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 Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)

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Matolitus
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 6 Oct 2014 - 13:53

Au cas où je disparaîtrai, voici la 4e Série :

Quatrième Série (traduction /I\ Kalondan)

Quatre pierres à aiguiser,
Pierres à aiguiser merveilleuses
A aiguiser le glaive des braves.

Dans toutes les traditions, le glaive est le symbole de la Vérité de la Lumière spirituelle. Les imagiers du Moyen Age, pétris de symbolisme, représentèrent les anges, gardiens du paradis terrestre après le bannissement d’Adam et Eve, armés d’épées flamboyantes. C’est de cette même arme rayonnante que, dans nombre de cas, Saint Michel terrasse le dragon.

Quelles sont donc les quatre pierres à aiguiser, assez merveilleuses pour redonner du fil à ce glaive symbolique, c’est-à-dire pour intensifier le flamboiement de la lumière spirituelle ?  
Nous venons de voir que nos ancêtres admettaient l’incarnation de l’Esprit en voie d’évolution, non seulement dans l’état d’humanité, mais encore dans ceux de la minéralité, de la végétalité et de l’animalité, retirant de chacune de ces expériences un potentiel évolutif qui, joint à son génie individuel, accroissait chaque fois ses facultés de perception de la vérité transcendante.
Les règnes minéral, végétal , animal et humain sont donc les quatre pierres magiques capables d’aiguiser l’épée symbolique de la lumière ineffable.
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Moilogustos
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 6 Oct 2014 - 16:15

Soneti tua cradubio moios Brater Matolitus,

Merci pour la suite, par contre qu'est-ce donc que ce message "au cas où je disparaîtrais" ?
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Brigonerta

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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 6 Oct 2014 - 16:32

marcassin a écrit:
Soneti tua cradubio moios Brater Matolitus,

Merci pour la suite, par contre qu'est-ce donc que ce message "au cas où je disparaîtrais" ?

Mille mercis Matolitus !  Very Happy Quel plaisir de lire ces textes ! 
Maintenant, il faut que je trouve un fournisseur d'hydromel  Wink

Mais comme Marcassin, je m'inquiète. Que signifie cette mystérieuse phrase ? As-tu des soucis ? ou disparaîtrais pendant un temps du forum pour une belle vie bien remplie ?
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 6 Oct 2014 - 17:14

grand merci, Matolitus. tout ceci est riche d'enseignements.

à bientôt,
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Auetos
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Mar 7 Oct 2014 - 11:35

Shocked Disparaitre ! Cela est hors de question… du moins pas tant que tu n’auras pas donné intégralement la série des nombres. Aller courage, plus que huit Wink

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CanauoS
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Jeu 25 Déc 2014 - 18:47

Bonsoir,

Ayant trouver la revue "le Testament des Druides". Je me permets de mettre la suite, si Matolitus n'y voit pas d'inconvénient. Voici donc la 5eme et 6eme Série.
J'essaierai de compléter d'ici quelques temps.  



CINQUIEME SERIE

Cinq ceintures de la terre,
Cinq âges dans le Temps
Cinq pierres sur notre sœur.

Cette Série serait parfaitement incompréhensible si l'on n'était pas en mesure d'aller quérir dans les textes traditionnels, non celtiques, les données susceptibles d'en déterminer le sens.

Heureusement pour nous, les mythologies méditéranéennes, la Bible, les livres sacrés de l'Inde et nombre d'autre documents vénérables se succèdent, et que, bien avant l'ère dite historique, il y'eut des peuples qui dominèrent le monde entier. Civilisations, peuples et races disparurent entièrement et partiellement loirs d'épouvantables cataclysmes dont le dernier en date serait le déluge.

Les Théosophes qui, comme tous les sectateurs d'écoles différentes, détiennent une part de Vérité, sont plus précis sur ce sujetet, chose curieuse, leur enseignement coïncide avec celui  de la Série que nous étudions présentement.

D'après eux, cinq races-mères se seraient déjà succédé sur notre globe, la race indo-européenne, à laquelle nous appartenons, étant la cinquième.

Chacune d'elles se développa suivant le même processus. Née sur point donnée des terres émergées, elle a une enfance, durant laquelle s'accomplit sa croissance, un âge mûr où elle domine sur la terre entière, puis une vieillesse, qui marque son déclin et qui se termine par une catastrophe déclenchée par la folie de ses fils et leurs abus des secrets arrachés à la nature. Alors, une suivante, née d'un essaim de la précédente, prend sa place et suit inéluctablement le chemin.

Notre race blanche n'a pas connu un autre destin. Elle est née dans le berceau eurasiatique, a conquis, a conquis de gré ou de force le monde entier et s'apprête, avec sa science démoniaque, a se détruire elle-même, un jour, au profit d'un de ses groupes dissidents.

La corrélation existant entre les cinq rondes de ces races-mères et les cinq ceintures de la Terre est trop frappante pour que nous la laissions passer sans l'adopter.

Le plus simplement du monde, les cinq âges du Temps correspondent au coinq périodes déterminées par la montée, l'apogée et l'écroulement de chacun de ces civilisations géantes.

Moins évidente est l'éxplication des cinq pierres sur notre sœur.

Cette mystérieuse sœur ne serait-elle pas tout bonnement la parcelle d'Esprit qui constitue l’élément supérieur et impérissable de notre être ? Les cinq pierres pesant sur elle et la tenant asservie seraient alors nos cinq sens. Ce serait d'autant plus vraisemblable que ceux qui se sont penchés sur le problème des cinq races-mères précitées prétendent fréquemment que chacun des périodes déterminées par leur existence fut marquée par la prédominance d'un sens et l’abâtardissement progressif de ceux qui les avaient précédés dans ce »tte sorte de royauté.

La première race-mère fut sans doute dominée par le toucher, sens élémentaire que développait singulièrement la structure de l'épiderme humain. C'est, de tous les sens, celui qui est le plus tombé en désuétude. Pour s'en convaincre, il n'est que de se rendre compte des possibilités qu'il se renferme et que les aveugles savent mettre en valeur.

Avant la seconde période, ce fut le sens olfactif qui monta à son apogée. Contrairement à ce qu'enseignent les ouvrages scientifiques, ce sens est double et comprend l'odorat et le goût, facultés qui sont une, attendu de leur grande similitude et l'interdépendance des muqueuses qui leiur servent d'organes. Combien notre goût et notre odorat sont devenus précaires, voyez plutôt les animaux, grâce au sens olfactif, ils sont capables de reconnaître les denrées qui leurs sont bénéfiques de ce qui leur feraient du mal. Ils sont également en mesure de suivre, au flair, une piste tracée depuis déjà plusieurs heures.

