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 Sequana, mythe romain ?

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Artio's
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MessageSujet: Sequana, mythe romain ?   Dim 5 Oct 2014 - 12:55

http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Seine
Citation :
La "seine" nommée vient du Sequana, dont elle-même vient Gaulois Sicauna. Le nom Sicauna se compose de celtique sakw, qui signifie "sacré" et vient du Proto-Indo-Européen racine *sak- (qui a également donné le latin sacer et sanctus, qui a à leur tour donné sacré et saint), et d'un celtique (ou plus probablement Pré-Indo-Européen) suffixe - onna ce qui signifie l'"source, fleuve", et ce qui peut être trouvé au nom de beaucoup de fleuves d'Europe de l'ouest (tels que ou Dordogne). Le nom "Sakw - onna"("source sacrée "," fleuve sacré"), est également le nom de plusieurs autres fleuves d'Europe occidentale, tels que Fleuve de Saône, et probablement aussi Fleuve Shannon.
Une autre étymologie proposée pose en principe cela Sequana est la version latine de gaulois Isicauna. Est-Icauna soyez le diminutif d’Icauna, qui était le nom gaulois du Fleuve De Yonne. L'antique Gaulois a considéré la seine comme étant un tributaire de la Yonne, qui présente en effet une plus grande décharge moyenne que la seine (le fleuve traversant Paris devrait s'appeler Yonne si les règles standard de la géographie étaient appliquées). Icauna venez des racines Pré-Indo-Européennes inka - onna. Davantage de recherche sera nécessaire pour décider entre les deux étymologies.
Considérez  en aval ce qui est, la seine a été connu As Rodo, ou Roto, qui est un nom celtique traditionnel pour des fleuves, et est également le nom original du Fleuve de Rhône (voir l'article de Rhône pour d'autres explications). Ceci est prouvé par le nom, qui était Rotomagos dans gaulois, signifiant champ, plaine (magos dans gaulois, dont la signification s'est transformée en le "marché") du Roto ".
http://www.geocities.ws/lanecki_fr/ariolica/forez.html
Citation :
Ségusiaves:
“Mythologiquement” parlant, les Ségusiaves sont les descendants de Segeta, la déesse guérisseuse ou nymphe des eaux, enlevée par le tout puissant Lug qui en était amoureux. Les Ségusiaves vouaient un culte tout particulier à cette divinité que les Grecs appelaient Europe. La version hellénisée raconte qu’une princesse de la ville maritime de Tyr était aimée de Zeus. Ce dernier se changea en taureau pour l’enlever et lui faire traverser la mer.
Les pièces de monnaie gauloise représentant un taureau cornupète sont souvent attribuées aux Ségusiaves.
Dans la haute antiquité, il est parfois difficile de retracer la véritable origine des mythes et légendes entre Phéniciens, Grecs et Celtes.
Il faut se rappeler que chez les Gaulois, peuple relativement homogène tout au moins sur le plan linguistique, l'organisation politique suprême était la tribu qui affirmait son unité par une consanguinité mythique.
Questions de similitude: Les Helves ou Helviens (actuel département de l'Ardèche) étaient des Helvètes (Suisse) qui ont continué leur migration vers le sud-ouest. Les Ségusiaves Segusiavi ou Secusiani ne sont-ils pas des Séquanes Sequani (Franche Conté) qui auraient eux aussi migré au sud-ouest de leur territoire? La déesse Sequana, qui a donné son nom à la Seine Sequana, à la Saône Sauconna et bien sûr aux Séquanes,  ne change-t-elle pas son nom pour Segeta lorsque l'on se déplacerait vers le sud et l'ouest? Il est vrai qu'entre Belges (Seine Meuse Rhin) et Gaulois proprement dit (Loire, Massif Central) il existe des différences dialectiques et linguistiques très marquées.

