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 l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.

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Clyde TriCanauos

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MessageSujet: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Sam 11 Mai 2013 - 11:50

Bonjour à tous.

"L’ère de la bataille de la Plaine des Tertres". Je trouve cette formulation très belle et pleine de mystères. Cependant, il y a peu on m'en a demandé la signification et je dois bien reconnaitre que je n'en savais rien. M'arrétant aux mots je n'en avais pourtant jamais demandé la signification. Pourtant je les utilise bien souvent.
Après quelques recherches, j'ai vite compris qu'internet ne m'en dirait pas plus.

Aussi, je me tourne de nouveau vers vous. Que signifie la bataille de la Plaine des Tertres? est ce lié à la religion, aux légendes?
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Auetos
Druide C.C.C.
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MessageSujet: Re: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Sam 11 Mai 2013 - 17:27

La plaine des piliers ou des tertres

Cette plaine, ce champ de bataille qui fut le théâtre des affrontements entre les Uiroi Bolgons aux Toutai Deuas Danunas avait, en ce temps, le nom de Magesos Niionos Mapon Nemeti, soit « la Plaine de Niio Fils de Nemetos », que l’on appelle aussi Sleibo Belgentii « la Montagne du Corpulent ».

Avant la première bataille, le poète des Uiroi Bolgons, s’avança devant eux pour décrire leur colère et en répandre la nouvelle. Il avait solidement dressé un pilier au milieu de la plaine et il s’y adossa. Ce fut le premier pilier qui fut dressé dans la plaine et « Pilier de Uatacos » en est le nom depuis lors. Uatacos, en grande angoisse, versa de chaudes larmes de tristesses et chanta :

« Avec quelle fierté ils viennent !
Ils avancent dans la Plaine de Niio avec une force violente.
Ils avancent, les Toutai Deuas Danunas
et les Uiroi Bolgons aux lances bariolées.

La Bodua rouge leur sera reconnaissante
pour toutes les batailles que je vois.
Leurs corps transpercés seront nombreux à l’est
après l’expédition de Magesos Turatiom.

… ? … sera l’armée
après le départ des héros rapides.
Plus d’une tête sera séparée du corps
avec force et fierté ».

A la fin du premier jour de combat les Toutai Deuas Danunas furent vaincus et retournèrent à leur camp. Les Uiroi Bolgons ne les poursuivirent pas à travers le champ de bataille, mais ils s’en revinrent joyeux à leur camp. Chaque homme apporta, en présence d’Iuocatuos, fils d’Ercos, une pierre et une tête, et ils en firent un grand cairn.

Les Toutai Deuas Danunas dressèrent un pilier, à savoir le pilier d’Adilos, du nom du premier d’entre eux qui avait été tué.

Le lendemain, après une nouvelle journée de combat, quand vint la nuit les Uiroi Bolgons furent repoussés à travers le champ de bataille et cependant chacun d’eux apporta une tête et une pierre à Iuocatuos, et ils en firent un grand cairn.

Le troisième jour, ce fut à Srengios, de conduire les Uiroi Bolgons, avec Cerbos, fils de Buuanos, à leur tête. Ils se levèrent de bonne heure le matin, firent un toit brillant de leurs boucliers au-dessus de leurs têtes et une dense forêt de leurs lances de combat. Les formations de combat marchèrent ainsi. Les Toutai Deuas Danunas virent les Uiroi Bolgons approcher de cette manière de l’extrémité de la plaine à l’est.

« Comme les formations de combat qui viennent vers nous dans la plaine sont fières », dirent-ils. Et on la nomma Magesos Turatiom (« Plaines des Piliers »).

Là-dessus le Dagodeuos se leva avec ses fils et ses frères. Les Uiroi Bolgons avaient solidement disposé leurs colonnes et leurs piliers. Ils organisèrent leurs bataillons sur le sol de Magesos Niio qui devint depuis Magesos Turatiom. Chacun d’eux bondit contre l’autre côté. Srengios, fils de Sengannos, se mit à disloquer les armées. Le Dagodeuos se mit à briser les bataillons, à bousculer les armées, à détruire les divisions, et à les chasser de leurs positions. Cerbos, fils de Buuanos, vint au combat de l’est, et il frappa les soldats et les hommes braves. Le Dagodeuos entendit l’attaque de Cerbos dans le combat. Cerbos entendit les coups violents du Dagodeuos. Ils se jetèrent l’un contre l’autre. Furieux fut le combat que livrèrent les bonnes lames ; héroïques furent les guerriers qui encourageaient les fantassins et répliquaient au massacre. A la fin Cerbos tomba sous les coups violents du Dagodeuos (…)

Après la chute de Cerbos le guerrier, les Uiroi Bolgons furent repoussés jusque dans leur campement. Les Toutai Deuas ne les poursuivirent pas à travers la plaine, mais chacun emporta une tête et un pilier, y compris la tête de Cerbos qui fut enterrée dans le Cairn de la Tête de Cerbos.

