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 Comment déterminer son lieu de culte ?

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Artio's
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Sam 20 Sep 2014 - 10:39

Deux choses qui ressortent dans nos échanges et vont dans le sens du sujet :
- Le choix est-il déterminé par la présence de la Vouivre ou est-ce la Vouivre qui choisit le lieu rayonnant ?
- La complexité du culte amène-t-elle à la modernité et va-t-elle à contresens du juste ?

La vouivre

Je pense que pour comprendre ce qu'elle vient faire là, il est bon de s'interroger sur sa nature. IL y a les légendes et les mythes que l'on peut prendre au pied de la lettre, qui sont parfois superposés aux faits historiques. Ainsi, un héros est créé sur un fait historique prétexte pour rappeler un évènement mythique plus lointain ; les noms et les dates changent. Ainsi, un être fantastique nait de la description incomplète d'une réalité plus grande dans une inscription géographique voire historique. La codification du conte permet à l'initié de distinguer ce qui, au delà le marquage sensible du subconscient par le merveilleux, donnera sens. Il en est ainsi de la Vouivre, traduite par la géobiologie à partir de la légende comme une entité naturelle invisible présente çà et là, bondissant ici et disparaissant là. Il est effectivement des traces "holographiques sensibles" à tels endroits qui peuvent être prises comme des êtres éthériques. Mais en étudiant le phénomène de manière plus large disparait la forme au profit de sa signification( exemple : une chèvre à corps de reptile) qui se retrouve partout dans le paysage topographique. En le retraçant, on obtient (vu du ciel à un ensemble ressemblant plutôt à une terre craquelée par le soleil (des failles ?). Si la comparaison "veines du dragon" est utilisée, c'est parce qu'elle peut être comparée aux veines que l'on a sous la peau qui ramènent le produit de la combustion cellulaire. Sur le trajet de la Vouivre, nous trouvons des légendes des lieux de culte et d'habitat, mais aussi des espaces vierges semblant attirer animaux et faire se comporter les végétaux comme dans les descriptions de légende. J'en déduis personnellement qu'elle est fille de la terre et qu'elle représente une part d'elle-même à nos yeux. Serait-ce la déesse Ana, la pourvoyeuse de vie, qui déborde de joie dans nos sources et qui rayonne sous l'action de Borvo, le bouillonnant, le tellurique, le magnétique, le nucléaire ? En fait de divinités, c'est la transposition de principes universels dans une réalité terrestre. La sirène, la gorgone, ce serait cela. Malheur à qui s'en approche, vous diront les légendes, comme si on voulait vous amputer de son influence. C'est la Chèvre d'or qui protège un trésor (qui est celui que la terre offre).
Partant de cela, nous trouvons d'anciens lieux de culte qui possèdent une polarité en termes de cultes au divinités car au sommet nous trouvons une culte à Belenos par exemple et à son flanc près d'une source un autre à une déesse. Je pense que là, nous avons plus que des indices pour le choix de nos lieux de culte par rapport à ce que nous voulons célébrer.

La complexification du culte

La modernité, à mon sens, s'est amorcée bien avant l'antiquité et l'esprit "européen" d'aujourd'hui était né (en terme de fracture avec l'animisme) bien avant la migration des européens en Europe. L'esprit celte, lui, a toujours amélioré, s'il n'a pu créer, les avancées de la modernité dans une complexité de la vue, du langage, de l'art, de l'intellect, de la société. Ajouté à l'esprit romain, il donne ce qu'on voit aujourd'hui.
Donc, nous comprenons que cette envie d'améliorer, d'aller au bout des choses, vient de loin. Tant que les peuples, comme le dit Matuos, se contentaient de s'insérer dans l'ordre naturel, il ne souillaient point. Au fur et à mesure de l'évolution (chasseur, cultivateurs, pasteurs, urbain), l'homme a tâché d'améliorer sa condition avec l'effet de société complexe, pyramidale, commerciale. La société a influencé sur le culte. La sophistication du lieu de culte est due à l'effet de société. Plus celle-ci est complexe, plus le culte l'est, et le temple par conséquent. Il répond à des besoins dits "politiques".
C'est justement dans une réflexion plus "chamanique" que beaucoup de neo-druide ne choisissent pas les nemeta. Si l'on veut être dans la fidélité par rapport au culte gaulois, on risque fort de se cantonner dans le modèle de la Tène final. Si on fait du celtique même, on se rend compte que Hallstatt possède plusieurs modèles. Si on fait du druidisme, on peut se demander si la prêtrise et le druidisme ne se seraient pas rencontrés. Dans cette hypothèse, comment qualifier le culte de ce dernier s'il le supervise juste. On en est amené à penser qu'il est au-delà.
Aujourd'hui, nous réinventons le druidisme et la question est de savoir si on doit "savoir" beaucoup de choses et jusqu'où il est raisonnable d'aller.
Personnellement, si le druidisme était une religion d'état, je pense qu'il risquerait fort de tomber dans les travers dogmatiques de l'église. Et il ne faut pas se leurrer, je ne m'idéalise par l'antiquité comme modèle. Seul le bon esprit me tente.
Quel est son rôle aujourd'hui ? A mon avis, il a la chance d'être séparé du temporel, car il peut redéployer sa dimension belle avant de se prêter à la spéculation. En ce sens, envisager le culte comme respectueux à une époque dans laquelle les forêts sont plus déployées qu'alors, implique forcément de poser l'idée du temple ou du lieu de culte comme raisonnant, raisonnable, aimant, aimable, vivifiant, viable, protégé, protecteur et ainsi de suite ... Il me semble que l'alternative devrait se déposer dans les cœurs pour garantir le succès d'un défit pour une reli-gion autochtone européenne jouant son rôle sur cette planète, se basant sur les leçons d'hier, en raison des défis de demain. Le druidisme inspira bien des peuples car il était une synthèse du meilleur. Nous avons longtemps cru que le meilleur résidait dans l'expansionnisme, mais aujourd'hui nous comprenons qu'il y a des prix à payer, et des recalibrage à faire dans une évolution permanente. Oui, le druidisme n'habite pas que le temple local. Il habite aussi notre temple intérieur et à ce titre, il serait intéressant de l'envisager de la même manière. Fort, simple, pur, vivant.
Si le temple ou le lieu de culte se débarrasse de sa notion "politique temporelle" et qu'il s'habille de sa dimension "politique naturelle et humaine", il répondra à la description la plus juste que l'on pourrait s'en faire.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Sam 20 Sep 2014 - 12:12

cher Artugenos, ça ne t'aura pas échappé, ce fameux slogan est celui d'une célèbre banque qui n'est verte que de nom et s'est fourvoyée dans toutes sortes de plans foireux de l'Argentine à l'Arménie en passant par la Grèce... c'est une formule d'autodérision. car je craignais à juste titre que vous me preniez pour un donneur de leçon, et je suis revenu manu-militari ajouter cette phrase à mon message en relisant celui-ci.
"à ras les pâquerettes" aurait été plus léger, et frais Very Happy

le fait est que je ne passe guère devant les centres commerciaux, l'Auchan le plus proche de mes champs étant à plus d'une heure et demi de route... mais ta plaisanterie comporte une part de vrai: ici, jusqu'aux années soixante le pays était surpeuplé et misérable, tout le monde ou presque était paysan et vivait en quasi-autarcie sans possibilité de faire autre chose. la première chose qu'ont fait les gens en commençant à gagner de l'argent, c'est de rattraper le décalage avec le mode de vie des autres, et je les comprend.

