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 Cernunnos

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Fergus



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MessageSujet: Cernunnos   Dim 26 Fév 2006 - 19:02

Une piste de réflexion sur la mystérieuse divinité aux cornes de cerf :

http://www.religioperennis.org/documents/Jolif/celtisme.pdf
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Auetos
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Lun 27 Fév 2006 - 10:55

Citation :
Le dieu à ramure serait un des aspect du maître de l’espace, de toutes les dimensions, de toutes les manifestations de l’univers, le Maître du bétail diraient les hindous, considérant les dieux, les hommes et les animaux comme le troupeau du Créateur.
Nous noterons que le domaine celtique nous offre lui aussi une description d’un Seigneur des animaux, dans un conte gallois du Moyens Age, il s’agit du récit de « Owein ou le conte de la dame à la fontaine ». La description est la suivante :

« Au sommet du tertre, tu verras un grand homme noir, aussi grand que deux hommes de ce monde. Il n’a qu’un seul pied, et un seul œil au centre du front. Il a une massue de fer, et tu peux être sûr qu’elle pèse autant que peuvent porter deux hommes de ce monde, quels qu’ils soient. Il est le garde de cette forêt. Tu verras mille animaux sauvages en train de paître autour de lui. »

Bien que le Mercure gaulois, à savoir Lug(us) use de cette position magique qui consiste à se tenir sur une jambe avec un œil fermé appartenant bien à la nature des Fomoire, un détail d’importance, selon moi, me dévie de cette vision : La massue.
 
Selon les textes irlandais seul un dieu est détenteur d’une telle arme, et ce dieu est non pas Lug mais Dagda, le Dis-pater romain et le Shiva des indous.
 
« Il avait une massue réclamant, pour être portée, l’effort de huit hommes et dont la trace suffisait comme frontière de province ; on l’appelle la trace du bâton de Dagda »
 
Voilà pourquoi je crois que Cernunnos est plutôt  l’équivalent gaulois de Pashupati, le Maître-du-bétail, qui est l’un des aspects de Shiva, et donc par analogie de Dagda qui n’est d’autre que le Sucellos gaulois.
 
Le Maître-du-bétail représente le souffle vital, pouvoir qui manifeste la vibration subtile de la pensée et lui donnela vie, est le principe-de-vie, le Seigneur-de-la-terre, qui, au moyen des rênes que sont les cinq énergies vitales, dirige l’immense troupeau des créatures, les formes changeantes du manifesté.
Le Maître-du-bétail personnifie le principe igné parmi les formes élémentaires de Shiva-Rudra. Il représente à la fois l’énergie vitale ou feu intérieur et le feu rituel, car ce sont les deux formes de combustion par lesquelles les hommes vivent et les dieux sont nourris. Toute vie est une constante transformation. C’est à travers le feu rituel que la victime pénètre dans le monde céleste.
Le Maître-du-bétail est une conception typique de l’ancien shivaïsme. Il apparaît comme le souverain de la terre, l’ami de la vie, le guide de chaque espèce dans son développement. Les Veda-s décrivent déjà Rudra comme vivant dans les forêts et les montagnes, régnant sur les animaux sauvages et le bétail. La philosophie shivaïste fait de lui la divinité de la vie, le gardien de la terre, qui erre nu à travers montagnes et forêts, lubrique et vigoureux. Il est souvent considéré comme un équivalent du Progéniteur (Prajâpati) qui est le guide du monde naturel.
D‘après le Shatapatha Brâhmana, il accepte d’être le souverain des animaux et, prend lui-même une forme animale. On peut parfois le rencontrer dans la forêt sous la forme d’une bête ou d’un chasseur et on peut l’apercevoir dans le ciel où il est l’étoile Rohinî

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 28 Fév 2006 - 13:32

premiere partie
« est l’un des aspects de Shiva, et donc par analogie de Dagda qui n’est d’autre que le Sucellos gaulois. »
l hindouiste est appelé Brahmanisme , pourquoi ? Parce qu on trouve un panthéon très chargé, dont les aspects sont censés représenter des aspects ou des modalités de L Unique sans forme,sans sexe, trans. personnel, qui est Brahman ou Para brahman; Il devient un dieu créateur, Brahmâ, c est donc la forme créatrice qui correspond à « Dieu le Père » , au constructeur,seigneur et maître de toutes choses .Toute choses crée est périssable, et cet aspect de destruction de ce qui est périmé pour pouvoir faire du neuf et appelé Shiva,identifié à la conscience la plus subtile dans l homme capable de transformation soudaine,radicale ou ,au contraire , au jour la jour .Et toutecette capacité de se modofier , de changer , c est Shiva, latransformation
Brahma est l aspect créateur ; Shiva est laspect transformateur , c est le maitre du devenir .Brahma , en quelq ue sorts , c est celui qui a generé ,loeuvre du monde , c est lepère du big bang, c est celui d où tout a émané, mais ça c est uniquement quand on le nomme en tant que createur .Quand il est nomé en tant que régent du devenir,maitre des transformations, et donc celui duquel va dé pendre la sanctificationd un etre, sa déification, c est Shiva,à ce moment là.Dans son aspect de Dieu garant de toutes les structures sociales,,le fait mem qu ily aiune civilisation qui progresse,avec toutes les formes d expressions contenues dans l humain,à ce moment là , il va s appeler Vishhnu dont Krishna est un des Avatars, c est à dire une des formes incarnées sur cette terre ;Rama et un certin nombre de personnages proto historiques ou historiques sont dans ce cas.Manu , c est lepere de la Race ,en Inde, c est le geniteur et le législateur mythique de linde .On dit d ailleurs « les lois de Manu.Cette personne a t ellle existé ou pas ,on n en sais rien.Entout cas ,il est interressent de voir qu il s appelle MENW chez les celtes,l homme archaïque
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 28 Fév 2006 - 15:46