La troisième famille, celle qui dit-on aurait eu la peau noire, se distingue par l'ouïe. Ses lointains héritiers, les nègres de notre époque ne sont-il pas encore en mesure de percevoir à des distances considérables des bruits imperceptibles pour une oreille blanche ? Leur musique n'est elle pas, par excellence, non un excitation de l'Esprit, mais une excitation des sens ?

Avec ceux qu'il est convenu d’appeler les Atlantes, ce fut la vue. Tout le monde a entendu vanter l'acuité visuelle des Rouges de l'Amérique pré-colombienne, qui étaient, en partie du moins, descendant de cette race. D'autre part, l'on a de bonnes raisons de croire que les Egyptiens pré-pharaoniques étaient également en partie fils des Atlantes, n'est-il pas curieux , alors, de remarquer que leurs portraits, même tracés de profil, portent toujours les deux yeux ? Preuve de l'imortance attachée à la vue par ces lointaines peuplades.

Reste à déterminer la nature du cinquième sens, celui qui domine la race blanche dont nous ressortissons. C'est sans contredit celui du sexe.

C'est au cours de notre âge que la faculté de procréation, est la plus intense. Jamais la planète n'a compté autant d'habitants que de nos jours. Certes, la médecine, par sa lutte contre la mort, y 'est pour beaucoup, mais ce n'est toutefois, pas à elle seule à qui l'on puisse attribuer l'intégralité de cette surpopulation. L'Inde, par exemple, où les conditions d'hygiène sont relativement précaires, n'a-t-elle pas vu sa population s'accroître de plusieurs dizaine de millions d'individus en moins d'un siècle ?

Chacun de ses sens, en faisant participer l'être d'une façon plus intense à la vie sensorielle, crée un handicap de plus à l'évolution de l'Esprit. Le sexe, par exemple, est celui qui le fait pénétrer le plus avant dans la matière par l'incarnation, or l'âge du sexe, le nôtre est précisement le Temps noir où l'incompréhension et le matéroialisme sont à leur développement maximum.

Une sixième race-mère suivra inévitablement la nôtre. Quel sens sera donc celui qui gouvernera sa civilisation ? Peut-être sera-ce la faculté de transmettre la pensée à distance. Ce sens existe déjà à l'état rudimentaire et les métapsychistes pensent qu'il ira en s'accroissant. Puisse-t-il, à l'encontre de ses devanciers, être bénéfique à l'évolution de l'esprit.




SIXIEME SERIE

Six petits enfants de cire,
Potentialisés par le pouvoir de la lune,
Si tu ne le sais pas, je le sais.
Six herbes dans le chaudron,
Le nain veille la mixture,
Son petit doigt dans sa bouche.


Comme de la Villemarqué le fait judicieusement remarquer dans son commentaire, le premier tercet de cette Série est ni plus ni moins qu'une formule magique.

C'est l'envoûtement caractéristique, mais un envoûtement perfectionné. Certains magistes emploient non seulement une statuette pour influer sur la destinée de la personne visée, mais en utilisent trois, qu'ils enterrent à proximité de la demeure du sujet suivant une figure représentant un triangle équilatéral. Ainsi les radiations des statuettes se propageant suivant les médianes se croisent au centre géométrique de la figure qui est précisément la demeure de l'envoûté. Si au lieu d'un seul triangle et de trois statuettes, l'on utilise six enfançons de cire, disposés en sceau de Salomon, l'on obtient une polarisation double du centre géométrique qui est mathématiquement le même pour les deux triangles.

Mais, ceci relevant de la Magie et n'étant pas du fait même la matière particulière de cette étude, nous passerons rapidement et attaquerons sans plus tarder le second tercet, qui est de beaucoup le plus important de toutes les Séries, parcequ'il résume l'odyssée de l'esprit en voie d'évolution.

L'auteur du Barzaz-Breiz nous dit qu'il est un rappel de la fable de Koridwenn et du nain Gwion. Il a pleinement raison, mais de même qu'il n'a pas donné le sens ésotérique de la légende de Hu-Gadarn et de ses bœufs, il ne donne point celui du mythe de la déesse et du nain.

Voulant doter son fils de l'omniscience, Koridwenn plaça six herbes magiques dans un chaudron qu'elle plaça sur un trépied.

L'on alluma un feu, sous le chaudron, dont un vieillard aveugle fut chargé d'entretenir la flamme. Puis le nain Gwion reçut mission de veiller à l'ébullition de la mixture. Une goutte du liquide brûlant sauta sur l'un de ses doigts, qu'il porta, instinctivement, à sa bouche afin d'atténuer la douleur. Gwion devint aussitôt omniscient. Sachant que la déesse se vengerait terriblement, le nain prit la fuite. Mais Koridwenn se lança à sa poursuite. Gwion se transforma successivement en lièvre, poisson, puis oiseau, tandis que parallèllement de la déesse devenait levrette, loutre et épervier. Survolant un mulon de graines,  le malheureux fuyard se fit semence et se laissa tomber du haut des airs. Aussitôt la poursuivante se métamorphose en poule noire et fit tant du bec et des pattes qu'elle découvrit Gwion graine et l'avala. Elle connut alors qu'elle allait être mère et accoucha de l'homme au front radieux.

Simple conte de nourrice, comme on en trouve tant dans le folklore celtique dirait-on. Oui, en apparence, mais en apparence seulement.
Car cette fable puérile n'est que le déguisement exotérique d'un enseignement plein de profondeur et de sagesse initiatique.

La goutte avalée ne rappelle-t-elle pas la pomme biblique, et la colère de Koridwenn celle de Jéhova ?

Le nain Gwuion, malheureux héros de ce conte mythologique, est tout simplement, la personnification de la parcelle de d'Esprit en évolution dont chacun des êtres est détenteur. Quant à la déesse, son rôle dans la mythologie celtique est bien connu, elle représente la Nature naturée toute à la fois tortionnaire et bienfaitrice de chaque élément spirituel, qui se doit de prendre vie matérielle en elle afin de retourner, un jour, à l'Unité originelle.

Dans le chaudron magique de l'expérience, la nature-Koridwenn a placé ces plantes magiques que sont les facultés nécéssaires au plein épanouissement du génie individuel, et ce chaudron symbolique est posé sur le trépied : Corps, Ame, Esprit.