notre maison de famille ressemblait à ça: les chèvres et les hommes entraient dans le même couloir, les toilettes c'était la litière des brebis, les chambres à coucher servaient aussi au stockage du blé. une ampoule au dessus de la table, un robinet qui coulait sur une pierre, pas de téléphone, pas de télévision, pas de "Salut les copains" et autres "yé-yé-yé"... la vie champêtre a ses limites aussi!

donc, une ode inconsciente à la modernité, peut-être. car vous sacralisez à priori tout ce qui relève de la plus haute ancestralité ou du sauvage et écartez le reste (je caricature pour l'exemple). la forêt abrite toutes vos cérémonies, les mégalithes vous fascinent, les parcours de la Vouivre guident vos recherches, l'écologie inspire votre manière d'être et de faire. je vous comprend, et au fond je suis comme vous, car je vis en pleine nature et dès-lors qu'on la prend pour maîtresse, on l'aime et on ne la quitte plus jamais. mais vous négligez le reste: les temples celtiques, les cycles agraires, la modernité de ces traditions (les termes ne sont pas forcément à opposer dès lors qu'on remonte le temps). une religion celtique certes enracinée dans ce qui se faisait auparavant mais surtout, nouvelle, une culture portée par des hommes audacieux qui n'étaient pas meilleurs ni pires que leurs prédécesseurs mais autres. les bâtisseurs de mégalithes l'étaient aussi en leur temps.

Citation :
Matuos a écrit:
   un Brahmane, un Flamine est-il, ou était-il à ce point préoccupé par les énergies? une fois que tout est propre, ils bénissent leur coin de terre, ils sacrifient, ils suivent le rite et ils désacralisent, point barre!

Oui, mais ce "coin de terre", comment a-t-il été choisi? Pourquoi ici plutôt que là? Pour ce qui est du sujet des flamine, que je ne connais pas trop, ils devaient officier dans des temples, et les Romains, tout Romains qu'ils étaient, ne bâtissaient pas leurs temples n'importe où et n'importe comment.

tu as tout à fait raison. mais la géobiologie n'est pas le Vastu Shastra du védisme ni la baguette de sourcier de nos campagnes, et elle ne s'intéresse guère aux temples romains! et je fais le constat en parcourant le fatras de littérature qui en cause que ce que nous prêtons à la Vouivre a beaucoup à voir avec cette discipline que je respecte mais dont je me méfie du systématisme et dont je conteste par dessus tout la prétention qu'elle a à se poser en continuatrice de savoirs druidiques à travers les Compagnons bâtisseurs. j'y vois pour ma part une matière largement inventée et développée par des sensitifs de notre temps et qui se donne des airs de traditions.

je précise bien que je ne vise personne ici, et que je ne conteste pas la réalité de la Vouivre et de certains alignements, bien au contraire, car j'y crois. mais pas aux "serial-alignements" qui relient toute pierre dressée à une autre en passant par l'église dédiée à saint-machin selon une exactitude qui feraient pâlir d'envie l'IGN et la NASA réunies. et quand j'y crois, je me demande où est le Druide dans de telles constructions mégalithiques, romaines, chrétiennes puisqu'elles se sont toutes faites sans lui.

voilà... tout ceci est fantastique au premier abord: nous nous relions aussi puissamment que possible à la Nature environnante, et la Vouivre fait le lien entre les lieux et les époques, qui nous procurent un enracinement sans pareil. rendre un culte sur des sites mégalithiques nous donne une ancestralité vertigineuse. solliciter le savoir des compagnons bâtisseurs ou des pans de la Franc-maçonnerie sous prétexte qu'ils l'auraient appris des Druides nous donnent une filiation qui nous manque cruellement.

la conséquence de tout ça, c'est qu'il nous faut pour préserver l'ensemble enfermer nos ancêtres les Gaulois dans un carcan de folie, et qu'à notre époque la matière celtique est suffisamment avancée pour que tôt ou tard ces conceptions héritées de seulement quatre siècles s'écroulent sous les coups de boutoir des études archéologiques... autant anticiper et bâtir autrement, ainsi que nous le suggère Auetos. Druides de tous les pays, sanctuarisez-vous!

sunny bonne journée à tous.


Dernière édition par Matuos le Jeu 5 Mai 2016 - 11:05, édité 1 fois
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Artio's
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Sam 20 Sep 2014 - 13:09

Un petit rajout :
En partant du principe que le célébrant est en quelque sorte un canal, il relie des choses. Par les pieds, la chose devient évidente. Par les mains levées, il semble déployer des branches vers l'infini. Cela pourrait expliquer l'intérêt pour le ciel stellaire et imaginer que les deux font rencontre. Ce principe de réception et d'émission se trouve naturellement et artificiellement dans le culte. Et bien souvent, astres et dieux sont liés, que ce soit dans le mythe, dans le temple, dans le cycle. C'est l'arbre symbole.
Non que je veuille rentrer dans une thématique fonctionnelle mais j'attire l'attention du rapport entre l'endroit et son rapport à l'observation ; entre l'observatoire et les repères proches ou lointains. Ces repères s'inscrivent dans le ciel, dans le cycle, dans le rite. C'est ce que je découvre dans les œuvres dédiés à l'étude des lieux. C'est ce que je découvre dans ma propre recherche régionale.
Personnellement, j'avais bien un projet d'endroit aujourd'hui abandonné. Mais à l'époque, je faisais automatiquement étude du pagus pour observer les rapports et les teneurs selon ces paramètres.
C'est chose compliquée, mais même au niveau d'un microcosme d'un temple, il est intéressant d'envisager ces repères. Exemples : une vue imprenable sur le val, un ciel dégagé ou un visuel cyclique lunaire, stellaire ou solaire.
Il me revient un lieu près de chez moi qui appartient à un châtelain. C'est un lieu légendaire dans lequel il m'est autorisé à vie de m'y rendre.
Pour le décrire, il semble avoir pourvu tout le village voisin en belles pierres calcaire blanches et se présente en un immense entonnoir rocheux (de son nom angolina) avec quatre accès étrangement orientés aux quatre directions avec un gros rocher central qui surplombe l'ensemble. Cela donne la possibilité de voir apparaître le soleil le matin à Beltaine précisément à l'accès Sud-est puis selon sa course de l'observer successivement aux trois autres directions. A la pleine lune, la clairière qu'il constitue se baigne progressivement de lumière en raison des arbres qui l'abritent. L'accès sud-Est est ponctué par une sorte de mini-site intermédiaire. L'observation du ciel possible est uniquement circumpolaire. L'endroit semble être une composition humaine et naturelle conjoints avec une présence souterraine d'eau et de creux mais rien n'indique une occupation récente (fut-elle antique) excepté la présence de grandes formes demi-sphériques dans le pré voisin et ne sorte de labyrinthe pierreux voisin. Si je devais choisir un endroit et si j'en avais la possibilité, ce serait celui-là car il est à lui seul possesseur de tous les paramètres d'un site à ciel ouvert, respectueux de son environnement.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 9:57