deusième partie
MENW a plusieurs fils, qui sont plusieurs arts,dont l art de la parole .Tous les avatars, toutes les incarnations DU TROISI7ME ASPECT ? C EST Vishnu, le conservateur,c est l ordre qu’ on voit dans l’humanité, et qui construit, qui envoie de temps en temps des incarnations de lui, des Avateras , qui sont de grands instructeurs du monde et qui viennent porter des messages. Il y a,je crois déjà 9 Avateras connus, recensés par les indous ;Mais la trinité Brahmâ,Shiva,Visnu est une tri unité
Chaque fois qu il y a un dieu masculin il y a une déesse, qu on appelle sa Shakti, c est à dire son énergie .Le Dieu représente en fait une espèce de pivot immobile,ou de principe .Mais ce qui met en œuvre la force du dieu, qui le met en vie, qui le met en manifestation,qui lui permet d ‘exister, c est la Shakti, manifestation,qui lui permet d exister ;La Shakti,c est à dire cette énergie( énergie vient d un mot grec qui veut dire « en actes » met en acte le pouvoir latent contenu dans le dieu
La Shakti de brahma c est Sarasvatî, c est l amour pur Prema qui est la grâce
La Shakti de Shiva s appelle Parvati ou Uma ou Kali(Dourga) se sont les aspects de la puissances (avec une connotations érotique dans tous les règnes) elle va etre associé à une idée d initiation,mais aussi à un etre vengeur , brutal,extrêmement destructeur, c est la déesse noire
c est toute la potentiel impitoyable de l énergie qui ne pardonne pas la faute ;Mais si la loi du monde est reconnue et suivie,, c est également la force qui va faire de l homme vulgaire le Paçu,un saint,ou un voyant , le Rishi…
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 28 Fév 2006 - 15:50

Lug est un avatar du Maître des animaux.
L'Eveilleur, le tonnerre, diraient les taoistes.
A l'époque des chasseurs-cueilleurs il n'était pas seulement celui qui procurait de bonnes chasses mais aussi celui qui retenait l'aléatoire du monde (les accidents, les maladies, etc...) envers les humains, les chamans étaient "habités" par lui, leurs "alliés" étaient ses envoyés. C'est un concept d'une énergie potentiellement protectrice de la sur-nature qui préfigure le concept du divin.
Le concept à évolué en même temps qu'évoluait la conscience d'un "ailleurs" chez l'humain.
Shiva certes aussi, le tri-cornu ; dans la mythologie japonaise il y a ce grand esprit naturel (sous forme de cerf) qui fait jaillir les fleurs où son pied se pose et les fait mourir quand il se relève.
"La fleur parfaite est la fleur qui tombe" écrivait Cioran car ainsi elle libère ses graines pour le renouveau.
De même, dans la philosophie orientale, le monde est effacé et reconstruit "à chaque clignement de paupière". Que serait le monde s'il n'était vu, ou mieux, contemplé ?
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Jeu 2 Mar 2006 - 11:52

Citation :
L'Eveilleur, le tonnerre, diraient les taoistes

Je suis tout à fait d’accord avec toi, quand tu dis que l’Eveilleur, le tonnerre, correspond à Lugus, l’Omniprésent, le Savoir, la Lumière-de-la-Connaissance, la Loi-cosmique partout présent dans les trois mondes.
 
Lugus, l’Omniprésent ou l’Immanent représente la perception de la Loi-cosmique qui est présente en toutes choses dans l’Univers et qui est révélée à l’homme par une illumination que nous appelons Savoir, Uissus, qui est comparée à la lumière du soleil, traversant en trois enjambées les sept régions de l’Univers. Nous expliquons les trois pas comme les trois manifestations de la lumière : le Feu, l’Eclair et le Soleil qui rendent visibles les trois sphères enjambées par Lugus.
 