La préparation de cette mixture transcendante se fera à l'aide de la Vie, dont l'entretien est confié à l'aveugle destin, alias loi de Karma ou de Kroui.

Redoutant, à juste titre, les tourments endurés aux cours des divers états contenus dans la Nature, l’Esprit-Gwion s’efforce d’y échapper le plus rapidement possible.

Pour ce faire, il se jette à corps perdu dans une série de transformation successives, qui le feront évoluer au maximum. Il prend ainsi contact avec les quatre éléments primordiaux et en subit les épreuves ainsi qu’il est rituel de le faire dans toute initiation. Gwion brûlé connaît le Feu. Lièvre il touche la Terre. Poisson il traverse l’Eau, puis oiseau il vit l’Air.

Mais ces avatars au sein du règne animal ne suffisent pas à le délivrer de l’emprise de la Nature naturée. C’est alors que le pauvre Gwion se transforme à nouveau et prend place dans l’invraisemblable quantité de semences humaines que le sexe mâle dégage en vue d’une seule fécondation de la femme.

Alors la poule noire, suprême métamorphose de la Nature en laquelle il faut identifier la matrice féminine, s’empare de la seule semence-Gwion, à l’exclusion de toutes les autres. Ainsi naîtra l’Homme dont la face dressée vers l’infini des cieux rayonne d’intelligence.

Au sortir de l’état d’Humanité, Gwion-Esprit en aura fini avec les poursuites opiniâtres de Koridwenn-Nature. Le cap des grandes souffrances matérielles sera doublé et la voie du retour à l’Unité s’offrira à lui largement ouverte.
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Brigonerta

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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Sam 27 Déc 2014 - 21:00

Merci CanauoS de reprendre ce sujet si intéressant ! Very Happy

Même si je ne suis pas d'accord avec tout ...
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Artio's
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Dim 28 Déc 2014 - 18:52

En effet, les références historiques ne manquent pas et les allusions sont quasi ... intemporelles. Mais, personnellement, j'éviterais d'y apporter des éléments de prédiction incertains à sentence apocalyptique, à moins qu'ils ne soient présentés comme hypothèses. Mais ne créons-nous pas le segment sur l'hypothèse ?
Cela dit, il y a des choses intéressantes dans ce développement initiatique.
Citation :
Cette Série serait parfaitement incompréhensible si l'on n'était pas en mesure d'aller quérir dans les textes traditionnels, non celtiques, les données susceptibles d'en déterminer le sens.
En êtes-vous si sur ?
C'est comme comparer un système symbolique avec un autre ... cela peut en changer les sens !
Et les sens n'ont de sens qu'en fonction du vent !
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Brigonerta

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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Dim 28 Déc 2014 - 23:17

Artio's a écrit:

Citation :
Cette Série serait parfaitement incompréhensible si l'on n'était pas en mesure d'aller quérir dans les textes traditionnels, non celtiques, les données susceptibles d'en déterminer le sens.
En êtes-vous si sur ?
C'est comme comparer un système symbolique avec un autre ... cela peut en changer les sens !
Et les sens n'ont de sens qu'en fonction du vent !

Je pense pouvoir répondre pour CanauoS. Il ne s'agit pas ici de sa réponse personnelle, mais de l'extrait d'une revue que Matolitus avait commencé à nous citer.
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CanauoS
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 29 Déc 2014 - 12:08

Brigonerta a écrit:
Artio's a écrit:

Citation :
Cette Série serait parfaitement incompréhensible si l'on n'était pas en mesure d'aller quérir dans les textes traditionnels, non celtiques, les données susceptibles d'en déterminer le sens.
En êtes-vous si sur ?
C'est comme comparer un système symbolique avec un autre ... cela peut en changer les sens !
Et les sens n'ont de sens qu'en fonction du vent !

Je pense pouvoir répondre pour CanauoS. Il ne s'agit pas ici de sa réponse personnelle, mais de l'extrait d'une revue que Matolitus avait commencé à nous citer.

Merci Brigonerta, effectivement ce n'est pas mon interprétation, mais celle de Edmond Coarer-Kalondan
dans la revue: AN TRIBANN de 1966.

Bien sûr, il ne faut pas dire "OWEN" avant de lire tout ce qu'il dit. Mais selon moi,  il faut prendre ces interprétations pour ce qu'elles sont, c'est à dire une réflexion personnelle de l'auteur, à un moment donné. Depuis les années 60, d'autres "découvertes" sur les Celtes ont été effectuées. Et aujourd'hui, je pense que l'approche séduisante des origines Atlantes des Celtes n'est plus ( bien que cette théorie était courante dans les cercles ésotériques, dans ces années là).

J'aime beaucoup ta réflexion Artio's: "Et les sens n'ont de sens qu'en fonction du vent" !
Cela me fait penser :
Si le vent vient du NORD ont donnera une origine/ un sens Hyperboréen(ne) aux Celtes,
et si le vent vient du SUD ont donnera une origine /sens pharaonique, et un lien avec le christianisme.
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Artio's
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 29 Déc 2014 - 13:05

Je ne puis qu'abonder dans vos voiles !!!

Cinq ceintures de la terre,
Cinq âges dans le Temps
Cinq pierres sur notre sœur.

Les évocations sont souvent dans l'aire du temps. Aujourd'hui, on vous parlerait de la prédiction Hopi.
Mais une suite poétique celte est une lecture multiple qui emmène l'esprit dans un océan d'images. Une ceinture peut être un cycle, ou un ceint de tunique, ou les deux à la fois. Un âge est un temps, mais aussi un âge ou une période calendaire. Une pierre peut être un champ vaste ou un repère dans un champ, champ des possibles, champ de moissons, champs de dimensions. L'art est de retenir la suite pour évoquer (comme dans les triades) plusieurs choses à la fois. La leçon n'est pas fabuleuse, mais simplement sacrée dans sa numérologie répétitive et accessible à l'initié, s'il en est encore, puisque seul sachant ce dont il s'agit. Et si le savoir prenait tout autant, de temps ?

Six petits enfants de cire,
Potentialisés par le pouvoir de la lune,
Si tu ne le sais pas, je le sais.
Six herbes dans le chaudron,
Le nain veille la mixture,
Son petit doigt dans sa bouche.