Matuos, merci de remettre les "pendules à l'heure" en nous rappelant des conditions de vies d'une époque pas si lointaine que ça, mais qui est pourtant déjà oubliée et qui semble être d'un autre âge. C'est vrai que je peux avoir parfois un réflexe de citadin frustré qui voit les villes se déshumaniser et qui peut en vouloir à une certaine forme de modernité. Mais il est également vrai qu'après avoir passé deux heures les pieds dans la neige pour un rituel d'Ambiuolcios, j'apprécie grandement un bon potage chaud dans un appartement douillet et un canapé confortable.

La tentation d'idéaliser les choses est toujours sous-jacente, et la recherche de l'équilibre un exercice difficile et toujours à faire.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 14:45

Artio's a écrit:
Citation :
un Brahmane, un Flamine est-il, ou était-il à ce point préoccupé par les énergies? une fois que tout est propre, ils bénissent leur coin de terre, ils sacrifient, ils suivent le rite et ils désacralisent, point barre!

Il faudrait le leur demander.

Very Happy j'en reviens! je suis allé faire un petit tour du côté de nos frères de l'Inde, et ça m'a donné l'occasion de commencer à relire "les temples de tradition celtique" sur les fana et lieux de cultes romano-gaulois, hum! oui, mea culpa, ils l'étaient sans doute tout autant que vous, et c'est à étudier de près.

ceci-dit, Ne m'en veuillez pas pour l'expression, mais le premier souci d'un bâtisseur de temple hindouiste est apparemment de trouver un endroit tranquille pour allonger la divinité sur le dos  Shocked ... ce en quoi je vous rejoint qu'il peut lui être très agréable d'avoir les côtes chatouillées par la Vouivre!

Selon les Vastu Shastra, le temple est un organisme vivant qui épouse les formes et les proportions attribuées à la divinité adorée, selon une codification rigoureuse: il faut donc imaginer le dieu ou la déesse allongé(e), la tête à l'Ouest et les pieds à l'Est.



En droite-ligne venant de l'Est, et des pieds à la tête:

-la Porte ou base du corps (Adhishtanam) est une structure pyramidale figurant les pieds (Gopuram) après quoi on traverse une cour en suivant la ligne imaginaire des jambes (Sthambam) jusqu'à la Place de la cuisse (Natya Mandapa).

-l'Axe est matérialisé par un pilier à l'entrejambe (Dwajasthamba) derrière lequel est dressé  un piédestal pour les offrandes en un lieu qui représente la digestion (Yagasala).

-le Centre de la structure, ou hanches (Prastaram) réunit dans un même ensemble ce piédestal pour les offrandes (Balipeeta) et la Place du ventre (Maha Mandapa), lieu de rassemblement et voie de passage vers la Matrice (Garbha Griha).

-l''Entrée de la Matrice est un passage couvert, la Place du cou (Ardha Mandapa).

-la Tête monumentale (Vimana) est coiffée d'un dôme (Shikara) ou d'une structure pyramidale (Gopuram) et abrite la Matrice du sanctuaire (Garhba Griha) où réside la divinité.

-un cercle ambulatoire (Pradakshina Patha) entretient la puissance et la cohésion de l'ensemble et se fait autour du Garbha Griha et du Mandapa dans les limites de l'enceinte sacrée.

intéressant, non? je m'y replonge.

une bonne fin de journée à tous,
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Auetos
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 15:54

Matuos a écrit:
un Brahmane, un Flamine est-il, ou était-il à ce point préoccupé par les énergies?

Je ne le pense pas… l’important pour eux, comme pour nous, était et est toujours l’approbation des Dieux. D’où la mise en place des augures, aruspices et autres devins.

« Près de l’Arar est le mont Lusdulos qui changea de nom. Momoros et Atepomaros chassés du pouvoir par Serenoeos, vinrent sur cette colline, sur l’ordre d’un oracle, voulant fonder une ville. Les fossés étaient creusés : soudain des corbeaux apparaissent et volant ça et là, couvrirent les arbres alentours. Momoros, expert dans les arts des augures, appela la ville Lugdunon, car lugos signifie corbeau dans le dialecte de ces peuples et dunon,  lieu élevé. » (Plutarque)

Citation :
une fois que tout est propre, ils bénissent leur coin de terre, ils sacrifient, ils suivent le rite et ils désacralisent, point barre!

Oui, très exactement. A part qu’ils ne désacralisaient pas, sauf cas exceptionnel où, comme à Gournay-sur-Aronde, le Nemeton fut entièrement rasé par les druides eux-mêmes. Ceci dit quelques années plus tard, à l’époque gallo-romaine, à l’exact emplacement du Teges fut bâtit un Fanum.

Les espaces de la cité et du territoire sont partagés entre les Dieux et les hommes, en espaces sacrés et ceux qui ne le sont pas. Ainsi donc, un espace, un autel ou même un temple qui n’ont pas été consacrés régulièrement, c’est-à-dire conformément aux rites, ne sont pas sacrés, mais profanes.

Lieux sacrés – L’espace occupé par la cité est « libéré et défini oralement ». Au cours de cette opération, effectuée par les augures, les espaces destinés à l’appropriation par la cité sont dégagés de toute servitude divine. Ces espaces peuvent ensuite êtres inaugurés ; cela signifie que la définition est approuvée par les auspices.

L’inauguration, qui constitue un espace défini avec l’approbation des Dieux, est requise pour tous les lieux de culte. Un lieu approuvé auspicialement est un Nemeton, il est « défini et clos de telle manière qu’il soit ouvert d’un seul côté, et que ses angles soient solidement fixés dans le sol » (Abrégé de Festus, p.146).

La consécration – celle-ci est une opération complexe. Après la décision officielle de procéder à une consécration, l’espace en cause est purifié, les limites de la construction sont marquées et le premier coup de  pioche est donné.

Une fois la construction achevée, elle est consacrée et dédiée, ce qui fait passer l’édifice et l’espace de la propriété publique dans celle de la divinité ; désormais ils sont sacrés.