Le quatrième jour, les Uiroi Bolgons se levèrent ce matin-là sur les versants spacieux de leur campement. Ils s’exhortèrent à endurer le danger et les périls. Ils vinrent en ordre de bataille, directement à l’extrémité de Magesos Turatiom, vers l’ouest, jusqu’aux piliers solides et aux colonnes de valeur qui étaient entre eux et les Toutai Deuas Danunas. Les ardents Toutai Deuas Danunas firent une attaque furieuse et impétueuse, en rangs serrés, avec leurs armes empoisonnées. Ils formèrent une ligne de bataille lourde et sanglante à l’abri des boucliers aux bordures rouges, aux couleurs variées, plats et solides (…) A ce moment Uatacos, le poète des Uiroi Bolgons, vint à son propre pilier. Il se mit à observer les armées à l’est et à l’ouest. Il chanta :

« Les armées viennent vivement,
avançant dans la plaine avec une force violente.
Ce sont les Toutai Deuas Danunas qui viennent là,
ainsi que les Uiroi Bolgons aux armes bariolées.

Il me semble qu’il y aura
pour les Uiroi Bolgons perte de centaines de leurs frères ;
nombreux seront les cadavres et les têtes,
et les flancs percés après les chutes.

Mais bien qu’ils soient tombés par chaque jointure
leur combat sera rude et violent.
Bien qu’ils soient tombés, ils en feront tomber
et des héros seront abattus par leur valeur impétueuse.

Tu as vaincu les Uiroi Bolgons.
Ils tomberont ici à côté de leurs boucliers et de leurs lames.
Je n’aurai confiance en la force de personne
aussi longtemps que je serai dans l’impétueuse Erilanda.

Je suis Uatacos le poète.
L’angoisse m’a grandement accablé.
Après les Uiroi Bolgons, formes sans couleur, je rapporterai la rapidité de la peste ».

Les furies, les monstres et les sorciers crièrent si bien qu’on entendait leur voix dans les rochers et les chutes d’eau, et dans les cavernes de la terre. C’était semblable aux cris horribles des derniers jours d’angoisse, quand la foule humaine quittera le monde. Du côté des Toutai Deuas Danunas vinrent d’abord dans la bataille : le grand Dagodeuos, Ogmios, Breisillos, Delbatios, les cinq fils d’Elatio, fils de Delbatios, et Breisillos, fils d’Elatio, fils de Nettos, de la race des Uomorioi, Oinogustos, Aedis, Cermiatis Coimos, Midros, Dergos Boduos, Abaxtacos, Naudons le roi suprême ; les trois fils de Toueranos Bigrennos, à savoir Brennos, Iuocaros et Iuocarobos ; les trois fils de Cantiios, Cu, Cenos et Cetenos ; Gobannos le forgeron, Luxtanos le charpentier, Cerdinios l’artisan, Deniacacteto le médecin, Aengaba de Norvège ; les trois reines, à savoir Eria, Uotala et Banua ; les trois sorcières, à savoir Bodua, Magosia et Morrigane ; Besca Coslia et Danuna, leurs mères nourricières. Ils fixèrent leurs piliers afin qu’aucun d’entre eux ne pût s’enfuir si les pierres ne s’enfuyaient pas. Ils s’approchèrent les uns des autres avec leurs lances pointues et acérées ; et les lances au fût épais furent tordues par le tremblement des guerriers tués sur les pointes. Les épées frappèrent les bordures des boucliers oblongs. Les lames courtes furent attiédies dans les flaques de sang sous les pieds des guerriers. Le bruit des lames fendant les boucliers était violent. Le fracas et le vacarme des hommes étaient violents quand ils frappaient les corps et brisaient les os dans le dos pendant la bataille. Des flots de sang bouillant coulaient des yeux gris des guerriers résolus. Breisillos, fils d’Aellitos, vint au combat contre les Uiroi Bolgons (…)

Srengios, fils de Sengannos, vint au combat contre les Toutai Deuas Danunas et il tua cent cinquante héros. Il frappa neuf coups sur le bouclier de Naudons le roi suprême et Naudons lui fit neuf blessures. Chacun frappait de violents coups, forts et sanglants, sur la chair de l’autre (…)

