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 Le sacrifice humain

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Auetos
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MessageSujet: Le sacrifice humain   Lun 9 Jan 2006 - 21:12

Ce sujet a pour objet de replacer le sacrifice humain dans la vie religieuse quotidienne et non de le nier. De s’interroger sur une pratique exceptionnelle mais dont le sens très fort lui faisait jouer un rôle majeur dans l’imaginaire des peuples voisins.

Si l’on s’en tient à la seule réalité archéologique, il ne faudrait même pas accorder une place à ce rite qui n’a jamais été incontestablement prouvé. Jusqu’à présent et même si la présence d’os humains à l’intérieur des l’enceintes sacrées est attestée, aucun sanctuaire n’a livré de restes prouvant une mise à mort violente, de type sacrificiel, semblable à celle relevée sur les crânes de bœuf de Gournay : violents traumatismes sur la boite crânienne occasionnés par un instrument tranchant comme un merlin. Tant qu’une telle preuve matérielle ne sera pas fournie, l’existence du sacrifice humain dans ces sanctuaires ne peut être formellement établie.

Les traces relevées sur les vertèbres cervicales indiquent bien une décapitation mais qui a été faite, sur un individu déjà mort, avant l’arrivée du corps dans le sanctuaire. L’état de nos connaissances permet de ranger cette population à part : ce sont des corps d’ennemis morts ramenés dans le sanctuaire dans un rite de consécration des dépouilles.
« Aux ennemis tombés ils coupent les crânes et les attachent au cou de leurs chevaux. Les dépouilles ensanglantées de ces ennemis tués sont emportées comme du butin par les servants d’armes auxquels ils les ont confiées, au son du péan et des hymnes de victoire ; et ils clouent ces prémices du butin à leurs maisons » (Diodore de Sicile)

« … Dans beaucoup de cités on peut voir des tertres élevés dans des lieux consacrés avec des dépouilles … » (César)

En résumé, les os des hommes sur les sanctuaires ne présentent aucune analogie avec ceux des bêtes qui furent introduites vivantes dans ces enceintes pour y être immolées. On a affaire à des cadavres déposaient dans l’espace sacré, alors qu’ils avaient déjà subi un rite sur le lieu de leur mort, le prélèvement de leur crâne.

La fouille des grands sanctuaires du nord de la Gaule permet de tempérer les témoignages des auteurs anciens. Alors que ces derniers ne parlent jamais du sacrifice animal, omniprésent en ses lieux, ils sont prolixes envers le sacrifice humain, leitmotiv des sources écrites est absent de la plupart des sanctuaires.

Ces textes, nombreux et de qualité très inégale, peuvent être répartis en deux ensembles. Le premier contient un petit nombre d’écrits riches dont on connaît le sens et l’efficience, tandis que le second regroupe des informations souvent isolées, imprécises et peu crédibles.

Les auteurs de ces derniers recopièrent à l’infini une formule aussi tenace qu’imprécise qui est devenue un poncif de la littérature antique consacrée aux Gaulois : Les Gaulois sacrifiaient des victimes humaines, tantôt à Chronos, tantôt à Mercure ou à Saturne. Cette source nous vient du poète grec Sopatros qui accusait les Galates de mettre à mort leurs prisonniers de guerre.
Les autres, tirant pour l’essentiel leur source de Posidonios, nous dressent un tableau des différents sacrifices qui vont du sacrifice divinatoire aux exécutions judiciaires en passant par le sacrifice d’action de grâce.


Le sacrifice divinatoire :

« Ils recourent également aux services de devins qu’ils tiennent en grande faveur. Ces derniers prédisent l’avenir d’après l’observation des oiseaux et par la mise à mort de victimes sacrificielles, c’est ainsi que toute la population est soumise à leurs oracles. Mais surtout quand ils font un examen sur un sujet important, ils ont une coutume étrange et incroyable. Un homme, qui a été consacré aux dieux, est frappé avec une épée dans une région située au-dessus du diaphragme, ils font alors leur prédiction d’après la chute de celui-ci qui a été frappé et qui tombe, d’après l’agitation de ses membres, mais aussi d’après la manière qu’a son sang de s’écouler, ayant foi dans cette observation divinatoire, ancienne et longtemps pratiquée. » (Diodore de Sicile)