C'est un peu comme une recette, dont il ne faut pas suivre les ingrédients mais la trame. A peine finit-on de parler de cycle, vous parle-t-on du féminin, de l'hexacle, de cierges et de lune et de Pan y trempant son doigt, y tirant tout son allant.
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Morgwen

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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Dim 25 Jan 2015 - 16:03

Je viens de parcourir ce sujet, car je m'intéresse à nouveau à ce chant des "Séries", dites "Vêpres des grenouilles", que j'avais étudié en fac de celtique, il y a... longtemps Smile

toujours aussi mystérieux pour moi, je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'interprétation définitive.

Matolitus s'il te plaît, je souhaiterais savoir si les illustrations que tu postes sont libres de droit ? comme celle de l'Ankou à la page précédente...( j'essaie de trouver des images pour illustrer des articles).

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CanauoS
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Dim 25 Jan 2015 - 19:41

Voici la suite et fin des propos de E C Kalondan sur la série du druide et l'enfant. A méditer, a étudier, et pourquoi pas a réinterpréter aussi...

Bonne lecture et bonne soirée.

SEPTIÈME SÉRIE

Sept soleils et sept lunes,
Sept planètes ou destinées y compris la Poule,
Sept éléments, y compris la Farine de l’Air.


Les peuples anciens, et nos ancêtres ne s’en distinguaient point, désignaient le séjour des vivants sous le vocable du Monde du Soleil et celui des morts du nom de Monde de la Lune. Expressions poétiques chargées de rendre plus compréhensible aux âmes simples la grande loi métaphysique, que Rudolph Steiner devait définir comme l’alternance régulière des vies objectives et subjectives ;
C’est à cette succession d’états d’incarnation et de désincarnation enseignée, aussi bien par les Sages de jadis que par les grands ésotériciens modernes, que fait allusion le premier vers de cette Série.
Certes, à priori, l’on serait tenté de croire que ces sept soleils et sept lunes rappellent simplement, le déroulement de la semaine.
Il n’en est rien. Car nos aïeux ne divisaient pas le Temps en fraction de sept jours et sept nuits, mais en quinzaines, d’où nous est restée la coutume du règlement bimensuelle des manœuvriers.

Mais, alors, pourquoi sept alternances d’objectivité et de subjectivité, plutôt qu’une ou que cent ?

L’écrivain antroposophe déjà cité, Rudolph Steiner, qui faisait du druidisme sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose, en a donné la solution.

Selon lui, l’évolution des êtres s’effectue sur sept planètes d’objectivité ayant chacune en regard sa planète de subjectivité.

Sur chacune de ces planètes doubles l’être en évolution connaît une destinée différente conditionnée par les composantes plus ou moins matérielles constituant le corps physique de ces mondes. C’est ainsi que dans l’une au moins de ces planètes la mort n’existe pas et que l’Esprit y change d’enveloppe matérielle aussi aisément que nous changeons de vêtement.
La coïncidence de ces sept planètes et de ces sept destinées explique alors l’emploi dans le deuxième vers du terme breton Planeden, qui signifie à la fois l’Etoile et le Sort.
Au cours de chacune des phases de cette évolution septénaire, l’Etre prend contact avec l’élément dominant de sa planète, dit Steiner, dans l’une ce fut le Feu, dans l’autre l’Eau, une troisième donna l’Air et présentement nous connaissons la Terre. Puisque les planètes de l'antroposophe sont au nombre de sept, les éléments doivent nécéssairement être de même quantité. C'est précisément ce qu'affirme le troisième vers de notre Série.
Dans son commentaire de la Série sept, de la Villemarqué nous cite, d'après le barde taliesin, ces sept éléments. Il y'a ,aturellement, les quatre primordiaux : le Feu, l'Air, l'Eau et la terre puis viennent les Vents, en qui il convient de voir la représentation des Fluides et des Courants cosmiques, les brumes, lesquelles constituent véritablement un élément à part, dédaigné des savants, on ne sait trop pourquoi, car, de fait elles ont leur vie propre étant trop denses pour être gaz et trop légères pour être liquides. Enfin, le septième et le plus important de tous est Nwyre, la farine de l'air, l'éther philosophal, cet élement unique, seul corps véritablement simple, dont les combinaisons diverses constitueraient tous les corps déjà connus, durs, liquides ou gazeux, et que nos moderne savants viennent de mettre en évidence par la désintégration de l'Atome.

Ce Nwyre, sans doute matière composante de notre être animique, ce Nwyre, que pressent suelement notre orgueilleuse science, nos lointains ancêtres en connaissaient l'existence. Cela est indiscutable et magistralement prouvé par divers textes celtiques anciens.
Il est à la fois curieux et admirable que ce soit la Science et les doctrines ésotériques modernes qui viennent confirmer l'enseignement de nos Sages antiques et qui permettent d'en élucider les symboles souvent abstrus, dont l'entendement échappa, totalement, à plus de cinquante générations !
Avant d'en terminer avec cette Série, il nous faut encore préciser ce que cette Poule, comprise, au second vers, parmis les sept planètes ou destinées.
Il suffira, pour cela, de nous reporter aux aventures de Gwion et de koridwen que nous venons de voir à la Série précédente.
L'ultime transformation de la déesse en poule noire, qui avale Gwion-semence, symbolisant la matrice féminine fécondée par la semence humaine, en qui se formera le corps physique de l'Homme au front radieux.
La poule représente donc l'état d'incarnation sur notre globe, où la vie est donnée par reproduction organique, tant dans notre règne humain que dans l'animal ou le végétal. Par extension, la Poule symbolise donc à la fois la destinée terrestre et la planète sur laquelle se déroule cette destinée.



HUITIÈME SÉRIE

Huit vents soufflan,
Huit feux, y compris le tantad
Allumé en Mai sur le mont du Combat.
Huit génisses blanches comme l'écume
Paissant dans l'île de Dana,
Les huits génisses de la Dame.


Avec la Série 7 se clôt le cycle des enseignements métaphysiques. Le chiffre 8 nous fera pénétrer dans celui des enseignements religieux, où nous trouverons exposés le résumé des rites et des traditions sacerdotales de nos ancêtres.

Les huits vents qui soufflent ne sont point, comme on pourrait le croire, ceux qui déferlent des points cardinaux et des points intermédiaires.

L'année celtique comptait huit fêtes principales. Or, de même que la liturgie catholique propose des prières et des thèmes de méditation particulière pour chacune des grandes fêtes du calendrier grégorien, de même, la liturgie celtique prévoyait pour les Gutuatres des oraisons et des sujets de réflexion correspondant à chacune de ses huit solennités. Chacunes d'entre elles étant voués, plus particulièrement, à la dévotion de l'un de ces dieux qui n'étaient que les reflets de Celui que l'on représentait par les trois rais /|\ ou Cris de Lumière.