On fit alors une place spacieuse pour les rois. Les héros leur donnèrent leurs places et les combattants l’endroit où ils étaient. Les guerriers furent repoussés par eux et les serviteurs s’enfuirent tant ils éprouvaient d’horreur. Ils restèrent seuls dans la bataille. La terre fut piétinée sous les pieds des héros jusqu’à ce que les mottes de tourbe fussent dures sous eux. Chacun d’eux fit trente blessures à l’autre. Srengios porta un coup d’épée au roi suprême Naudons si bien qu’il lui coupa le bord du bouclier et le bras droit à partir de l’épaule. Le bras du roi tomba à terre avec un tiers du bouclier. Le roi lança alors son appel au secours. Aengaba de Norvège l’entendit et vint dans la bataille pour le protéger. Fière et furieuse fut l’attaque que se livrèrent Aengaba et Srengios. Ils se firent mutuellement un nombre égal de blessures, mais il n’y avait pas égalité entre les guerriers car les blessures faites par Srengios étaient plus profondes : la lame de sa lance était plus large et le fût en était plus épais. Quand le Dagodeuos entendit le chant des épées et la force égale du combat, il vint à l’endroit où il se livrait en faisant de grands bonds, comme la ruée d’une grande chute d’eau. Srengios refusa le combat avec les deux héros, mais bien qu’Aengaba de Norvège ne tombât pas à cet endroit-là, c’est du poison de la bataille qu’il mourut ensuite. Le Dagodeuos arriva devant le roi suprême Naudons et il tint conseil avec les Toutai Deuas Danunas. Ils amenèrent cinquante héros, avec leurs médecins. Ils l’emmenèrent en dehors du champ de bataille. Le bras fut mis dans le cercle de valeur à la place du roi, c’est-à-dire dans le cercle de pierres qui était autour du roi. Et le sang de Naudons coula sur elles.

La bataille fut continuée avec force et violence par les Toutai Deuas Danunas après le départ de leur roi.

Iuocatuos dit : « Nos nobles ont été massacrés ; nos escortes ont été détruites et il nous convient de nous conduire valeureusement ».

Ils traversèrent encore le champ de bataille. Ils tuèrent des hommes, abattirent des soldats et anéantirent des armées. Ils mirent le désordre dans les lignes de bataille par leurs assauts. Après cet effort prolongé une très grande faiblesse et une soif excessive saisirent le roi.

Iuocatuos sortit du combat avec une garde de cent hommes armés choisis parmi ses mercenaires (…)

Quand les druides des Toutai Deuas Danunas virent que le roi d’Irlande souffrait d’une soif brûlante, ils cachèrent devant lui les fleuves et les ruisseaux d’Irlande jusqu’à ce qu’il arrivât à la Grève d’Iuocatuos. Les trois fils de Nemetos, fils de Badaros « Sourd », le suivirent avec cent cinquante guerriers. Ils combattirent sur la grève et un nombre égal d’hommes tomba de chaque côté. Iuocatuos et les fils de Nemetos se rencontrèrent dans un combat et Iuocatuos livrait un combat inégal. Ils se battirent jusqu’à ce que leurs corps fussent brisés et que leurs poitrines fussent ouvertes. L’attaque du roi fut impétueuse quand il hachait sans cesse les héros, si bien que lui et les trois fils de Nemetos tombèrent ensemble. Le Cairn d’Iuocatuos est le nom du cairn où il fut enterré, et c’est de cela que l’on dit Carnos Iuocatui et la Pierre des Fils de Nemetos est à l’extrémité occidentale de la grève.

La nuit tomba et les guerriers se séparèrent. Les Toutai Deuas revinrent à l’abri de Sleibo Cemmas, jusqu’à la Vallée du Sang, jusqu’au Tumulus des Larmes.

Le cinquième jour, les Toutai Deuas Danunas prirent leurs forts boucliers, leurs lances empoisonnées et leurs épées coupantes au tranchant bleu. Ils allèrent ainsi à l’assaut terrible et sanglant, troupe sauvage et pleine de feu se taillant un passage à la rencontre de toute difficulté et de toute tribulation. C’est alors que Srengios provoqua Naudons en duel, en combat singulier comme ils avaient combattu dans la bataille auparavant.

Naudons fit bravement face comme s’il avait été en bonne santé, et il dit à Srengios : « Si ce que tu souhaites est un combat convenable, enchaîne-toi la main droite, car j’ai perdu la mienne. C’est ainsi que le combat sera convenable ».

« Cela n’est pas du tout pour moi une obligation, car nous étions à égalité dans le premier combat. Nous réglerons nous-mêmes ainsi cette querelle ».

Un conseil fut tenu par les Toutai Deuas Danunas et l’avis auquel ils se rangèrent fut d’offrir à Srengios de choisir une province d’Erilanda et de faire la paix, avec bonne volonté et amitié entre eux. Ils firent donc la paix et Srengios porta son choix sur la province de Connacia. Les Uiroi Bolgons se rassemblèrent autour de lui de chaque hauteur. Il prit possession de la province sur les Toutai Deuas Danunas avec triomphe et entêtement.