Les fils de segeta, les segontes sont un ensemble de peuples apparentés par leur filiation à la déesse, à moins que celle-ci ne sont une expression phonétique d’une parenté populaire. En effet, nous trouvons ces toponymes, théonymes et ethnonymes dans le territoire d’expansion des peuples utilisant des nominations comme les casses, alaunes, vellaunes ou agones.
Quelques exemples :
- Ségovie, centre Espagne celtibère, nous trouvons au nord la ville de Segobrigia (Pinilla Trasmonte), et au sud l’oppidum de Segobriga, près de saelice.
- Au sud de Narbonne, à proximité de Port-la-Nouvelle, nous trouvons l’oppidum de Sigeddon
Jusqu’ici, aucune parenté n’est attestée par la ressemblance nominique avec un peuple. Pourtant, « briga » découle soit du qualificatif « haut, elevé », ce qui n’est pas le cas une fois sur deux. Alors, il peut découler d’une filiation divine (Brigantia, Brixia) alors que celle-ci n’est qu’un qualifiant. Il reste une dernière hypothèse : briga = brogi. Celle donne du sens segobriga et segobrige = pays des segontes ou de segeta.
- Marseille fut occupée par les Segobriges (Briga Brixia et Segeta)
- A Sisteron, les Sogiontiques (ceux de Segeta) ont créé la ville de Segusterum (dénomination populaire romaine plurielle de Segustera)
- Près de Bussoleno, dans le Piémont se sont installés les Soguntiens
- A Valence, entre Drôme et Ardèche, Les Segovellaunes ont créé l’oppidum de Segovia (Soyons)
- Dans la Loire, les Segusiaves ont créé l’oppidum de Segusiavorum (Feurs) et la ville romanisée d’aquae segetae (Le moingt, Montbrisson), désignations romaines s’il en est, comme les précédentes.
- Autour des sources de la Seine (dites Sequana), dans le territoire Lingon, nous trouvons l’oppidum Segessera (Bar sur Aube) et dans le territoire Sequane, Segobodium (Dampierre sur Salon). Pouvons-nous déjà avancer une parenté entre séquane et segonte ?
- Dans le territoire Leuque, se trouve un oppidum de Sion (étymologiquement proche de Soyons)
- Nous rapprochons donc Roession (Lanthenas), en Haute Loire
- En Maine et Loire, L’oppidum de Segourie (Le Grand Nombault)
- Chez les Vellaunes, à Seaux des Gatinais : Aquae Segetae
- En Basse-Normandie, à Sées, les Sagiens vivaient à Sagium, selon les romains.
- Nous trouvons encore des Segontiaques dans l’embouchure de la Tamise et des Selgovae dans les bordures de l’Ecosse
- A Nassogne, en Belgique Ardennes, la ville de Novasegna semble indiquer une parenté  théologique entre les Sègnes et les Segontes.
IL peut y avoir plusieurs raisons à la similitude des lieux et des peuples :
- le territoire désigné par autrui comme le lien d'enracinement
- l'installation à titre de client ou mercenaire (très fréquent chez ce peuple)
- le déplacement d'un peuple après défaite (voir Tongres en territoire éburon et les Tiguriens, voisins des séquanes)
- une aire de déplacement entre deux enracinements successifs
Les désignations qui nous sont restées nous sont données par les romains. En ce sens, elles désignent plus volontiers un peuple qu’une divinité. C’est le cas des ségontes et des sequanes. Or, en opposition avec les traductions proposées, les terminaisons ona, ana, una sont un dénominateur commun de la déesse. La racine seg, sic, désigne le sacré. La terminaison ate idique comme ard « élevé ». J’en déduis que le peuple prend sa source dans la divinité et qu’il la véhicule (cfr tribu des agaune- alaune). Segeta signifierait « grande sacrée » ; séquana « déesse sacrée » et non aqueuse. La source est une expression du sacré mais dans l’extension de sa dimension non en tant que source elle-même, comme le fleuve. Les dévotions aux sources et interprétations des nymphes ne se retrouvent qu’à l’époque d’occupation romaine qui sacralise l’eau comme une déité plutôt que l’expression d’une déité. Ainsi la Seine et la Saône ne correspondant ni aux traces de sacralisation ni à la logique de répartition des noms (voir carte) seraient des créations post celtiques. Un autre exemple : l’Escaut (Scaldis) porte le même nom que l’Ecosse des Calédoniens (Scalidones) et de la fameuse épée de Cuchulain Cruaidin calcidheann, calcidona curia, terre des caledons, écosse, ancêtre d’Excalibur ou escalidone bura, terre des caledons, écosse.