Quant aux huits blanches génisses sacrées, celle de la dame, c'est à dire de la déesse Dana, il suffit pour en comprendre le sens, de les rapprocher de leurs congénères les vaches sacrées de l'Inde.

Il est d'ailleurs intéressant de noter ce rapprochement, qui constitue l'une des multiples preuves que nous avons de l'étroite parenté existant entre les grands concepts du passé celtique et ceux, toujours vivants de l'Inde brahmanique. Parenté due, sans doute, à la communauté d'origine. Ces deux grands courants de pensée étant, selon toute vraissemblance, fils jumeaux de la religion et de la philosophie originelle de la Race blanche.

Revenons à présent aux huit feux, dont parlent le second et le troisième vers du premier tercet de cette Série, qu nous avons réservés à dessein, étant donné la nature particulière des commentaires qui s'y rapportent.

Chacun de ces feux était allumés le soir de l'une des huit grandes fêtes celtiques, en l'honneur du dieu de la lumière physique et spirituelle ainsi que du dieu célébré plus particulièrement par cette solennité.
Le plus important de tous était celui qui, le premier mai, était embrasé en l'honneur du dieu de la Lumière lui-même. On le nommait tantad ou Feu père.

Il est curieux que ces pratiques paiënnes ayant disparu avec l'instauration du Christianisme en celtie, un seul de ces feux se soit conservé, celui du solstice d'été qui, on ne sait trop pourquoi, hérita du titre de Tantad, qu'il porte encore.

Ces feux étaient allumés sur des hauteurs visibles de fort loin à la ronde, afin que ceux qui n'avaient pu se déplacer pour assister à la cérémonie puissent, cependant, y participer.

La Sagesse de tous les peuples a toujours prétendu que l'Esprit soufflait de préférence sur les lieux élévés. L'embrasement des bûchers sacrés sur des hauteurs ne pouvait donc quêtre bénéfique.

Cependant, ces monts ou collines portaient, ainsi que l'indique le troisième vers du premier tercet, le nom du mont du Combat.

C'est que les celtes y allumaient également les feux destinés à prévenir les habitants de la région qu'une bataille était imminente et qu'il était urgent que les guerriers se rassemblassent en armes pour y participer.

Nombre de hauteurs situées sur les territoires occupés jadis par nos aïeux, et à plus forte raison par nous-mêmes, portent des noms dont la racine est ce mot Kad ou Cad qui signifie combat.

L'on peut affirmer à coup sûr que ces lieux élevés connurent autrefois les brillantes cérémonies célébrées en l'honneur des divinités celtiques et qu'il connurent également, hélas ! L'embrasement des bûchers de guerre, dont les flammes dévorantes et tourbillonnantes appelaient les braves au rendez-vous d'où ils devaient se ruer à la conquête de la gloire ou du trépas.





NEUVIÈME SÉRIE

Neuf petites mains blanches sur la table de l'aire,
Près de la tour de Lézarmeur
Et neuf mères versant beaucoup de larmes.
Neuf Korrigannes dansant,
Couronnées de fleurs, vêtues de laine,
Autour de la fontaine, sous la pleine lune.
La laie et ses neufs marcassins,
A l'entrée de leur bauge,
Grognant et fouissant,
Fouyissant et grognant :
Disciples ! Disciples ! Disciples ! Accourez au pommier,
Le vieux sanglier va vous instruire.


La Série 8 nous a présenté quelques pratiques religieuses, et singulièrement le culte du Feu, tel que le célébraient les prêtres de Belen.
La Série 9, elle, nous fera prendre connaissance des principales caractéristiques du sacerdoce féminin.

Le premier tercet nous fait assister à la cérémonie antique correspondant à ce que l'on appelle, de nos jours, une prise de voile.
Nos jeunes filles vont entrer en religion. Elles viennent de prêter serment de fidelité, de chasteté et d'obéissance en étendant la main sur la table d'un dolmen.

Pourquoi plus un dolmen qu'un menhir ? Et pourquoi un monument mégalithique, alors que l'on est certain que ces pierres gigantesques ne furent poas érigées par les Celtes, qui ne possédaient ni la vigueur physique ni les connaissances mécaniques nécéssaires au maniement de ces monstres minéraux ?

C'est que, s'ils n'en étaient point les auteurs, les Sages de la Celtie avaient conservé, par la tradition, le sens symbolique de ces grandioses et frustres monuments, qui dataient, selon toute vraissemblance, de la quatrième ceinture du monde, c'est à dire, ainsi que nous l'avons déjà vu, de la civilisation qui avait précédé le cycle de la race blanche.

Or, le menhir, ou pierre levée, représnete l'Esprit, l'Unité, l'activité, la masculinité, tandis que le dolmen ou table de pierre, dont la pièce maîtresse est une horizontale symbolise la Matière, la pluralité, la pssivité, la féminité et se trouve donc, du fait même, en harmonie avec tout ce qui se rapporte à la femme.

Après avoir prononcé ce serment, les postulantes étaient ainsi dire cloitrées dans un collège sacerdotal féminin sis, soit sur une île située au large, ou au milieu d'un fleuve, ou encore au centre d'un impénétrable marais, soit dans la clairière la plus inaccessible d'une profonde forêt, et ce, pour des années, durant lesquelles elles demeuraient à peu près totalement séparées du monde.

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que le troisième vers de ce tercet nous présente les mères de ces jeunes vestales celtes en proie à la plus amère des afflictions.

Les mères de nos religieuses cloîtrées ne connaissaient-elles pas de semblables souffrances morales ?

Le second tercet, qui nous montre les prêtresses dans l'exercice de leur sacerdoce est un petit chef-d'oeuvre. Il résume en ses trois courts vers tout ce qui se rapporte à la féminité ou la symbolise.

L'on y retrouve les neufs jeunes filles, devenues prêtresses de la déesse Korridwen, personnification de la Nature naturée.

Ces Korriganes dansent ne cercle autour d'une fontaine, la nuit, au clair de lune. Or, l'eau, la nuit et notre satellite appartiennent, en ésotérisme, comme en grammaire, au genre féminin, et en sont les attributs ordinaires des hypostases féminines de la divinité. Le symbolisme chrétien lui-même, en décore ses représentations de la Vierge. Nombre de ses statues portent un manteau étoilé, rappelant le firmament nocturne. D'autres surmontent un croissant de lune, ou le portent à leur diadème. Marie, enfin, est la maîtresse chrétienne des eaux, patronnant les plus célèbres sources miraculeuses de la chrétienté, et protégeant les marins qui l'invoquent sous le vocable d'Etoile de la mer.