C’est ainsi que prit fin la guerre qui opposa les Toutai Deuas Danunas et les Uiroi Bolgons, et que la Magesos Niionos devint Magesos Turatiom… mais ce n’est pas cette bataille qui fut à l’origine de l’ère de Magesos Turatiom... mais cela est une autre histoire Wink

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Clyde TriCanauos

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MessageSujet: Re: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Dim 12 Mai 2013 - 11:17

Merci Auetos.

Il y a donc lien avec les légendes Irlandaises. Mais le calendrier de Coligny n'est il pas plus ancien?
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Matolitus
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MessageSujet: Re: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Dim 12 Mai 2013 - 12:37

Cette bataille (la première), intitulée en Irlandais par Cath Muige Tuired Conga (en angl. the First Battle of Moytura), est un récit du Cycle mythologique de l'Irlande dans lequel nous est racontée la guerre qui oppose les dieux Tuatha Dé Danann à leurs ennemis, les Fir Bolg (dans la deuxième bataille, il s'agira des Fomoires).

Littéralement le titre se traduit par "Bataille de la Plaine des Piliers à Cong", piliers qui seraient ces milliers de guerriers sur le champ de bataille. Cette première bataille est appelée aussi Cath Muige Tuired Theas "Bataille de la Plaine des Piliers du Sud". Ce texte est un des textes essentiels de la Mythologie Celtique. Il a été trouvé au XVIe siècle èv, mais est daté communément du XIe siècle èv.

Il n'est pas facile d'en trouver le texte en français sur le Net. Pour celles et ceux qui comprennent parfaitement l'anglais, voici un lien http://sejh.pagesperso-orange.fr/celtlink.html
Par contre le texte de la deuxième Bataille de la Plaine des Piliers, lui est en français.

Bien à vous,
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Clyde TriCanauos

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MessageSujet: Re: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Dim 12 Mai 2013 - 13:04

Merci MatolituS.

J'ai débuté la série de Jean Markale, qui aborde ces points là. Mais j'avoue l'avoir rapidement laissée de côté, pour retourner vers ce qui me fait "vibrer" vraiment, la Gaule du temps de César. Celle qui se battait pour sa survie. Mais j'y reviendrais un jour! Pour le moment cette part là me semble encore trop éloignée de l'humain que je suis. Je suis terriblement terre à terre.
Cependant, cela ne m’empêche pas d'être sensible aux mots.

Neuvième jour de miđ Giamoni, en moitié sombre de lunaison, année 3885 de l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.
Même si je n'en comprends pas vraiment le sens. J'en goûte l'essence.

C'est tellement plus beau et poétique qu'un laconique: Dimanche douze mai deux mil treize
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Matolitus
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MessageSujet: Re: l’ère de la bataille de la Plaine des Tertres.   Dim 12 Mai 2013 - 15:38

Bien d'accord avec toi Clyde, une bataille mythique n'est pas directement accessible. Il en faut des spécialistes comme Christian J. Guyonvarc'h, Georges Dottin, Jean Markale et autres pour décrypter ces textes écrits d'abord en Vieil-Irlandais.
Mais le mythe, comme tous les mythes, aborde des questions fondamentales d'identité : qui sommes-nous ? pourquoi sommes-nous nés sur ces terres ? quel est notre destin durant notre vie ?
Le mythe est un récit bourré des symboles (l'équivalent d'une parabole) qui permet à l'imagination humaine d'exprimer une notion trop complexe et trop profonde pour être rendue par de simples énoncés. Ainsi ils sont en mesure d'interpréter les phénomènes du monde naturel - la course du soleil, le temps, la sécheresse, les inondations, etc. - sous une forme surnaturelle. Et surtout ils nous livrent des indications précieuses de comment parfaire nos connaissances et orienter notre vie.

Ainsi on peut relever, par exemple, dans le texte qu'Auetos met à notre disposition et dont il a traduit patiemment les noms des protagonistes en Celtique ancien, le fait que les Fir Bolg (Uiroi Bolgons) se conforment en tout points aux usages celtiques en apportant chacun la tête de leurs ennemis vaincus - ce qui fait supposer que la bataille a été une multitude de combats singuliers livrés simultanément - et une pierre qu'ils déposent sur un monticule pour lequel le nom indigène est carn. La "Tête coupée" est aussi une précaution : le guerrier abattu n'est mort sans rémission que si la moelle épinière ou les membranes inférieures du cerveau ont été atteintes...

De même les poètes, les voyants, les sages, les druides, les devins, c'est-à-dire tous les membres de la classe sacerdotale sont "mobilisés sur le pont" et prennent part à la bataille suivant leurs qualités. Ils se voient confier le soin de veiller à l'issue favorable de la bataille et usent à cette fin de leurs dons prophétiques et de leurs pouvoirs magiques. Ceci est une pure conception celtique de la guerre. (D'après Christian J. Guyonvarc'h in Textes Mythologiques Irlandais Vol. I Ogam-Celticvm)
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