« …ainsi que les formes de sacrifice et de divination, contraires à nos lois. Un homme, consacré aux dieux, après avoir été frappé dans le dos avec une épée, c’est d’après ses convulsions qu’ils prédisent l’avenir. » (Strabon)

On le voit, ce rite se déroule dans un but et un contexte précis. Car si la mantique privée peut s’accommoder de l’observation du vol des oiseaux ou la lecture des entrailles d’un animal quelconque, le destin d’une nation exige une haruspicine plus solennelle pratiquée sur un corps humain. Par sa consécration aux dieux la victime, « être sacré », place le sacrifice au sein d’un culte du plus haut niveau et établit le contact avec le monde divin. Autrement dit, la victime va devenir pour quelques instants le porte-parole des dieux qui vont s’exprimer à travers lui. L’authenticité d’un tel sacrifice semble, dans ce cas, incontestable, mais n’en demeure pas moins un cas exceptionnel, justifié par de grands intérêts qui menacent la nation entière.
Les Grecs et les Romains ont pratiqué longtemps de tels sacrifices avant l’entrée en guerre, sacrifice marqués du sceau de la mantique. On le voit, même au cours d’évènements dramatiques, ce type de sacrifice humain demeure exceptionnel, alors qu’on se trouve à une époque relativement ancienne, le début du III° siècle av. è.v.. C’est dire qu’à l’époque de César un tel sacrifice devait être rare, voire être le souvenir d’un lointain passé.


Le sacrifice d’action de grâce :

« … Mars régit les guerres. A ce dernier, quand ils ont décidé de livrer un combat, ils font la plupart du temps vœu de consacrer tout ce qu’ils prendront à la guerre : quand ils ont gagné, ils immolent tout le butin vivant et le reste ils l’apportent en un même endroit. Dans beaucoup de cités on peut voir des tertres élevés dans des lieux consacrés avec ces dépouilles. » (César)

« Quand le général des Barbares Galates fut revenu de sa poursuite, il rassembla les prisonniers et procéda à un acte cruel et parfaitement orgueilleux. Après les avoir couronnés, il sacrifia aux dieux ceux qui avaient le plus bel aspect et qui étaient dans la fleur de l’âge, si toutefois un dieu peut accepter de telles marques de vénérations. » (Diodore de Sicile)

Ce schéma classique indique un rite non pas courant mais connu et dont les règles doivent être scrupuleusement respectées, ce qui exclut tout emportement conjoncturel.
On a affaire ici à un ensemble de rites purement guerriers qu’on retrouve, dans ces grandes lignes, dans la religion romaine archaïque : le Votum. Le prix du vœu, suivant la gravité du péril, variait dans la masse et la qualité des offrandes. Il pouvait être total dans le pire des cas : butin matériel, animal et humain, ou se limiter à des prises prestigieuses : trophées d’armes, parures. Entre ces deux extrêmes, toutes les solutions étaient possibles.
Ainsi, que son but soit divinatoire ou qu’il soit l’aboutissement d’un vœu, le sacrifice humain apparaît avant tout comme un rite guerrier ou un rite conjoncturel dans une situation périlleuse. Par là il ne diffère pas des sacrifices que l’on rencontrait dans la Grèce ancienne ou à Rome jusqu’à une époque très tardive.


Exécutions judiciaires :

« … Les supplices de ceux qui sont arrêtés pour vol ou pour brigandages passent pour être plus agréables aux dieux... » (César)

« … En effet, les malfaiteurs qu’ils ont gardé prisonniers pendant cinq ans, ils les sacrifient en l’honneur des dieux… » (Diodore de Sicile)

Les Gaulois ne faisaient rien d’autre que ce que font la plupart des peuples au cours de l’histoire, c’est-à-dire qu’ils mettaient à mort les malfaiteurs. Les Grecs, comme les Romains, ne procédaient pas différemment, même si la mise à mort ne se justifiait plus par la religion mais par l’application des lois. Il ne fait aucun doute que toute personne convaincue d’un crime suffisamment grave ait été sacrifiée.
Chez la plupart des peuples gaulois, le juridique ne s’était pas séparé du religieux, non par archaïsme mais par philosophie politique. En s’occupant de toutes les affaires judiciaires, publiques et privées et en ritualisant les condamnations à mort, les druuides cantonnaient le sacrifice humain à un cadre strictement pénal qui, bien évidemment, fut institutionnalisé et décrété plus plaisant aux dieux. Il est donc fort probable qu’ils aient eue lieux au cours de grandes fêtes religieuses.