« … l’augure prit place, la tête voilée et tenant de la main droite son bâton recourbé et sans nœud appelé lituus. De là, embrassant du regard la campagne, il invoqua les dieux, marqua dans le ciel les régions par une ligne tracée de l’est à l’ouest et spécifia que les régions de droite étaient celles du midi, les régions de gauche celles du nord ; en face aussi loin que ses yeux portaient leurs regards, il se fixa mentalement un point de repère. Puis, faisant passer le lituus dans sa main gauche, et levant la droite, il fit une prière : « Grand Jupiter, si tu permets que ce lieu, où je suis présentement, soit consacré, donne-moi des signes manifestes dans les limites que j’ai tracées. » Puis il annonça les auspices… » (Tite Live)

Voilà en deux mots comment cela se passait dans l’antiquité. Il y avait donc choix du lieux, certes, mais pas grâce à un pendule ou une baguette de sorbier, mais par l’observation des oiseaux (auspicium de aui-spicium).

Ce qui répond à la question de Matuos…

Citation :
tous nos Anciens de la plus haute sagesse de l'Antiquité au plus modeste de nos grands-parents paysans lisaient les signes afin d'en deviner la signification. Avaient-ils besoin de toutes ces notions que vous décrivez pour déterminer les lieux?

Apparemment pas !

Citation :
nos lieux de cultes en rondins et terre battue et les "gros cailloux" qui les ont précédés avaient-ils besoin pour être fonctionnels de s'embarrasser des mêmes savoirs que ceux des compagnons bâtisseurs?

Certes oui ! Car tous les édifices cultuels doivent être biens construits et biens orientés.

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 15:55

Artugenos a écrit:
Oui, mais ce "coin de terre", comment a-t-il été choisi? Pourquoi ici plutôt que là? Pour ce qui est du sujet des flamines, que je ne connais pas trop, ils devaient officier dans des temples, et les Romains, tout Romains qu'ils étaient, ne bâtissaient pas leurs temples n'importe où et n'importe comment.

Pourquoi ce lieu plus qu’un autre ? Peut-être parce que, comme l’a suggéré Clyde, ce lieu-ci était « inutile » aux hommes et « plaisant aux Dieux ».

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 15:56

Artio’s a écrit:
Deux choses qui ressortent dans nos échanges et vont dans le sens du sujet :
- Le choix est-il déterminé par la présence de la Vouivre ou est-ce la Vouivre qui choisit le lieu rayonnant ?

Je ne pense pas que la présence de la Vouivre soit déterminente pour le choix du lieu. De même je suis quelque peu sceptique quant au fait que celle-ci choisisse, pour nous, le lieu de notre futur Nemeton.

Citation :
- La complexité du culte amène-t-elle à la modernité et va-t-elle à contresens du juste ?

Qu’est-ce que tu entends par « modernité » ?

Ceci dit, ce n’est pas parce qu’un culte est complexe qu’il est moderne… cela n’a rien à voir. On le voit d’ailleurs assez bien avec nos camarades catholiques et les nombreuses réformes qu’ils ont effectuées pour rendre leur culte moins sibyllin.

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 15:57

Matuos a écrit:
les dieux ne sont-ils pas assez malins pour s'en retourner d'eux-mêmes?

Là n’est pas la question… si à la fin d’un rituel nous demandons à la divinité de s’en aller c’est simplement pour lui dire au-revoir comme l’on ferait avec un hôte venu nous visiter.

Citation :
les bâtisseurs de temples et les dresseurs de mégalithes, éleveurs sédentaires ou cultivateurs n'étaient pas vis-à-vis de Mère-nature les hôtes délicats ne prélevant que le strict nécessaire que sont toujours les peuples traditionnellement animistes de chasseurs-cueilleurs ou d'éleveurs nomades! agençaient-ils les lieux de cultes comme ils façonnaient les paysages?

Tu as donné la réponse : « ces hommes nouveaux et qui plus est férus de calculs astronomiques bâtissant leurs lieux de culte ou leurs sépultures et ayant de ce fait un rapport à la nature différent de leurs prédécesseurs… » puisque « cultiver la terre et domestiquer le bétail implique de nouveaux comportements religieux, et que l'animisme des origines ne peut y trouver son compte ». De même le culte druidique accompli dans les « nemeta et oppida […] n'a plus rien de chamanique. »

Cela est juste et vrai ! Par leur sédentarité nos Ancêtres ne se contentèrent plus de prélever le strict minimum pour vivre mais rasèrent des forêts entières pour y bâtir leurs villages et labourer leurs champs. Leurs prêtres, eux, en tant qu’astronomes et astrologues réputés, avaient plus la tête tournait vers les étoiles que vers le sol.

Après, je ne dis pas que ces gens-là n’avaient pas des notions de géobiologie ou de tellurisme, cela serait étonnant, mais je ne pense pas qu’ils sortaient leur pendule à tout bout de champ pour savoir si oui ou non la Vouivre était là.

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 18:46

Auetos a écrit:
Matuos a écrit:
les dieux ne sont-ils pas assez malins pour s'en retourner d'eux-mêmes?

Là n’est pas la question… si à la fin d’un rituel nous demandons à la divinité de s’en aller c’est simplement pour lui dire au-revoir comme l’on ferait avec un hôte venu nous visiter.

en effet, vu sous cet angle je ne suis plus du tout dérangé, bien au contraire... je ne l'avais jamais envisagé de la sorte.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 19:39

Auetos a écrit:
Citation :
nos lieux de cultes en rondins et terre battue et les "gros cailloux" qui les ont précédés avaient-ils besoin pour être fonctionnels de s'embarrasser des mêmes savoirs que ceux des compagnons bâtisseurs?

Certes oui ! Car tous les édifices cultuels doivent être biens construits et biens orientés.

Peut-on dire que les charpentiers sont pour les Celtes ce que les maçons étaient pour les bâtisseurs de cathédrales? Le dieu Luchta mac Luachada (Luxtos?) est-il l'initiateur de ce savoir? Lugus est-il le Patron des métiers qu'il cite devant Tara?

merci d'avance,
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Aruernos

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 21 Sep 2014 - 22:06

Artio's a écrit:
Remarquons aussi que le mouvement circulaire (circumambulation) influe fortement l'activation énergétique de l'endroit. Par mes propres mesures, je remarque une augmentation de la charge multipliée approximativement par le nombre de tours exécutés. Cela explique sans doute pourquoi certains tournent en sens inverse en fin de rituel pour rendre le lieu au profane. Le nombre trois est sans doute choisi pour sa valeur ésotérique.

après vous avoir tous lu et avoir examiné ces graphiques j'ai entouré de cailloux, certains enterrés, en forme de cercle mon petit nemeton.

