu'on lit les chercheurs, historiens etc. on sent inévitablement que la prophétie et la magie sont des sciences inférieures, souvent pratiquées par des charlatans qui cherchent à assoir un certain pouvoir sur ceux qui les croient. En tant que praticiens, nous savons qu'il n'en est rien que celui qui sait pratiquer la magie, réellement, est en général discret. Sa puissance ne réside pas dans le mensonge. Il existe bien sûr des charlantans mais il est important de ne pas tout mélanger. Les mots magie et prophéties n'impliquent pas forcément la mystification même si cela reste possible.
Les hommes et les femmes ont des facilités dans divers domaines qui ne sont pas forcément les mêmes. Même si l'un et l'autre est capable de prophéties et créations de rituels liés à un culte, peut-être que l'homme est plus à l'aise avec le rapport horizontal avec la société (traduire le spirituel dans le matériel) et la femme avec le rapport vertical avec les dieux. Ceci n'exclut pas que certains hommes ou femmes peuvent aisément cumuler plusieurs facilités dans l'un et l'autre de ces domaines, matériel et spirituel pouvant parfaitement s'harmoniser au sein d'un être.
En somme, il est vain, je crois, de chercher une échelle de valeur entre l'homme druide et la femme magicienne, prêtresse, devineresse ou initiatrices. Comme toujours au sein de la plupart des cultes antiques qui n'ont pas décidé de mettre la femme de côté, il s'agit de complémentarité pas d'opposition, ni de hiérarchie. La magie, n'est pas l'apanage de la femme uniquement et les druides n'étaient pas que des philosophes. Aussi, ces fonctions que la femme remplissait parfois dans l'antiquité étaient directement liée aux Dieux, aux cultes, aux mystères et à l'initiation de l'homme. On ne peut pas dissocier leur magie de la spiritualité, à mon sens. La magie séparée de la religion est une magie des campagnes qui n'a rien de sacerdotal. En général les femmes prêtresses se dédiaient à un culte particulier liée à une religion et donc à un panthéon, leur magie relevait donc de la magie sacrée nommée aussi haute magie.
Par conséquent, il est peu probable que la Gaule ait connu des femmes druidesses mais très certainement des femmes bardes (poétesses, chantres etc.), ou des femmes eubages (terme gaulois pour Vates – Ovates- qui semble avoir plutôt une parentée grecque signifiant devins connaissant les sciences de la nature à l'instar des druides) ainsi que des prêtresses vouées à un culte telle les Vestales romaines. On appelait aussi ces dernières Ueleda ou ueleta (voyante), Uraca (sorcière), Senmata (musicienne) etc.
Mais les druides finalement sont des eubages ajoutant la philosophie, le droit et le sacrifice à leur compétence. Leur place dans la société est très sociale et juridique très liée au pouvoir en place, celle de la femme était peut-être plus spirituelle...aussi, dans l'absolu, pourquoi vouloir absolument que les femmes aient été druides ?
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 8 Oct 2007 - 12:47

Prophétesses, magiciennes, druidesses

Les auteurs anciens, sources essentielles dans la compréhension du monde gaulois, sont les premiers à nous mettre sur la piste des prophétesses. Elle étaient grises parce qu'âgées, raconte Strabon dans sa Géographie, portaient des tuniques blanches recouvertes par des manteaux du lin le plus fin et des ceintures de bronze. Ces femmes pénétraient dans le camp l'épée à la main, se précipitaient sur les prisonniers, les couronnaient puis les conduisaient jusqu'à un chaudron de bronze... Une femme montait sur une marche et, se penchant en au-dessus du chaudron, tranchait la gorge du prisonnier que l'on maintenait sur le bord du récipient. D'autres découpaient le corps et, après avoir examiné les entrailles, prédisaient la victoire...
Si Strabon fait preuve d'un certain dégoût en décrivant les actions des prophétesses, les empereurs romains se montreront bien moins tatillons. En effet, dès le règne de Claude, certains empereurs - notamment Dioclétien, Aurélien ou Alexandre Sévère -, dédaignant les traditionnels haruspices, ont préféré voir l'avenir à travers le regard des Gauloises. Et leur pouvoir était tel qu'elles ont pu jouir, dans leur tribu, d'un statut presque divin. Ce fut sans doute le cas de Velléda, dont parle Tacite dans Histoires :

"il était interdit à quiconque d'approcher Velléda ou de s'adresser à elle... Elle restait emmurée dans une haute tour, d'où un membre de sa famille était chargé de transmettre questions et réponses, comme s'il s'agissait d'une médiation entre un dieu et un adorateur."