Autres sacrifices :

« … D’autres ont des représentations d’une grandeur colossale dont les pièces faites d’osier tressé sont remplies d’hommes vivants ; on met le feu a celles-ci et les hommes entourés par les flammes y périssent. » (César)

« … Mais on rapporte aussi d’autres formes de sacrifice humains : ils perçaient de traits les victimes et les accrochaient à un poteau dans les sanctuaires ; ils construisaient aussi une représentation gigantesque de bois et de paille qu’ils brûlaient après l’avoir remplie de bétail et de bêtes sauvages ainsi que d’êtres humains. » (Strabon)

Cette dernière forme de sacrifice, à cause de sa description exotique, a plus retenu l’attention des commentateurs que les sacrifices humains qui viennent d’êtres décrits et peuvent par comparaison avec d’autres religions paraître assez banals.
L’originalité de cet holocauste, les précisions sur la construction peut donner une certaine crédibilité au témoignage, sauf que la mention des bêtes sauvage dans le texte de Strabon paraît fort douteuse. Les autres sacrifices, mentionnés toujours par Strabon, paraissent plus suspects encore. Ainsi, il écrit, sans plus s’y attarder, deux manières parfaitement aberrantes de mettre à mort des humains. La première consiste à percer une victime de flèches, la seconde à suspendre ou accrocher à un poteau un homme dans une enceinte sacrée.
Les récentes découvertes de dépôts osseux humains dans les sanctuaires Bellouaques, loin d’accréditer de tels témoignages, invitent plutôt à les corriger. On est en droit de se demander s’il ne s’agit pas tout simplement de la description de trophées humains construits avec des cadavres de guerriers morts au champ d’honneur.
A l’époque de Posidonios, la confection de gigantesques trophées humains n’était déjà plus en usage dans la Gaule, c’est donc par une source intermédiaire que l’ethnographe de la Gaule a eu à connaître cette coutume. L’auteur de sa source n’a certainement pas vu l’accomplissement du rite qui devait se faire dans le secret ou dans le cercle des initiés, il n’a donc vu que le résultat ; des cadavres décharnés encore accrochés à des poteaux, et c’est à partir de cette observation qu’il a reconstruit un rite imaginaire.
Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse d’un véritable sacrifice ou, comme je le crois, de la description d’un trophée, il s’agit encore une fois de rites purement guerriers.


Au terme de cette analyse, nous pouvons dire en toute objectivité que le sacrifice humain a existé en Gaule, qu’il entrait dans des pratiques guerrières et prenait des formes tout à fait similaires à celle que l’on rencontrait en Grèce jusqu’au VI° siècle av. è.v. et à Rome jusqu’à l’Empire.
A partir du III° siècle av. è.v., sous l’influence de la philosophie druidique et sous l’effet de la transformation profonde de la société gauloise, cette pratique prend essentiellement une allure pénale, et donc, le sacrifice humain proprement dit, dont César accuse les druuides, était, à son arrivée en Gaule, abolis depuis déjà fort longtemps.

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Auetos
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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 13 Jan 2006 - 14:59

Il est vrai que nous avons le problème des jeunes gens aux crânes « percutés » du sanctuaire d’Acy-Romance …

http://jfbradu.free/celtes/les-celtes/savoir-plus-sacrifices-humains.html

… avec une hache qui fut retrouvée dans la tombe même du dit sacrificateur.

http://mosa.ouvaton.org/800-600/acy.html


Bien que je ne veuille ni nier, ni minimiser l’acte, nous pouvons tout de même nous demander si ces 19 jeunes gens exécutés sur 80 ans, ce qui nous fait environ 1 victime tous les cinq ans, ne sont tout simplement pas des exécutions judiciaires comme nous le fait remarquer Diodore de Sicile dans ses commentaires ?