J’en reviens donc à dire qu’il y a amalgame entre la nomination du peuple par l’endroit où le fleuve et la nomination de l’endroit par le peuple, lui-même portant la déité comme emblème et son expression qualifiante. Ainsi, nous ne serions plus troublés par l’explication du nom d’un fleuve comme la Seine et un peuple qui, géographiquement, n’y est pas relié : les Séquanes. Il devient alors impossible d’assimiler les Séquanes comme des germains, alors qu’ils influençaient une partie de la gaule et en raison de leur parenté avec les peuples qui entourent les Alpes. Leur nom pourrait découler  de sec ana (déesse sacrée) : Seguanes ou Ségaunes.
Je postule donc sur l’ignorance des romains, que nous transmettons encore, en voulant bien faire. Doutons, encore …
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Auetos
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Dim 5 Oct 2014 - 16:16

De mon côté j’ai…

SEGETa (div. n.p.f.) = « la Génitrice »
SEQUANa < SECUANa < SECOUONa (div. n.p.f.) = « la Déversante »

SIG- // SEG- // SEC- peuvent provenir de SEGo // SIGo = « force triomphante »

OUONos/-a/-on (adj) = « jeune »
OUENa // OUINa (n.c.f.) = « écume »

ONNa > ONa // ONo (n.c.f.) = « rivière »
-ONNa (suffixe hydronymique féminin)

ONNos/-a/-on (adj) = « solide »

SACRos/-a/-on (adj) = « sacré »

ANa (avec un seul « n ») signifie « étang, marais »


ICAUNa // ICAUNis (div. n.c.f.) = « l’Aqueuse »


ROTOMAGos…

RODANos < SRODANos (n.c.m.) = « puissant cours d’eau »
RODANos/-a/-on (adj) = « qui roule, qui charrie »
RODANICos/-a/-on (adj) = « fluvial »

ROTo (n.c.f.) = « roue » (au fig)
ROTo (n.c.f.) = « piste, carrière »
ROTon (n.c.n.) = « passage » > ROTos (n.c.m.) = « gué du pont »

Peut-être que ce mot indique une voie d’eau dans une plaine. Ceci dit l’adjectif MAGo/-ona/-ons signifie « puissant ». Ce qui nous ramène – peut-être – à notre Rodanos, notre puissant cours d’eau.

Ainsi donc, oui, pourquoi pas pour que le nom des Segontes (ou Segiontioi) vienne de Segeta « la Génitrice » ; ils seraient donc, par analogie « les Géniteurs ». Je trouve plus difficile de les faire venir de sec-ana, « déesse sacré ».

Le seul petit souci est que, selon mon dictionnaire, ce mot signifie « Vainquant ».

Qui a tort, qui a raison… ???

Citation :
Pourtant, « briga » découle soit du qualificatif « haut, elevé », ce qui n’est pas le cas une fois sur deux. Alors, il peut découler d’une filiation divine (Brigantia, Brixia) alors que celle-ci n’est qu’un qualifiant. Il reste une dernière hypothèse : briga = brogi. Celle donne du sens segobriga et segobrige = pays des segontes ou de segeta.
- Marseille fut occupée par les Segobriges (Briga Brixia et Segeta)

BRIGa signifie bien « hauteur » mais aussi « valeur », « puissance », « insolence ».
SEGo // SIGo (n.c.f.) = « force supérieure », « victoire »

SEGOBRIGa (n.c.f.) = « camp fortifié, forteresse »
SEGOBRIGIoi (eth. n.p.m. pl) = « Ceux des forteresses »

Ainsi donc, Massalia fut – peut-être – occupée par « ceux des forteresses », non ?