Mais les prophétesses ne furent pas les seules à séduire les notables romains : les magiciennes gauloises étaient fort demandées, bien que discrètement, pour fabriquer des filtres ou lancer des malédictions.
En Gaule même, leur réputation n'était plus à faire et elles formaient même des clans ou des "gildes" de magiciennes. C'est en tout cas ce que révèle une tablette en plomb, couverte d'inscriptions en gaulois, qui fut trouvée en 1983 dans le Larzac. Elle évoque une véritable "guerre de malédictions", que se livrèrent deux groupes de "femmes douées de magie" et dont un des clans a retracé l'histoire. Sans doute est-ce la mort de l'une des principales magiciennes - la femme trouvée dans la tombe - qui mit fin à l'affrontement.

Mais la magie et les prophéties ne font pas une religion. Les Gauloises avaient-elles donc un véritable rôle religieux ?

C'est ce que prétend Pomponius Mela, auteur romain du Ier siècle après J.C., en parlant des neuf vierges, gardiennes de l'île de Sein, à l'Ouest de la Bretagne. Strabon confirme à son tour en évoquant des prêtresses vivant sur une île à l'embouchure de la Loire. Dans ce lieu interdit aux hommes, la coutume voulait que chaque année les druidesses reconstruisent, en une journée, le sanctuaire dont elles étaient les gardiennes, sans faire tomber un seul matériau, sous peine de mort. Enfin, la découverte à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, d'une statue féminine portant torque et voile - deux signes religieux - suggère qu'il s'agit là de la représentation de la druidesse, prêtresse du sanctuaire.

Des femmes druides en Gaule ?

Il y en eut certainement. Et, quand on sait le rôle primordial des druides, leur haute fonction et leur pouvoir immense, cela ne fait que confirmer la place importante des femmes dans la société gauloise.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 8 Oct 2007 - 13:38

J'avoue que j'ai du mal à saisir le lien entre les neuf vierges de l'Ile de Sena, que je cite aussi, et la conclusion, qui peut être au demeurant, tout à fait exacte, rien n'est certain...
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MessageSujet: Volva   Mar 22 Avr 2008 - 20:09

n'oublions pas que les volva étaient des prophetesses très respectés chez les scandinaves vers la même époque. Bien que de sexe mixte au début le "métier" c'est féminisé avant de s'éteindre (à partir de 900). On semblerait ici donc donner la priorité aux femmes pour le métier de prophétesse bien que de nombreux textes expliquent qu'au départ le métier était fait SANS DISTINCTION par des hommes et des femmes. Si le métier c'est 'féminisé' cela semblerait surtout du a l'aspect féminin des Volva hommes et donnait une suspision de "homosexualité" bien sur rejeté dés les prémisses du christianisme.
N'est il pas possible que ce même phénomène existait en ce qui concerne les druides? Dés que les grecs et romains sont venus et ont influencé les coutumes celtes la femme ne pouvait plus exercer un métier de pouvoir. Chez les romains la femme était une éternelle mineure. Comment aurait-elle pu exercer son métier de druide si les membres du public contestaient leur droit à la parole? Elle aurait du être forcément cantonné dans des fonctions de druide n'ayant que peu de contacts avec le public si elle avait pu continuer a en être.
Comme l'écriture profane n'est arrivé qu'avec les romains puis les chrétiens, il y a forcément peu de traces écrites des positions qu'elles ont pu avoir avant. Et les romains n'allèrent certainnement pas décrire la position envieuse que les femmes auraient pu avoir à l'étranger, cela aurait pu donner des idées aux leurs! Le peu de textes sont plutot scandalisés, et peu flatteur pôur les femmes de pouvoir quand elles sont mentionnées.
Le même phénomène semble avoir eue lieu chez les Islandais; les femmes étaient autorisées à assister au thing, mais ensuite elles en ont été exclues officiellement par ce que les thing étaient trop violent pour elles...
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 11 Mai 2009 - 14:26