Il n'est pas jusqu'à la vêture et la décoration des Korriganes qui ne relèvent du mode féminin vu sur le plan occulte.

Elles sont courronées de fleurs ; et celles-ci, tant par leur beauté et la fragilité, que par leur mission de reproduction des plantes, s'harmonisent parfaitement avec la femme.

Enfin, ces prêtresses de la déesse celtique sont habillées de laine.
Or, si l'initié doit être rituellement vêtu de lin, tissu végétal isolant, pour que les opérations transcendantes auxquelles il se livre ne soient troublées par aucune radiation extérieure, l'initiée, par contre, dont le rôle est de vibrer à toutes les effluves radiantes externes, doit être vêtue de laine, tissu que son origine animale rend éminement réceptif et parfait conducteur.

Mais, pour accomplir pleinement la mission sacerdotale à laquelle elles s'étaient vouées, les vierges consacrées de l'antiquité celtique devaient recevoir un enseignement particulier, une sorte de fromation ésotérique et traditionelle que, seuls, mles détenteurs des vérités ancestrales pouvaient leur dispenser.

C'est pourquoi le troisième tercet nous montre les neufs novices allant recevoir les leçons de leur instructeur.

La terminologie symbolique des Celtes désignait toujours les Druides sous l'appellation du Sanglier ; animal auquel les apparentait leur retraite isolée au plus profond des forêts.
Parallèlement, les grandes Prêtresses chargées de la direction des collèges féminins étaient assimilées aux laies, et les catéchumènes, hommes ou femmes, en voie d'initiation, l'étaient aux petits du sanglier et la laie aux marcassins.

Cette dernière strophe nous évoque donc la grande Prêtresse au seuil de la résidence de son couvent celtique appelant les neufs étudiantes en ésotérisme, et les dirigeant vers le pommier sacré à l'ombre duquel un Druide, à qui l'âge confère science et vénérabilité, leur prodiguera son enseignement.

Alors que les Druides sont placés sous la protection du Chêne, les Bardes sous celle du Bouleau et les Ovates sous celle de l'If, les femmes consacrées étaient vouées au Pommier sauvage.

Il est impossible de penser à la pomme sauvage des prêtresses celtes sans établir, immédiatement, une comparaison évocatrice entre ce fruit et celui que le berger Pâris offrit à Vénus, ou bien encore celui qu'eve cueillit sur l'Arbre de la Science, du Bien et du Mal, à l'instigation de Lucifer transformé en serpent.

Par ses couleurs veloutées, par sa chair agréable au goût, par la tentation qu'elle excite en se trouvant à la portée de la main, la pomme n'est-elle pas le parfait symbole du pouvoir de s éduction de la femme, pouvoir dont l'utilité cosmique est de pousser l'Homme aux rapports sexuels dont dépend l'Incarnation et par conséquent l'évolution de l'Esprit !





DIXIÈME SÉRIE

De braves gens voyant dix vaisseaux
Venant du pays Namnète,
Malheur ! Malheur à vous, Vénètes !


Il s'agit en l'occurence d'un indiscutable rappel du combat naval qui s'opposa la marine armoricaine aux galères latines, lors de la conquête des Gaules par les Romains. Combat qui devait se terminer au détriment des Armoricains, et tout particulièrement des Vénètes, dans les eaux desquelles cette désastreuse bataille eut lieu, d'où l'interjection : «  Malheur à vous, Vénètes ! ».

A première vue, ce fragment d'Histoire semble ne comporter aucun sens caché. Cependant, en y réfléchissant bien , l'on ne tarde pas à en comprendre le symbolisme.

Il s'agit cette fois d'un symbole numéral. Il est bien certain, en effet, que les galères romaines étaoent assez nombreuses, et que le chiffre de dix qui leur est accordé par le ou les auteurs des Séries serait parfaitement ridicule s'il ne comportait, en lui-même, un enseignement philosophique.

Dix est le Nombre marquant le retour à l'Unité, mais à une Unité passablement dissemblable de celle qui l'a précédée.

Plus que la prise de Gergovie ou que la reddition d'Alésia, la bataille des Vénètes marque le triomphe des Latins sur les Celtes.
Ce succès militaire préludait à la victoire de la culture méditéranéenne sur le Celtisme.

Quelques siècles suffirent à romaniser totalement la Gaule proprement dite, tandis que l'Armorique et l'Ile de Bretagne s'intégraient plus ou moins dans l'Empire.

Après avoir héroïquement résisté au paganisme romain, le Druidisme, épuisé et abâtardi, devait s'effacer devant les doctrines chrétiennes et, pour survivre partiellement, se fondre avec elles dans le Christianisme celtique.

L'antique tradition des Sages d'Occident allait être contrainte à se mettre d'elle-même en sommeil, et à demeurer, durant des siècles, dissimulée sous les dehors trompeurs et mal compréhensibles de poèmes hermétiques, tandis que triompherait le nouvel ordre des choses.

C'était le retour à l'Unité, mais à l'Unité rénovée et n'ayant qu'un certain nombre de points communs avec la précédente, d'où l'emploi que rien ne semble légitimer du nombre dix dans cette Série.




ONZIÈME SÉRIE

Onze prêtres de Belen blessés par le Fer,
Venant du pays des Vénètes
Avec leurs épées brisées.


L'enseignement de la Série onze est, comme celui de la dixième, d'ordre numéral.

Nombre de Symbolismes considèrent le chiffre 11 comme maléfique. Il n'en va pas autrement dans le cas présent.

En s'armant de l'épée, en prenant part au combat, les Béleiens, gutuatres voués au culte du dieu de la Lumière, ont transgressé la loi des hommes initiés et consacrés au sacerdoce qui proscrit toute violence.

La malédiction de l'Esprit sapesantira sur eux. Leur caste sera anéantie. Leur rites abandonés. Leurs dogmes et vérités foulés au pieds, bafoués et tournés en ridicule. Leur peuple sera mis sous le joug et opprimé. Car ils ont commis le sacrilège par excellence, la faute contre l'Esprit, celle qui ne se pardonne point ; et les forces supérieures qui leur venaient jadis en aide se détourneront d'eux.