Je ne suis pas druide mais comme mon autel est dans un jardin, au bord d'une grosse plaque de pierre blanche et carrée sur laquelle je me tiens j'ai senti le besoin de rajouter l'élément cercle.
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Artio's
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 22 Sep 2014 - 2:20

Auetos a écrit:
« Près de l’Arar est le mont Lusdulos qui changea de nom. Momoros et Atepomaros chassés du pouvoir par Serenoeos, vinrent sur cette colline, sur l’ordre d’un oracle, voulant fonder une ville. Les fossés étaient creusés : soudain des corbeaux apparaissent et volant ça et là, couvrirent les arbres alentours. Momoros, expert dans les arts des augures, appela la ville Lugdunon, car lugos signifie corbeau dans le dialecte de ces peuples et dunon,  lieu élevé. » (Plutarque)
Vous citez ici Plutarque.
Citation :
« … l’augure prit place, la tête voilée et tenant de la main droite son bâton recourbé et sans nœud appelé lituus. De là, embrassant du regard la campagne, il invoqua les dieux, marqua dans le ciel les régions par une ligne tracée de l’est à l’ouest et spécifia que les régions de droite étaient celles du midi, les régions de gauche celles du nord ; en face aussi loin que ses yeux portaient leurs regards, il se fixa mentalement un point de repère. Puis, faisant passer le lituus dans sa main gauche, et levant la droite, il fit une prière : « Grand Jupiter, si tu permets que ce lieu, où je suis présentement, soit consacré, donne-moi des signes manifestes dans les limites que j’ai tracées. » Puis il annonça les auspices… » (Tite Live)

Voilà en deux mots comment cela se passait dans l’antiquité. Il y avait donc choix du lieux, certes, mais pas grâce à un pendule ou une baguette de sorbier, mais par l’observation des oiseaux (auspicium de aui-spicium).
Ici, vous citez Tite-Llive qui cite Jupiter.
En somme, une inspiration d'auteurs romains mal informés sur la science des druides, qui mettent l'accent sur une chose (importante) plutôt qu'une autre.
Citation :
De même je suis quelque peu sceptique quant au fait que celle-ci choisisse, pour nous, le lieu de notre futur Nemeton.
Ce serait erroné de croire qu'elle choisisse pour nous étant donné sa présence à de multiples endroits et ses bienfaits. Ce serait plutôt l'inverse puisque j'ai parlé de ce paramètre comme support.
Citation :
Après, je ne dis pas que ces gens-là n’avaient pas des notions de géobiologie ou de tellurisme, cela serait étonnant, mais je ne pense pas qu’ils sortaient leur pendule à tout bout de champ pour savoir si oui ou non la Vouivre était là.
Qui a parlé de pendule en ces temps ? Était-ce nécessaire ? Que faites-vous des personnes sensibles ? Vous sont-elles étranges ? Je crois que vous tombez aussi dans des caricatures. Quant à la septicité, c'est bien plus légitime. Mais après tout, j'affirme, vous affirmez, nous affirmons. Vous citez. Par mon travail, je prouve, lisez-le donc, car il s'inspire de l'empreinte du nom par le peuple sur le lieu, et j'ose le dire, par la capacité à utiliser son corps en sus de sa tête. Admettez-donc que nous héritons de cela aussi. Mais cela n'exprime pas, sauf peut-être en codification à travers le Moyen-Age. Pourquoi donc ce sceau du secret ? A votre avis ? Ce n'est certes pas du fait du politiquement correct.

Citation :
Certes oui ! Car tous les édifices cultuels doivent être biens construits et biens orientés.
Pas nécessairement vers l'est. Il n'y a qu'à regarder les églises romanes et gothiques qui semblent respecter des paramètres locaux, donc qui s'insèrent dans l'ordonnancement du lieu ; et celles qui leur succédèrent, toutes orientées vers Jérusalem et le Levant. Etrange parallèle avec beaucoup de nemeta, non ? J'ajoute, sans rapport avec ces derniers, que les mosquées et les synagogues respectent aussi toutes une même orientation et ne se préoccupent pas de la teneur du lieu contrairement aux temples historiques orientaux. Il semble que les deux habitudes coexistèrent pendant un temps, avec une préséance à l'importance du sol, donnant progressivement le pas à l'orientation générale du culte. Je postule le fait que le deux peuvent soit prendre raison soit prendre place.

Matuos a écrit:
Peut-on dire que les charpentiers sont pour les Celtes ce que les maçons étaient pour les bâtisseurs de cathédrales? Le dieu Luchta mac Luachada (Luxtos?) est-il l'initiateur de ce savoir? Lugus est-il le Patron des métiers qu'il cite devant Tara
Que fallait-il avant le travail des maçons ? Des charpentiers !

Cela dit, arracher des pierres ou des arbres, c'est autant changer l'environnement. Cela n'a plus rien à voir avec le vrai but des mégalithes qui furent érigées dans des conditions climatiques moins favorables. Et pourtant, ce furent les prémices de l'agriculture. Cherchez le rapport ! Et comprenez ensuite leur inutilité dans des conditions climatiques plus favorables. Cela devrait te parler, Matuos.

Quand je parle de modernité, Auetos, je parle de complexification de l'exécution du savoir en raison des demandes d'une société en expansion.
Si l'amélioration des conditions de vie amènent à la diversification des tâches et des concepts, le culte sera en, vertu de ces paramètres, plus édulcoré et complexe, donnant d'avantage d'importance à la représentation qu'à la représentativité surréaliste ; la représentation que l'on emmène pas avec soi, vers laquelle il faut sans cesse revenir pour s'inspirer. Rappelez-vous la réaction de Brennos face aux statues de Delphes.  La modernité, c'est aussi un concept latin philosophique qui tend à imposer la raison comme norme transcendantale à la société. Surréalisme et nature contre raison et figuration du sacré. Au niveau sociologique, la modernité est aussi l’ensemble des conditions historiques matérielles qui permettent de penser l’émancipation vis-à-vis des traditions, des doctrines ou des idéologies données et non théorisées par une culture traditionnelle. On pourrait dire que la romanité entend dépasser le concept traditionnel pour embrasser progressivement un modèle social multiculturel amorcé depuis la Grèce. Ce phénomène s'amorça pour les celtes dès qu'ils furent en contact avec eux, d'où les réactions de dédain des peuples les plus éloignés par rapport à l'effet dévirilisant de la latinisation commerciale. C'est finalement une période intéressante en tant que charnière de l'expansionnisme.

Aujourd'hui, nous entrevoyons notre spiritualité en fonction de notre ouverture d'esprit. Si nous sommes inscrits dans une structure formelle professionnelle, nous serons plus tenté par le rationalisme. Si nous vivons à la campagne profonde, notre vision se portera vers la nature et l'environnement. Si nous sommes artiste, notre expression sera empreinte d'inspiration. Si nous sommes guerriers, nous envisagerons des solutions militantes. Ne pouvons-nous englober tout cela, le mixer et sortir de nos carcans ?