Citation :
Lug est un avatar du Maître des animaux.

Je n’aurais pas dit ça. Selon moi, Lugus est la correspondance celte du Vishnu indien. Et donc, ne peut pas être un avatar du Maître des animaux, Cernunnos-Pashupati, qui est un aspect de Shiva-Dagda-Sucellos.
 
D’ailleurs, un autre texte, faisant référence à Dagda, le présente comme dans le récit de « Owein ou le conte de la dame à la fontaine » comme un homme sombre, grand, avec un seul œil et portant l’arme des primitifs, la massue.
 
« Un homme avec un grand œil, des énormes cuisses, de larges épaules, d’une taille prodigieuse, recouvert d’un vaste manteau gris, une grosse massue de fer dans la main. Ce personnage frappe les neuf hommes qui l’accompagnent du bout maléfique de sa massue et les tue d’un coup. Alors, il place sur leur tête le bout bénéfique de sa massue, et ainsi il les ressuscite au même moment.
« Cûroi dit à Medb, il n’est pas difficile de reconnaître dans cette description le Dagda lui-même. » (Mesca Ulad)
 
Ce qui nous laisse penser que Dagda-Sucellos = Cernunnos-Pashupati

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Suibhne



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MessageSujet: Re: Cernunnos   Jeu 2 Mar 2006 - 16:02

Bonjour,
Sans vouloir polémiquer aucunement je pense que Lug est la "forme jeune" et celtique du Dagda qui serait, selon mon analyse, une divinité néolithique adoptée par les celtes et proche de Gargantua et de l'Hercule grec, le bon gros géant. Balor étant sa face obscure...
Nous savons que les chrétiens ont remplacé la figure de Lug par celle de l'archange Mikaël armé de sa lance il tient en respect (et non tue) le dragon, le serpent. De même Cernunnos maîtrise le serpent à cornes de bélier sur le chaudron.
Nous retrouvons des mythèmes semblables en Indes avec Shiva et les nagas et il est reconnu en religions comparées que le sceau de l'Indus représentant un homme cornu en tailleur est un prototype de Shiva. On le retrouve aussi dans la civilisation de Jiroft en Iran actuel, contemporaine et peut être antérieure à Sumer.

La lance de Lug est elle ausi double, Vie / Mort, selon mon analyse il ne serait pas un dieu mais le symbole de l'homme parfait, polytechnicien parce qu'il a la connaissance totale accessible à l'humain actante en ce monde.
Maîtriser (et non tuer car son sang est mortel) le serpent ou le dragon "gardien des trésors" est maîtriser ses pulsions (sa libido dirait Freud). De maîtriser l'éveil de la Kundalini, dans l'ésotérisme oriental, permet à terme d'un chemin ascendant d'ouvrir la vision (3° oeil, celui de Shiva) et ensuite le lotus hors corps. "Le lotus de la limite" comme le dit une autre tradition.
Ne figeons pas les mythèmes, ils sont en permanente évolution, nous ne pourrons appeler un chat un chat que lorsque que nous saurons ce qu'il représente dans l'Absolu.
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Jeu 2 Mar 2006 - 17:47

Il n’y a pas de polémique dans une discussion constructive, Suibhne, tu le sais bien.

Concernant Lug, j’aurais dit l’inverse.

Car comme il est dit dans les textes irlandais Dagda est le plus ancien des dieux. D’ailleurs, son arme, la massue, arme primitive s’il en est, le prouve assez bien. Lug, lui, est un jeune dieu, arrivant à Tara avec des techniques et des armes modernes, lance et fronde. Lance que l’on retrouve, comme tu l’as fait remarqué, avec la figure christianisée de l’archange Mikaël, mais aussi dans les mains du « Porteur-de-lumière », Lucifer, sous la forme d’une fourche de feu à cinq piques, qui est l’exacte réplique de la lance de Lug, qui elle aussi est de feu et à cinq pointes …

Donc, selon moi, Dagda-Shiva, sous la forme de Cernunnos-Pashupati, est cette vieille divinité héritée du néolithique et non Lugus-Vishnu.

Pour le reste, sachant que pour moi Shiva = Dagda = Sucellos, je ne vois rien à redire.

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Ven 3 Mar 2006 - 19:27

Citation :
Le serpent à cornes de bélier est un symbole primordial lié à un mythe de création...

C'est ce serpent que l'on retrouve aussi sur les paragnathides du casque d'Agris (Charente, 16) daté du IVè siècle avant Jésus Christ.

Selon moi, et cela n'engage que moi, il est l'équivalent gaulois du serpent de la mythologie germanique, serpent qui ronge les racines de l'arbre primordial Yggdrasil.

Par analogie, le serpent à cornes de béliers serait donc celui qui représente une menace pour l'Arbre de Vie dans la mythologie gauloise. Cernunnos, en maîtrisant ce serpent, serait donc le Protecteur de l'Arbre de Vie !