Il en fut ainsi. Et la malédiction fut si totale que deux mille ans après la faute des prêtres combattants, les Celtes ont si parfaitemeent perdu l'esprit de leur tradition qu'ils croient de bonne foi que leurs ancêtres étaient de sbrutes dans intellect, des sauvages sans civilisation, des barbares sans culture.

Mais la malédiction, fut-elle divine, ne saurait être éternelle. Nul châtiment infini ne peut équitablement atteindre des être finis.

Rachetée par la souffrance des peuples celtiques privés de leur conscience particulière et de leur génie propre depuis deux millénaires, la faute des gutuatres de Belen sera remise, et le soleil celtique, celui de la Sagesse occidentale, brillera à nouveau, selon les concepts de notre, face au vaste océan des Atlantes.

Rien ne s'oppose en effet à ce que les problèmes de notre époque soient étudiés à la lumière des normes de la tradition. Leur solution y gagnerait en efficacité et se trouverait surtout en pleine harmonie avec l'instinct physique et les aspirations spirituelles de notre race, ce qui n'est pas un facteur à dédaigner.


DOUZIÈME SÉRIE

Douze moi, douze signes,
L'avant dernier,
Le Sagittaire pointe la flèche de son arc.
Les douzes signes se combattent.
La belle vache, la vache noire et blanche,
Sortant de la forêt des dépouilles,
La flèche du Sagittaire dans la poitrine,
Son sang ruisselle,
Elle beugle, tête levée,
Trompe sonnant,Tonnerre et feu ;
Vent et pluie, feu et tonnerre !
Rien, plus rien. Rien ni Série.


Le cycle des Séries traita,nt des questions sacerdotales étant terminé, un autrre prends sa place. Ce cycle ne comprendra d'ailleurs qu'une Série, la plus longue de toute et aussi la plus étrange.

Nous nous trouvons brusquementen présence d'une prophétie, et quelle prophétie ? Celle qui annonce, à grand renforts de précisions astrologiques et astronomiques, la fin du monde, ou , plus vraisemblablement, la fin d'un monde, celui de la race blanche. Car chaque grande civilisation voyant arriver son heure dernière eut certainement l'impression que sa disparition entraînerait inéluctablement celle de la planète.

Dès le premier vers de ce chant, nous acquérons une certitude : les Sages de l'antique Celtie connaissaient le zodiaque. Et, comme on retrouve cette connaissance chez tous les peuples anciens, on est fondé de croire que ces signes ne furent points créés par les Chaldéens, ainsi que l'on le crut longtemps, mais qu'ils figuraient dans l'héritage que la civilisation dite Atlante légua à nos très lointains ancêtres.

Se basant sur la succession ordinaire de ces signes et sur la prévision d'un brusque bouleversement de cet ordre établi, qui se fait éclater un conflit entre le Taureau et le Sagittaire, la Série douze nous donne les caractéristiques du cataclysme qui mettra fin au règne planétaire de la civilisation blanche.

Nous n'aurons pas, ici, la vaine prétention de déterminer, d'après ce texte, les phases de ce terrible événement et d'en préciser les circonstances. Ce travail relève de l'Astrologue et doit, pour être convenablement fait, être exécuté par une spécialiste particulièrement compétent.

Nous nous bornerons exclusivement à remarquer que le dernier tercet contient, dans sa terrifiante concision, tous les détails que l'on retrouve dans d'autres textes sacrés traitant du même sujet. Ni l'Evangile ni l'Apocalypse ne sont mieux renseignés. Ils donnent, certes, plus de développement à la prédiction, dépeignant en termes plus ou moins sibyllins les ultimes convulsions de ce monde en lutte contre lui-même, mais le plan général en est identique. Les points principaux, ceux qui constituent, à proprement parler, les fondements immuables de ces prophéties, se sont tous donnés rendez-vous dans les deux premiers vers de ce tercet épouvantablement magnifique. Tout y est le feu du ciel et le feu de la terre, le vent et la pluie, de nouveau le feu de la terre et celui du ciel, il n'est pas jusqu'à l'annonce de la catastrophe, faite à son de trompe, qui ne soit mentionnée dans le poème celtique tout comme celui de saint Jean.

Reconnaissons humblement et franchement que l'on ne peut être que troublé par l'analogie existant entre les documents, rédigés à des époques différentes, en vertu des connaissances traditionnelles de peuples s'ignorant aussi totalement qu'il était possible de le faire en ces périodes reculées.

Ceux des humains qui vivront ces heures fatales et qui assisteront au déroulement des évènements annoncés depuis des milliers et des milliers d'années comprendront, alors, toute l'importance de ces textes vénérables et tout l'usage bénéfique que l'on eût pu en faire.

Hélas ! Il sera trop tard.

La race blanche exhalera son dernier soupir en prononçant cette phrase de regret, que tous les agonisants laissent tomber de leurs lèvres pâlies : « Si j'avais su ! ».




SENS DES NOMBRES

L'étude des Séries 10 et 11 nous a appris qu'outre les symbolysmes verbal et graphique, les Celtes admettaient un symbolisme numéral.

Il est donc sage, avant de clore cette étude, de jeter un regard sur la numération des chants composant ce poème hermétique. Le ou les auteurs n'ayant point dû omettre d'y cacher quelques enseignement.

Nous noterons, de prime abord, qu'il y'a douze Séries ? Il seraient puéril de croire qu'il y'en a douze, tout comme il aurait pu n'y en avoir que dix ou huit.

Le chiffre 12 possédant aux yeux de nos ancêtres une valeur particulière. N'oublions pas d'abord qu'ils utilisaient le système duo-décimal, lequel est plus logique et beaucoup plus naturel que notre système décimal actuel, dont la seule qualité est de faciliter nombre d'opérations arithmétiques.
Nombre de base pour le calcul du Temps quotidien divisé en 24 heures, nombre nécéssaire pour le calcul de la circonférence, seule figure géométrique existant réellement dans la nature vierge, 12 a, de plus, un sens spirituel bien déterminé. Il traduit la sanctification de l'Homme par la connaissance de l'amour de Dieu : 4, chiffre de l'Homme multiplié par 3, chiffre de Dieu, donne 12.

D'autre part, le poème des Séries se divise, ainsi que nous l'avons déjà remarqué, en un premier cycle de sept chants d'inspirations métaphysique, en un second de quatre chants de documentation religieuse et d'un chant prophétique.

Il est le symbole de l'unité primordiale d'où tout découle. 4, nous venons de le voir, est celui de l'Homme en évolution. 7 est celui des grandes lois universelles.