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Artio's
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Dim 5 Oct 2014 - 16:34

Admettez tout de même que les racines de ce dictionnaire donnent des directions parfois bien éloignées et qu'il s'inspire d'une interprétation latine.
Je suis assez favorable au définitions de "forteresse" et "génitrice" car ça ne modifie pas trop l'hypothèse. Very Happy
Par contre, je réfute ana, je n'en démords pas, car ca ne colle pas aux toponymes.
Etang-marais : terrain glissant bounce
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 2:00

Citation :
Le nom "Sakw - onna"("source sacrée "," fleuve sacré"), est également le nom de plusieurs autres fleuves d'Europe occidentale, tels que Fleuve de Saône, et probablement aussi Fleuve Shannon.

le "Kw" est inconnu dans les vieux noms du Shannon, et tout le monde là-haut s'accorde à dire que le nom et celui de la Déesse éponyme vient de Senuna, "l'Ancienne" mais à vous lire je me demande si Tobar Segais, sa source, peut être rapproché de cette racine et être le nom le plus ancien de cette rivière sacrée... la traduction irlandaise habituelle en étant "Sagesse, Connaissance, Tradition" ce qui ne gâche rien!

c'est peut-être l'occasion de nous intéresser de près au Fleuve-roi des Irlandais, dont on parle bien moins que la Boyne, et pourtant...

« Le » Shannon (Abhainn na Sionainne) est le plus long fleuve d'Irlande et de Grande Bretagne : 386km, et même 483km en ajoutant son estuaire.

Il prend sa source en Connla, au Tobar Segais, « le Puits de la Sagesse » qui est aussi le nom de la source de la Boyne... le nom et les descriptions de ces deux sources sont les mêmes, seul le nom de la Déesse qui se confond avec leurs eaux diffère : il s'agit ici de Sionnan.

Ptolémée le nommait Sênou (Σήνου) et St Patrick dans ses Confessions confirme le vieux nom de Sinann (le vieil-irlandais use aussi de Sinand) mais précise que le fleuve est appelé Bandea, la Déesse :

« Et uenierunt per alueum fluminis Sinnae quae dicitur Bandea ad Tumulum Gradi... »

Les linguistes semblent d'accord pour faire remonter ces formes connues de vieil-irlandais dérivant de Senos à Senuna, qui pourrait se traduire par « la plus ancienne » de nos Déesses, « la première honorée » ou encore « la plus sage »…

Les Dindsenchas qui lui sont consacrés insistent sur sa grande beauté, son immense générosité, la pureté de son caractère et sa quête de connaissance... et par delà le récit de la violence infligé par les eaux du puits sur l'importune, sur le fait que désormais la rivière sacrée qui vient de naître et cette Déesse qui l'a éveillée ne font qu'une.

« Il était une jeune fille aux cheveux d'or issue des Tuatha Dé Danann, la vive Sinann, rayonnante, fille du lumineux Luchair. Une nuit la jeune et brillante fille se souvint, cette jeune fille aux lèvres rouges et à la voix si douce, que toute sorte de gloire était en ses mains, sauf l'art mystique. La jeune fille, féerique était sa silhouette, est venue un jour par la rivière et vit, ce n'était pas chose anodine, les belles bulles mystiques... »

« Des eaux du Puits de Seguais en Connla, fort était le son, venu de sous les jupes bleues de l'Océan ! Six cours d'eau inégaux dans la gloire en sortaient, et le septième était Sinann. Les neuf noisetiers de Crimall le Sage laissent tomber leurs fruits là-bas dans le puits. Ils se tiennent là par la puissance des sorts dans un brouillard ténébreux. Ils élèvent ensemble, de manière insolite, leurs feuillages et leurs fleurs (...) Les noisettes tombent dans le puits et leur suc forme des bulles mystiques dans les eaux vertes»