Quand le rationalisme devient un culte, la femme se tait, par sagesse ... ou par peur.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 22 Sep 2014 - 11:44

Artio's a écrit:
Par mon travail, je prouve, lisez-le donc, car il s'inspire de l'empreinte du nom par le peuple sur le lieu, et j'ose le dire, par la capacité à utiliser son corps en sus de sa tête. Admettez-donc que nous héritons de cela aussi. Mais cela n'exprime pas, sauf peut-être en codification à travers le Moyen-Age. Pourquoi donc ce sceau du secret ? A votre avis ? Ce n'est certes pas du fait du politiquement correct.

en ce qui me concerne, je suis très intéressé par ton travail sur la base des noms de peuples mais avec des réserves:

-deux peuples de même nom ne sont pas nécessairement en parenté, une langue et une culture d'origine commune pouvant expliquer aussi leur homonymie.
-je n'accepte pas ton postulat de départ d'invasions celtiques généralisées à toute l'Europe en éliminant purement et simplement les populations préexistantes.
-je vois une contradiction entre ce schéma invasif faisant table-rase du passé et le fait que tu affirmes pourtant que les Celtes se soient conformés à la Vouivre ou aux alignements mégalithiques dans leurs fondations ou dans l'exercice de leur culte.

Citation :
Citation :
Certes oui ! Car tous les édifices cultuels doivent être biens construits et biens orientés.

Pas nécessairement vers l'est. Il n'y a qu'à regarder les églises romanes et gothiques qui semblent respecter des paramètres locaux, donc qui s'insèrent dans l'ordonnancement du lieu ; et celles qui leur succédèrent, toutes orientées vers Jérusalem et le Levant. Etrange parallèle avec beaucoup de nemeta, non ? J'ajoute, sans rapport avec ces derniers, que les mosquées et les synagogues respectent aussi toutes une même orientation et ne se préoccupent pas de la teneur du lieu contrairement aux temples historiques orientaux. Il semble que les deux habitudes coexistèrent pendant un temps, avec une préséance à l'importance du sol, donnant progressivement le pas à l'orientation générale du culte. Je postule le fait que le deux peuvent soit prendre raison soit prendre place.

je n'ai pas en tête de nemeta qui ne soient orientés, en as-tu en exemple? mais de fana gallo-romains, si, bien que la règle veut qu'ils le soient aussi... ce serait intéressant d'en interroger les raisons au cas par cas. en tout cas ça contredit un peu ce que tu sembles affirmer d'une mise en ordre progressive du schéma d'orientation.

... et en ce qui concerne les quatre églises de mon village, Shocked Boudioux, quel chantier:

-la principale, romane était parfaitement orientée. aujourd'hui elle ne l'est plus (elle regarde vers l'Occident).
-et à l'inverse, notre chapelle moins ancienne de pèlerinage à Notre-dame qui était tournée vers l'Occident a été modifiée ultérieurement par la construction d'un choeur en lieu et place du porche d'entrée, et le percement de l'ouverture sous l'oculus.
-la troisième est bâtie sur une voûte surplombant une source sortant du rocher, le "rez de chaussée" étant occupé par le lavoir du village: l'autel est au Nord, au dessus de la source, les bancs sont au dessus des mégères qui tapent le linge (ou plutôt tapaient) tout en colportant les ragots... et l'entrée est à l'Est!!
-le prieuré roman en ruine sur l'emplacement de notre oppida et de son ancien sanctuaire étant, lui aussi, parfaitement orienté.

Citation :
Cela dit, arracher des pierres ou des arbres, c'est autant changer l'environnement. Cela n'a plus rien à voir avec le vrai but des mégalithes qui furent érigées dans des conditions climatiques moins favorables. Et pourtant, ce furent les prémices de l'agriculture. Cherchez le rapport ! Et comprenez ensuite leur inutilité dans des conditions climatiques plus favorables. Cela devrait te parler, Matuos.

tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a quasiment aucun mégalithe en Terres Uoconces, ni chez nos voisins Allobroges... les premiers villages de crêtes des paysans du Néolithique en Occident sont pourtant chez-nous. ils étaient en pierre sèche, beaucoup plus abondante que le bois dans nos contrées caillouteuses, tout comme les oppida qui leurs succéderont, et les futurs sanctuaires d'époque gallo-romaine qui à leur tour réemploieront ces sites, comme à Lardiers... mais le temple celtique du Luminaire près de chez-moi était en bois!

Citation :
Aujourd'hui, nous entrevoyons notre spiritualité en fonction de notre ouverture d'esprit. Si nous sommes inscrits dans une structure formelle professionnelle, nous serons plus tenté par le rationalisme. Si nous vivons à la campagne profonde, notre vision se portera vers la nature et l'environnement. Si nous sommes artiste, notre expression sera empreinte d'inspiration. Si nous sommes guerriers, nous envisagerons des solutions militantes. Ne pouvons-nous englober tout cela, le mixer et sortir de nos carcans ?

pourquoi ne pas préserver ses spécificités? la bonne entente peut se cultiver sans altérer les caractères et les convictions personnelles.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 22 Sep 2014 - 19:44

Matuos a écrit:
Peut-on dire que les charpentiers sont pour les Celtes ce que les maçons étaient pour les bâtisseurs de cathédrales? Le dieu Luchta mac Luachada (Luxtos?) est-il l'initiateur de ce savoir? Lugus est-il le Patron des métiers qu'il cite devant Tara?

Sans aucune hésitation ni doute, je réponds « oui » à tes trois questions.

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 22 Sep 2014 - 19:47

Artio’s a écrit:
En somme, une inspiration d'auteurs romains mal informés sur la science des druides, qui mettent l'accent sur une chose (importante) plutôt qu'une autre.

Non pas Artio’s… ces Romains-là étaient bien informés de ce genre de pratiques, d’autant plus que celles-ci se pratiquaient de la même manière chez eux.

Citation :
Ce serait erroné de croire qu'elle choisisse pour nous étant donné sa présence à de multiples endroits et ses bienfaits. Ce serait plutôt l'inverse puisque j'ai parlé de ce paramètre comme support.

Au temps pour moi… faites comme si je n’avais rien dit silent

Citation :
Qui a parlé de pendule en ces temps ? Était-ce nécessaire ? Que faites-vous des personnes sensibles ? Vous sont-elles étranges ? Je crois que vous tombez aussi dans des caricatures. Quant à la septicité, c'est bien plus légitime. Mais après tout, j'affirme, vous affirmez, nous affirmons. Vous citez. Par mon travail, je prouve, lisez-le donc, car il s'inspire de l'empreinte du nom par le peuple sur le lieu, et j'ose le dire, par la capacité à utiliser son corps en sus de sa tête. Admettez-donc que nous héritons de cela aussi. Mais cela n'exprime pas, sauf peut-être en codification à travers le Moyen-Age. Pourquoi donc ce sceau du secret ? A votre avis ? Ce n'est certes pas du fait du politiquement correct.

Je ne sais pas, mais quand j’ai lu la réponse, j’ai, et je m’en excuse par avance, eu l’image du Professeur Tournesol et de son pendule, d’où ma réponse très caricaturale. Je l’admets. Il est vrai que certaines personnes ont le don de sentir des zones sensibles.

Je ne dénigre en rien votre travail, bien au contraire, je le lis avec d’autant plus d’intérêt que je ne connais rien en géobiologie.