Durnacos.
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Sam 4 Mar 2006 - 15:07

Citation :
Cernunnos, en maîtrisant ce serpent, serait donc le Protecteur de l'Arbre de Vie !

Ce qui n'est pas sans rappeller la haine implacable que se vouent ces deux antagonistes.
 
L’inimité du cerf et du serpent est une fable répétée par une foule d’auteurs anciens. Elle paraît fondée sur une vérité. Le cerf mange réellement des serpents et des couleuvres.
 
Citation :
Une haine implacable règne entre la race entière des cerfs et celle des serpents. Le quadrupède cherche sans cesse le fier reptile dans le fond des vallées, et sitôt qu'il reconnaît ses vestiges, tracés en longs sillons tortueux, il accourt transporté de joie au repaire de son ennemi, applique ses naseaux sur son nid, et par la violence de son souffle, il l'attire au combat. Le reptile funeste voudrait en vain l'éviter, le cerf l'arrache malgré lui à sa retraite profonde. À peine le monstre gonflé de venin a vu son ennemi qu'il dresse une horrible tête, ouvre une large gueule hérissée de dents blanches et aiguës, fait craquer ses mâchoires et pousse des sifflements pleins de colère, mais le cerf, qui semble rire de son courroux, le déchire à coups de dents, malgré les vains efforts qu'il fait pour se défendre. Le serpent a beau s'enlacer au cou et aux jambes du quadrupède, celui-ci le mord sans relâche et jonche la terre de ses tronçons palpitants. Quelle que soit la perfidie de son caractère, vous auriez pitié de ce reptile en le voyant ainsi mutilé tomber en lambeaux.
Sur les confins de la Libye, fertile en généreux coursiers, on voit errer une foule innombrable et funeste de serpents de toute espèce. Si quelque cerf vient seul se reposer sur les collines sablonneuses, aussitôt un essaim de serpents ennemis forme un bataillon venimeux et s'élance sur lui. Ils se répandent sur tous ses membres. Les uns lui rongent la tête et de leurs dents aiguës lui scient le front et les sourcils. D'autres dévorent son cou délicat, sa poitrine, ses flancs, son ventre ou sa bouche. Ceux-ci s'attachent â ses cotés, ceux-là se fixent sur ses cuisses ou se repaissent de son dos. D'autres encore se suspendent à d'autres parties, dans lesquelles ils plongent leurs dards empoisonnés. L'infortuné quadrupède, pénétré de toutes parts des plus vives douleurs, veut d'abord s'y dérober par une fuite légère, mais il n'en a pas la force. Celte multitude innombrable de serpents en fureur l'enchaîne et l'accable au point qu'elle le contraint à rester sur la place. Cependant il déchire à coups de dents des milliers de ces cruels animaux. Mugissant de douleur, il se roule en tous sens pour écraser ces reptiles odieux, qui, sans chercher à fuir le trépas, et loin de lâcher prise, périssent attachés à leur proie. La haine les rend intrépides. Les uns tombent coupés par la dent du cerf, d'autres expirent foulés sous ses pieds. Une sanie sanglante ruisselle sur la terre, jonchée de leurs tronçons palpitants, dont les restes à moitié dévorés sont attachés au flanc de l'animal. Quoique morts, ils le serrent encore de leurs dents, et leur tête enfoncée sous sa peau y demeure ensevelie. Cependant le léger quadrupède, qui par un effet de la providence des dieux, connaît les avantages qu'il a reçus de la nature, cherche partout le cours de quelque fleuve chargé d'un noir limon. Là, broyant sous ses dents des écrevisses, il trouve en elles l'antidote naturel du poison qui circule dans ses veines. À l'instant et d'eux-mêmes tombent à ses pieds ces restes odieux des furies qui l'agitaient et leurs morsures se cicatrisent.


Extrait de la chasse (livre II), Oppien
http://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/oppien/chasse2.htm

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Dim 5 Mar 2006 - 12:07

Cerf et Serpent

Dans le « dictionnaire des symboles » de J. Chevalier et A. Gheerbrant, il est dit que le cerf par sa haute ramure, qui se renouvelle périodiquement est souvent comparé à l’arbre de vie. Il symbolise la fécondité, les rythmes de croissance et les renaissances. On retrouve ces valeurs aussi bien dans les ornements de baptistères chrétiens que dans les traditions musulmanes, altaïques, Maya, Pueblo, etc. Il est une image archaïque de la rénovation cyclique.

Le cerf est aussi l’annonciateur de la lumière. Cette valeur prendra toute son ampleur cosmique et spirituelle. Le cerf apparaîtra comme le médiateur entre le ciel et la terre, comme le symbole du soleil levant et qui monte vers son zénith. Un jour, une croix, apparaîtra entre ses bois et il sera devenu l’image du christ, le symbole du don mystique, de la révélation salvatrice. Messager du divin, il appartient alors à cette chaîne de symboles que nous verrons maintes fois soudés ensemble : l’arbre de vie, les cornes, etc.