En fait, mon texte était une véritable question ouverte et je réfléchis toujours au sujet...!
J'ai d'ailleurs oublié un détail, la base finalement. Tout dépend de ce qu'on entend par druide.
Si le terme druide englobe, les représentants de la classe sacerdotale, à savoir les Bardes, les Ovates et les Druides, alors il est fort probable à mon avis qu'il y ait eu des femmes druides. Sinon, j'avoue que je ne sais pas.
Pour être plus précise aussi, je ne veux pas dire que les femmes n'avaient pas un rôle important, loin de là, ce serait nier l'évidence ;-).
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MessageSujet: La base   Lun 11 Mai 2009 - 16:54

Non, non continue de refléchir tout haut, c'est pour ça qu'on est là. Il n'y a pas beaucoup de "preuves" (je dirais plutôt indices) que les femmes aient pu être des druides. Beaucoup de textes parlent de femmes magiciennes (Cu Chullain a été initié par une magicienne) mais je ne connais pas encore de texte ancien qui parle de druidesse. Ce qui est quand même rigolo c'est que dans L'Auriacept N-a nEces qui est un livre retracant la formation des filid (anciennement bardes) donne comme signification de la lettre " i " de l'Ogham (quand elle est utilisé comme idéogramme) "l'Etre humain, symb., Homme ou héro du groupe B, un homme, deux, trois, quatre, cinq hommes - Minna nobles (ou femmes), ou clercs du groupe H ex une femme, deux, trois, quatre, cinq femmes. - Jeunesse du groupe M un jeune, deux, trois, quatre, cinq jeunes. - Garçon ou garcon de ferme ...- Femme Ogham, héroines du groupe B d'après la même procédure (ou méthode) ....Nonnes du groupe H idem, Filles de ferme du groupe M, Filles du groupe A " Bon expliquer ce que sont ces groupes sera un peu long, mais sache que c'est grammatical (donc de peu d'intérrêt ici). Par contre ce qui semble important c'est que les nobles, femmes et clercs sont nommés dans une même "respiration". On ne fait pas de distinction entre héros et héroine... Comment savoir si "un druide" est masculin ou féminin en idéogrammes oghamiques?
Notons quand même qu'au prémices du christianisme même s'il existait des monastères mixtes ou entièrement féminines, le chant était fait par des hommes. Le chant féminin est très tardif en europe, mais pas ailleurs dans le monde. A mon avis cela pourrait indiquer que le chant (non magique) des femmes n'était pas très aprécié ou alors qu'un interdit important était proclamé contre le chant des femmes. Beaucoup de textes reprennent la phrase "et puis elle chanta ce quatrain/vers" a titre de magie ou de rappel de l'histoire. En plus Brigitte (fille de Dagda) est dite ban-filid, donc poétesse/barde et au fait sa soeur Brigitte est Forgeronne (Bé Giobnechta). Et on sait tous que les gardiens de porcs (un des boulots de la sainte) et les forgerons sont des dieux, magiciens, druides cachés dans les légendes.

Idem dans l'imram Bran une femme provenant de Tir nA n'Og semble avoir utilisé des oghams, mais c'est très vague et en plus elle est une Thuatha alors je ne suis pas sure que cela vaut pour "la femme " en général. Le truc est que dans les traductions on utlise toujours le mot de sorcière quand le sexe de la personne est fémininne.