La division interne des Séries nous résume donc le Cosmos en trois principes :

1, le Créateur. 4, l'Être créé. 7, l'Univers au travers duquel l'Être crée évolue, tenant sans cesse et de plus en plus à retourner à l'Unité originelle.

11 obtenu en additionnant l'Univers et l'Être crée : 7 et 4 symbolise la malédiction qui pèse sur l'Esprit tombé dans la matière. Mais l'Unité demeure en qui résident tous les espoirs, en qui s'accumulent toutes les confiances. Et lorsque l'Unité primordiale, jugeant que l'épreuve a assez duré, détruira 11, la malédiction, se sera en s'ajoutant à elle, ce qui donnera 12, chiffre de l'Homme sanctifié par Dieu.
Et, maintennat que nous avons commenté chacun des sériesn, de façon rudimentaire, certes, mais suffisante cependant pour laisser entrevoir le trésor de connaissances qu'elles recèlent, est-il possible d'ajouter foi aux dires de ceux qui prétendent que de la Villemarqué créa ces problèmes de toutes pièces ?

N'est-il pas plutôt évident que ce texte est l'oeuvre des derniers initiés de la sagesse celtique, soucieux de résumer leurs science traditionelle en un document dont l'hermétisme sauvegarderait l'existence, jusqu'à ce que de lointains héritiers spirituels prennent à cœurs d'y retrouver le trésor que tous croyaient perdu ?
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Brigonerta

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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Dim 25 Jan 2015 - 23:01

Merci CanauoS pour ce long message qui a dû te prendre énormément de temps.
Suite et fin des Séries.

Je suis à la fois très intéressée et très perplexe.  Je sais que ce texte date et que, depuis,  les dernières études sur les Celtes nous apportent un nouvel aperçu.

Comme Morgwen le dit si bien,  il ne peut y avoir d'interprétation définitive. Mais entre certains aspects du texte qui me semblent erronés à ce jour et mon manque de connaissance je ne sais qu'en penser. Certains d'entre vous voudrait bien apporté son point de vue sur cette série ?

Merci
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Matolitus
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Lun 21 Déc 2015 - 12:15

Les Druides étaient les instructeurs de la jeunesse gauloise. Ils avaient, dit César, un nombre immense de disciples « Ad hos magnus adolescentium numerus disciplinae causa concurrit ». L’enseignement qu’ils leur donnaient était oral et non écrit. Ils faisaient apprendre par cœur aux enfants une multitude de vers sur les dieux, l’immortalité de l’âme et son passage d’un corps à un autre après la mort ; les astres et leurs révolutions ; le monde, la terre et la mesure de l’un et de l’autre ; enfin toutes les choses de la nature «Magnum numerum versuum... Multa de sideribus et eorum motu, de mundi ac terrarum magnitudine, de rerum natura, etc. »

Leurs leçons étaient traditionnelles et sous forme de dialogue « Disputant, et juventuti traduunt ». Diogène Laërce complète le témoignage de César en disant qu’ils y employaient souvent l’énigme et la figure (Proemia, p. 5, liv. C. sect. VI.)  Il nous prouve en outre par une citation que leur rythme privilégié était le tercet, ou strophe de trois vers monorimes. Le chant armoricain Les Séries dans le Barzaz Breiz retrouvé par M. de la Villemarqué offre donc, quant au fond et quant à la forme, les caractères généraux des leçons druidiques ; on y retrouve les principales données de l’enseignement de notre religion sur les dieux, la métaphysique, la physique, la métempsycose, les systèmes terrestres et célestes ; il présente la même méthode technique : le dialogue et le tercet.

Notons au passage qu’il existe une contrepartie latine et chrétienne à ces Séries. Et puisque Matolitus habite maintenant sur les terres des anciens Osismes, il sait qu’on la chantait, il y a peu d’années, au séminaire de Quimper, comme autrefois l’hymne païen dans les écoles druidiques. Ce fait prouve que les premiers évangélisateurs des Bretons firent aux monuments de la poésie druidique des Gaulois, la même guerre habile et une guerre du même genre qu’aux monuments matériels de leur religion. On savait déjà que, dans tout ce qui n’était pas en opposition directe avec le dogme catholique, ils s’étaient plutôt efforcés de transformer que de détruire, fidèles aux instructions d’un grand pape qui leur avait dit, en les envoyant aux Gentils : " Retrancher tout, à la fois, dans ces esprits incultes, est une entreprise impossible, car qui veut atteindre le faîte doit s’élever par degrés et non par élans... Gardez-vous donc de détruire les temples ; détruisez seulement les idoles, et remplacez-les par des reliques " (Gregorii Opera, lib. XI, epist. 76 ; ibid., lib. IX, epist. 74).

Les missionnaires, loin de les détruire, transportèrent donc la forme, le rythme, la méthode élémentaire, toute l’enveloppe païenne du chant druidique dans la contrepartie chrétienne ; l’enseignement seul fut changé par eux. Le curé emprunte au Druide son système pour le combattre. Si l’un tire de ses poèmes sacrés la doctrine qu’il inculque à ses disciples, au moyen des douze premiers nombres douze fois répétés ; l’autre, adoptant les mêmes chiffres, attache à chacun d’eux une vérité tirée de l’Ancien ou du Nouveau Testament appropriée au sujet, et que les jeunes néophytes retiendront aisément par l’effet des répétitions. Les douze points qu’il enseigne sont : qu’il y a un Dieu, deux Testaments, trois grands prophètes, quatre évangélistes, cinq livres de Moïse, six cruches aux noces de Cana, sept sacrements, huit béatitudes, neuf chœurs d’anges, dix commandements de Dieu, onze étoiles qui apparurent à Joseph, et enfin, douze apôtres.

Comme dans le breton, le disciple interroge le maître, qui, à chaque nombre nouveau, répète en sens inverse les nombres précédents, savoir : le deux et l’un après l’unité ; le trois, le deux et l’unité après le trois ; le quatre, le trois, le deux et l’unité après le quatre, et ainsi de suite jusqu’au bout, où il reprend les douze nombres, sans s’arrêter, toujours en sens inverse.
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Eber
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   Sam 9 Jan 2016 - 16:02

Je ne connaissais pas cette version

Trés interessante à mon sens , dans la forme, le rythme , le sens
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MessageSujet: Re: Les Séries ou le DRUIDE ET L'ENFANT (Barzaz Breiz, Hersart de la Villemarqué)   

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