On notera avec intérêt qu’Origène fait du cerf l’ennemi et le pourchasseur de serpents ; mais le serpent est l’animal de la terre et de l’eau, à quoi s’oppose l’animal du ciel et du feu. Le cerf est comme l’aigle, dévoreur de serpents, signe éminemment favorable, mais bipolaire, car il détruit par le feu, la sécheresse asphyxiant tout ce qui vit de l’eau.

Le cerf est encore un symbole de vélocité, mais aussi de crainte. Animal consacré, dans l’antiquité classique à Diane (Artémis), la vierge chasseresse, il évoque de façon presque similaire les Jâtaka bouddhiques. Le cerf d’or n’y est autre que le Bodhisattva lui-même, sauvant les hommes du désespoir, apaisant leurs passions.

La force du cerf sauvage, c’est la puissance de l’Enseignement et de l’Ascèse du Maître, qui répand avec la rapidité d’un coursier et n’est pas sans inspirer par ses difficultés une certaine crainte.

Le cerf semble avoir joué un rôle psychopompe dans certaines traditions européennes, notamment chez les Celtes : le Morholt d’Irlande, oncle d’Yseult, occis par Tristan en un combat singulier, est dépeint gisant « mort cousu dans une peau de cerf ».

Le serpent ne présente pas un archétype, mais un complexe archétypal, lié à la froide, gluante et souterraine nuit des origines : tous les serpents possibles forment ensemble une unique multiplicité primordiale, une indémembrable Chose primordiale, qui ne cesse de se détortiller, de disparaître et de renaître. Mais qu’elle est donc cette « Chose primordiale » sinon la vie dans sa latence, où, comme dit Keyserling, « la couche de vie la plus profonde ? » Elle est le réservoir, le potentiel, d’où proviennent toutes les manifestations. « La vie des bas-fonds doit précisément se refléter dans la conscience diurne sous la forme d’un serpent », ajoute cet auteur.

Le serpent visible n’apparaît donc que comme la brève incarnation d’un Grand Serpent Invisible, causal et a-temporel, maître du principe vital et de toutes les forces de la nature. C’est un vieux dieu premier que nous retrouverons au départ de toutes les cosmogénèses, avant que les religions de l’esprit ne le détrônent. Il est ce qui anime et ce qui maintient.

Dans le tantrisme, c’est la Kumdalini, lovée à la base de la colonne vertébrale, sur le chakra de l’état de sommeil, elle ferme de sa bouche le méat du pénis. Lorsqu’elle s’éveille, le serpent siffle et se raidit, et l’ascension successive des chakra-s s’opère : c’est la monté de la libido, la manifestation renouvelé de la vie.
Du point de vue macrocosmique, la Kumdalini a pour homologue le serpent Ananta, qui enserre de ses anneaux la base de l’axe du monde. Associé à Vishnu et à Shiva, Ananta symbolise le développement et la résorption cyclique, mais, en tant que gardien du nadir, il est le porteur du monde dont il assure la stabilité.

Divinité des nuages et des pluies fertilisantes, le serpent s’annexe parfois les pouvoirs du bélier, c’est alors le serpent criocéphale. En tant que tel il s’identifie dragon et à sa symbolique.

Nous pouvons donc voir dans le geste de Cernunnos, tenant le serpent dans sa main gauche, la maîtrise du dieu sur les forces de la nature. Lui seul est le Maître-des-animaux, de la vie, de la mort et du cycle des renaissances.

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Dim 5 Mar 2006 - 16:26

Cernunnos est le seigneur de la nature avec son cycle( vie mort),et le seigneur des energies;mais Sucellos est celui qui libere et enclenche la transformation (vie mort) et aussi le seigneur des energies non?
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Dim 5 Mar 2006 - 18:48

Citation :
Nous pouvons donc voir dans le geste de Cernunnos, tenant le serpent dans sa main gauche, la maîtrise du dieu sur les forces de la nature. Lui seul est le Maître-des-animaux, de la vie, de la mort et du cycle des renaissances.
Citations intéressantes Auetos.
De cette main gauche justement on peut retirer une information supplémentaire car dans la symbolique traditionnelle, la main gauche est celle qui reçoit ou prends et la droite celle qui donne ou agit (nous parlons du chaudron). Or de cette maîtrise des pulsions et des forces naturelles il propose le torque, emblème du guerrier.
On retrouve cette idée sur une autre figuration du chaudron où des fantassins sont plongés dans le chaudron et ressortent équites de part et d'autre de l'arbre de vie.