Autre chose la Reine Macha à fait les plans de son Fort.
Beaucoup de métiers étaient donc ouvertes a cet époque aux femmes, comme être reine avec les pleins pouvoirs inclus (aux grand Dam des grecs), mais ce ne sont que des indices. Faudrait trouver un texte non chrétien, non greco-latin, non muselman qui décrirait la société celte de l'époque.. Et avant de trouver çà...
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 11 Mai 2009 - 18:48

En ce qui me concerne il est clair que les femmes ont le droit au titre de Druide.
Aujourd'hui certainement. Hier , si cela n'a pas été cela aurait été une erreur.

En revanche la question qui se pose c'est est ce qu'une femme Druide est l'équivalent absolu d'un homme Druide faisant du druidicat une sorte de fonction androgyne ou à l'inverse est ce que femmes et hommes ont à développer des fonctions, images spécifiques ? Et auxquels cas lesquels ?

Peut on être pareils tout en étant différents ? A mon sens le paradoxe de la pensée moderne
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 11 Mai 2009 - 19:35

De toutes les façons si le druidisme était une tradition avant tout orale c'était bien pour ne pas figer la "tradition" druidique. Le fait que chez des néodruides la fonction druidique soit accessible aux femmes ne me parraît donc pas incompatible avec les idées druidiques, même si a l'époque cela ait pu ne pas être le cas (ce dont je doute).
Les textes qui nous sont parvenus semblent bien différentier les deux sexes. Le pouvoir femmes semblent surtout axés sur les prédictions et la guérision et plus tardivement sur la nourriture et les hommes tout le reste. Mais il y a quand même des traces ou des hommes guérisent et les femmes soient guerrières et magiciennes. Donc est-ce un problème de transmission (ce que je pense) ou un problème de genre? On n'en sera jamais sur j'en ai bien peur.
Personellement si je pense que cela est du à un problème de transmission et/ou influence chrétienne, c'est bien parcequ'il y a des exemples comme le métier de volva ou la fonction de forgeron associé à Brigitte déjà mentionnés (et d'autres).
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 11 Mai 2009 - 21:29

Je ne cherchais pas à parler du droit à être druide pour nous aujourd'hui. Mon post concerne uniquement le passé celtique.
Et je ne pense nullement que la réponse concernant le passé doivent influer sur la légitimité à être druide ou non pour une femme de nos jours.
Je serais bien mal placée pour dire qu'une femme ne peut être druide ;-).
Je crois, que la Vérité évolue avec les âges et que c'est la grande force de la Voie celtique.
Pour moi, chaque druide homme ou femme est forcément différent d'un autre. Le sexe n'est pas forcément ce qui les différencie le plus, certains hommes ont des valeurs et pratiques plus proches de certaines femmes et vice et versa.
Je réfléchis à ce sujet pour connaître le passé, ça me semble important. Après, savoir ce qui est une erreur ou non dans les choix de nos Ancêtres celtes, et bien franchement, je ne sais pas. J'imagine qu'ils s'adaptaient aux situations comme nous essayons de le faire ;-).
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Lun 11 Mai 2009 - 21:48

T'as raison Mor-gane. Razz
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Mer 13 Mai 2009 - 22:29

Il me semble que dans les écrits (contes et autres), il y a de nombreux cas où l'Initiation (guerrière ou autres) soit du fait exclusif des femmes, à qui étaient confiés les récipiendaires. Est-ce que je me trompe ???

Or pour pouvoir initier, il faut soi-même l'avoir été et en avoir reçu les pouvoirs, ce qui sous-entend être nommée Ban-Druide.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Mer 13 Mai 2009 - 22:35

Oui, moi aussi j'ai remarqué cela. La fonction d'initiatrice est très répandue, dans de nombreuses traditions d'ailleurs.
Alors je ne sais pas, mais il est possible aussi d'avoir les connaissances, de les transmettre mais pas d'avoir la fonction sacerdotale et sociale du druide.
Je joue l'avocat du diable ;-), ce ne sont que des suppositions...
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Mer 13 Mai 2009 - 22:46

Celà semble se confirmer également dans d'autres filiation, où on confie des charges importantes d'Initiatrice aux femmes mais sans leur octroyer les titres et prérogatives équivalentes des hommes.