Citation :
Pas nécessairement vers l'est. Il n'y a qu'à regarder les églises romanes et gothiques qui semblent respecter des paramètres locaux, donc qui s'insèrent dans l'ordonnancement du lieu ; et celles qui leur succédèrent, toutes orientées vers Jérusalem et le Levant. Etrange parallèle avec beaucoup de nemeta, non ? J'ajoute, sans rapport avec ces derniers, que les mosquées et les synagogues respectent aussi toutes une même orientation et ne se préoccupent pas de la teneur du lieu contrairement aux temples historiques orientaux. Il semble que les deux habitudes coexistèrent pendant un temps, avec une préséance à l'importance du sol, donnant progressivement le pas à l'orientation générale du culte. Je postule le fait que le deux peuvent soit prendre raison soit prendre place.

Là, vous comparez ce qui n’est pas comparable… l’église romane avec le Nemeton, oui, car l’orientation est la même, face à l’Est, car en ces temps les compagnons bâtisseurs se référaient encore à l’ancienne coutume qui veut que l'on se tourner vers le soleil levant pour prier « Dieu »… mais pas une synagogue ou une mosquée. Eux ne se tournent plus vers « Dieu » mais vers un lieu… saint.

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 22 Sep 2014 - 21:23

Matuos a écrit:
en ce qui me concerne, je suis très intéressé par ton travail sur la base des noms de peuples mais avec des réserves

Il ne s'agissait pas de ce travail-là, Matuos mais sur un travail de quatre ans sur mon propre pagus. Celui que tu cites a été bouclé en trois semaines.
http://ardwenna.blogspot.be/
http://ardwenna.e-monsite.com/
http://morvana.unblog.fr/

Citation :
je n'ai pas en tête de nemeta qui ne soient orientés, en as-tu en exemple?

Je n'ai pas dit le contraire, j'ai posé la similitude entre les nemeta et les orientations générales. Toutefois, puisque tu le demandes, il arrive dans certains cas qu'ils ne soient pas orientés à l'est. Ce sont des variantes régionales. Donc, je ne mets pas de rapport mais une opposition d'un monument religieux qui considère le terrain de celui qui s'oriente vers l'est ou l'orient, en tenant compte de paramètres soliaques et du sous-sol.
Exemples gallo-romains :
Drevant : http://racf.revues.org/1653
Vieil-Évreux :   http://www.archeologiesenchantier.ens.fr/spip.php?article79            
Sceaux-du-gatinais :   http://jfbradu.free.fr/celtes/sceaux/sceaux-08.php3
Exemples gallos :
Corent : http://www.david-romeuf.fr/Archeologie/CorentAstronomie/SanctuaireCorentEtAstronomie.html
Mirebeau : http://rae.revues.org/2833

Citation :
... et en ce qui concerne les quatre églises de mon village, Shocked Boudioux, quel chantier:

-la principale, romane était parfaitement orientée. aujourd'hui elle ne l'est plus (elle regarde vers l'Occident).
-et à l'inverse, notre chapelle moins ancienne de pèlerinage à Notre-dame qui était tournée vers l'Occident a été modifiée ultérieurement par la construction d'un chœur en lieu et place du porche d'entrée, et le percement de l'ouverture sous l'oculus.
-la troisième est bâtie sur une voûte surplombant une source sortant du rocher, le "rez de chaussée" étant occupé par le lavoir du village: l'autel est au Nord, au dessus de la source, les bancs sont au dessus des mégères qui tapent le linge (ou plutôt tapaient) tout en colportant les ragots... et l'entrée est à l'Est!!
-le prieuré roman en ruine sur l'emplacement de notre oppida et de son ancien sanctuaire étant, lui aussi, parfaitement orienté.

Ce qui prouve que
- le roman s'appuie sur le temple antique romanisé en grande partie orienté est-ouest, à l'exception de celles bâties sur un site mégalithique ou un éventuel temple enclos (enge) précelte. Les exemples sont nombreux. Et même des exemples d'églises réorientées à l'est sur un axe précédemment différent. Il suffit de faire une recherche rapide sur internet pour en trouver quelques unes :
http://www.liorac.info/PAGES/eglise6.php
http://www.chamoux-sur-gelon.fr/page/dater-leglise
http://www.fappah.org/t951-leglise-paroissiale-saint-denis
- que les sous-sols sont canalisés parfois en vue d'y créer une "maille d'eau" en renforcement d'une effet mineur
http://www.maitre-villard-de-honnecourt.com/travaux/sujet/eglise_romane_geomagnetisme.html
- que les première nefs est-ouest sont construites dans des rapports de nombre d'or qui donnent exactement les angles solsticiaux
http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/p66-6.html
- que le XVe siècle a été déterminant dans la modification des axes des nouvelles églises vers l'orient
- que le récent ne respecte plus rien
Au moins, on peut dire que l'intention est-ouest correspond à l'équation d'équinoxe.


Citation :
tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a quasiment aucun mégalithe en Terres Uoconces, ni chez nos voisins Allobroges... les premiers villages de crêtes des paysans du Néolithique en Occident sont pourtant chez-nous. ils étaient en pierre sèche, beaucoup plus abondante que le bois dans nos contrées caillouteuses, tout comme les oppida qui leurs succéderont, et les futurs sanctuaires d'époque gallo-romaine qui à leur tour réemploieront ces sites, comme à Lardiers... mais le temple celtique du Luminaire près de chez-moi était en bois!

Je t'interpellais à ce sujet, c'est simplement pour expliquer le rôle de distribution des grosses pierres dans un contexte agro-pastoral, plus particulièrement par rapport à l'impact sur la végétation. Dans une période climatique aride, les plateaux sont forcément plus cléments. Et ta région possède bien une culture perdurante très ancienne et distincte.

Citation :
pourquoi ne pas préserver ses spécificités? la bonne entente peut se cultiver sans altérer les caractères et les convictions personnelles.
Par cela, nous nous rejoignons. Le mixage conceptuel permet justement d'ouvrir ses convictions, de laisser entendre, et par écho d'entendre les autres.
C'est un peu comme se présenter à un bureau de police, on est polis. Sur un camp militaire, on ... se tait. Si on tire, moi, je me tire.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mar 23 Sep 2014 - 0:30


merci pour les liens!

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mar 23 Sep 2014 - 9:51

Bonjour,

Oulàlàlà, je vois que depuis trois jours...Les réponses fusent de toutes part et sont très intéressantes...Je vais lire tout ça, merci à vous.

Merci pour les liens...
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Dim 26 Oct 2014 - 21:39

Auetos a écrit:
j’ai attendu… le vol dextre d’un oiseau montant vers le ciel m’a confirmé le bon choix du lieu.

Depuis, jour après jour, il se charge. Aujourd'hui il est à plus de 40.000 UB en son centre, c’est-à-dire sous le Teges.

Une question basique que je ne peux plus retarder : un vol dextre vient de la droite ou va vers la droite ?