Sucellos "le bon frappeur" est un dieu plus jeune dérivé du dis-pater indo-européen. Dieu ouranien, du ciel donc, qui avait le pouvoir de faire jaillir des sources, de fendre les graines et les matrices pour la germination. Cernunnos, plus ancien, était moins "mâle" et considéré comme l'amant de la déesse. Tel Esus selon certaines interprétations.
La mythologie celtique est très fluctuante, baucoup moins "carrée" que les grecques et romaines, il y a de plus une collision entre les cultes de la déesse mère néolithique et la "nouvelle mode" apportée par la culture celtique. Dans les mythes l'on retrouve cette polarité en lutte constante.
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Lun 6 Mar 2006 - 18:00

Citation :
Sucellos "le bon frappeur" est un dieu plus jeune dérivé du dis-pater indo-européen

Pourquoi plus jeune ?
Pourquoi dérivé ?
 
Selon moi, Sucellos « le bon frappeur » est le nom gaulois du Dagda « le dieu bon » irlandais, aussi connu sous le vocable de Eochaid Ollatirh « combattant par l’if, père de tout ».
 
Ce qui fait de lui LE Dis-pater « le père destructeur » indo-européen.

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 10:47

Extrait de « l’ARCHEOLOGUE, Archéologie Nouvelle », n° 46, Février – Mars 2000

Citation :
CERNUNNOS le Dieu cornu

Le personnage assis en tailleur, portant au cou un torque et sur la tête des bois de cerf, incarne l’image du dieu le plus typé du panthéon gaulois. Il est désigné, selon la seule inscription connue, figurant sur l’un des blocs du pilier des Nautes de Paris, sous le non de Cernunnos. Déjà au IV° siècle avant j.-c., une roche gravée du Val Camonica, dans les Alpes italiennes, montre une figure anthropomorphe, un torque passé à l’un de ses bras repliés vers le ciel et la tête couronnés d’une ramure de cerf. Au I° siècle avant notre ère, un être anthropomorphe en pose accroupie, un torque autour du cou et le crâne coiffé d’une ramure aux nombreux andouillers, a été représenté sur l’une des plaques qui composent le chaudron en argent de Gundestrup, découvert dans une tourbière du Jutland, au Danemark. Ce personnage porte un autre torque dans la main droite, et de la gauche tient le cou d’un serpent à tête de bélier. Un cerf et un taureau se tiennent immobiles à sa droite.

Un « dieu » celtique romanisé ?

Cernunnos n’est mentionné dans aucun des textes des II° et I° siècles avant j.-c. dont s’est inspiré César, qui ne le cite pas parmi les dieux gaulois. L’inscription, qui sert à nommer des effigies comparables à celle qui lui correspond sur le pilier des Nautes, ne date que du règne de Tibère (14-37). Vingt à trente exemplaires identifiés comme des représentations de « Cernunnos » ont été retrouvés, principalement dans la région de la Gaule limité au Centre – Centre-Est, avec des variantes montrant une évolution de la symbolique.

On ne saurait nier les caractéristiques proprement autochtones du personnage initial. La pose accroupie était l’expression solennelle de nombreuses figures de guerriers ou de hauts personnages. On en retrouve en grand nombre, assis « en tailleur », dans le centre de la France. Dans le Berry (ancien territoire des Bituriges) et les régions limitrophes, ils sont mutilés, généralement acéphales et les mains brisés. Cependant, certains, revêtus d’un grand manteau – emprunt incontestable à l’imagerie de majesté divine chez les Romains –, plus récents, ont pu être dotés des attributs qui les rattacheraient à la série des Cernunnos.

Un schéma « gallo-romain » de dieu à ramure de cerf bien s’être développé. L’autel de Cernunnos à Reims, du II° siècle après j.-c., présente, au centre d’un édicule à fronton en forme de temple, le dieu assis en tailleur, entouré d’Apollon et de Mercure. Il porte une barbe, des bois de cerf, est vêtu à la gauloise avec des braies et une tunique indigène, porte un torque au cou et un bracelet à la base du biceps droit. Il tient sur son bras gauche un sac très gonflé, et de la droite en fait sortir un flot de graines (ou de pièces de monnaie), qui s’écoule entre un taureau et un cerf immobiles à ses pieds. Le geste qui dispense nourriture et richesses s’accompagne d’objets dont la signification est immédiate : le Cernunnos de Saintes serre dans sa main droite une bourse, geste que fait aussi le dieu de Vendoeuvres ; le Cernunnos des Bolards à Nuits-Saint-Georges a un sac fermé déposé à ses pieds ; celui de Sommerécourt (Haute-Marne) tient à deux mains un plat rempli ; le dieu du gobelet d’argent de Lyon porte contre le bras une corne d’abondance. Il est assis devant un cerf – autre élément répétitif de cette imagerie. Le « Génie » du « Niedercorn-Turbelslach », au Titelberg (Luxembourg), domine de sa taille un taureau et un cerf ; mais sur le relief de Reims, Cernunnos distribue lui-même la manne, alors que celui du Titelberg, c’est le cerf qui crache des pièces de monnaie dans un coffre posé à terre. On retrouve le serpent à tête de bélier sur la statuette de Cernunnos d’Etang-sur-l’Arroux, en Saône-et-Loire. Mesurant une dizaine de centimètres de hauteur, elle montre le dieu tenant sur ses genoux une corbeille, surmontée d’un torque torsadé, où semblent se nourrir deux animaux à tête de bélier, dont le corps évoque celui du poisson. Il arbore en outre une particularité peu visible à l’œil nu : de chaque côté de sa tête, au-dessus de l’oreille, figure un minuscule visage humain. A l’arrière du crâne, une protubérance à peine plus grande permet de penser qu’il existait un troisième visage. A Savigny, en Saône-et-Loire, une autre statuette de la même taille, en bronze, représente Cernunnos dans une situation analogue ; si l’on est attentif, on distingue deux visages, parfaitement formés bien que très petits, qui sont plaqués symétriquement sur la tête principale, à la hauteur des tempes. Les représentations bicéphales sont fréquentes en Gaule, chez les Rèmes (Reims), où ce phénomène apparaît attaché à la personnification du dieu cornu.