« Un puits avec débit sans faille est au bord d'une rivière froide, que les hommes célèbrent sa gloire, et d'où ressortent sept courants principaux. Ici se trouve la connaissance de la magie de Segais et son excellence, sous la source fraîche... au dessus de ces eaux s'élèvent les fameux noisetiers qui hantent la musique et les chants des poètes. Les vapeurs de la Segais s'élèvent du puits de la puissante et bonne Dame, lorsque les noisettes de l'aimable Crinmond chutent en son sein royal lumineux et pur. Enlacés dans une abondante foison viennent tout à la fois les feuilles de ces beaux arbres, les fleurs et leurs fruits... »

« Noblement elles viennent, rayonnantes de lumière, les Sept rivières, dans un flot serein, revenues des profondeurs d'où s'élève le murmure musical de la Tradition. »

des textes qui sont d'une telle richesse mériteraient une traduction approfondie, et si vous en avez de bonnes, je suis preneur...

ci dessous, la fameuse source du Shannon, Tobar Segais:



tout ceci n'est pas sans rappeler Sarasvatî et les Sept rivières sacrées de l'Inde... je penche donc pour un épithète de Brigantia.

Qu'en pensez-vous ?
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Moilogustos
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 13:06

Bonjour,

Merci pour vos recherches, n'étant pas linguiste Embarassed ...

( P.S: c'est ma Deua teugia Wink )

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Artio's
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 15:50

Brigantia n'est-elle pas un épithète également ?

Le païen, au départ, ne rentre pas dans la catégorisation du divin et de la nature, même s’il sait que cela est de son regard d’homme. il s’intimise simplement de manière relationnelle et amicale. Un don contre don, qu’il soit physique ou éthéré, est un partenariat sain qui maintient l’ordre des choses. S’il ne sait atteindre une source trop lointaine, il s’adressera naturellement à celle qui lui est plus proche pour qu’elle, à son tour, fasse son travail.

Aussi l'épithète devient un porte-étendard moteur qui en vaut un autre, ou même qui le remplace. Si même l'eau cristallise une substance, l'idée de cette substance la transcende. N'y reste que la dédicace. C'est comme une tour de Babel, où l'on se froisse pour des idées ... égales.

Le Lebor Gabála Érenn est une compilation médiévale différenciée. Les noms plus nombreux nous sont donnés à l'époque romaine, inscrits dans le terroir, réels. Et notre esprit n'a plus rien à voir avec l'esprit gaulois, antérieur à tout cela. Poétisons nos valeurs dites absolues, pour les alléger et les rendre abordables dans un esprit surréaliste ancré dans la tradition.

Ainsi, Brigit (Bright) prend naissance dans l'idée qui se développe autour d'elle.
La première (grande, noblesse) pourrait la désigner sous les termes de Magna, Ardu. C'est généralement celle qu'on préfère.
La seconde (forteresse) engage plus une notion de faire et de peuples.

Dans l'idée de la résurgence irlandaise de la déesse Birgit, cette épithète s'adresse bien à la déesse mère qui possède autant d'épithètes que d'idées. La vision trine de la déesse nous incite à la voir sous divers aspects comme celui de la sage, ancienne ou de la jeune déesse du printemps voire même très brillante en été (Belisama). Elle est à la fois sacrée, pourvoyeuse, redoutable. Elle contient tous les aspects de la société celtique.
Oui, alors, la sage s'inscrit dans la vision de la triple déesse qui ne se nomme pas précisément chez nous. Rappelons la liberté poétique de l'expression celtique qui tente de désigner en termes qualifiants et non quantifiant.

Wiki
Citation :
Sarasvatî possède les mêmes attributs (connaissance, éloquence, sagesse et arts)  était aussi à l'époque védique, la divinité des rivières. Elle est l'épouse, la shakti (puissance créatrice) de Brahma, le dieu créateur de la Trimurti indienne et leur union souligne la notion que la connaissance est une condition sine qua non de la création.