Comment mesurez-vous les UB et qu'est ce que c'est ?
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Lun 27 Oct 2014 - 10:32

Aruernos a écrit:
Une question basique que je ne peux plus retarder : un vol dextre vient de la droite ou va vers la droite ?

Question basique mais ô combien importante… quand vous vous installez pour augurer, vous dessinez symboliquement devant vous une fenêtre carré. Celle-ci est ensuite divisée en quatre portions par deux traits, l’un horizontal, l’autre vertical. Une fois fait, vous vous asseyez et attendez de voir par où entre l'oiseau et vers où il sort.

Si par exemple, un oiseau entre dans la fenêtre, en bas à gauche et se dirige en haut et à droite pour sortir de la fenêtre, vous pouvez dire, voire même affirmer que tout est parfait… l’inverse l’est pas du tout.

Citation :
Comment mesurez-vous les UB et qu'est ce que c'est ?

L’Unité Bovis est une unité de mesure utilisée en radiesthésie, elle sert à mesurer le taux vibratoire ou l’énergie cosmo-tellurique d’un lieu ou d’un corps.

http://magnetismelement.canalblog.com/archives/2014/01/21/29005431.html

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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mer 29 Oct 2014 - 19:17

Bonsoir,

Je sais je suis peut-être un peu embêtant, mais juste pour un approfondissement:

Pour les UB, cela vient de Mr Bovis qui a créer cette unité de mesure à partir des Angström, sinon je suis d'accord pour les taux de vitalité ou d'énergie.

Par contre les "énergies cosmo-tellurique" n'ont rien à voir avec les UB, c'est un déséquilibre ou un équilibre, suivant pas mal de paramètres dont la géologie du sol, les habitations, usines, les montagnes, Mer, ect.....Normalement chaque éléments va émettre ou recevoir.

En gros l'idée est l'échange entre le ciel (espace) et la terre, les rayonnements divers vont aller sur la terre (ou de la terre vers le ciel) et s'ils rencontrent un terrain "imperméable", les rayons ne peuvent pas pénétrer le lieu donc, cela peut être néfaste, si c'est dans le cas contraire ou le terrain est "perméable", il y aura échanges...Donc faste.

C'est la "théorie des forces compensés"

Effectivement le fait de connaître ses connaissances, peuvent apporter au lieu de bonnes "vibrations" et d'éviter de mal placer ce lieu.
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mer 29 Oct 2014 - 21:00

marcassin a écrit:
Bonsoir,

Je sais je suis peut-être un peu embêtant, mais juste pour un approfondissement:

Pour les UB, cela vient de Mr Bovis qui a créer cette unité de mesure à partir des Angström, sinon je suis d'accord pour les taux de vitalité ou d'énergie.

Par contre les "énergies cosmo-tellurique" n'ont rien à voir avec les UB, c'est un déséquilibre ou un équilibre, suivant pas mal de paramètres dont la géologie du sol, les habitations, usines, les montagnes, Mer, ect.....Normalement chaque éléments va émettre ou recevoir.

En gros l'idée est l'échange entre le ciel (espace) et la terre, les rayonnements divers vont aller sur la terre (ou de la terre vers le ciel) et s'ils rencontrent un terrain "imperméable", les rayons ne peuvent pas pénétrer le lieu donc, cela peut être néfaste, si c'est dans le cas contraire ou le terrain est "perméable", il y aura échanges...Donc faste.

C'est la "théorie des forces compensés"

Effectivement le fait de connaître ses connaissances, peuvent apporter au lieu de bonnes "vibrations" et d'éviter de mal placer ce lieu.

D'accord sur ce point, mais comment l'énergie peut-elle fluctuer en boni s'il n'y a point d'équilibre ? C'est aussi le cas des personnes. Si elle n'ont point d'équilibre, elles stagneront. Voyons donc cette mesure comme une résultante viable.
En d'autres termes, on mesure de manière non-scientifique les taux vibratoires qui résultent de la variation potentielle de l'échange entre deux paramètres se rencontrant. Dans l'absolu, dans la nature, rien n'est négatif ni positif : on parle de pathogène ou équilibré. Par exemple, trop de polarité cosmique est pathogène également, comme le tellurisme. Deux points déséquilibrés peuvent également interagir entre eux dans l'équilibre. Le troisième paramètre est l'union des deux autres : la viabilité et la croissance vibratoire résultante. Elle est différente pour chaque espèce, comme vous l'avez remarqué pour vos familiers ou pour vos cultures.
Pour un lieu de culte, il en est de même, si l'exercice est équilibré.
Le taux enregistré évolue et passe des phases dites dimensionnelles permettant aux impétrants de développer leurs capacités, préhension et interaction. Certes, les effets sont aussi visibles sur la santé.
Puisqu'il faut deux paramètres pour l'obtenir, à mon sens, le choix du lieu est EVIDEMMENT d'importance en fonction de sa nature du sous-sol ( de ce qui s'y passe et échange), comme l'est la capacité de la réunir à la qualité de recevoir ce qui vient du ciel. Il faut du cœur !
Que font les dieux et les déesses sinon ?
Augurer est un exercice de divination basé sur les signes, et permet directement de se laisser guider ei incumbit probatio (en l'absence de preuves).
Cela dit, mesurer est quand même vérifier. Very Happy
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Moilogustos
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mer 29 Oct 2014 - 21:41

Bonsoir,

Ben justement si les forces compensées sont en déséquilibre, le lieu n'est pas bon...Du coup la personne qui habite sur le dit lieu, sera malade quelques temps après....

Justement l'équilibre est un bon échange, comme une balance non ? si il n'y a pas d'équilibre....Ben ça passe pas....Du moins les énergies passeront mais pas comme il faudrait, elles vont émettre des ondes porteuses ou seront des ondes portées, cela dépendra du lieu.

Justement c'est ça que les "géobiologues" devraient faire avant une construction, voir des lieux avant la mise en place, au lieu de corrigé le lieu après la déclaration des maux....

Si l'on sait, on peux corriger tout de suite...Ou éviter de vivre sur le dit lieu.

Ne pas oublier une chose, les hommes n'ont jamais habiter dans un lieu sacré et à votre avis pourquoi ? Tout simplement parce-que le lieu est en déséquilibre Wink en bonnes énergies certes, mais un trop plein d'énergie sur une personne pendant quelques temps, n'est pas bon non plus....

Oui c'est une unité de mesure importante, mais il y en a d'autres....
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MessageSujet: Re: Comment déterminer son lieu de culte ?   Mer 29 Oct 2014 - 22:00

Re,

Zut j'ai envoyer le message avant la fin Embarassed

Donc;

Négatif et positif sont liés à l’électricité Wink et sur ce sujet les échanges terre-ciel en sont les résultantes, dans l'atmosphère les orages par exemple....La nature est la nature....

Sinon je suis d'accord dans l'ensemble de vos dires avec vous cher Artio's.
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Comment déterminer son lieu de culte ?
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