Par un ensemble de traits récurrents, d’attributs reconnaissables quels que soient les avatars de ses représentations, l’accroupi à la ramure de cervidé, porteur de torques – autour du cou, passés aux bois qui le coiffent ainsi qu’il figure sur le pilier des Nautes, tenus dans la main en offrande –, accompagné d’animaux, renvoie fondamentalement à un imaginaire celtique. S’il n’a pas d’équivalent, ou de correspondant, dans le monde des dieux classique, il rejoindra le « panthéon » gaulois, partageant avec les personnages de la mythologie gréco-romaine ou gauloise les scènes des mêmes sanctuaires, comme le montrent les vestiges d’Escolives-Sainte-Camille, près d’Auxerre, dans l’Yonne. On le retrouve même, dans des scènes tardives, associé à des déesses-mères portant patère et corne d’abondance, renforçant auprès des « fidèles » la symbolique de dieu pourvoyeur de richesses qui, désormais, le caractérise.


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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 12:20

bon, Laughing Laughing je vais encore me faire pendre Wink ,mais nous mettons, la fête du tréfle sous l égide de Kernunos, sous son avatar Merlin, qui provoque la recherche de la perfection de l âme, et la transformation alchimique du plomb en or,qui nous permet au fur et à mesure de nos diverses vies en Abred d abandonner le vieil homme, afin d atteindre le Gwenved
ceci dit , je vous laisse Wink entre ortodoxe( et dire que je me suis faite traiter d heretique par mon druide instructeur parce que j avais des raisonnements trop "ortodoxe"dailleurs c est toujours le cas par certains membres du conseil des druides, et que là je me fais traité de néo....)
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 15:08

Auetos a écrit:
Citation :
Sucellos "le bon frappeur" est un dieu plus jeune dérivé du dis-pater indo-européen
Pourquoi plus jeune ?
Pourquoi dérivé ?

Selon moi, Sucellos « le bon frappeur » est le nom gaulois du Dagda « le dieu bon » irlandais, aussi connu sous le vocable de Eochaid Ollatirh « combattant par l’if, père de tout ».

Ce qui fait de lui LE Dis-pater « le père destructeur » indo-européen.
Je pensais que tu avais compris mon propos de "recouvrement" des traditions néolithiques et I.E.
Dans mon idée (et pas seulement la mienne) le Dagda et Cernunnos ayant été assimilés et transformés dans le panthéon I.E. mais étaient des divinités antérieures à l'influence I.E. steppique.
Faut lire Gimbutas, je vais pas résumer...

De fait Sucellos n'est plus tout à fait le "dieu de l'orage du ciel" des premiers I.E, il s'est adouci devenant aussi un dieu de la fertilité. Esus étant sa figure juvénile, voire son fils, le Mac Oc (fils jeune) des irlandais, quasiment une figure christique.
Un peu compliqué à dire par écrit, l'oral serait mieux et plus rapide mais tu es carrément à l'autre bout du pays...

Witisa même pas peur !
C'est quoi le fête du trèfle, la Saint Patrick ?
Orthodoxe on écrit, comme dans orthographe.
Je vois pas le rapport le rapport de Cernunnos (sans k) avec le trèfle mais tu vas peut-être nous le dire ?
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AnaLama
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 15:47

Laughing Laughing Laughing trefle=3=tribann=tri unité Wink
Wink c est l équinoxe de printemps que tu n aimes pas; et pour parler histoire voilà differents noms:Alban Eilir ( fête du trèfle, Ostara appelé aussi Oestara, Jour d’Eostre, Rite d’Eostre, Festival des arbres...) c’est l’équinoxe de Printemps
je sais bien que mon orthographe n est pas orthodoxe,mais moi non plus d ailleurs Wink
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 15:59

Eh bien voilà, tout est clair.
Je suis tout à fait d’accord avec toi … jusqu’à Esus.