Il me semblait avoir lu également celà quelque part au niveau du druidisme, il faudrait que je cherche les références.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Jeu 14 Mai 2009 - 14:37

Si t'as les références cela semble très intéressant.
Mais bon je suis persuadé qu'il y a aussi un espèce de "macchisme à ne pas parler d'éventuelles ban-druides. Par exemple on SAIT que des reines ont existé, mais dans toutes les analyses de comportement des druides vis à vis du dirigeant du pays on parle uniquement de la position du druide par rapport au ROI. Dans des phrases du style "le Druide parle avant le Roi". Et avant la reine?

On n'y peut rien c'est notre éducation judéo-chrétienne qui veut ça.
Comme toutes les études en Europe ont été faits par des chrétiens, et la transmission écrite par chrétiens et romains (encore plus macchistes) forcément même s'il y avait des indices, ils ont été zappés. Cela ne veut pas dire qu'il y en avait, mais qu'il aurait pu y en avoir.

Actuellement je suis aussi en train de lire un livre (de 2006) sur l'influence du chamanisme sur le druidisme et on parle du chaman qui épouse la fille du Roi de la forêt. Parreil on sait que des femmes chamanes ont existées, je ne suis pas sure que cela existe encore, mais on ne parle pas de qui épouse une femme chamane...
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Jeu 14 Mai 2009 - 14:41

Pour le chamanisme c'est bien plus clair, dans la Tradition Nordique notamment, les chamanes sont très représentées. Le chamanisme y est même une fonction plus féminine que masculine. Pour un homme elle peut même apparaître "féminisante".
Et de nos jours il existe encore des femmes chamanes, c'est certain ;-).
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Jeu 14 Mai 2009 - 18:04

Toujours bon à savoir.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Jeu 14 Mai 2009 - 19:01

Salut Morgane

On en avait déjà parlé en Broceliande.
Les femmes ne peuvent avoir de fonctions opératives tant qu'elles ont leurs lunes.
Voir toutes les opératives sont sorcieres c'est a dire vieilles car il y a un temps pour tout.
Elles deviennent Mère du Collège après, comme chez les Compagnons.
Sauf dans les Colleges de femmes homos, où elles travaillent un tantrisme particulier.
Voilà une partie de l'explication
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Ven 15 Mai 2009 - 16:26

Hello,

Comment ça ? Tu veux dire uniquement quand elles ont leur règles ou tant qu'elles ne sont pas ménopausées ?
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Ven 15 Mai 2009 - 19:53

C'est bien l'impressoin que j'ai eue moi aussi. Rien tant qu'elle est en âge d'avoir ses règles.
Il est vrai que les règles ont toujours été considérés comme rendant une femme impure dans le paradigme judéochrétien, mais je n'ai pas connaissance d'une même comportement chez les celtes et/ou germains. Il y a même une coutume ancienne qui veut que si on veut avoir de la chance à la chasse il faut faire enjamber son fusil (de chasse) par une jeune fille ayant ses règles. Quelque chose du principe que le sang appelle le sang. Cette coutume européenne n'est certainnement pas chrétienne. Et je crois que l'un des boulots primordiaux du chamane est quand même de favoriser la chasse. On peut donc légitimmement se poser la question de savoir si cette histoire de règles connu dans le moyen orient depuis plus de 2500 ans n'a pas été rammené pas le christianisme... Surtout parce qu'aucun texte ancien à ma connaissance (je ne parle pas de romans de chevallerie) ne présente en tant que tel de l'impureté de la femme quand elle a ses Ragnagnas.
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MessageSujet: Re: Les Femmes et le Druidisme   Ven 15 Mai 2009 - 20:01

edv a écrit:
Voir toutes les opératives sont sorcieres c'est a dire vieilles car il y a un temps pour tout.
Elles deviennent Mère du Collège après, comme chez les Compagnons.
Sauf dans les Colleges de femmes homos, où elles travaillent un tantrisme particulier.
Voilà une partie de l'explication

Dans quelle tradition et dans quels écrits ?
Quelle source ?
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