À l'aube du monde, Brahma tombe amoureux de sa première création, Shatarupa (aux cents formes, aux cents noms) ou Savriti, la déesse de l'existence matérielle, à quatre têtes (directions)
Sapristi !

Nous tombons ici dans une genèse masculine qui utilise le pouvoir féminin à l'inverse du concept celte qui diversifie ses actions sur le féminin, plus centré sur la création. Mais il y a un point commun : dans les eaux, nous trouvons la puissance créatrice transcendante qui se révèle dans l'existence matérielle, elle-même fécondée par l'acte. Sarasvatî pourrait alors être la Shakti, sorte de Kundalini principe divin manifesté dans la terre, présente dans ses eaux, même discours que dans mes travaux.

Shatarupa est connue aussi sous divers noms Satarupa, Sarasvatî , Sandhya, ou Brahmi (système d'écriture pré-brahmique) puisqu'elle concentre en elle tous les principes. Il semble alors que la création est plus complète que les principes.
Alors, plus il y a de noms, plus on est proche. A l'inverse, les principes créateurs distincts sont hors champ. Derechef, la source est la projection d'un principe déifié.

Principe en Hindi se dit Sid 'hanta (voir Siddhârta et sydh). En sanskrit, Sata se traduit par plaisir (voir Satan, Setanta) ; sattva par pur, vertueux, intelligence ; saras par éloquent, sage ; Sara par précieux, fort, quintessence (voir Sarah) ;  Brahmi par la Parole de Brahmâ, et Medhāvinī (medu) la Savante. Là encore, des peuples en prennent les noms dans leurs mythes.
Intéressants parallèles si encore le rapprochement ne nous écarte pas en abordant des concepts que l'on cherche à éviter.

Qui est alors Brigitte ?

Nous, créatures de création, que sommes-nous sinon les réceptacles, échos de tout cela ? Nous qualifions nos perceptions :
Hauteur, valeur, force, brillance, savoir, sacré (brig, sego) ; en miroir de nos croyances.

La condition pour les mériter est de les honorer une par une comme principes reçus en cadeau, non comme expression du moi qui risque fort de les avilir.

marcassin a écrit:
Bonjour,

Merci pour vos recherches, n'étant pas linguiste Embarassed ...

( P.S: c'est ma Deua teugia Wink )

Je ne suis pas linguiste, juste curieux, ingénieux. Et c'est parler avec vous tous qui m'émerge.


Dernière édition par Artio's le Lun 6 Oct 2014 - 16:59, édité 1 fois
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Moilogustos
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 16:19

Re-bonjour,

Oui cher Arti'o, je comprend très bien ta façon de voir, je suis un peu pareil....Ce sont les échanges qui font découvrir les choses et l'on apprend....

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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 17:11

oui, j'entends bien que d'un point de vue plus savant Brigantia est un épithète également, mais chacun s'assoit sur la marche où il est et je ne suis pas au sommet de l'estrade... dans ma pratique quotidienne, ramener toutes nos déesses à une seule ne m'apporterait que des complications, et je ne sais tout simplement pas confondre notre Andarta et Belisama. l'une n'est elle pas à Die et l'autre à Vaison? les chemins ne sont pas les mêmes Very Happy
ceci-dit, un Uoconces se doit d'honorer les deux!

merci pour tout, Artio's, je lirai ton texte plus profondément de ce soir.

bonne soirée,
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Artio's
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Lun 6 Oct 2014 - 20:05

Matuos a écrit:
oui, j'entends bien que d'un point de vue plus savant Brigantia est un épithète également, mais chacun s'assoit sur la marche où il est et je ne suis pas au sommet de l'estrade... dans ma pratique quotidienne, ramener toutes nos déesses à une seule ne m'apporterait que des complications, et je ne sais tout simplement pas confondre notre Andarta et Belisama. l'une n'est elle pas à Die et l'autre à Vaison? les chemins ne sont pas les mêmes Very Happy
ceci-dit, un Uoconces se doit d'honorer les deux!