Esus serait la figure juvénile de Sucellos ? Là j’ai un peu de mal à comprendre. Pour ma part j'y aurais mis Lugus.

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 7 Mar 2006 - 16:23

Auetos a écrit:
Eh bien voilà, tout est clair.
Je suis tout à fait d’accord avec toi … jusqu’à Esus.

Esus serait la figure juvénile de Sucellos ? Là j’ai un peu de mal à comprendre. Pour ma part j'y aurais mis Lugus.
Ils sont très proches, un peu comme des jumeaux dont l'un (Lug) est de première fonction voir hors fonction car il les maîtrise toutes et Esus entre la 2° et 3°. Il réduit le domaine sauvage au profit de l'humain là il est Romulus, et il fructifie la terre par le sacrifice chtonien du taureau, là il est Rémus, le sacrifié sur le gué (le rite).
Mais le sacrifice du taureau est aussi le rite pour désigner le nouveau roi, le Cornu renaissant. La mythologie celtique est loin d'être simple et classifié.

Witisa ?
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mer 8 Mar 2006 - 9:17

Citation :
On le (Cernunnos) retrouve même, dans des scènes tardives, associé à des déesses-mères portant patère et corne d’abondance, renforçant auprès des « fidèles » la symbolique de dieu pourvoyeur de richesses qui, désormais, le caractérise

La représentation de Cernunnos, initialment spirituelle, a très certainement pris une tournure plus matérialiste avec le temps. Evolution naturelle des croyances gauloises ? Effet de la colonisation romaine ? Evolution des croyances à la suite des mesures anti-druidiques initiées sous Tibére ?

A titre d'exemple, des monnaies gauloises, des potins de bronze attribués au peuple des Remi (qui ont donné leur nom à Reims), montrent Cernunnos dans sa représentation "sacerdotale", i.e. avec serpent à tête de bélier et torque. La statue du Cernunnos, certainement postérieure, de Durocortorum (Reims) montre de lui une vision plus "moderne" sans doute relégué au rang d'idole auquel sont désormais associés des pratiques superstitieuses.
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Lun 19 Déc 2011 - 14:10

Il ya une question que je pose, après avoir relu certains passages du forum, croisés avec mes lectures. Cernunnos et Taranis sont ils différents ?
L'un combat le dragon, l'autre le serpent. L'un est cornu de cerfs l'autre de cornes.
Voilà, est ce que quelqu'un peut m'éclairer sur ces dieux ?

Par ailleurs, j'ai pu lire dans le forum que Taranis serait célébré lors de Beltane. Qu'en est il de Cernunnos ?

Merci à vous !
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Auetos
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Lun 19 Déc 2011 - 14:49

Selon mes lectures comparatives avec le panthéon indien, Taranis est le dieu porte foudre comme l’est Indra et Cernunnos (Pashupati) est une figure du Dagodeuos (Shiva)…

Donc pour répondre à la première question, je dirais oui, Traranis et Cernunnos sont deux divinités différentes. D’ailleurs si le premier combat et tue le dragon, le second n’occit point le serpent mais le tient dans sa main, un peu comme un charmeur de serpent.

Oui, Taranis est célébrer lors des Belotennia tandis que Dagodeuos, soit Cernunnos, mais sous le vocable d’Ollater est vénéré comme le géniteur universel lors de la seconde nuit des Trinoxtion samoni.

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MessageSujet: Re: Cernunnos   Lun 19 Déc 2011 - 20:45

On pourrait dire : les deux pôles d'un même axe, dont l'un serait Chtonien et l'autre Ouranien.

Avec à chaque fois le jeu des polarités : l'un "basé" dans la "lumière" agit sur le chtonien et "tue", l'autre "basé" dans les "ténèbres" agit sur l'ouranien et garde "la vie" ...
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MessageSujet: Re: Cernunnos   Mar 20 Déc 2011 - 15:28

Merci à vous Auetos et AnamCara. Où, dans le forum ou dans une autre source puis-je approfondir les notions que tu cites AnamCara : Chtonien et Ouranien ?

Or voilà, à lire vos deux réponses, je continues de me questionner. Il y a comme une contradiction, ou c'est moi qui n'ai pas encore assez de connaissances pour comprendre la subtilité !

Cernunnos ou Ollater est célébré comme le géniteur et il serait "basé" dans les ténèbres. Or, sauf erreur de ma part, les ténèbres sont un symbole féminin et la lumière un symbole masculin...

Auetos, lorsque tu parles de Cernunnos qui tient le serpent dans sa main, tu fais référence à la sculpture du vase de Vix, ou y a t il d'autres représentations connues du dieu Cornu tenant un serpent à distance ?

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