« les malfaiteurs qu’ils ont gardé prisonniers pendant cinq ans, ils les sacrifient en l’honneur des dieux. »

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Jeu 23 Fév 2006 - 16:27

Cette fois, je suis d'accord avec toi Auetos. La peine de mort existait certainement dans cette culture. Juste en dessous il y avait le banissement de la tribu qui équivalait aussi à une peine de mort différée, le bani ayant perdu ses divinités protectrices.
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Fergus



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Jeu 23 Fév 2006 - 18:36

Quoi qu'il en soit, une mort violente humaine, c'est toujours un évènement grave, proche du monde sacré. Une exécution "judiciaire" devait nécessairement ressembler à un sacrifice...
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Suibhne



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Lun 6 Mar 2006 - 15:23

Oui, mais ce n'étaient pas des anges non plus les celtes. Suffit de se souvenir des douces pratiques féminines de Bouddica.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Boadic%C3%A9e
Vae victis...
Il semble reconnu par l'histoire que les holocaustes rituels des vaincus existaient chez les celtes.
Voir une excellente étude de Bernard Sergent qui remet certaines choses en place :
http://kubaba.univ-paris1.fr/2000/fete_dieux_hom/sergent.pdf

Mais c'était de la religion, pas de la barbarie, hein ? Hé, hé hé !
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Auetos
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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Dim 12 Mar 2006 - 16:46

La coutume décrite par Strabon ne peut-elle pas être associée, dans une moindre mesure, au sacrifice de fondation, qui trouve écho dans la tradition Colombanienne ?

« Il [Columba] aborde ainsi dans un petit archipel à l’ouest de l’Ecosse dans l’île d’Y ou Hy, depuis connue sous le nom de Iova ou Iona. Il y plante ses cabanes, mais avant toute chose, pour bien marquer la prise de possession perpétuelle, un cadavre sera enseveli sur les lieux comme le veut la coutume. L’abbé demande à Odran de bien vouloir rendre ce service à la communauté et le saint moine par devoir d’obéissance rend sur-le-champ son âme à Dieu et laisse son corps à la fondation » (Les Baladins de la Tradition – Le monachisme irlandais et Colombanien)

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Dim 12 Mar 2006 - 17:04

Oui, bien sûr...
Le sacrifice de Rémulus à la fondation de Rome, la tête "parlante" de Bran enterrée aux fondations de la nouvelle ville (Londres ?), les exemples sont nombreux.
Mais déjà aux prémisses du néolithique, cette coutume de mettre les têtes des ancêtres sous le domaine familial lorque l'on construit une maison.
C'est une manifestation du culte des ancêtres que l'on nomme manisme.
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Dubicattos



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 1 Déc 2006 - 18:39

Il est de tradition, depuis l’Antiquité d’accuser les Gaulois, et plus particulièrement les druides, de pratiquer le sacrifice humain. Accusation fondée évidemment pour les Celtes en général mais qui l’aurait été tout autant à propos des Romains.

Les druides, en revanche, ont cherché à canaliser la pratique du sacrifice et à ne réserver celui de l’homme qu’à un but purement judiciaire. Hors de cette ritualisation de la peine de mort, le sacrifice humain paraît n’avoir été accompli qu’exceptionnellement et dans des circonstances dramatiques (guerre, épidémie, etc.), plutôt qu’à des fins divinatoires.


Dernière édition par le Dim 3 Fév 2008 - 7:42, édité 1 fois
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Mor



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MessageSujet: Amen césar??   Jeu 11 Jan 2007 - 20:38

A propos des sacrifices humains il est probable que les celtes en ont fait, mais je n'en suis pas sure.
Par contre la petite histoire de césar à propos des mannequins en osier rempli de victimes sacrificielles Sad ........ Je veux bien, mais comment ces buchers vivants tenaients ils debout? c'est déjà assez difficile de faire un bonhomme en osier qui tienne debout et qui ne s'écroule pas sur son propre poids, alors si on le remplit d'êtres vivants qui ne sont pas contents d'être là... Techniquement je ne vois pas...
D'un autre coté on a bien des traditions (dont la survivance celte est probable) brulant des poupées en paille comme la brideog en irlande et peut être John Barleycorn en Angleterre, mais il n'y a rien dedans que de la paille. Alors est-ce que césar aurait vu cette tradition à son époque et aurait-il brodée autour pour des raisons politiques? Est-ce qu'on enveloppait quelqu'un avec de la paille et on le brulait ensuite?, Et une autre question existentielle, pourquoi prend on tous ce que dit césar au pied de la lettre? Evil or Very Mad
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Auetos
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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 12 Jan 2007 - 9:26

Je pense, comme J.-L. Brunaux, que César n’a pas pu voir, de près ou de loin, de sacrifices humains en Gaule, car ces derniers étaient abolis depuis déjà fort longtemps. Il a tout simplement repris à son compte (dans un but bien politique) la description que Poseidonios avait fait d’un trophée.
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J’ouvre une petite parenthèse.