merci pour tout, Artio's, je lirai ton texte plus profondément de ce soir.

bonne soirée,

Une riche idée de relire, tu verras la 2e impression, différente, car ce n'est pas ce que j'exprime.
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Mar 7 Oct 2014 - 23:52

désolé Artio's, je travaillais et je n'ai pas pu te lire correctement. contrairement à l'adage bien connu, la deuxième impression était la bonne!

je reviens préciser que je ne faisais plus haut que donner des précisions sur le Shannon, pas sur la Seine... pour moi, ça n'est pas la même racine de mots. mais ça n'enlève rien à ce que vous dites de notre fleuve gaulois. moi non plus je ne suis pas linguiste, j'ai fait des recherches sur le Shannon pour y avoir des origines, mais de Sequana, je ne sais à peu près rien.

ici, "les Sego" et autres "Helves" que tu cites nous cernent de tous côtés! nous autres Uertamocores et nos voisins Allobroges serions-nous venus plus tardivement nous foutre au milieu? car pour que ces derniers aient été baptisés en langue gauloise "étrangers au pays" il faut qu'il y ait eu une implantation celtique plus ancienne.

et d'ailleurs, les Segobriges des environs de Marseille entrent dans l'histoire avec leurs voisins aux noms tout aussi celtiques que le leur trois cent ans avant que la région ne soit gauloise... et dire qu'il s'en trouvent encore pour dire que les Ligures ne sont pas des Celtes!
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Artio's
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Mer 8 Oct 2014 - 9:07

gaulois, celtes, c'est encore obscur. Pour moi, les celtes découlent d'une différenciation à Hallstatt. Ce qui n'empêche pas une familiarité avec Italiques, Germains, Ligures, Gallites et autres indos prédécesseurs comme Astures, Ausques, etc.. Les gaulois, les belges c'est la Tène française. Ils viennent quand même des clans vivants sur un même territoire qui se sont mixés ailleurs, encore. Mais on sectorise ... Il y a fort à parier que ce ne fut pas simple. Déjà, quand tu changes de terre et que tu t'en nourris, tu es autre. De mots imparfaits découlent des utopies. Ce qui unit, c'est la terre. Mais comme toujours, on voit le ciel de sa personne.
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Ven 10 Oct 2014 - 20:54

pour moi:

-est Celte celui qui appartient à une communauté dont les ancêtres ont parlé, ou parle toujours une langue celtique... et bien entendu, qui se définit comme tel. je ne cherche pas à savoir qui l'est plus, qui l'est moins ou qui sont les plus braves aux yeux de Jules Very Happy

depuis trente ans, la plupart des noms et des lieux estampillés "Ligures" ont trouvé une traduction gauloise, donc les Ligures sont des Celtes. qu'ils aient des origines différentes (si c'est le cas) des Gaulois ne change rien à l'affaire.

-est Gaulois le Celte du continent qui naît au Nord des Pyrénées.

les Belges sont donc de mon point de vue, Gaulois et Celtes. qu'ils aient été ou soient encore pour partie des Germains est une aubaine pour nous, une fenêtre sur le Nord, et en aucun cas un problème.
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Aruernos

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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   Mer 22 Oct 2014 - 18:17

Artio's a écrit:
http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Seine
Citation :
La "seine" nommée vient du Sequana, dont elle-même vient Gaulois Sicauna. Le nom Sicauna se compose de celtique sakw, qui signifie "sacré" et vient du Proto-Indo-Européen racine *sak-

Encore une fois Wikipédia dit des conneries. Les Séquanes sont une tribu en kw comme les Gaels.
Ils ne disaient pas "petuares, apa, epa" mais "quatuar, aqua, equa...."

Sequana est bien un nom gaulois du dialecte séquane. Dans tous les autres dialectes on aurait peut-être dit "Sepana".
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MessageSujet: Re: Sequana, mythe romain ?   

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Sequana, mythe romain ?
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