Un trophée était une construction de bois constituée d’une grande estrade de planches surélevés en claire-voie sur laquelle étaient liés les corps sans têtes des ennemis morts au combat afin qu’ils s’assèchent avant d’être réduit en cendre par l’intermédiaire d’un feu rituel et enfin être versés en libation dans un autel creux.


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Mor



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 12 Jan 2007 - 20:47

Donc si j'ai bien compris vous pensez que c'est ce à quoi fait allusion le texte de césar? Et dans ce cas la décapitation se ferait quand? Avant ou après la mort?
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Auetos
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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 12 Jan 2007 - 21:31

Non, pas du tout !

J’ai dit que César c’était servi d’un passage du livre de Poseidonios d’Apamée, venue en Gaule bien longtemps avant la guerre (dite des Gaules), pour discréditer les druides par des affirmations mensongères, car ces trophées, à l’époque qui nous intéresse, n’existaient déjà plus. Seul était resté le rite de la suspension d’armes prisent à l’ennemis.

_________________
La décapitation, elle, avait lieu après le combat sur l’emplacement même de la bataille. Chaque guerrier ôtait le chef de ceux qu’il avait tués en combat singulier.

« Aux ennemis tombés, ils coupent les crânes et les attachent au cou de leurs chevaux. Les dépouilles ensanglantées de ces ennemis tués sont emportées comme du butin par leurs servants d’armes auxquels ils les ont confiées, au son du péan et des hymnes de victoire » (Diodore de Sicile, livre V, 29 – seconde moitié I° s. av. è.v.)

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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Ven 23 Jan 2009 - 17:49

Anciens secrets - Les sacrifices humains

Les sacrifices humains rituels sont désormais proscrits par toutes les nations mais, à une époque encore relativement récente, ils faisaient partie intégrante de certaines traditions religieuses.



http://www.dailymotion.com/video/x8476r_civilisationanciens-secrets-1-4_tech
http://www.dailymotion.com/video/x847lm_civilisationanciens-secrets-2-4_tech
http://www.dailymotion.com/video/x845p6_civilisationanciens-secrets-3-4_tech
http://www.dailymotion.com/video/x8460m_civilisationanciens-secrets-4-4_tech
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Eber



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Date d'inscription: 25/03/2007

MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Sam 24 Jan 2009 - 13:49

Le sacrifice humain n'est pas proscrit dans toutes les nations d'aujourd'hui . Il reste la peine de mort. Même dans de grandes "démocraties".
La cause à laquelle on sacrifie dépend des cultures. Ici la justice, là la nation, ici la religion ..

Sur un plan extérieur il n'y a pas grande différence avec les sacrifices à l'ancienne. Sauf dans l'enrobage.

Sur le plan du "sens" , le sacrifice ne se résume pas à l'acte technique . mais là c'est une autre affaire.

En fait qu'est ce qui nous choque ?

Qu'on tue un Homme ou qu'on le tue pour une raison que l'on ne comprend pas ?
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Taranorbios



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MessageSujet: Re: Le sacrifice humain   Dim 25 Jan 2009 - 22:03

Eber a écrit:
Le sacrifice humain n'est pas proscrit dans toutes les nations d'aujourd'hui . Il reste la peine de mort. Même dans de grandes "démocraties".

Il me semble en fait que vous posez la question en termes affectifs. En réalité, le "sacrifice" humain rituel est destiné à"nourrir" la déité pour l'apaiser et faire acte de soumission en lui "offrant" une part choisie par la communauté "bénéficiaire". Le rituel social de la mise à mort d'un accusé est destiné à tenir la communauté à l''abri en se séparant de l'élément dangereux: c'est une exclusion "définitive".
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